Les autorités indiennes veulent que les plateformes IT cassent le chiffrement,
Et suppriment les contenus qu'elles jugent « illégaux »

Le , par Stan Adkens

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L’Inde serait en train de prendre partie pour la surveillance de masse sur les plateformes technologiques. Selon BuzzFeed News, le ministère indien de l'électronique et des technologies de l'information (MeitY) a publié sur son site Web une nouvelle proposition de règles qui obligerait les plateformes telles que Facebook, WhatsApp, Twitter et Google à supprimer le contenu que le gouvernement juge « illégal » pendant les 24 heures à compter de la notification et à créer des « outils automatisés » pour « identifier et supprimer de manière proactive » ce type de contenu. La proposition de nouvelles mesures implique également que ces sociétés de technologie construisent de nouveaux outils qui permettent de retracer la source d’un contenu que les autorités jugent illicite, ce qui nécessiterait que des plateformes telles que WhatsApp cassent le chiffrement de bout-en-bout.

Cependant, selon BuzzFeed News, il y a seulement quelques mois, l’Inde semblait soutenir des initiatives nationales de protection de la vie privée les plus robustes au monde, conçues par un comité gouvernemental en début d’année et qui n’a pas encore reçu l’approbation du Parlement indien. La question est maintenant de savoir si l’Inde opterait pour un précédent en matière de protection de la vie privée la plus corsée ou si elle emboîterait le pas à la Chine et l’Australie qui se sont déjà engagées sur la voie de la surveillance de masse par des initiatives légales.

En effet, la Chine a voté, en décembre 2015, une loi antiterroriste qui impose aux entreprises technologiques de fournir certaines informations sensibles au gouvernement chinois y compris des clés de chiffrement en cas de besoin. Cette loi est intervenue pour répondre à la vague de renforcement des mécanismes de sécurité par des entreprises IT afin d’éviter les risques d’infiltration de leurs dispositifs ou systèmes suite aux révélations de Snowden sur les campagnes d’espionnage menées par les agences gouvernementales américaines. La communauté internationale avait réagi à l’époque via plusieurs capitales afin de manifester son inquiétude vis-à-vis de cette loi qui va dans le sens contraire des droits de la protection de la vie privée.

En début décembre 2018, l’Australie a également adopté son projet de loi anti-chiffrement, projet de loi Assistance and Access Bill. Le projet permettrait aux forces de police et de lutte contre la corruption du pays de demander, avant de le forcer, aux sociétés d’Internet, aux opérateurs télécoms, aux fournisseurs de messagerie ou à toute personne jugée nécessaire d'avoir accès au contenu auquel les agences souhaitent accéder. Dans la pratique, Assistance and Access Bill va donner pouvoir à la police de demander à des services de messagerie comme WhatsApp et Signal d’intégrer des portes dérobées, afin de donner aux enquêteurs accès au contenu des messages à condition que ces portes dérobées ne constituent pas des « faiblesses systémiques » dans la sécurité du service.


La divulgation de la proposition de règles de « surveillance de masse » de l’Inde intervient après que l’Indian Express ait révélé lundi dernier le projet gouvernemental de modification de la loi sur les technologies de l'information, a rapporté BuzzFeed News. Par ailleurs, le gouvernement indien avait, une semaine avant, autorisé 10 agences fédérales à fouiller dans tous les ordinateurs du pays.

La nouvelle proposition ferait également obligation à toute plateforme comptant plus de 5 millions d'utilisateurs en Inde, non seulement, de désigner une « personne de contact » pour « la coordination 24h / 24 et 7j / 7 avec les forces de l'ordre et les agents de la loi », mais aussi, de conserver une trace de toutes les « activités illégales » pendant 180 jours (ou indéfiniment si elle est mandatée par un tribunal) et d’envoyer des notifications mensuelles à tous les utilisateurs pour les informer de la possibilité de « supprimer immédiatement les informations non conformes » et d’expulser l’utilisateur impliqué de la plateforme de messagerie.

La proposition de modification de loi indienne sur l'informatique a fait l’objet de discussion privée, la semaine d’avant, entre le MeitY et les représentants d’au moins sept entreprises IT, dont Google, Facebook, WhatsApp et Twitter, a rapporté BuzzFeed News.

Selon BuzzFeed News, les nouvelles propositions indiennes n’ont pas laissé indifférents des activistes de la protection de la vie privée qui craignent que la liberté d’expression soit mise en danger en Inde par une surveillance de masse du gouvernement.


Internet Freedom Foundation, une organisation de défense des droits numériques basée à New Delhi, a aussi réagi en écrivant sur son site Web que si les propositions prospéraient, ce serait « une formidable expansion du pouvoir du gouvernement sur les citoyens ordinaires, rappelant étrangement le blocage et la rupture du chiffrement par la Chine pour surveiller ses citoyens ».

« A première vue, le gouvernement semble envisager une censure proactive et casser le chiffrement avec traçabilité », a déclaré à Indian Express Apar Gupta, avocat de la Cour suprême indienne et cofondateur de l'Internet Freedom Foundation. « Ils feront de l'Internet un environnement portant atteinte aux droits fondamentaux des utilisateurs. » a-t-il ajouté.

Si ces proposition de nouvelles règles entraient en vigueur, WhatsApp, qui compte plus de 200 millions d'utilisateurs en Inde, fera partie des plus grandes entreprises concernées car l’application applique le chiffrement de bout-en-bout des messages, sur les dispositifs android et iOS. Ce type de chiffrement a, par ailleurs, valu à la société l’implication dans des affaires judiciaires à travers le monde.

En effet, après la fusillade de San Bernardino en Californie, une bataille s’est engagée entre Apple et la justice américaine, les autorités demandant à la firme de Cupertino de déchiffrer l’iPhone de l’un des malfaiteurs. Cependant, la demande concernait plus Whatsapp qu’Apple car le message du malfaiteur sollicité par la justice américaine avait été envoyé via le Whatsapp. En 2016, la police fédérale brésilienne a mis aux arrêts, Diego Dzodan, un vice-président de Facebook, à cause du refus par l’entreprise de fournir des messages WhatsApp exigés par la police dans une enquête de trafic de drogue.

D’après BuzzFeed News, Whatsapp s’est également opposé à la demande du gouvernement indien concernant l’instauration de la traçabilité des messages, après que des foules entraînées dans la colère par des rumeurs et des canulars qui s’étaient propagées sur la plateforme de messagerie, ont tué plus de 30 personnes dans le pays cette année.

« Nous pensons que l'intégration de la traçabilité dans WhatsApp compromettrait le chiffrement de bout-en-bout et la nature privée de WhatsApp, créant ainsi un potentiel d'abus sérieux », a déclaré un porte-parole de WhatsApp à BuzzFeed News en début d’année. Ce dernier a ajouté que l'entreprise ne faiblirait pas les protections de la vie privée qu'il fournit dans le monde entier.

Source : BuzzFeed News

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Que pensez-vous de l’avenir du chiffrement avec ces différentes initiatives nationales de loi anti-chiffrement qui émergent ?

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Avatar de defZero
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 26/12/2018 à 21:53
Les USA, la Chine, L'Australie, L'Inde, ... surement d'autres pays dont on entend jamais parler et pas la France ?
(cf. : Loi de renseignement 2015 (voter par le PS) et malheureusement d'autres probable traités de renseignements Internationaux)

Comment garantir la sécurité des informations utilisateurs / clients / collègues qui est imposées par la Loi, si cette même Loi impose des boulevards de contournement dans tous les systèmes de sécurité ?

La question est posée, sommes nous gouvernés par :
  1. Des idiots ?
  2. Des traitres ?


A votre avis ? (Vrai question)
Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/12/2018 à 15:46
Un article bien partisan encore, où on utilise des guillemets pour illégal.

J'en pense que les technologies de chiffrements étaient classées au plus haut niveau de dangerosité lors de la guerre froide, c'est à dire au même que les armes atomiques et les portes-avions.
Et que la dissémination de ces technologies auprès du grand public mais également des groupes criminelles de toute sorte rend évidement la tâche des autorités très difficiles.

Et dans un pays comme l'Inde où on trouve des mouvements terroristes islamistes qui attaquent un hôtel pour tuer 188 personnes, mais également des insurgés maoïstes ou des trafiquants de drogues qui te coupent en morceaux à la tronçonneuse, je préfère le camps des autorités indiennes. Et si des gens de l'IT trouvent normal de ne pas collaborer, il faut évidement les emprisonner puisque la vie du public innocent n'a pas de valeur pour ces gens là devenus bien cyniques.

Mais bon, on sait bien pour qui roule Buzzfeed.
Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 30/12/2018 à 19:50
L'Inde est accusée d'être un « Etat de surveillance » après avoir autorisé 10 agences fédérales
A fouiner dans n'importe quel ordinateur

Le vendredi 21 décembre dernier, un mouvement de partis de l’opposition l’Indienne a interpellé l’Inde qu’elle risquait de créer un « Etat de surveillance », après que le pays ait autorisé 10 agences du gouvernement fédéral à intercepter et à surveiller des informations provenant de n’importe quel ordinateur, a écrit The Telegraph. En effet, le ministère de l'Intérieur de la république de l’Inde a déclaré que ces 10 agences pourraient « intercepter, surveiller et déchiffrer toute information générée, transmise, reçue ou stockée dans n'importe quel ordinateur » en vertu de la loi sur les technologies de l'information, au détriment de toute forme de confidentialité.

Malheureusement, ce n’est pas la seule décision du gouvernement indien prise au cours de ce mois qui devrait inquiéter les entreprises et les particuliers en Inde. En effet, selon BuzzFeed News, le ministère indien de l'électronique et des technologies de l'information (MeitY) a publié sur son site Web, le 25 décembre dernier, une nouvelle proposition de règles qui obligerait les plateformes telles que Facebook, WhatsApp, Twitter et Google à supprimer le contenu que le gouvernement jugerait « illégal » pendant les 24 heures à compter de la notification et à créer des « outils automatisés » pour « identifier et supprimer de manière proactive » ce type de contenu.

La proposition de nouvelles règles du MeitY fait également obligation aux sociétés de technologie de construire de nouveaux outils qui permettent de retracer la source d’un contenu que les autorités jugeraient illicite, ce qui nécessiterait que des plateformes telles que WhatsApp cassent le chiffrement de bout-en-bout, au mépris de la nature privée des conversations. Enfin, La nouvelle proposition, si elle est adoptée, ferait également obligation à toute plateforme comptant plus de 5 millions d'utilisateurs en Inde, de désigner une « personne de contact » pour « la coordination 24h / 24 et 7j / 7 avec les forces de l'ordre et les agents de la loi », et de conserver une trace de toutes les « activités illégales » pendant 180 jours (ou indéfiniment si elle est mandatée par un tribunal).


En revenant a notre actualité, Ravi Shankar Prasad, ministre de la Justice et des Technologies de l'information a déclaré à la presse, le vendredi 21 décembre dernier, que « Pour la sécurité de la nation, ces agences ont été rendues responsables afin que personne d'autre ne puisse faire ces activités », a rapporté The Telegraph.

10 agences du gouvernement fédéral, y compris le RAW, agence de renseignement étrangère indienne, le Bureau du renseignement, qui se concentre sur les opérations internes, l’Agence nationale d’investigation, chargée des activités anti-militantes, la direction de la lutte contre la criminalité financière, le Bureau du contrôle des stupéfiants et des enquêteurs fiscaux ont été désignées pour être en charge de cette tâche de surveillance de masse, selon The Telegraph. Et pour mettre en œuvre leurs nouveaux pouvoirs de surveillance à grande échelle, ces agences auraient besoin de l’approbation du ministre de l’intérieur, a rapporté The Telegraph.

Toutefois, cette décision du gouvernement issu du parti arrivé au pouvoir en 2014, le parti Bharatiya Janata (BJP) du Premier ministre Narendra Modi, n'a pas fait l’unanimité. Les partis de l’opposition, dirigés par le parti du Congrès, ont accusé le gouvernement d’avoir introduit ces pouvoirs « de manière furtive », sans débat au Parlement. Selon ces partis, le gouvernement est en train d’attaquer le droit des citoyens à la vie privée, a écrit The Telegraph. « Le gouvernement du BJP est en train de convertir l'Inde en un État de surveillance », a déclaré à la presse Anand Sharma, ancien ministre fédéral et leader du Congrès, qui se tenait aux côtés de politiciens de nombreux partis de l'opposition.

« Nous nous y opposons collectivement parce que cela donne à toutes ces agences des pouvoirs illimités pour contrôler toutes les informations, intercepter et effectuer une surveillance qui est inacceptable dans notre démocratie. », a-t-il ajouté.

La proposition de modification de la loi indienne sur l'informatique publiée le 25 de ce mois, a fait réagir des activistes de la protection de la vie privée qui craignent que la liberté d’expression soit mise en danger en Inde par une surveillance de masse du gouvernement. La proposition a également été décriée par Internet Freedom Foundation, une organisation de défense des droits numériques basée à New Delhi. Selon l’organisation, si ces propositions prospéraient, ce serait « une formidable expansion du pouvoir du gouvernement sur les citoyens ordinaires, rappelant étrangement le blocage et la rupture du chiffrement par la Chine pour surveiller ses citoyens ».

Pourtant, l'année dernière, la Cour suprême avait reconnu le droit à la vie privée en tant que droit fondamental.

« Le ministère a pris une mesure régressive en déléguant des pouvoirs à différents organismes. C'est dangereux, car il n'y a pas de contrôle indépendant de la manière dont l'interception est effectuée », a déclaré l'avocat et défenseur de la vie privée, Raman Chima, à Reuters, selon The Telegraph.

Par ailleurs, BuzzFeed News écrivait le mardi dernier que quelques mois avant, l’Inde semblait soutenir des initiatives nationales de protection de la vie privée les plus robustes au monde, conçues par un comité gouvernemental en début d’année et qui n’avait pas encore reçu l’approbation du Parlement indien.

Source : The Telegraph

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
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Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/12/2018 à 9:00
Et dire que certains considèrent les ordinateurs moins problématiques que des enceintes sur l'absorption des données.
Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 31/12/2018 à 10:27
Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
Et dire que certains considèrent les ordinateurs moins problématiques que des enceintes sur l'absorption des données.
Avec un disque dur chiffré et des communications TLS, tu me diras comment ton ordinateurs pose vraiment problème (en dehors des virus bien évidemment).
L'empreinte du navigateur est plus utilisé par les sites que par une personne qui souhaiterais se placer au milieu, mais cela aussi peut se corriger.

Derrière, une enceinte connectée, c'est l'espionnage continu de tout l'environnement sonore de ton domicile. Tes conversations privées offline, mais pire encore, on peut en déduire ce que tu fais dans ton propre domicile, jusqu'à ce que tu es en train de taper sur un clavier !
Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/12/2018 à 11:05
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Avec un disque dur chiffré et des communications TLS, tu me diras comment ton ordinateurs pose vraiment problème (en dehors des virus bien évidemment).
L'empreinte du navigateur est plus utilisé par les sites que par une personne qui souhaiterais se placer au milieu, mais cela aussi peut se corriger.

Derrière, une enceinte connectée, c'est l'espionnage continu de tout l'environnement sonore de ton domicile. Tes conversations privées offline, mais pire encore, on peut en déduire ce que tu fais dans ton propre domicile, jusqu'à ce que tu es en train de taper sur un clavier !
Bien sûr ! L'ultra majorité des mortels utilise un disque dur chiffré avec com TLS et brouillage radar !

Le pékin moyen ne sait même pas configurer une imprimante correctement, alors question sécurité...
Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 31/12/2018 à 11:30
Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
Bien sûr ! L'ultra majorité des mortels utilise un disque dur chiffré avec com TLS et brouillage radar !

Le pékin moyen ne sait même pas configurer une imprimante correctement, alors question sécurité...
Et à qui la faute ?
Celui du pékin moyen qui se fout des problématiques de vie privée, ou des ordinateurs qui te permettent de la protéger si tu en as envie ?

Déjà, les communications en HTTPS (i.e. over TLS) sont en train de devenir la norme, jusqu'à signaler les communications en HTTP (cf les actualités sur Chrome). Chiffrer son disque dur, est trivial sous Linux, sous Windows pas bien plus compliqué, de même pour Apple.

Ces fonctionnalités existent, ce n'est pas la faute des ordinateurs si ces dernières ne sont pas pleinement exploitées par le commun des mortels.
Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/12/2018 à 11:35
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Et à qui la faute ?
Celui du pékin moyen qui se fout des problématiques de vie privée, ou des ordinateurs qui te permettent de la protéger si tu en as envie ?

Déjà, les communications en HTTPS (i.e. over TLS) sont en train de devenir la norme, jusqu'à signaler les communications en HTTP (cf les actualités sur Chrome). Chiffrer son disque dur, est trivial sous Linux, sous Windows pas bien plus compliqué, de même pour Apple.

Ces fonctionnalités existent, ce n'est pas la faute des ordinateurs si ces dernières ne sont pas pleinement exploitées par le commun des mortels.
Et alors ? Je ne vois absolument pas le rapport.

On a ici une affaire d'espionnage à grande échelle. Ca concerne donc tout le monde. Pas uniquement l'expert/l'amateur/celui qui touche en cybersécurité.

Si un outil est mal utilisé par une ultra-majorité de la population, il n'est pas responsable (= ce n'est pas sa faute) mais il devient tout de même problématique car c'est le loup dans la bergerie que peu de personne comprend.

Et le pékin moyen ne se fout pas des problématiques de sa vie privée, c'est juste qu'il n'a absolument pas conscience des enjeux derrière.
Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 31/12/2018 à 12:18
Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
Si un outil est mal utilisé par une ultra-majorité de la population, il n'est pas responsable (= ce n'est pas sa faute) mais il devient tout de même problématique car c'est le loup dans la bergerie que peu de personne comprend.
Ce n'est pas l'outil qui est problématique, mais sa mauvaise utilisation.
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