Un scientifique chevronné de Google présente sa démission
Et regrette que la firme est en train de renoncer à ses valeurs pour retourner en Chine

Le , par Coriolan, Chroniqueur Actualités
En août, une fuite de documents internes a révélé que Google se prépare à revenir en Chine avec une version censurée de son moteur de recherche. Baptisé « Dragonfly », le projet serait en développement depuis le printemps 2017 et seule une poignée des employés de la firme étaient informés de son existence.

Il va sans dire que ces révélations ont provoqué l’ire des employés de Google comme les défenseurs des droits numériques. Une fois encore, les salariés de Google ont vivement réagi à l’implication de leur employeur dans ce projet de censure pourtant soutenu par leurs dirigeants.

Après un mois de débat tendu et la multiplication des appels d’activistes internes et externes pour que Google se retire de ce projet controversé, un scientifique chevronné de Google a démissionné de la société pour protester contre le lancement d’une version censurée de Google Search en Chine.

Il s’agit de Jack Poulson, un employé de la firme qui a travaillé dans le département de recherche et d’intelligence artificielle. Pendant des années, il s’est focalisé sur l’amélioration de la précision des systèmes de recherche de la société.

Jack Poulson


Au début d’août, Poulson a exprimé son inquiétude à ses directeurs sur l’implication de Google dans ce projet qui vise à censurer des contenus classés comme sensibles par le gouvernement chinois, comme les informations sur les dissidents politiques, la liberté d’expression, la démocratie, les droits de l’Homme et la manifestation pacifique.

Après avoir mené des discussions avec ses directeurs, Poulson a décidé qu’il ne pourrait plus travailler pour Google et a présenté sa démission le 31 août. Dans une interview avec The Intercept, il a dit qu’il fait partie de cinq employés qui ont démissionné à cause de Dragonfly. Il a senti qu’il était, dit-il, de sa « responsabilité éthique de démissionner pour protester contre le renoncement à nos engagements publics en matière de droits de l’Homme ».

Poulson, un ancien professeur assistant dans le département de mathématiques de l’Université de Stanford, est convaincu que ce projet en Chine est en violation avec les principes de l’intelligence artificielle tracés par Google. La firme elle-même s’est engagée à ne pas concevoir ni déployer des technologies « dont l’objectif contrevient largement aux principes du droit international et les droits de l’Homme. »

Poulson a informé qu’il est inquiet aussi par le fait que les données des utilisateurs soient hébergées sur le sol chinois. De cette façon, elles seraient accessibles aux agences de sécurité chinoises qui sont connues pour prendre pour cible les activistes politiques et les journalistes.

Dans sa lettre de démission, Poulson a informé ses directeurs : « En raison de ma conviction que la dissidence est fondamentale pour les démocraties qui fonctionnent, je suis forcé de présenter ma démission afin de ne pas contribuer ou profiter de l’érosion de la protection des dissidents. »

« Je perçois notre volonté de capituler aux demandes de censure et de surveillance en échange de l’accès au marché chinois comme un renoncement à nos valeurs et notre position gouvernementale de négociation à travers le monde », écrit-il avant d’ajouter : « Il y a une possibilité réelle que les autres nations tentent de tirer parti de nos actions en Chine afin d’exiger notre respect de leurs demandes de sécurité. »

Google toujours en mode silence radio

Six mois après les révélations sur Dragonfly, Google n’a toujours pas adressé les préoccupations sur le projet, et ce malgré les protestations tant au niveau interne qu’externe. Au début de ce mois, le PDG de Google Sundar Pichai a refusé de s’exprimer devant le Sénat américain où il aurait sûrement entendu des questions sur la censure en Chine. Le géant de la recherche a choisi aussi d’ignorer les questions de la presse et a choisi de faire obstruction aux groupes de défense des droits de l‘Homme qui ont dit que le moteur de recherche censuré en Chine pourrait faire de la firme un complice et un contributeur direct aux violations des droits de l’Homme.

Voyant que Google a choisi de rester en silence vis-à-vis de cette polémique, la frustration de Poulson n’a cessé de grandir. « Il y a de sérieuses répercussions mondiales à ça », dit-il. « Quelles sont les lignes rouges de l’éthique de Google ? On en a déjà tracé quelques-unes, mais maintenant il apparait qu’on les a franchies. J’aimerais vraiment voir des déclarations sur les engagements qu'a Google. »

Google se rétracte de sa position anti-censure

Les troubles de Google en Chine ne datent pas d’aujourd’hui. En 2006, la firme a lancé une version censurée de son moteur de recherche dans le pays. Quatre années plus tard, elle a dû se retirer du marché chinois, citant les efforts du gouvernement pour limiter la liberté d’expression, bloquer des sites web et pirater les comptes Gmail des gens. À l’époque, Sergey Brin, le cofondateur de Google qui a passé une partie de son enfance en Union soviétique, était fortement opposé à la censure.

Voyant que Google commençait à dérailler de cette ligne anti-censure, Poulson a dit qu’il ne pouvait plus « être complice en tant qu’actionnaire et citoyen de la firme. »

Sur les 88 000 employés de Google, seulement quelques centaines étaient informés de l’existence du projet Dragonfly avant qu’il soit exposé au public. Poulson a fait partie de la majorité qui est restée dans l’obscurité. Mais puisqu’il était concentré sur l’amélioration des systèmes de recherche de l’entreprise, plus spécifiquement « l’analyse internationale des requêtes », il est possible que son travail ait été intégré dans le moteur de recherche censuré en Chine, sans sa connaissance ou sans accord.

Après les vagues de protestation des employés, les directeurs de Google ont tenté de contenir la colère en prohibant l’accès des employés aux documents sur le moteur de recherche en Chine. Après une série de fuites, la firme a aussi entrepris de renforcer les règles pour que les employés qui travaillent à distance n’aient plus la possibilité de visualiser les diffusions des réunions sur leurs ordinateurs. Les réunions se tiennent seulement dans des salles bien choisies et sous la supervision des directeurs.

Poulson a dit avoir pensé à rester un employé de Google et essayer de militer dans l’entreprise. Mais voyant qu’il n’avait aucune chance de renverser la décision, il a pensé que sa démission pouvait avoir un impact. Il a aussi été surpris que les autres employés n’aient pas démissionné eux aussi.

« Il est incroyable de voir combien il y a un manque de solidarité », dit-il. « Je crois comprendre que quand vous avez un sérieux désaccord éthique avec une question, l’action appropriée serait de démissionner. »

72,8 % des internautes chinois veulent utiliser Google

Malgré la polémique qui a suivi les révélations sur Dragonfly, certains commentateurs pensent que le retour de Google en Chine sera bénéfique pour les internautes chinois qui auront enfin une alternative à Baidu, le moteur de recherche chinois qui jouit d’une situation de quasi-monopole. Selon un sondage mené par Sina, 72,8 % des internautes affirment qu’ils veulent utiliser Google si jamais il revient en Chine.

D’autres pensent que Google a le plein droit de faire des affaires en Chine comme une panoplie d’autres firmes qui coopèrent déjà avec le gouvernement chinois. Pour eux, le fait que Google entre en Chine ou n’entre pas ne va rien changer à la situation de contrôle qu’a le gouvernement chinois sur les citoyens. Mais au moins, les Chinois pourront bénéficier d’un meilleur moteur de recherche et des avantages d’une compétition saine.

« Google évitant d’entrer en Chine va absolument nuire à la Chine », a écrit un commentateur. « Une compétition saine et la libre exploration des marchés mènent vers de meilleurs outils qui créent de la valeur économique et culturelle. La Chine est en train de sacrifier ça pour maintenir son contrôle culturel. Et c’est précisément le coût d’absence de Google qui va lui tordre le bras ».

« Vous n’allez pas aider les droits de l’Homme en Chine en refusant de travailler là-bas. Et il n’est pas clair comment en travaillant là-bas vous allez influencer les droits de l’Homme de toute façon. Dans tous les cas, il vaut mieux avoir une présence plutôt que de rester à l’écart », écrit un autre commentateur.

Source : The Intercept

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Pensez-vous que la démission des employés de Google pourrait affecter le retour du moteur de recherche en Chine ?

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Avatar de a028762 a028762 - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 14/09/2018 à 12:19
Que Google renonce à son éthique pour retrouver le marché de la Chine,
au profit d'une vision plus réaliste est logique dans un contexte libéral,
et en dit long sur son éthique ailleurs ...
Quand le pognon est en cause, on voit bien les choix d'une entreprise multinationale ...
C'est le système ...
Maintenant que Google (et les autres) ne nous fassent pas le coup de la vertu baffouée ...
Un argument marketing en moins
Avatar de ShigruM ShigruM - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 14/09/2018 à 13:37
ou bien qu'en allant en chine et en acceptant la situation Google pourra sur le long terme changer les choses.
Google depuis sa création il y'a 20ans n'est pas en chine et la situation n'a pas changé, si Google vas en chine alors d'ici 20ans la situation pourrais s'améliorer.
Et au pire que pourrais faire Google de pire que les autres concurrents chinois ?

Google c'est le cheval de troie, et la chine la ville de Troie qui l'aceuil porte ouverte
Par contre en accueillant google, la chine indépedante vas perdre très gros sur le long terme et vas je pense le regretter.
Avatar de Itachiaurion Itachiaurion - Membre habitué https://www.developpez.com
le 15/09/2018 à 10:24
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
ou bien qu'en allant en chine et en acceptant la situation Google pourra sur le long terme changer les choses.
Google depuis sa création il y'a 20ans n'est pas en chine et la situation n'a pas changé, si Google vas en chine alors d'ici 20ans la situation pourrais s'améliorer.
Et au pire que pourrais faire Google de pire que les autres concurrents chinois ?

Google c'est le cheval de troie, et la chine la ville de Troie qui l'aceuil porte ouverte
Par contre en accueillant google, la chine indépedante vas perdre très gros sur le long terme et vas je pense le regretter.
T'es sur que la ville de Troie c'est pas plutôt le reste du monde ou simplement le monde Occidentale? Très franchement vu le contrôle maximal de l'état chinois sur internet je ne vois pas comment Google pourrais faire autre chose que s'incliner bien bas et faire le béni-oui-oui. Il n'a et n'aura sans doute aucun moyen de pressions sur l'état, qui l'a déjà fait fermé pour 8 ans sans problème visible. Et même si les chinois l'utilise a 100% l'état le refermera si Google va trop de travers, comme en 2010.
Avatar de ddoumeche ddoumeche - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 15/09/2018 à 10:30
Citation Envoyé par Itachiaurion Voir le message
T'es sur que la ville de Troie c'est pas plutôt le reste du monde ou simplement le monde Occidentale? Très franchement vu le contrôle maximal de l'état chinois sur internet je ne vois pas comment Google pourrais faire autre chose que s'incliner bien bas et faire le béni-oui-oui. Il n'a et n'aura sans doute aucun moyen de pressions sur l'état, qui l'a déjà fait fermé pour 8 ans sans problème visible. Et même si les chinois l'utilise a 100% l'état le refermera si Google va trop de travers, comme en 2010.
Je plussoie a 100%.
Le gouvernement chinois va utiliser Google pour apporter la paix et l'harmonie au reste de la planète et se débarrasser des réactionnaires, ce qui ne dérange nullement les marxistes formés dans les universités américaines.
Avatar de ShigruM ShigruM - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 15/09/2018 à 10:59
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Je plussoie a 100%.
Le gouvernement chinois va utiliser Google pour apporter la paix et l'harmonie au reste de la planète et se débarrasser des réactionnaires, ce qui ne dérange nullement les marxistes formés dans les universités américaines.
si c'est pour apporter la paix et l'harmonie entre tous les peuple, alors la chine et google aura mon plein soutien.
Celui qui ne souhaite pas la paix et l'harmonie et a mon sens un parasite qu'il faut exterminer
Avatar de ddoumeche ddoumeche - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 15/09/2018 à 11:43
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
si c'est pour apporter la paix et l'harmonie entre tous les peuple, alors la chine et google aura mon plein soutien.
Celui qui ne souhaite pas la paix et l'harmonie est a mon sens un parasite qu'il faut exterminer.
Ahah, on t'a bien formaté le firmware à toi aussi. La paix et l'harmonie de la chine repose sur la coercitition, la corruption et les Laogais ou camps de travail, c'est donc un euphémisme.

Tu as des enfants ou tu veux des enfants ?
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 15/09/2018 à 13:15
Chine : Google propose un prototype de son moteur de recherche qui lie les utilisateurs
à leurs numéros de téléphone

Google a mis au point un prototype de moteur de recherche censuré pour la Chine, qui relie les recherches des utilisateurs à leurs numéros de téléphone personnels, facilitant ainsi la surveillance par le gouvernement chinois des requêtes des internautes.

Le moteur de recherche, baptisé Dragonfly, a été conçu pour les appareils Android et supprimerait les contenus jugés sensibles par le régime du Parti communiste chinois, tels que les informations sur les dissidents politiques, la liberté d’expression, la démocratie, les droits de l’homme et même sur les manifestations pacifiques.

Le quotidien The Intercept a affirmé avoir obtenus des détails ce vendredi qui montrent que Google a compilé une liste noire de censure comprenant des termes tels que « droits de l'homme », « protestation des étudiants » et « prix Nobel » en mandarin.

Les principaux groupes de défense des droits de l’homme ont critiqué Dragonfly, affirmant que cela pourrait avoir pour conséquence que l'entreprise « contribue directement aux violations des droits de l'homme ou en devienne complice ». Une préoccupation centrale exprimée par les groupes est que, au-delà de la censure, les données des utilisateurs sauvegardées par Google sur le territoire chinois pourrait être accessible aux autorités chinoises, qui ciblent régulièrement les militants politiques et les journalistes.


Des sources proches du projet ont déclaré que les prototypes du moteur de recherche reliaient l’application de recherche sur le smartphone Android d’un utilisateur à son numéro de téléphone. Cela signifie que les recherches de personnes individuelles pourraient être facilement suivies (et tout utilisateur cherchant des informations interdites par le gouvernement pourrait potentiellement être soumis à un interrogatoire ou à une détention si les agences de sécurité devaient obtenir les enregistrements de recherche de Google).

« C’est très problématique du point de vue de la protection de la vie privée, car cela permettrait un suivi et un profilage beaucoup plus détaillés du comportement des personnes », a déclaré Cynthia Wong, chercheuse principale sur Internet chez Human Rights Watch. « Lier les recherches à un numéro de téléphone rendrait beaucoup plus difficile pour les gens d’éviter le genre de surveillance gouvernementale excessive qui est omniprésente en Chine ».

Une liste noire contrôlée par une entité chinoise

Le moteur de recherche serait exploité dans le cadre d’un partenariat de « joint venture » avec une société basée en Chine continentale, selon des sources proches du projet. Les personnes travaillant pour la coentreprise auraient la capacité de mettre à jour les listes noires de termes de recherche, ont indiqué les sources, soulevant de nouvelles questions quant à savoir si les dirigeants de Google aux États-Unis seraient en mesure de maintenir un contrôle et une surveillance efficaces de la censure.

Des sources proches de Dragonfly ont déclaré que la plateforme de recherche semblait également avoir été conçue pour remplacer les données sur la pollution atmosphérique et la météo par des informations fournies directement par une source anonyme à Beijing. Le gouvernement chinois a l'habitude de manipuler des détails sur la pollution dans les villes du pays. Une source de Google a déclaré que la société avait mis au point un système intégré à Dragonfly qui était « essentiellement codé pour forcer leurs données [fournies par la Chine] ». La source craignait que le système de recherche Dragonfly fournisse de fausses données sur la pollution qui afficheraient une quantité de toxines dans l'air inférieure à ce qu’il en est réellement.

Pendant ce temps, la pression sur Google ne fait que s’intensifier. Jeudi, 16 législateurs américains ont écrit au PDG de Google, Sundar Pichai, exprimant de « sérieuses inquiétudes » à propos de Dragonfly et exigeant des informations sur les projets chinois de la société. Pendant ce temps, Jack Poulson, un ancien chercheur principal de Google, a déclaré à The Intercept qu’il était l’un des cinq employés à avoir démissionné de la société en raison de Dragonfly.


« Je considère notre intention de capituler devant les demandes de censure et de surveillance en échange de l'accès au marché chinois comme une confiscation de nos valeurs et une tentative de négociation gouvernementale à travers le monde », a déclaré Poulson.

72,8 % des internautes chinois veulent utiliser Google

Malgré la polémique qui a suivi les révélations sur Dragonfly, certains commentateurs pensent que le retour de Google en Chine sera bénéfique pour les internautes chinois qui auront enfin une alternative à Baidu, le moteur de recherche chinois qui jouit d’une situation de quasi-monopole. Selon un sondage mené par Sina, 72,8 % des internautes affirment qu’ils veulent utiliser Google si jamais il revient en Chine.

D’autres pensent que Google a le plein droit de faire des affaires en Chine comme une panoplie d’autres firmes qui coopèrent déjà avec le gouvernement chinois. Pour eux, le fait que Google entre en Chine ou n’entre pas ne va rien changer à la situation de contrôle qu’a le gouvernement chinois sur les citoyens. Mais au moins, les Chinois pourront bénéficier d’un meilleur moteur de recherche et des avantages d’une compétition saine.

« Google évitant d’entrer en Chine va absolument nuire à la Chine », a écrit un commentateur. « Une compétition saine et la libre exploration des marchés mènent vers de meilleurs outils qui créent de la valeur économique et culturelle. La Chine est en train de sacrifier ça pour maintenir son contrôle culturel. Et c’est précisément le coût d’absence de Google qui va lui tordre le bras ».

« Vous n’allez pas aider les droits de l’Homme en Chine en refusant de travailler là-bas. Et il n’est pas clair comment en travaillant là-bas vous allez influencer les droits de l’Homme de toute façon. Dans tous les cas, il vaut mieux avoir une présence plutôt que de rester à l’écart », écrit un autre commentateur.

Source : The Intercept

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Voir aussi :

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Avatar de Itachiaurion Itachiaurion - Membre habitué https://www.developpez.com
le 15/09/2018 à 16:51
On m'expliquera qu'elle est la différence entre ça et ce que l'on chez nous, a part éventuellement l'obligation de lié le téléphone avec le compte en chine?
Avatar de Mingolito Mingolito - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 15/09/2018 à 17:11
C'est pas faux l'état Français peut avoir accès à tout votre historique Google via votre FAI et Google.
Avatar de Placide Avorton Placide Avorton - Membre averti https://www.developpez.com
le 15/09/2018 à 22:28
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
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Que c'est chouette la France. On y trouve même des films présentant l’œuvre d'artistes chinois rigoristes et scrupuleux dans les bibliothèques municipales.



Ai Weiwei posant inopinément face à un tableau sur lequel est inscrit "Merde à la patrie".
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