Les parlements britannique et canadien se coalisent pour convoquer le PDG de Facebook à une audience commune
Afin de s'expliquer sur le scandale CA

Le , par Olivier Famien

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Décidément, les jours se succèdent et se ressemblent chez Facebook. Depuis la crise de Cambridge Analytica (CA), l’entreprise doit faire face à des demandes d’explication tous azimuts. Aux États-Unis, le PDG de Facebook a dû aller se justifier devant le Congrès. Et particulièrement devant deux comités sénatoriaux et la Chambre des représentants, le chef de la direction de Facebook a dû répondre aux questions. En Europe, ce fut également le même scénario. Mark Zuckerberg a dû également répondre aux questions des parlementaires européens, même si Zuckerberg n’aurait vraisemblablement pas pu convaincre son auditoire.

Si vous vous demandez ce que Facebook a bien pu commettre pour être acculé de toute part par les plus hautes instances de différents pays, et non des moindres, il faut savoir que le réseau social a partagé les données d’environ 87 millions d’utilisateurs en 2015 avec un chercheur, le Dr Aleksandr Kogan, qui les cédées à une entreprise de conseil, Cambridge Analytica, contre paiement d’une somme. Cette dernière les aurait utilisées pour influencer les opinions politiques des utilisateurs lors de la campagne présidentielle de 2016 afin de contribuer à faire gagner Donald Trump, le président actuel américain. L’entreprise de conseil se serait également servie de ces données pour manipuler les opinions afin de contribuer à faire passer le « ;oui ;» dans les élections du Brexit.


Cette affaire étant parvenue aux oreilles du public, le monde entier s’est ligué contre Facebook pour demander des comptes au réseau social. Il faut noter qu’en plus de ces institutions qui ont pu obtenir des explications de la part de Zuckerberg, d’autres entités gouvernementales sont encore sur la liste d’attente pour tirer toute cette affaire au clair avec le patron du plus grand réseau social au monde.

La Russie par exemple a demandé à entendre Mark Zuckerberg, mais jusque-là, le premier responsable de Facebook n’a pas encore daigné se présenter devant les législateurs russes. Au Royaume-Uni, les parlementaires commencent à s’impatienter. Il faut savoir que ce pays est particulièrement concerné par cet incident, car l’entreprise Cambridge Analytica aurait utilisé les données à sa disposition pour pousser certaines personnes à voter « ;oui ;» lors du référendum sur le Brexit. Après plusieurs requêtes émises par les députés britanniques pour entendre Mark Zuckerberg en personne, le réseau social a préféré envoyer son responsable des technologies, Mike Schroepfer, devant le parlement britannique.

Malgré la longue séance de questionnements, les députés britanniques sont ressortis insatisfaits et demandent toujours à échanger avec Mark Zuckerberg en personne. Il y a quelques heures, le parlement britannique est encore revenu à la charge. Cette fois, le parlement britannique s’est associé au parlement canadien pour tenter de contraindre Mark Zuckerberg à comparaître devant les deux parlements appelés « ;le grand comité international ;».

Damian Collins, président du comité britannique du numérique, de la culture, des médias et du sport (DCMS), travaillera avec Bob Zimmer, président du Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique (SCAIPE), pour tenir l’audience sur la désinformation et les fausses informations. Une lettre conjointe a été adressée au patron de Facebook en guise de convocation et pour préciser le cadre de rencontre voulue.

Dans cette lettre, les présidents des deux comités se disent déçus que Zuckerberg ait refusé de comparaître jusque-là devant les deux parlements. « ;Aucune audience de ce type n’a jamais eu lieu ;», ont-ils ajouté dans la lettre. « ;Compte tenu de votre objectif déclaré de “réparer” Facebook et d’empêcher l’utilisation malveillante de la plateforme dans les affaires mondiales et le processus démocratique, nous aimerions vous donner la possibilité de comparaître à cette audience ;». « ;Nous vous appelons à saisir cette occasion historique pour informer les parlementaires des deux côtés de l’Atlantique et au-delà des mesures prises par Facebook pour mettre fin à la désinformation sur votre plate-forme et protéger les données des utilisateurs ;», précise la note.

L’audience sera dirigée par le comité britannique au Parlement de Westminster et devrait avoir lieu le 27 novembre. Le fondateur de Facebook est prié de donner une réponse à cette invitation avant cette date. Va-t-il encore une fois décliner l’invitation comme il l’a fait pour les premières ;? Va-t-il envoyer Nick Clegg, son nouveau chef de la politique mondiale, qui fut par ailleurs vice-premier ministre britannique ;?

Source : Independent

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Cette coalition pourra-t-elle contraindre Zuckerberg à se présenter au Royaume-Uni ?

Voir aussi

Suite à un accord avec l’Union européenne, le Japon a décidé d’aligner sa législation sur le RGPD, afin que les données puissent circuler librement
Le Parlement européen appelle à la suspension du Privacy Shield estimant qu’il n’offre pas le niveau de protection requis par le droit européen
Des pays d’Europe utiliseraient les données téléphoniques des migrants pour valider ou rejeter leurs demandes d’asile, pour ou contre cette pratique ;?
Les régulateurs européens estiment que WhatsApp n’est toujours pas conforme à la loi en matière de partage de données avec Facebook
Le Comité du Parlement européen recommande de chiffrer les communications de bout en bout et se montre contre les portes dérobées

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Avatar de Kapeutini
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 06/11/2018 à 16:02
Pour ma part, et elle vaut ce qu'elle vaut, je ne vois pas d'un mauvais oeil, la puissance des GAFAS.
Celle des états ne vaut pas mieux et c'est bon qu'il existe des contre pouvoirs plus entreprenant
soumis à la rentabilité.
Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 06/11/2018 à 18:43
Citation Envoyé par Kapeutini Voir le message
Celle des états ne vaut pas mieux et c'est bon qu'il existe des contre pouvoirs plus entreprenant soumis à la rentabilité.
Un état démocratique est par principe soumis au bien de son peuple. être soumis à la rentabilité semble , par principe, par définition, ne pas valloir mieux que les gouvernement.

Et ceci, sans prendre en compte les dérives des deux cotés : Les gouvernements qui s'assoient sur l'avis du peuple autant que finalement les entreprises qui s'assoient sur l'avis des clients voire même sur celle de ses employés...
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 08/11/2018 à 6:21
Fake news et vie privée : Zuckerberg rejette sa demande de comparution devant le parlement britannique,
estimant qu'il n'est pas possible de comparaître devant tous les parlements

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a rejeté une demande de comparution devant une commission parlementaire internationale pour examiner les questions relatives aux fausses informations.

Une décision qui a été annoncé après que Damian Collins, président du comité des médias du parlement britannique, se soit joint à son homologue canadien dans l’espoir de faire pression sur Zuckerberg pour qu’il témoigne, comme il l’avait fait avant le Congrès américain. Facebook a rejeté l’invitation à comparaître devant le prétendu « grand comité international » du 27 novembre, arguant qu’il n’était pas possible pour Zuckerberg de comparaître devant tous les parlements.

Collins affirme que la pression monte, des homologues australiens, argentins et irlandais ayant rejoint le grand comité depuis l'invitation de Zuckerberg.

Il a déclaré que « cinq parlements vous demandent maintenant de faire ce qu'il convient de faire auprès des 170 millions d'utilisateurs des pays qu'ils représentent ».

Rappelons qu’en mai, une commission parlementaire britannique a demandé au patron de Facebook, Mark Zuckerberg, de comparaître devant elle, estimant que ses explications officielles jusqu’ici « ont constamment sous-estimé le risque » des fake news et de la violation de la vie privée des utilisateurs.

Mike Schroepfer, directeur technique de Facebook avait alors déjà été auditionné par le Comité britannique du numérique, de la culture, des médias et des sports. Mais estimant insatisfaisantes les réponses apportées par le directeur technique quant aux publicités, la collecte de métadonnées et l'interférence des réseaux sociaux dans le monde politique, le comité de régulation, avec en tête le député Collins, a adressé une lettre à Rebecca Stimson, responsable de la politique publique de Facebook au Royaume-Uni. Il y indiquait souhaiter la présence de Mark Zuckerberg, PDG de Facebook pour plus d’éclaircissement sur le sujet.


Si les demandes à comparaître envoyées au PDG qui étaient jusque-là restées sans suite étaient des invitations, cela pourrait prendre l’allure d’une convocation formelle, avait déclaré Collins. Et de continuer en disant que « ça vaut la peine de noter que, bien que monsieur Zuckerberg ne relève pas normalement du Parlement britannique, il honorera cette demande la prochaine fois qu'il entrera dans le pays. Nous espérons qu'il répondra positivement à notre demande, mais si ce n'est pas le cas, le comité décidera d'émettre une convocation formelle pour qu'il comparaisse lorsqu'il sera prochainement au Royaume-Uni. »

Selon le comité, beaucoup de questions étaient restées sans réponse et il est nécessaire que le PDG de Facebook les aborde personnellement. Certaines de ces questions, parmi les plus importantes, sont les suivantes :
  • Quel est le pourcentage de sites sur Internet sur lesquels Facebook suit les utilisateurs ?
  • Combien de développeurs votre équipe de lutte contre les violations a-t-elle sanctionnés entre 2011 et 2014 ?
  • Combien de clics ou de balayages d'écran faut-il pour modifier les paramètres de confidentialité de Facebook sur un smartphone ? Quelles mesures prenez-vous pour réduire le long processus de modification des paramètres de confidentialité ?
  • Quelle est ka proportion d'annonces de campagnes politiques qui sont diffusées sur votre plateforme à l'échelle mondiale ? Avez-vous une estimation approximative basée sur les données moyennes sur les dépenses de campagne ?
  • Combien d'argent vous êtes-vous fait à partir d'annonces frauduleuses ? Lorsque vous découvrez qu'elles ont été frauduleuses, retournez-vous l'argent à l'acheteur des publicités ?


Cette invitation était fixée pour le 24 mai, et la rencontre n'a finalement pas eu lieu.

Le mois passé, le parlement britannique est revenu à la charge. Cette fois, le parlement britannique s’est associé au parlement canadien pour tenter de contraindre Mark Zuckerberg à comparaître devant les deux parlements appelés « ;le grand comité international ;».

Damian Collins, président du comité britannique du numérique, de la culture, des médias et du sport (DCMS), devait travailler avec Bob Zimmer, président du Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique (SCAIPE), pour tenir l’audience sur la désinformation et les fausses informations. Une lettre conjointe a été adressée au patron de Facebook en guise de convocation et pour préciser le cadre de rencontre voulue.

Dans cette lettre, les présidents des deux comités se sont dit déçus que Zuckerberg ait refusé de comparaître jusque-là devant les deux parlements. « ;Aucune audience de ce type n’a jamais eu lieu ;», ont-ils ajouté dans la lettre. « ;Compte tenu de votre objectif déclaré de “réparer” Facebook et d’empêcher l’utilisation malveillante de la plateforme dans les affaires mondiales et le processus démocratique, nous aimerions vous donner la possibilité de comparaître à cette audience ;». « ;Nous vous appelons à saisir cette occasion historique pour informer les parlementaires des deux côtés de l’Atlantique et au-delà des mesures prises par Facebook pour mettre fin à la désinformation sur votre plate-forme et protéger les données des utilisateurs ;», précise la note.

L’audience aurait été dirigée par le comité britannique au Parlement de Westminster et devait avoir lieu le 27 novembre 2018.

Source : AP News

Voir aussi :

Trump annonce que son administration pourrait envisager des procédures antitrust contre Amazon, Facebook et Google lors d'un entretien
Des pirates mettent les messages privés de plus de 80 000 comptes Facebook en vente après avoir fait usage d'extensions malicieuses
Tim Berners-Lee estime à son tour que le démantèlement des sociétés comme Facebook et Google, devrait être envisagé face à leur ultra-domination
Facebook annonce une suite open source de composants du noyau Linux et d'outils pour résoudre de nombreux problèmes de production
Avatar de herr_wann
Membre actif https://www.developpez.com
Le 08/11/2018 à 9:08
Une petite astreinte d'un million de dollars par jour l'inciterait probablement à se plier aux demandes des Etats concernés, ou mieux, blocage de tous les sites du groupe en Grande Betagne jusqu'à ce qu'il se présente devant le Parlement
Avatar de Ecthelion2
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 08/11/2018 à 9:27
Citation Envoyé par herr_wann Voir le message
Une petite astreinte d'un million de dollars par jour l'inciterait probablement à se plier aux demandes des Etats concernés
D'un côté, là où il n'a pas tord, c'est qu'il ne va pas se pointer dans chacun des 194 pays pour répondre aux questions. Il faut faire un truc global (comme cela commence d'être fait comme indique dans l'article), et qu'on lui pose toutes les questions d'un coup.

Citation Envoyé par herr_wann Voir le message

ou mieux, blocage de tous les sites du groupe en Grande Betagne jusqu'à ce qu'il se présente devant le Parlement
Aucun pays ne serait assez bêtes pour faire cela. Entre les grognes des millions d'utilisateurs (qui pour la très grosse majorité se moquent de toutes ces histoires), et le manque à gagner financier, ils se tirerait eux-mêmes une balle dans le pieds pour les élections suivantes. ^^
Avatar de fredinkan
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 08/11/2018 à 9:38
Citation Envoyé par Ecthelion2 Voir le message
D'un côté, là où il n'a pas tord, c'est qu'il ne va pas se pointer dans chacun des 194 pays pour répondre aux questions. Il faut faire un truc global (comme cela commence d'être fait comme indique dans l'article), et qu'on lui pose toutes les questions d'un coup.
Oui et non je trouve...
Chaque pays ayant relevé ces problème doit pouvoir convoquer les responsables (à minima un représentant local) du groupe. C'est ce qui se passe dans l'indistrie. C'est une des raisons qui fait que ce genre de sociétés ont des sièges locaux...

Citation Envoyé par Ecthelion2 Voir le message

Aucun pays ne serait assez bêtes pour faire cela. Entre les grognes des millions d'utilisateurs (qui pour la très grosse majorité se moquent de toutes ces histoires), et le manque à gagner financier, ils se tirerait eux-mêmes une balle dans le pieds pour les élections suivantes. ^^
Je suis pas sur que les pays y perdraient financièrement.
Les politiques, c'est une autre histoire, mais tu peux t'arranger pour le faire en fin de mandat sans possibilités de te représenter
Avatar de Ecthelion2
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 08/11/2018 à 10:16
Citation Envoyé par fredinkan Voir le message
Oui et non je trouve...
Chaque pays ayant relevé ces problème doit pouvoir convoquer les responsables (à minima un représentant local) du groupe. C'est ce qui se passe dans l'indistrie. C'est une des raisons qui fait que ce genre de sociétés ont des sièges locaux...
Oui enfin, vu que les problèmes relevés (enfin révélés par une autre boite plutôt que relevés par les concernés d'ailleurs) sont les mêmes partout, et qu'au final, les questions vont être les mêmes, autant faire un tir groupé.

Surtout que là, les parlements en question, ne veulent pas d'un représentant local (qui pourrait effectivement être plus plausible niveau réalisation de la demande), mais absolument Zuckerberg. Perso, je comprends qu'il ait autre chose à faire que de faire 20 fois le tour du monde pour répondre aux 10 mêmes questions.

Je pense que si il pouvait envoyer un représentant, il n'y aurait aucun souci pour répondre à ces demandes. Ils ont déjà eu le directeur technique, qui doit quand même connaitre le fonctionnement du bousin au moins autant que Zuckerberg, mais ils n'ont pas jugé les réponses satisfaisantes (après est-ce qu'ils ne les ont pas trouvé satisfaisantes car effectivement il est resté évasif, ou parce qu'il n'a pas répondu ce que le parlement britannique voulait entendre exactement, je n'en sais rien). Mais il n'y a rien qui prouve qu'ils trouveront les réponses de Zuckerberg plus satisfaisantes de toutes façons.

Citation Envoyé par fredinkan Voir le message

Je suis pas sur que les pays y perdraient financièrement.
Forcément un minimum, Facebook et ses filiales génère de l'argent dans ces pays, et malgré les montages financiers et/ou la présence du siège social dans des pays à faible imposition, certains pays perdraient quelques millions d'impôts.

Ce pourrait même entraîner des problèmes entre pays, je m'explique avec un exemple dont je ne connais pas la possible exactitude :

admettons que Facebook (sans parler des filiales pour simplifier), paie ses impôts en Irlande pour ses gains au sein de l'UE, si le R-U, l'Allemagne et la France bloque tout, Facebook va générer moins de revenus, et donc payer moins d'impôts en Irlande. Du coup, il y a quand même une chance que l'Irlande se tourne vers les pays qui bloquent Facebook, pour leur dire "vous êtes gentils les cocos, mais qui va payer la différence ?" ^^

Citation Envoyé par fredinkan Voir le message

Les politiques, c'est une autre histoire, mais tu peux t'arranger pour le faire en fin de mandat sans possibilités de te représenter
Si c'est décidé par le gouvernement actuel peut-être, si ça vient du parlement qui est constitué de tous les partis, ça ferait un paquet de mec qui ne pourrait plus se représenter, et je doute qu'ils veuillent tous se suicider politiquement.

Après sur le fond, je suis tout à fait d'accord que Facebook doit apporter des réponses, je dis juste qu'exiger absolument la présence de Zuckerberg, devant tous les parlements de tous les pays qui veulent lui poser 3 questions, c'est peut-être un poil exagéré (sans parler de l'impact écologique de tous ces déplacements, mais bon, l'écologie, c'est quand ça les arrangent, le CO2, ils n'en ont rien à faire pour le coup...).
Avatar de pmithrandir
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 09/11/2018 à 10:38
Je pense que les pays pourraient parfaitement couper le service si une entreprise refusait de se présenter, après, comme dit précédement, il devraient se contenter d'une réprésentant légitime et non du CEO.

En cas de manquement aux réponses, une demande legislative pourraient etre adressé a facebook avec astreinte tant que certaines réponses n'ont pas été apportées.

Pour les taxes, ne nous voilons pas la face, facebook a plus a perdre qu'un pays. En terme d'image par exemple.

Après, j'y vois une preuve de plus que l'union fait la force. Les britanique ont vite réalisé que tous seuls ils n'avaient pas assez de pouvoir. Ils essayent la carte du commonweath.
Je ne serait pas étonné que l'UE convoque marc aussi... mais qu'elle obtienne un rendez-vous.Le plus gros marché mondial, la première puissance economique, ca se respecte un peu plus.
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 23/11/2018 à 10:54
Facebook ne compte pas payer l'amende de 565 000 € que lui a infligé l'ICO
pour le scandale Cambridge Analytica

L'ICO (Information Commissioner's Office), un organisme britannique chargé de promouvoir l'accès aux informations officielles et de protéger les données personnelles des utilisateurs, après avoir mené une enquête sur l’utilisation des données des utilisateurs à des fins politiques, avait annoncé en juillet dernier son intention d’infliger une amende de 500 000 livres (565 000 euros) à Facebook pour violation de la loi sur la protection des données à la suite du scandale Cambridge Analytica. Cet avis a été concrétisé. En octobre dernier, l'ICO a effectivement infligé une amende de 565 000 dollars à Facebook pour sérieuses entorses à la loi de protection des données personnelles.

Que reproche concrètement l'ICO à Facebook ? Facebook est accusé de négligence et de mauvaise transparence. Pour Mme Elizabeth Denham, La Commissaire à l'Information « Facebook a échoué à suffisamment protéger la vie privée de ces utilisateurs avant, pendant et après le processus du traitement illicite de ses données. Une entreprise de cette taille et avec cette expertise aurait dû mieux s'informer et aurais dû mieux faire ». Pour étayer ces accusations l'ICO, se base sur son enquête qui a révélé qu'entre 2007 et 2014, Facebook a permis que les développeurs d'application aient accès aux informations personnelles de ses utilisateurs sans leur consentement clair et éclairé.


Ces développeurs peuvent même avoir accès aux informations des utilisateurs qui n’ont pas installé leurs applications en passant par leurs amis qui ont installé leurs applications. Il est aussi reproché à Facebook sa négligence qui a conduit au scandale Cambridge Analytica. Qu'il vous souvienne qu'il a été révélé en décembre 2015 que le Dr Aleksandr Kogan (un développeur) et sa compagnie GSR qui ont réussi à recueillir les données Facebook de près de 87 millions de personnes dans le monde à leur insu, ont permis à des groupes tels que Cambridge Analytica et SCL groupe d'avoir accès à ces informations qui ont été utilisé à des fins politiques.

Cependant, Facebook ne compte pas payer cette amende. Le réseau social affirme que, puisque le régulateur n'a trouvé aucune preuve que les données personnelles des utilisateurs britanniques aient été partagées de manière inappropriée, la pénalité de 500 000 £ était injustifiée. Le géant américain estime que cette sanction « remet en cause certains des principes de base sur la manière dont les personnes devraient être autorisées à partager des informations en ligne ». Facebook a déclaré que sa contestation de l’amende ne signifiait pas qu’il avait commis des erreurs dans l’affaire Cambridge Analytica, mais qu’il avait la possibilité de défendre ce qu’il considérait comme une question de principe devant les tribunaux.

« Nous avions déjà exprimé notre souhait de faire plus pour enquêter sur les allégations concernant Cambridge Analytica en 2015. Nous avons apporté des modifications majeures à notre plateforme à l'époque et avons également considérablement restreint l'information à laquelle les développeurs d'applications peuvent accéder. Et nous étudions toutes les applications historiques qui avaient accès à de grandes quantités d'informations avant la modification des règles de confidentialité de notre plateforme en 2014 », a déclaré Anna Benckert, avocate générale adjointe de Facebook en Europe.

« L'enquête de l'ICO a pour origine des préoccupations selon lesquelles Cambridge Analytica aurait pu avoir une incidence sur les données des citoyens britanniques. Mais ils ont maintenant confirmé qu'ils n'avaient trouvé aucune preuve suggérant que les informations concernant les utilisateurs de Facebook au Royaume-Uni avaient été partagées par Dr. Kogan avec Cambridge Analytica, ou utilisé par ses affiliés lors du référendum sur le Brexit », a déclaré Benckert. « Par conséquent, l'essentiel de l'argumentation de l'ICO ne concerne plus les événements impliquant Cambridge Analytica. Au lieu de cela, leur raisonnement remet en cause certains des principes de base sur la manière dont les personnes devraient être autorisées à partager des informations en ligne, avec des implications qui vont bien au-delà de Facebook, raison pour laquelle nous avons choisi de faire appel », a expliqué Benckert

Toutefois Rachel Coldicutt, directrice générale de Doteveryone, un groupe de réflexion indépendant qui examine en quoi la technologie transforme la société, a déclaré que Facebook avait la responsabilité de protéger en permanence les données de tous les utilisateurs. « Que ces données aient ou non été utilisées pour influencer l'issue du référendum est un fiasco - et franchement, Facebook devraient payer l'amende et se concentrer pour avoir l'air d'une entreprise mature et digne de confiance », a-t-elle déclaré. Un porte-parole de l'ICO reconnait que Facebook a le droit de faire appel de la décision devant le tribunal de première instance. Cependant, « le tribunal ne nous a pas encore notifié qu'un appel avait été reçu », dit-il.

Sources : The Guardian, BBC

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Voir aussi

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Le Royaume-Uni inflige à Facebook une amende de 645 000 $ US pour le scandale Cambridge Analytica, une somme qu'il gagne en quelques minutes

Facebook : Les actionnaires influents s'associent pour révoquer Zuckerberg en tant que président, afin d'améliorer la surveillance du réseau social
Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 26/11/2018 à 9:27
Le Parlement britannique a saisi des documents internes de Facebook
Dans le cadre de l'enquête sur le scandale des données de Cambridge Analytica

Un cache de documents internes de Facebook qui contiendrait des révélations sur les décisions de Fcabook concernant le contrôle des données et de vie privée ayant conduit au scandale Cambridge Analytica est tombé entre les mains du Parlement britannique suite à une procédure exceptionnelle, en utilisant les pouvoirs légaux du parlement pour contraindre un développeur d'applications qui les détenait à les remettre.

En effet, le géant des réseaux sociaux est impliqué depuis mars 2018 dans une affaire d’atteinte à la vie privée dite scandale Cambridge Analytica qui a occasionné la violation des données personnelles de plus de 87 millions d’utilisateurs de Facebook. Cette affaire a conduit le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, à témoigner devant le Congrès américain ainsi que devant le Parlement européen. Mais Zuckerberg a rejeté jusqu’ici l’invitation du Parlement britannique à venir témoigner de son implication dans la violation massive de données des utilisateurs de son réseau social.

D’abord en mai où le PGD de Facebook à décliner l’invitation du comité de régulation de l’affaire fausses informations du Parlement britannique dirigé par le député Collins et ensuite en novembre où Facebook a encore une fois refusé de se présenter devant le « grand comité international » composé des parlements britannique et canadien, arguant qu’il n’était pas possible pour Zuckerberg de comparaître devant tous les parlements. Toute fois, Mike Schroepfer, directeur technique de Facebook a déjà été auditionné par le Comité britannique du numérique, de la culture, des médias et des sports (DCMS) qui a estimé que les réponses apportées par Schroepfer concernant les publicités, la collecte de métadonnées et l'interférence des réseaux sociaux dans le monde politique étaient insatisfaisantes.

Cependant, le Parlement britannique ne renonce pas à l’affaire. Selon The Guardian, pour avoir des réponses à ses questions, le parlement a du recourir à ses pouvoirs légaux pour entrer en possession des documents internes sur Facebook après l’échec de la voie d’invitation à témoigner ignorée par Facebook à maintes reprises. Le cache de documents en possession de Ted Kramer, fondateur de la société américaine de logiciels, Six4Three, contiendrait d’importants éclaircissements sur les décisions du réseau social relatives à son implication dans le contrôle des données et de vie privée ayant conduit au scandale Cambridge Analytica, y compris des échanges de courriels confidentiels entre les cadres supérieurs et une correspondance avec Zuckerberg.


Selon The Guardian, le parlement a profité de la présence du patron de Six4Three à Londres lors d’un voyage d’affaires pour intercepter les documents. Dans une procédure rare, Damian Collins, président du comité de sélection culture, médias et sport a contraint le développeur de logiciel à remettre les documents, en envoyant un sergent d'armes du parlement à l'hôtel de l'homme d'affaires où un dernier avertissement lui a été donné ainsi qu’un délai de deux heures pour se conformer à l'ordre du parlement. Mais ceci n’a pas entamé la détermination du fondateur à ne pas libérer les documents. Selon The Guardian, il a fallu ensuite que Ted Kramer soit conduit au Parlement où il a été averti qu'il risquait des amendes et une peine d'emprisonnement si les documents n'étaient pas remis.

« Nous sommes en territoire inconnu », a déclaré Collins, le député en tête du comité de régulation du parlement concernant l’affaire des fausses actualités. « Il s’agit d’un geste sans précédent, mais c’est une situation sans précédent. Nous n'avons pas réussi à obtenir de réponses de Facebook et nous pensons que les documents contiennent des informations extrêmement intéressantes pour le public. », a-t-il ajouté.

En effet, depuis plusieurs mois, Facebook et son PDG esquivent les demandes de témoignage du Parlement britannique. L’occasion ne pouvait donc pas être plus belle pour les députés en charges de l’affaire fausses actualités et vie privée impliquant le géant des réseaux sociaux. Selon le député Collins, les réponses insatisfaisantes de Mike Schroepfer adressées au DCMS et la réticence à témoigner, avait obligé les députés à user d’une procédure exceptionnelle pour collecter des informations sur les opérations de Facebook. « Nous avons des questions très sérieuses pour Facebook. Cela nous a induits en erreur à propos de la participation russe sur la plateforme. Et il n'a pas répondu à nos questions sur qui savait quoi, à propos du scandale Cambridge Analytica », a-t-il déclaré.

Six4Three est impliqué dans une action en justice contre Facebook aux États-Unis, où les documents ont été obtenus par le biais de mécanismes légaux. En effet, la startup d'apprentissage automatique de Ted Kramer, basée aux États-Unis, a développé une application pour Facebook que le réseau social a fermée après une modification des conditions de service. Six4Three a poursuivi Facebook en justice et obtenu une mine de documents internes à Facebook au cours de la procédure. « Nous avons suivi cette affaire judiciaire aux États-Unis et nous pensions que ces documents contenaient des réponses à certaines des questions que nous recherchions au sujet de l’utilisation des données, en particulier par les développeurs externes. »

Selon Six4Three, Facebook, bien que conscient des implications de sa politique de confidentialité, créait intentionnellement des brèches dont celle qu’a exploitée le cabinet Cambridge Analytica pour collecter illégalement des données personnelles, a rapporté The Guardian. Mais, un porte-parole de Facebook a déclaré que les « revendications de Six4Three ne sont pas fondées et que nous continuerons à nous défendre vigoureusement ».

Toute fois, les documents en possession des députés britanniques ne peuvent pas être partagés ni rendus publics. Facebook a déclaré à cet effet que : « Les documents obtenus par le comité DCMS sont soumis à une ordonnance de protection de la Cour supérieure de San Mateo limitant leur divulgation. Nous avons demandé au comité du DCMS de s’abstenir de les examiner et de les renvoyer à un conseil ou à Facebook. Nous n'avons pas d'autres commentaires. »

Source : The Guardian

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