Facebook étend désormais la vérification des faits aux images et vidéos,
Afin d'améliorer la précision de son modèle d'apprentissage automatique

Le , par Stan Adkens, Chroniqueur Actualités
Pour rappel, après l’élection de Donald Trump, Facebook a été accusé d’avoir influencé les campagnes présidentielles des États-Unis avec les fausses actualités permettant au candidat républicain d’accéder à la Maison-Blanche. Mark Zuckerberg a présenté ses excuses et a mené des investigations plus approfondies sur une possible ingérence russe dans l'élection américaine via les fausses actualités sur sa plateforme de réseau social. Facebook a découvert que 126 millions d’américains pourraient avoir vu des contenus diffusés par les opérateurs de la propagande russe.

Ces fausses nouvelles véhiculées par la propagande russe étaient constituées non seulement de messages textes, mais également, des photos modifiées et des visuels forts d’agents russes tentant d’interférer dans l’élection présidentielle américaine de 2016 et d’autres élections dans le monde. Ces publicités politiques achetées par la Russie faites d’images et de vidéos virales ont été conduites en général à travers le réseau social Facebook.


Dès novembre 2016, Facebook a dévoilé sa stratégie de lutte contre les fausses nouvelles qui consistait à explorer la possibilité de mettre en place un système pour détecter automatiquement les faux articles avant qu’ils ne soient signalés par les utilisateurs. Le géant des réseaux sociaux espérait, également compter sur sa communauté et des parties tierces de confiance pour résoudre ce problème.

« Nous savons que les gens veulent voir des informations précises sur Facebook, et depuis deux ans, nous avons fait de la lutte contre la désinformation une priorité. L'une des nombreuses mesures que nous prenons pour réduire la diffusion de fausses nouvelles consiste à travailler avec des contrôleurs indépendants pour examiner et évaluer l'exactitude du contenu. À ce jour, la plupart de nos partenaires de vérification des faits se sont concentrés sur la révision des articles. »

Au-delà de la détection des fausses actualités sous forme d’articles, Facebook a déclaré jeudi dernier qu’il va étendre son programme de vérification des faits en incluant des photos et des vidéos pour lutter contre la désinformation sur son service. Le réseau social dit avoir mis au point des outils des nouvelles technologies et de nouveaux partenariats pour faire face à ces autres formes de désinformation. « Les gens partagent des millions de photos et de vidéos sur Facebook chaque jour. Nous savons que ce type de partage est particulièrement convaincant parce que visuel. Cela dit, cela crée une opportunité facile de manipulation par les mauvais acteurs. », a déclaré Facebook.

Dans ses efforts d’intensification de la lutte contre les fausses actualités, Facebook a élaboré un modèle d’intelligence artificielle qu’il compte entraîner avec les caractéristiques des diverses catégories de désinformation par des photos et des vidéos qu’il a découvert au cours des tests qu’il a effectués avec des partenaires.

« De nombreux partenaires tiers chargés de la vérification des faits possèdent une expertise en matière d’évaluation de photos et de vidéos et sont formés aux techniques de vérification visuelle, telles que la recherche inversée d’images et l’analyse de métadonnées d’image, comme quand et où la photo ou la vidéo a été prise », a déclaré Facebook. « Les vérificateurs de faits peuvent évaluer la vérité ou la fausseté d'une photo ou d'une vidéo en combinant ces compétences avec d'autres pratiques journalistiques, comme l'utilisation de recherches d'experts, d'universitaires ou d'agences gouvernementales. », a-t-il ajouté.

Selon Facbook, Les notes issues de ce travail de vérification des faits des partenaires sur les photos et vidéos lui permettront d’améliorer son modèle d’apprentissage automatique. L'objectif du géant des réseaux sociaux étant de développer des capacités de repérage automatiquement des images manipulées, les images hors contexte qui ne montrent pas ce qu'elles disent faire, ou les affirmations textuelles et audio qui sont manifestement fausses avant qu’elles ne causent des dommages.

Selon Facebook, son modèle de l’IA, une fois formé, pourra empêcher de manière proactive les fausses nouvelles plutôt que d’attendre pour qu'elles soient signalées par les utilisateurs.

Source : Facebook Newsroom

Et vous ?

Que vous inspire la nouvelle forme de lutte contre les fausses actualités de Facebook ?
Selon vous, cette technique parviendra-t-elle à endiguer la diffusion des fausses nouvelles afin de garantir le bon déroulement des élections saines à l’avenir ?

Voir aussi

Facebook évalue la crédibilité de ses utilisateurs sur une échelle de zéro à un, pour établir leur réputation et orienter peut-être leurs interactions
Le CEO de Google refuse de s'exprimer devant le Sénat américain sur l'ingérence russe, lors des élections US de 2016
Facebook reconnaît que des acteurs malveillants ont lancé des campagnes de désinformation sur sa plateforme, durant les élections présidentielles US
Comment les autorités américaines ont-elles traqué l'un des hackers nord-coréens derrière le virus WannaCry, en partant d'un CV comme indice ?
Facebook contraint de retirer son application VPN qui collecte les données d'utilisateur de l'App Store, parce qu'elle violerait les standards d'Apple


Vous avez aimé cette actualité ? Alors partagez-la avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :


 Poster une réponse Signaler un problème

Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 16/10/2018 à 14:30
Facebook va vérifier et limiter la diffusion des infox se rapportant au processus de vote
Pour protéger les élections US des ingérences électorales

En septembre dernier, les responsables des géants technologiques américains des réseaux sociaux et d’Internet à savoir Facebook, Twitter et Google ont été convoqués par les deux chambres du Congrès US. Cette audition visait à prendre connaissance des avancées réalisées en matière de cybersécurité et de lutte contre les fausses informations par chacun de ces acteurs afin de limiter les risques liés à la survenue d’éventuelles nouvelles ingérences étrangères dans le processus électoral du pays.

Au cours de cette audition, Facebook et Twitter ont défendu les initiatives engagées par leur groupe respectif afin de limiter les risques liés à la survenue d’éventuelles nouvelles ingérences étrangères dans le processus électoral américain, sachant qu’ils n’avaient pas été suffisamment prompts à réagir après la supposée ingérence russe, lors de la campagne électorale américaine de 2016. Les plaidoyers des représentants des deux entreprises n’avaient cependant pas réussi à satisfaire les attentes des élus américains.

C’est dans ce contexte que le géant Facebook a récemment annoncé la mise en place d’un certain nombre de mesures qui visent à protéger les élections américaines de mi-mandat du mois prochain contre les Fake News (ou informations fallacieuses ou infox comme la commission d’enrichissement de la langue française l’a suggéré). Pour ce faire, la firme de Menlo Park a pris la décision de vérifier la véracité des rapports au sujet des violences ou des longues files d’attente dans les bureaux de vote en amont et de bloquer la diffusion des infox relatives aux exigences en matière de vote.


Cette annonce survient environ six semaines après que le sénateur Ron Wyden ait demandé à Sheryl Sandberg, directeur d’exploitation de la société, comment Facebook pourrait combattre la diffusion d’infox susceptibles de porter atteinte au bon déroulement du scrutin, prenant l’exemple de canulars pouvant être utilisé pour réduire la participation.

« ;Nous ne pensons pas que nous devrions supprimer de Facebook les éléments partagés par des personnes authentiques s’ils ne violent pas ces normes communautaires, même s’ils sont faux ;», a déclaré Tessa Lyons, chef de produit pour la fonctionnalité News Feed de Facebook.

Les liens vers des rapports démoralisants ou susceptibles de semer la confusion en rapport l’activité des bureaux de vote (chiffres gonflés ou trompeurs) seront renvoyés à des vérificateurs de faits en vertu de la nouvelle politique du réseau social américain. S’ils sont jugés faux, ces rapports ne seront pas supprimés. Leur diffusion devrait, cependant, être limitée afin qu’ils ne puissent être vus que par un nombre restreint de cibles à travers le réseau d’amis de l’auteur de la publication fallacieuse.

L’efficacité de cette approche peut malgré tout être mise à rude épreuve si les vérificateurs de faits de l’entreprise sont débordés et incapables de traiter tous les canulars. Certains critiques estiment par ailleurs que de telles mesures pourraient rendre Facebook plus enclin à la manipulation par les utilisateurs cherchant à influer sur les masses en ligne.

Signalons également que Facebook a adopté une position intermédiaire concernant le problème de l’authenticité des comptes personnels : la firme de Menlo Park peut utiliser l’activité automatisée qu’elle détecte pour désactiver les pages de propagande, mais elle n’a pas besoin d’un numéro de téléphone ou d’autres preuves d’identité de l’utilisateur pour l’ouverture d’un compte. En outre, le groupe vérifie les acheteurs d’annonces politiques pour trouver une preuve de résidence nationale et conserve des archives publiques indiquant qui a acheté quoi.

Il y a quelques mois, les cadres supérieurs de Facebook ont brièvement débattu de l’interdiction de toutes les publicités politiques, qui produisent moins de 5 % des revenus de l’entreprise, selon des sources. Mais les responsables du groupe ont finalement rejeté cette option. À l’heure actuelle, ils se demandent s’ils doivent suivre le récent changement de politique de Twitter pour interdire les liens vers des documents piratés, selon Reuters. Il faut, toutefois, noter qu’une interdiction générale du contenu piraté limiterait l’exposition à d’autres documents qui, de l’avis de certains, servent l’intérêt public, à l’instar des « ;Panama Papers ;», qui, en 2015, ont rendu public le recours massif aux paradis fiscaux offshores institué par les riches de ce monde.

Source : Reuters

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi

Facebook évalue la crédibilité de ses utilisateurs sur une échelle de zéro à un, pour établir leur réputation et orienter peut-être leurs interactions
Facebook reconnaît que des acteurs malveillants ont lancé des campagnes de désinformation sur sa plateforme, durant les élections présidentielles US
Facebook contraint de retirer son application VPN qui collecte les données d'utilisateur de l'App Store, parce qu'elle violerait les standards d'Apple
Facebook étend désormais la vérification des faits aux images et vidéos afin d’améliorer la précision de son modèle d’apprentissage automatique
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 16/10/2018 à 15:39
Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
Qu’en pensez-vous ?
Au lieu de lutter contre les fake news les géants d'internet devraient lutter contre la pédophilie, la violence, la haine, etc.

Parce que "fake news" c'est un concept bancal...
Qui peut dire ce qui est vrai ou faux ?
Qu'est-ce que c'est que cette ambiance de guerre froide, avec les méchantes publications payé par des russes ?! (c'est ridicule cette histoire de "boohoo les méchants Russes"

Facebook n'est pas ultra neutre :
35 millions de dollars : le don faramineux du co-fondateur de Facebook à la campagne de Clinton
Comme de nombreux entrepreneurs de la Silicon Valley, Dustin Moskovitz et sa femme Cari Tuna ont décidé de soutenir la candidate démocrate. Leur contribution est la plus importante de cette campagne présidentielle pour le camp démocrate.
Bon après il n'y a peut être pas de lien entre lui et Facebook mais on ne sait jamais...
Les chefs de Facebook étaient plutôt du côté démocrate...

===
La propagande était 1000 fois plus puissante du côté Hillary que du côté Trump.
Les publications pro Trump n'étaient pas mis en avant.
C'est juste qu'il y avait un minimum de liberté sur internet et les gens se sont partagés ce qu'ils voulaient.
Trump remplissait des stades avec un drapeau, Hillary ne remplissait rien avec Madonna et Lady Gaga.
Hillary était nul c'est pour ça que Trump a gagné, il ne faut pas chercher des excuses plus loin.
De toute façon c'est fait, c'est fait.
Si les démocrates veulent éviter que Trump fasse 2 mandats qu'ils produisent un candidat potable. (Bernie Sanders était mieux qu'Hillary)

===
Si le système veut que les gens reviennent vers les médias traditionnels, il suffit que les journalistes bossent réellement, soient un peu plus neutre et fassent moins de propagande.
Avatar de macslan macslan - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 16/10/2018 à 15:47
@Ryu2000
bon ça va avec ce lot de connerie

déjà il y a fake news et fake news et en politique souvent et l'on voit bien avec trump les faxe news ne sont pas fake mais juste à l'opposé de son point de vue.
Et souvent quand quelqu'un parle de propagande ou de chaîne / émission partial ben c'est souvent qu'il est dans le partie opposé ou ça critique son partie et même si ce qu'ils disent est vrai il va ralé

 
Contacter le responsable de la rubrique Accueil