Des groupes de pression poussent la FTC à démanteler Facebook,
Après les violations répétées de la vie privée des utilisateurs par la société

Le , par Stan Adkens

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Après les violations répétées de la vie privée des utilisateurs par la société

Le règlement de l’affaire Cambridge Analytica poursuit son cours et la FTC (Federal Trade Commission), fermée depuis des semaines en raison de l'interruption du financement public, est attendue par des groupes de pression pour se prononcer sur le sort de Facebook, impliqué dans le scandale de données personnelles qui a affecté plus de 87 millions de personnes à travers le monde entier. Neuf groupes de pression ont envoyé une lettre à la Federal Trade Commission jeudi dernier, demandant aux régulateurs de démanteler Facebook et d'imposer des amendes élevées à la suite du scandale de Cambridge Analytica, des violations subséquentes de la vie privée et des atteintes répétées aux données des consommateurs.

La lettre envoyée par des groupes soucieux de la protection de la vie privée, dont l’Electronic Privacy Information Center, Common Sense Media et l'Open Market Institute, demandait une intervention gouvernementale majeure dans le fonctionnement de Facebook. Le courrier décrivait plusieurs recours que les organismes de réglementation pourrait prendre, y compris une amende de plusieurs milliards de dollars, la réforme des pratiques d'embauche de l'entreprise et, surtout une mesure plus extrême, la dissolution de Facebook, Instagram et WhatsApp, a rapporté Fortune.

Pour rappel, la semaine dernière déjà, Washington Post a rapporté que les régulateurs fédéraux américains se seraient réunis pour discuter de l'imposition d'une « amende record » contre Facebook Inc. pour avoir transgressé un accord juridiquement contraignant relatif à un décret d'autorisation de 2011 de la société avec la FTC (Federal Trade Commission) pour protéger la confidentialité des données personnelles. En effet, la FTC enquête depuis l’an dernier sur Facebook dans l’affaire Cambridge Analytica afin de vérifier une éventuelle violation du décret d’autorisation de 2011 relatif au respect de la vie privée des utilisateurs.

Le décret d’autorisation de 2011 exige que Facebook demande et obtienne l'autorisation expresse des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers, et exige que le géant de la société informe la FTC dans les cas où d'autres entités utilisaient ces informations de manière abusive. Elle interdit également à Facebook de faire des déclarations trompeuses au sujet de ses pratiques en matière de protection de la vie privée.


Selon le rapport du Washington Post publié la semaine dernière, la pénalité en préparation à l’encontre de Facebook devrait être beaucoup plus élevée que l'amende de 22,5 millions de dollars que l'agence a imposée à Google en 2012, après que les régulateurs eurent découvert que la société avait continué à suivre les utilisateurs de Safari d'Apple après avoir révélé qu'elle ne le ferait pas. Cette dernière amende avait établi un record pour la sanction la plus sévère pour avoir violé un accord avec la FTC visant à améliorer ses pratiques en matière de protection de la vie privée.

Dans leur lettre adressée à la FTC, les groupes de défense des droits ont indiqué qu'ils estiment qu'une amende potentielle imposée à Facebook en 2019 pourrait s'élever à plus de 2 milliards de dollars. La lettre oblige également le géant des réseaux sociaux à céder la propriété d'Instagram et de WhatsApp pour ne pas avoir protégé les données des utilisateurs sur ces plateformes également.

« Étant donné que les violations de Facebook sont si nombreuses et si graves, qu'elles ont un impact sur une si grande partie du public américain et qu'elles sont au cœur du modèle d'affaires de l'entreprise, et compte tenu de la taille et de l'influence considérables de l'entreprise sur les consommateurs américains, » la lettre indique que « des sanctions et des recours qui vont bien au-delà des mesures récentes de la Commission sont justifiés ».

Selon la lettre, une éventuelle scission « rétablirait la concurrence et l'innovation dans les services de messagerie Internet et d'applications photo, deux objectifs importants pour l'avenir de l'économie de l'Internet ». Les groupes de plaidoyer exhortent également que Facebook soit réglementé par la FTC comme un « service public » en soumettant l'entreprise à des rapports réguliers et des inspections de routine. Selon les groupes de pression, des administrateurs indépendants pourraient être nommés pour « représenter les intérêts des utilisateurs et examiner l'impact des produits et des politiques de Facebook sur les droits civiques ».

Plus tôt ce mois, une autre mine de documents compromettants sur Facebook a été descellée par un juge fédéral américain, selon un rapport de Reveal. Les documents en questions sont relatifs à un recours collectif intenté contre Facebook en 2012 qui alléguait que Facebook avait profité de façon inappropriée de transactions commerciales avec des enfants. Certains documents dont Reveal avait connaissance du contenu indiquaient que les enfants de 5 ans en moyenne avaient été autorisés à payer des parties de jeux, avec des cartes de crédit de leurs parents, sur la plateforme de Facebook sans autorisation préalable de ces derniers. Après la décision du juge fédéral, 10 jours avaient été accordé à la société pour divulguer les documents.

Les législateurs américains se sont montrés relativement discrets dans la gestion de cette crise ayant affecté les données personnelles de plusieurs utilisateurs du réseau social, y compris les américains, considérant le démantèlement du réseau social comme un « dernier recours », comme l’a dit le sénateur Mark Warner.

Mais les choses pourraient changer si William Barr, le candidat du président Donald Trump au poste de procureur général, est confirmé à ce poste. Dans son témoignage devant le Congrès, M. Barr a dit qu'il aimerait explorer le rôle du ministère de la Justice dans le domaine de la technologie lorsqu'il s'agit de violations des lois antitrust. « J'aimerais que les responsables antitrust soutiennent cet effort pour s'impliquer davantage dans l'examen de la situation du point de vue de la concurrence », a dit M. Barr. « Je ne pense pas qu'une grande taille soit forcément mauvaise, mais je pense que beaucoup de gens se demandent comment ces grands géants ont pris forme dans la Silicon Valley. », a-t-il ajouté.

Toutefois, en ce qui concerne une éventuelle déclaration de la part de la FTC à propos des requêtes des groupes de pression, il faudra attendre que l’organisme fédéral de réglementation fermé depuis plusieurs semaines, reprennent le travail.

Source : La lettre, The Wall Street Journal, Fortune

Et vous ?

Que pensez-vous des exigences des groupes de pression ?
Cette lettre pourra-t-elle faire évoluer les choses dans le règlement de cette affaire ?

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Avatar de emilie77
Membre actif https://www.developpez.com
Le 25/01/2019 à 9:55
Il serait envisageable, mais en masse passeront su instagram...
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 31/01/2019 à 23:53
Le PDG de Cambridge Analytica se serait enorgueilli de la manipulation des électeurs,
selon de nouvelles preuves

Un article de Paul Hilder du média openDemocracy de ce 28 janvier parle à nouveau de la société britannique Cambridge Analytica (CA). Cette fois-ci, il s’agit d’une pile de cassettes découverte récemment qui montrerait qu'Alexander Nix, le PDG (aujourd’hui suspendu) de Cambridge Analytica se vante des répressions électorales causées par sa société. « L'enregistrement, jusqu'alors inconnu, révèle d'extraordinaires opérations noires sur trois continents, exploitant les faiblesses des démocraties largement laissées ouvertes par les gouvernements », lit-on dans les premières lignes de son article. L’affaire dite de Cambridge Analytica n’a pas fini de faire parler d’elle.

Que ce soit le rôle joué par la société dans le vote pro-Brexit en Grande-Bretagne ou le plus marquant, le vol et la manipulation de dizaines de millions de profils Facebook d’électeurs américains pour favoriser l’élection de Donald Trump, les actualités sur le sujet n’en finissent pas. Certains faits sont reconnus par la société et d’autres non. Selon Paul Hilder, les enregistrements révèlent qu'Alexander Nix et ses associés ont lancé Cambridge Analytica en 2013 dans le but de voler des élections ou d’exercer une domination sur les élections dans le monde. D’où proviennent ces cassettes ? Ces enregistrements que openDemocracy dit avoir publié ont été réalisés par Brittany Kaiser, une ancienne employée de Cambridge Analytica. Dans ces extraits, l’ancien PDG de CA formule une série de déclarations. Il aurait abordé dans ces enregistrements son art de corrompre les leaders de l’opposition, de faciliter le vol d’élections et de supprimer le taux de participation.

Un fait remarquable que révèlent ces enregistrements est que Nix se vante de manipuler ou d’influencer à sa guise les élections dans le monde. D’après Paul, Nix loue les capacités de la société britannique en matière de répression, de manipulation et de corruption des électeurs. Nix aurait mentionné dans ces enregistrements quelques un de ses principaux clients. Il cite le candidat à l’élection présidentielle républicaine, Ted Cruz, qu’il présente également comme un fasciste et fait la lumière sur l’arrivée de Trump au pouvoir à l’issue des présidentielles de 2016 aux USA. À ce sujet, Paul écrit que Nix apporte dans ces enregistrements un éclairage supplémentaire sur le lien de données, d’argent, et de pouvoir que Cambridge Analytica a déployé pour soutenir la candidature de Trump à la présidence.

Beaucoup d’autres faits sont révélés dans ces enregistrements notamment le rôle de SCL, la société mère de Cambridge Analytica à Trinité-et-Tobago, pour empêcher le vote de jeunes Afro-Caraïbes ou encore son ingérence dans les élections de 2015 au Nigéria. « Nix se vante d'orchestrer des opérations électorales à travers le monde. Il révèle comment, à Trinité-et-Tobago, Strategic Communications Laboratories a mis au point une campagne populaire extrêmement réussie visant à accroître l'apathie afin que les jeunes Afro-Caraïbes ne puissent pas voter. Au Nigéria, il a été prouvé que SCL avait utilisé des rassemblements de chefs religieux pour décourager le vote dans les districts clés. Nix fait également référence au Brexit, bien que Cambridge Analytica ait nié à plusieurs reprises sa participation à cette campagne », a écrit Paul à propos des informations rapportées par ces enregistrements.


Aujourd’hui encore, Nix nie ces allégations, bien qu'elles aient été confirmées par plusieurs sources. Ajoutés à tout ceci, ces enregistrements mettent en évidence l'affirmation d'une source principale de la campagne Trump selon laquelle la société disposerait de trois opérations principales de suppression des électeurs. Une révélation qui avait été faite à Bloomberg en octobre 2016, écrit-il. D’après Paul, toutes les informations sur le sujet, les enquêtes sur Trump et le Brexit et en particulier ces enregistrements mettent en lumière tout un système de conspirations contre la démocratie. Les principaux oligarques occidentaux tels que Steve Bannon (un associé de Alexander Nix) ou Mark Zuckerberg, ont fait beaucoup plus que les Russes pour élire Donald Trump, écrit-il.

Pourquoi se servir des outils d’analyse informatique pour essayer de contrôler les gouvernements ? L'urgence est claire, dit Paul Hilder, nous devons sécuriser et renouveler nos démocraties. Cela signifie que nous devons fermer toutes les échappatoires permettant le blanchiment d’argent et de données. Il faut, préconise-t-il, mettre en place des garanties strictes contre l’ingérence politique des milliardaires et des acteurs de la pègre (tant étrangers que nationaux).

Un autre conseil venant de lui est que nous devons également commencer à établir un contrat social autour de données qui respecte correctement les droits numériques des citoyens, en nous donnant la propriété individuelle et collective. « Si nous pouvons construire une nouvelle vague de technologies qui méritent davantage la confiance du public, nous jetterons les bases d'un Commonwealth du XXIe siècle. Un avenir dans lequel cette corne d'abondance technologique pourra enfin être exploitée pour le bien de tous. Nous avons besoin d'un New Deal pour l'ère Internet », a déclaré Paul.

Source : openDemocracy

Et vous ?

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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 01/02/2019 à 8:27
Mon opinion?

Quand un outil existe, il est utilisé. Rien d'étonnant.
Avatar de psychadelic
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 01/02/2019 à 16:31
Mettons que l'on arrive à démontrer que Cambridge Analytica a réellement faussé le vote du Brexit.
Est-ce que cela obligerait le gouvernement Britannique à annuler ce vote ?
Avatar de domi65
Membre averti https://www.developpez.com
Le 02/02/2019 à 19:39
Cette fois-ci, il s’agit d’une pile de cassettes découverte récemment
Des cassettes !?

Betamax, V2000 ou VHS ?
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 15/02/2019 à 8:24
USA : Facebook pourrait faire face à une amende de l'ordre du milliard de dollars par la FTC,
un record pour une entreprise technologique

Selon le Washington Post, Facebook et les responsables de la Federal Trade Commission sont actuellement en train de négocier une amende de plusieurs milliards de dollars afin de mettre fin à l’enquête de l’agence sur les pratiques antérieures de la société en matière de protection de la vie privée. Ce serait la plus grosse amende que la FTC ait jamais infligée à une entreprise de technologie. Mais selon le Washington Post, le montant spécifique de l’amende reste à déterminer.

À l'heure actuelle, la plus grosse amende jamais imposée par la FTC à une entreprise technologique était une amende de 22,5 millions de dollars imposée à Google en 2012, après que les régulateurs eurent déterminé que le géant de la recherche avait suivi les utilisateurs du navigateur Web Safari d'Apple alors qu’il avait explicitement déclaré que ce ne serait pas le cas. Il faut noter que l'agence a eu des règlements plus importants sur d'autres questions.

La FTC a conclu un accord de 1,2 milliard de dollars avec le laboratoire pharmaceutique Teva Pharmaceutical Industries en 2015 pour résoudre les violations des lois antitrust commises par Cephalon, qu'elle avait acquises.


En 2011, Facebook a signé un décret de consentement avec la FTC, acceptant de ne plus tromper ses utilisateurs en leur disant que certaines informations de leurs profils resteraient confidentielles. Les frais seraient probablement la conséquence d'infractions telles que le scandale Cambridge Analytica, dans lequel la société aurait été jugée négligente dans sa surveillance des moyens utilisés par les applications tierces pour accéder aux données des utilisateurs sur la plateforme. Dans le cas de Cambridge Analytica, environ 87 millions d’utilisateurs ont vu un accès non autorisé à leurs informations personnelles par le cabinet de conseil politique après leur collecte par un développeur d’applications.

"Facebook est confronté à un moment de critique et la seule façon d'y parvenir sera par un ordre de la FTC avec des sanctions sévères et d'autres sanctions qui permettent de mettre fin à ce type d'inconduite dans la vie privée", a déclaré le démocrate Sen Richard Blumenthal (Conn.).

La FTC a ouvert pour la première fois son enquête sur Facebook en mars dernier après la violation par Cambridge Analytica et d’autres violations subséquentes, comme par exemple un pirate informatique qui aurait pu accéder aux données de 29 millions de comptes au cours des mois suivants. Si Facebook et la FTC ne parviennent pas à un accord sur l'amende, l'agence pourrait choisir de poursuivre Facebook en justice pour sa négligence passée en matière de confidentialité des utilisateurs.

Le mois dernier, le Washington Post a annoncé que la FTC pourrait exiger une amende supérieure à 22 millions de dollars imposée à Google pour Facebook, mais des défenseurs de la vie privée et des droits civils ont affirmé que des millions pourraient être inefficaces pour emmener la plus grande entreprise de réseautage social à corriger son comportement. Des organisations telles que l'Open Market Institute et Color of Change ont écrit à la FTC pour lui demander de porter l'amende à au moins 2 milliards de dollars.

"Étant donné que les violations de Facebook sont d'une telle ampleur, de nature grave, d'impact sur une si grande partie du public américain et au cœur du modèle économique de l'entreprise, et compte tenu de la taille et de l'influence gigantesques de l'entreprise sur les consommateurs américains, des sanctions et des réparations qui vont bien au-delà des actions récentes de la Commission s'imposent«, peut-on lire sur la lettre.


La lettre voudrait également que Facebook cède la propriété d'Instagram et de WhatsApp pour ne pas avoir protégé les données des utilisateurs sur ces plateformes également.

Les défenseurs de la vie privée pense qu’une éventuelle scission “ rétablirait la concurrence et l'innovation dans les services de messagerie Internet et d'applications photo, deux objectifs importants pour l'avenir de l'économie de l'Internet “. Les groupes de plaidoyer exhortent également que Facebook soit réglementé par la FTC comme un “ service public “ en soumettant l'entreprise à des rapports réguliers et des inspections de routine. Selon les défenseurs de la vie privée, des administrateurs indépendants pourraient être nommés pour “ représenter les intérêts des utilisateurs et examiner l'impact des produits et des politiques de Facebook sur les droits civiques “.

“La question de savoir si la Federal Trade Commission est une agence de protection de la vie privée efficace est désormais sur la table. Il est également question de savoir si la FTC est prête à utiliser ses pouvoirs actuels pour protéger la confidentialité des consommateurs aux États-Unis, ” a déclaré Marc Rotenberg, directeur exécutif du Electronic Privacy Information Center.

Avec une amende sévère et d'autres sanctions, Rotenberg est persuadé que cela "indiquerait que la FTC est maintenant prête à exécuter ses ordonnances de consentement". Il faut noter que la FTC est la principale agence des États-Unis chargée de faire respecter l'adhésion des entreprises à leurs propres politiques de confidentialité.

Source : Washington Post

Et vous ?

Que pensez-vous de ces propositions ?
Le démantèlement de Facebook vous semble-t-il une option que pourrait étudier la FTC ? Pourquoi ?

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Facebook ajouterait 5 div, 9 span et 30 classes CSS à chaque publication dans la Timeline pour rendre difficile le blocage des messages sponsorisés
L'activité publicitaire de Facebook en Allemagne est compromise, car les autorités du pays lui interdisent de combiner les données de ses services
Allemagne : Facebook ne doit plus combiner les données des utilisateurs collectées sur Instagram et WhatsApp, sans leur accord explicite
Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/02/2019 à 12:15
Citation Envoyé par psychadelic Voir le message
Mettons que l'on arrive à démontrer que Cambridge Analytica a réellement faussé le vote du Brexit.
Est-ce que cela obligerait le gouvernement Britannique à annuler ce vote ?
Comment le vote peut-il être faussé ? admettons qu'ils aient réussi a influencer un pourcentage non nul d'électeurs, ils n'auraient pas fait autre que ce que pratique la presse d'opinion ou les médias télévisés depuis toujours.
Avatar de psychadelic
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 15/02/2019 à 13:34
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
ils n'auraient pas fait autre que ce que pratique la presse d'opinion ou les médias télévisés depuis toujours.
Non, c'est tout de même différent et l’enquête l'a prouvé ( et Cambridge Analytica l'a reconnu): ils ont envoyé des messages ciblés, directement sur les comptes FB des personnes, et en fct de leur profil.
La 2em différence avec la presse c'est que ces messages sont dissimulés et difficilement traçable.
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 15/02/2019 à 15:22
Citation Envoyé par psychadelic Voir le message
Non, c'est tout de même différent et l’enquête l'a prouvé ( et Cambridge Analytica l'a reconnu): ils ont envoyé des messages ciblés, directement sur les comptes FB des personnes, et en fct de leur profil.
La 2em différence avec la presse c'est que ces messages sont dissimulés et difficilement traçable.
Pire : si le ciblage est bien fait, le message lui-même peut avoir bien plus d'impact sur la cible que sur toute autre personne. Et si un autre personne tombe dessus, elle aura tendance à penser "c'est tout?" - alors qu'en fait, ça a été parfaitement efficace.
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/02/2019 à 7:08
UK : Facebook ne doit pas se considérer comme étant un « gangster numérique » qui est au-dessus des lois,
les législateurs estiment que l'entreprise doit être supervisée

Selon un nouveau rapport parlementaire publié par le Royaume-Uni, Facebook ne devrait plus être autorisé à se gouverner et le moment est venu pour le gouvernement d'agir en tant que policier.

La commission restreinte du Parlement britannique au numérique, à la culture, aux médias et aux sports a publié son rapport final après plus de 18 mois d’enquête sur Facebook et ses pratiques en matière de protection de la vie privée. Des députés ont demandé que les entreprises de médias sociaux soient tenues de supprimer les contenus « préjudiciables » ou « illégaux » de leurs plateformes et d'en être tenues responsables en vertu d'un code de déontologie obligatoire, une politique qui a été vivement contestée dans les médias américains.

Ce nouveau rapport jette les bases d'une législation ultérieure susceptible de codifier officiellement ces demandes. « Notre enquête de l'année dernière a identifié trois grandes menaces pour notre société », a déclaré Damian Collins, président du conseil d'administration de DCMS, qui a dirigé cette enquête. « Le défi pour l’année à venir est de commencer à les réparer, nous ne pouvons plus tarder ».

Dimanche, les législateurs britanniques ont accusé Facebook d’avoir « violé intentionnellement et sciemment les lois sur la protection des données et la concurrence » dans le pays, et ont appelé à des enquêtes sur les pratiques commerciales du géant des médias sociaux.


C’est un rapport de 108 pages rédigé par des membres du Parlement qui vient clôturer cette enquête lancée en 2017 sur Facebook et la diffusion de contenus malveillants en ligne. Ils ont conclu que le Royaume-Uni devrait adopter de nouvelles réglementations afin que les législateurs puissent tenir Facebook et ses pairs du secteur de la technologie de la Silicon Valley pour responsables des méfaits du numérique.

« Des entreprises comme Facebook ne devraient pas être autorisées à se comporter comme des "gangsters numériques" dans le monde en ligne », ont déclaré les législateurs britanniques dans leur rapport, « estimant être à l'avant-garde et au-dessus de la loi »

Citant des documents autrefois secrets obtenus au cours de l'enquête, les dirigeants du Royaume-Uni ont affirmé que Facebook était disposé depuis des années à « passer outre les paramètres de confidentialité de ses utilisateurs » dans le cadre d'une campagne plus vaste visant à maximiser les revenus générés par des informations aussi sensibles.

Au cours du processus, ont déclaré des députés, Facebook a délibérément désavantagé ses concurrents en limitant l'accès au site et aux précieuses données des utilisateurs. Les législateurs ont décidé que le gouvernement britannique devrait enquêter sur la question de savoir si « Facebook utilise injustement sa position dominante sur le marché des médias sociaux pour décider quelles entreprises doivent réussir ou échouer », selon le rapport.

« Le principe directeur de la culture du "avancer rapidement et casser des choses” semble souvent être qu'il est préférable de présenter des excuses que de demander la permission », a déclaré le président du comité, Damian Collins.

« Nous avons besoin d'un changement radical dans le rapport de force entre les plateformes et le peuple ».

Collins a déclaré que l'ère de l'autorégulation inadéquate devait prendre fin. « Les droits du citoyen doivent être établis dans la loi, en obligeant les entreprises de technologie à adhérer à un code de conduite rédigé dans la loi par le Parlement et supervisé par un régulateur indépendant », a-t-il déclaré.

Collins et son comité ont souligné dimanche la nécessité de nouvelles réglementations ciblant les médias sociaux, notamment celles qui obligeraient Facebook et d'autres entreprises du secteur des technologies à prendre des mesures rapides pour supprimer les contenus préjudiciables ou illégaux en ligne. Une loi similaire a été mise en œuvre en Allemagne et proposée ailleurs en Europe. En Grande-Bretagne, les législateurs ont utilisé leur rapport pour soutenir l'idée d'un régulateur indépendant doté du pouvoir d'enquêter sur les géants de la technologie et d'imposer de « lourdes amendes » à ceux qui ne se conforment pas.


La réaction de Facebook

Dans une déclaration, Facebook a assuré avoir apporté des modifications considérables à ses pratiques commerciales et appuyé la réglementation dans des domaines tels que la confidentialité, mais la société a nié avoir enfreint les lois du pays.

« Bien que nous ayons encore beaucoup à faire, nous ne sommes pas la même société que nous l'étions il y a un an », a déclaré Karim Palant, responsable des politiques publiques pour Facebook au Royaume-Uni.

L’enquête du comité a duré 18 mois, après que le dénonciateur Christopher Wylie ait affirmé que le consultant politique Cambridge Analytica avait obtenu les données de millions d’utilisateurs du réseau social.

Zuckerberg s'est excusé l'année dernière pour un « abus de confiance » suite au scandale.

Mais il a refusé de comparaître à trois reprises devant les législateurs britanniques, une position qui, pour le comité, dénonçait un « mépris » envers le Parlement et les membres de neuf assemblées législatives du monde entier.

« Nous pensons que, dans ses témoignages devant le comité, Facebook a souvent délibérément cherché à entraver notre travail en donnant des réponses incomplètes, peu sincères et parfois trompeuses », a déclaré Collins.

« Mark Zuckerberg omet continuellement de montrer les niveaux de leadership et de responsabilité personnelle qui devraient être attendus de quelqu'un qui siège au sommet de l'une des plus grandes entreprises du monde ».


Le législateur a identifié les principales menaces pesant sur la société en raison de la domination d'entreprises technologiques telles que Facebook, également propriétaire de WhatsApp et Instagram, Google et Twitter.

L’appel du Parlement à un examen plus approfondi de Facebook vient augmenter la quantité de difficultés juridiques et politiques, qui n’a de cesse de grandir, du numéro un des réseaux sociaux, augmentant en parallèle le potentiel d’amendes et d’autres peines. Il y a eu des demandes pour d’examens supplémentaires dans toute l'Europe, où les régulateurs disposent de nouvelles règles qui promettent des sanctions sévères pour les entreprises qui violent la vie privée des citoyens. Aux États-Unis, Facebook fait également l’objet d’une enquête de la Federal Trade Commission, qui cherche à savoir si la société a enfreint un accord de 2011 qu’elle avait conclu avec le gouvernement américain pour améliorer ses pratiques en matière de protection de la vie privée. Les deux parties sont au début de discussions sur un nouveau règlement qui pourrait obliger le géant de la technologie à payer une amende de plusieurs milliards de dollars.

Sources : Reuters, Washington Post

Et vous ?

Que pensez-vous de l'idée d'une supervision de Facebook par un comité indépendant d'éthique ?

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