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Le chiffrement bout-en-bout de WhatsApp empêche des enquêteurs d'avancer dans une affaire criminelle
Les enquêteurs dans l'impasse vu les enjeux

Le , par Olivier Famien

73PARTAGES

8  0 
Alors que les regards sont tournés du côté de la bataille opposant Apple et la justice américaine sur le déchiffrement de l’iPhone de l’un des malfaiteurs de la fusillade de San Bernardino, la presse se fait le relais d’une affaire similaire du côté de WhatsApp.

L’application de messagerie instantanée WhatsApp utilise depuis 2014 le chiffrement bout-en-bout pour les dispositifs Android. Et pour les appareils fonctionnant avec iOS, le chiffrement est actif depuis 2015. La conséquence d’une telle mesure de sécurité est que ni l’éditeur ni des tiers ne peuvent avoir accès au contenu des messages transmis entre les utilisateurs de cette plateforme. Seuls les destinataires peuvent lire les messages qui leur parviennent.

Cette mesure de sécurité bien que rassurante pour les utilisateurs de cette messagerie constitue un problème insoluble pour les responsables du gouvernement américain. En effet, dans une récente affaire criminelle un juge fédéral a approuvé une écoute téléphonique, rapporte le New York Times.

Toutefois, les enquêteurs sur cette affaire se trouvent dans l’impasse, car les messages à espionner sont diffusés avec l’application WhatsApp qui chiffre le contenu des messages de bout-en-bout. Le comble de cette affaire est que la technologie en arrière-plan utilisée par WhatsApp pour chiffrer les conversations de ses utilisateurs a été financée en partie et de manière interposée par le gouvernement américain.

En 2014, WhatsApp a conclu un partenariat avec Open Whisper Systems, afin d’améliorer la sécurité de ses communications. Et toujours dans la même année, Open Whisper Systems aurait reçu 900 000 dollars de Open Technology Fund, un groupe de coordination dont le principal bailleur de fonds est le gouvernement des États-Unis.

Cette situation pourrait donc mettre mal à l’aise le gouvernement américain, car après avoir contribué à créer un mécanisme de chiffrement, ce serait plutôt contreproductif que de demander son affaiblissement.

Pour certaines personnes, cette affaire avec WatsApp est bien plus importante que celle avec Apple, car elle toucherait le cœur même de l’écoute téléphonique. De tout temps, les agences gouvernementales se sont toujours appuyées sur les faiblesses de la sécurité pour écouter les communications des utilisateurs. Si le chiffrement des communications empêche d’espionner les conversations, cette méthode fréquemment utilisée dans les enquêtes judiciaires devrait être abandonnée à la faveur des malfaiteurs et autres délinquants du genre.

C’est pourquoi certains préconisent de forcer WhatsApp à fournir les informations qui ont été chiffrées. D’autres par contre estiment qu’il serait gauche d’aggraver le conflit d’autant plus qu’on n’a pas encore fini avec l’affaire d’Apple.

Nous rappelons que WhatsApp n’en est pas à sa première affaire avec la justice. En effet au début de ce mois, la police fédérale brésilienne a mis aux arrêts, Diego Dzodan, un vice-président de Facebook, à cause du refus par l’entreprise de fournir des messages WhatsApp exigés par la police dans une enquête de trafic de drogue. La firme a déclaré qu’elle ne peut fournir une information qu’elle ne possède pas.

Et en ce qui concerne cette affaire d’écoute téléphonique, le New York Times souligne que ceux qui soutiennent la vie privée numérique craignent que si le ministère de la Justice réussit à forcer Apple afin d’avoir accès à l’iPhone dans le cas de l’affaire San Bernardino, la prochaine étape du gouvernement soit de forcer les entreprises comme WhatsApp à réécrire leur logiciel pour supprimer le chiffrement des comptes de certains clients. « Ce serait comme aller en guerre nucléaire contre la Silicon Valley », a déclaré Chris Soghoian, un analyste de la technologie auprès de l’American Civil Liberties Union.

Source : The New York Times

Et vous ?

Que pensez-vous de cette affaire d’écoute téléphonique opposant WhatsApp et la justice américaine ?

WhatsApp devrait-elle affaiblir son chiffrement pour aider la justice américaine ? Ou devrait-elle résister au cas où il lui est demandé de fournir les informations souhaitées ?

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Avatar de GPPro
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/03/2016 à 15:53
On se demande comment ils arrivaient à enquêter avant internet...
9  0 
Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 21/03/2016 à 16:09
Citation Envoyé par GPPro Voir le message
On se demande comment ils arrivaient à enquêter avant internet...
Bah avant, cela demandait beaucoup de moyens financiers et humains.

Maintenant, les forces de l'ordre, elles veulent être payées en attendant que ça tombe tout cuit avec 2 clicks, comme dans les 3/4 des métiers...

Quand je vois comment ça se passe dans la boite où je suis, où si on écoutait certains chefs de services, il faudrait que le boulot du jour de chaque personne se fasse automatiquement en 1 click, au final, je trouve qu'ils sont plutôt à la page pour une fois...
6  0 
Avatar de VivienD
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 21/03/2016 à 16:46
[...]

Cette situation pourrait donc mettre mal à l’aise le gouvernement américain, car après avoir contribué à créer un mécanisme de chiffrement, ce serait plutôt contreproductif que de demander son affaiblissement.

[...]
Comme si demander de biaiser les mécanismes de chiffrement n'était pas contre-productif en soi...

[...]

Pour certaines personnes, cette affaire avec WatsApp est bien plus importante que celle avec Apple, car elle toucherait le cœur même de l’écoute téléphonique. De tout temps, les agences gouvernementales se sont toujours appuyées sur les faiblesses de la sécurité pour écouter les communications des utilisateurs. Si le chiffrement des communications empêche d’espionner les conversations, cette méthode fréquemment utilisée dans les enquêtes judiciaires devrait être abandonnée à la faveur des malfaiteurs et autres délinquants du genre.

C’est pourquoi certains préconisent de forcer WhatsApp à fournir les informations qui ont été chiffrées. D’autres par contre estiment qu’il serait gauche d’aggraver le conflit d’autant plus qu’on n’a pas encore fini avec l’affaire d’Apple.

[...]
De toute manière, les écoutes téléphoniques et la surveillance numérique à l'insu des utilisateurs sont des faits connus et reconnus. Du fait que ces agences se plaignent des difficultés engendrées par le chiffrement de communications, elles passent déjà pour de belles troupes de baltringues. Ce serait bête que cela empire...

Ce que les autorités semblent ne pas pouvoir/vouloir comprendre ce que les vilains malfaiteurs parviendraient quand même à communiquer tout en restant sous le seuil radar si la sécurité de l'iPhone et de WhatsApp venait à être compromise par des portes dérobées: les solutions alternatives, ca existe, même si elles sont rarement connues du grand public qui dans ce cas-là serait le véritable perdant de l'histoire.
4  0 
Avatar de Reward
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 22/03/2016 à 11:29
Agitation inutile.

Ils supprimeraient le chiffrement de WhatsApp, et après ? Il existe Telegram, c'est très léger, très rapide, chiffré, et c'est russe... Il fera quoi le juge fédéral américain ?

C'est sans fin.
4  0 
Avatar de Conan Lord
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 21/03/2016 à 15:48
En fait, il faudrait déterminer une fois pour toutes si oui ou non on a le droit à la confidentialité sur Internet :
Si oui et si les données sont collectées et conservées (dans le cas de WhatsApp et Apple) => Définir un cadre légal pour l'accès à ces infos avec nom ou identifiant associé (parce que bon, les grands princes qui gardent tout mais ne partagent qu'avec leurs partenaires commerciaux et surtout pas avec la police, ça peut pas franchement être viable)
Si oui et si les données ne sont pas collectées => La justice s'assoit dessus. Elle n'aurait pas le droit d'user de moyens détournés pour récupérer ces informations.

Si on n'a pas le droit à la confidentialité, au moins les choses seront claires et on n'aura plus qu'à revenir au traditionnel face-à-face pour converser tranquillement. Dans ce cas, la justice aurait le droit d'user de moyens détournés pour récupérer les infos.
1  0 
Avatar de LSMetag
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 21/03/2016 à 19:30
Citation Envoyé par VivienD Voir le message
Comme si demander de biaiser les mécanismes de chiffrement n'était pas contre-productif en soi...

De toute manière, les écoutes téléphoniques et la surveillance numérique à l'insu des utilisateurs sont des faits connus et reconnus. Du fait que ces agences se plaignent des difficultés engendrées par le chiffrement de communications, elles passent déjà pour de belles troupes de baltringues. Ce serait bête que cela empire...

Ce que les autorités semblent ne pas pouvoir/vouloir comprendre ce que les vilains malfaiteurs parviendraient quand même à communiquer tout en restant sous le seuil radar si la sécurité de l'iPhone et de WhatsApp venait à être compromise par des portes dérobées: les solutions alternatives, ca existe, même si elles sont rarement connues du grand public qui dans ce cas-là serait le véritable perdant de l'histoire.
Exactement. Rendre illégal le chiffrement ça ferait bien rire les terroristes. Ils trouveraient ce dont ils ont besoin dans les milieux undergrounds. Ca rajouterait juste "utilisation de logiciel illégal" à la liste d'accusations. Ils feraient juste 600 ans de prison au lieu de 550

Comme dit plus haut, ce serait pas plus intelligent d'avoir les moyens de casser les chiffrements ? Genre en embauchant ceux qui en sont capable et en mettant à disposition quelques super-calculateurs ?

Au passage ça commence à m'ennuyer toutes ces news sur le même sujet à troll. Le débat est déja largement avancé. Comme si DVP devenait militant anti-chiffrement.
1  0 
Avatar de SebSam21
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 24/03/2016 à 17:58
Puisqu'on parle de faire des lois pour éviter le terrorisme, pourquoi pas interdire le fait de fabriquer des bombes?

Ah ben non ça marche pas.

Pourquoi en France on n'interdit pas la possession d'arme automatique comme le AK-47?

Ah ben non plus.

En fait il semblerait que les terroristes ne respectent pas les lois, c'est ballot.
Pas mieux !
0  0 
Avatar de secuexpert
Provisoirement toléré https://www.developpez.com
Le 23/03/2016 à 23:15
Puisqu'on parle de faire des lois pour éviter le terrorisme, pourquoi pas interdire le fait de fabriquer des bombes?

Ah ben non ça marche pas.

Pourquoi en France on n'interdit pas la possession d'arme automatique comme le AK-47?

Ah ben non plus.

En fait il semblerait que les terroristes ne respectent pas les lois, c'est ballot.
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