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Les réformes sur le copyright de l'UE pourraient forcer les artistes à se tourner vers YouTube
Et renforcer la position du groupe sur le marché

Le , par Christian Olivier

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18  0 
Dans un effort visant à créer et à encadrer un marché unique du numérique permettant de fondre en un seul les 28 marchés nationaux des pays membres de son organisation, l’Union européenne (UE) a élaboré une stratégie axée sur plusieurs initiatives : cybersécurité, droits d’auteur, connexion à haut débit, intelligence artificielle… Dans le cadre de ce programme, l’UE a entrepris d’importantes réformes dans le domaine spécifique de la protection des droits d’auteur, incluant la mise en place d’un règlement relatif au blocage géographique et d’un nouveau cadre légal régissant le droit d’auteur.

À cet effet, les ministres en charge de la compétitivité au sein de l’organisation avaient souligné, en mai 2015, l’importance de mettre l’accent sur des règles appropriées en matière de droit d’auteur, sur l’actualisation des règles du commerce électronique et sur le renforcement de la confiance, de la sensibilisation et de la protection des consommateurs. De leur côté, les ministres de la Culture au sein de l’UE s’étaient prononcés en faveur de la portabilité transfrontière des contenus, de la lutte contre les contenus illicites et de la nécessité de trouver le juste équilibre en ce qui concerne le droit d’auteur.


Le droit d’auteur a vocation de garantir la protection des œuvres musicales, cinématographiques, des écrits, des photographies, des créations de mode, des logiciels, des jeux... De même que les ayants droit de ces créations. Cette protection permet surtout aux créateurs et ayants droit d’une œuvre d’autoriser ou non sa diffusion ou sa reproduction, de traduire en justice les auteurs de contrefaçons et d’exiger une rémunération suite à l’exploitation de leurs œuvres.

L’UE s’est engagée à remettre au gout du jour la législation sur le droit d’auteur en vigueur depuis 2016. Cependant, le projet de loi sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique défendu par la Commission contient deux articles controversés (11 et 13).

L’article 11 prône l’instauration d’un droit voisin, un droit de créance en cas de republication d’un article soutenu par les éditeurs de presse de l’UE. Il traite du droit de reproduction des publications de presse et de leur accessibilité au public. Il ne s’applique pas aux créateurs d’une œuvre, mais aux personnes et entités participant à sa création.

L’article 13, quant à lui, voudrait rendre obligatoire l’utilisation de technologies de filtrage basées sur les algorithmes afin d’identifier si les contenus téléchargés (textes, images ou vidéos) sont protégés par le droit d’auteur. Les contenus susceptibles d’enfreindre la législation devraient être bloqués de façon automatique afin d’empêcher leur diffusion.

Le point de vue de YouTube, et par extension de Google, sur la question

Robert Kyncl, Chief Business Officer chez YouTube, a donné son point de vue par rapport à l’article 13 controversé émanant du texte initial proposé par la Commission européenne.

Rappelant que YouTube dispose déjà d’un outil de gestion des droits, baptisé Content ID, qui accélère les procédures débouchant sur le déréférencement, le blocage ou la suppression de contenus illicites présents sur la plateforme YouTube de la firme technologique américaine, il a averti que Google peut et va créer des outils pour se conformer à l’article 13.

Kyncl estime que, du point de vue de Google, l’article 13 est une grossière erreur et qu’il ne faudrait probablement pas laisser un tel projet aboutir. Cependant, la firme de Mountain View préfèrera se conformer à la législation en vigueur plutôt que risquer de perdre de l’argent à vouloir jouer les fortes têtes sur le marché européen. D’un autre côté, il a affirmé que l’adoption de ce projet de loi ne serait pas forcément une mauvaise chose pour son entreprise, soulignant que ça pourrait aider à renforcer la position de YouTube face à la concurrence sur le marché du numérique.

L’adoption de l’article 13 devrait pousser de nombreuses plateformes offrant des services similaires à YouTube à opter pour un principe de précaution en bloquant plus de contenu (et probablement plus que nécessaire), ce qui réduira la diversité et l’attrait pour ces plateformes. En retour, cette situation pourrait, d’après Kyncl, être néfaste au développement ou plus simplement à la survie d’acteurs plus modestes de l’industrie du numérique s’affichant comme des concurrents de YouTube.

« C’est une chose d’essayer d’accueillir et de recommander des vidéos comme sur YouTube, c’en est une autre de consacrer des centaines de millions comme YouTube pour se conformer à l’article 13 », a précisé le Chief Business Officer de YouTube, soulignant au passage que la création de Contend ID a couté la bagatelle de 60 millions USD à Google.

Source : Boingboing

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Avatar de AndMax
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 14/09/2018 à 19:14
Citation Envoyé par Sodium Voir le message
L'article original (https://www.mayoclinic.org/healthy-l...e/art-20045678) fait plusieurs centaines de mots et quelqu'un a passé du temps à l'écrire. Googe en extrait juste assez pour que l'utilisateur n'ait jamais à cliquer sur le lien.
Encore une fois, c'est un droit de courte citation. Tu as trouvé ce lien grâce à un moteur de recherche que tu as choisi d'utiliser et toi, tu as cliqué dessus. Sans le travail d'indexation de milliards de pages web que font les moteurs de recherche, comment ferais-tu pour trouver le site ?

Bing fait la même chose avec ses réponses: 3 lignes de texte au dessus de chaque lien. Qwant aussi, et même là en 2 lignes, si la recherche/requête était bien formulée, pas besoin de cliquer sur le lien pour voir une réponse "simple". Le site reste par contre indispensable si tu veux des détails... de quand date l'étude sur le café, qui a fait l'étude, comment c'est mesuré, etc...

On peut effectivement pousser les moteurs de recherche à revenir aux réponses des années 90: juste le titre, un début de ligne et le lien (genre le AltaVista de l'époque), mais dans ce cas combien de temps perdras-tu à trouver des informations, et réduire le droit de citation à un droit de citation méga court, est-ce que ça résoudra le problème de ceux qui veulent ces droit d'auteurs ?

Ou veux-tu que le moteur paie tous les sites indexés ? Ce sera juste une énorme usine à gaz.

Et pour finir, en quoi le texte débile voté cette semaine résoudra-t-il ces questions ?
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Avatar de Marco46
Modérateur https://www.developpez.com
Le 13/09/2018 à 10:20
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Je ne comprend pas la justification.
Un lien c'est bien !²
Ça veut dire "aller consulter cette information à cette source", du coup ça génère du trafic et généralement le but d'un site c'est d'être vu non ?
C'est pas comme ça que les médias analysent ça. Eux ils voient que la plupart du temps les gens ne cliquent pas sur les liens dans Google Actualité, ils ne font que lire le petit encart et ils ne vont cliquer que sur un petit nombre de liens. Du coup ils se disent que Google a généré de l'argent sur la base des liens non cliqués et de la lecture de l'extrait associé, donc Google a fait du pognon sur leur dos.

C'est le même genre de logique que celle qui pousse les majors du disques à affirmer que leurs pertes correspondent au prix unitaire de leurs produits multiplié par le nombre de téléchargements. Peu importe si dans les faits une grande partie des téléchargements n'auraient jamais pu correspondre à un achat.

On est sorti d'un débat rationnel depuis longtemps sur ces questions, en fait on n'y est même jamais entré. Les acteurs concernés ne comprennent rien au numérique et ils n'ont pas envie d'y comprendre quelque chose. Ils voient seulement qu'ils sont entrain de crever du coup ça remue dans tous les sens selon l'adage : "Le poisson qui meurt sur la berge remue plus que le poisson dans l'eau".

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Google pourrait dire "Nous allons vous déréférencer, de cette façon on affichera plus aucun titre de vos articles".
Et là le poisson ne bougera plus !

Il y a eu des expérimentations en Espagne je crois (loi espagnole du même ordre) et ça s'est terminé de cette manière, Google a carrément désactivé le module Google Actualité pour les IP espagnoles.
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Avatar de Cpt Anderson
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 12/09/2018 à 17:28
Le droite de citer vient de mourir ce jour, bonjour censure.
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Avatar de nikau6
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/09/2018 à 11:05
Cette loi est une loi de censure. Elle va être utilisée pour mettre à mort tous les sites d'information alternatifs, tous les sites qui proposent une lecture de l'information différente de celle que nous imposent les larbins de la presse, tous les sites qui dérangent le pouvoir politique, médiatique, et oligarchique.
J'espère que ça va leur revenir dans la gueule et que les conséquences seront terribles. J'espère, Je pense, que le trafic des main stream va s'effondrer.

Un pouvoir, quel qu'il soit, qui vote ou supporte ce genre de loi, y compris par le silence, comme ce fut le cas avec les médias, déclare officiellement qu' il est l'enemie de la liberté de conscience, de la démocratie, et donc du peuple. Une loi de plus qui nous rapproche d'un grand pas vers la mise à mort de l'E.U et de la presse du pouvoir.
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Avatar de Edrixal
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/01/2019 à 16:25
Citation Envoyé par Jimmy_ Voir le message
Il est très bien cet article 13, les GAFAs sont en train de pleurer qu'ils ne pourront plus se gaver sur les vidéos ou les contenus que l'on publie et qu'ils devront 'dépenser' (les pauvres ...) de l'argent pour tout contrôler.
Ne les écoutez pas, enfin on va avoir un moyen de lutte contre ces monstres.
T'es bien naif. C'est le consommateur qui paiera s'il veut pouvoir continuer à consommer, pas les GAFA. Que ce soit par plus de pubs que tu sera obliger de bouffer avant de profiter du contenue ou par des abonnements. Ou autre moyen que je ne connais pas ^^
12  1 
Avatar de fatbob
Membre averti https://www.developpez.com
Le 06/02/2019 à 16:15
> Que pensez-vous de la direction que prend la réforme du droit d'auteur ?
Ça fait longtemps que ça vire au délire complet. Comme d'habitude on essaie d'assoir les dominants du marché en traitant les citoyens lambda comme des délinquants. Quelque soit le niveau d'abus des intermédiaires et l'absurdité du système en place, on force encore et toujours plus dans la direction de la répression des petits acteurs (car ce ne seront pas Google et compagnie qui seront les plus gênés par ces lois. Avec des risques d'amendes qui se chiffrent en pouillèmes de bénéfices nets et des centres de recherches qui leur permettront d'avoir les moteurs de filtrage les plus efficaces, ils n'ont pas de quoi s'inquiéter vraiment.

Quelles sont les implications des critères fixés par la France et l’Allemagne ?
Des emmerdes pour tous les acteurs secondaires qui n'auront pas les moyens de mettre en place des filtrages efficaces
Des emmerdes pour les auteurs qui risquent plus que jamais d'être considérés comme des faux positifs

Pourquoi la France défend-elle si fermement les filtres automatiques des contenus mis en ligne ?
Parce qu'on a une longue tradition du copinage entre l'état et la sacem
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Avatar de nikau6
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/09/2018 à 12:07
Citation Envoyé par Chuck_Norris Voir le message

Si tu crois que les médias sont au service du gouvernement, rien n'est moins sûr. Évidemment, chaque média a son propre biais de publications (par exemple, Le Monde est clairement pro-migrant), d'où l'intérêt de consulter plusieurs sources, mais quand on sait que c'est grâce au médias que des scandales récents ont éclaté, notamment : Fillon, Bellanna, Gaulois réfractaire, Prélèvement à la source boguée, etc, et pourtant tout ça, ça ne plaît pas au gouvernement. Si nous étions réellement dans une dictature, jamais des choses pareilles n'auraient été publiées.
Si tu penses que les affaires Benalla et Fillon sont là preuve de l'indépendance de la presse c'est que tu n'as pas compris ce qu'est le pouvoir en 2018, ni ce que veut le pouvoir, et donc, que tu n'as pas compris quels intérêts ces affaires ont servie. Tu as une vision très simpliste et naïve du monde.

Plus de citations ni de liens, ca va faire très mal aux sites alternatifs.
11  1 
Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 15/04/2019 à 15:42
malgrégrâce à un lobbying intense des grandes enseignes du numérique ayants droits
Voilà, sous-titre corrigé.
10  0 
Avatar de redcurve
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 13/09/2018 à 14:48
L'europe est entrain de mettre en place une machine de censure d'une puissance phénoménale quand les nazis reprendront le pouvoir ils auront déjà tout sous la main.
10  1 
Avatar de Marco46
Modérateur https://www.developpez.com
Le 14/09/2018 à 17:31
Citation Envoyé par Sodium
Tu es d'une mauvaise foi assez incroyable.
Non c'est pas mon genre.

Citation Envoyé par Sodium
Pourquoi un utilisateur irait-il cliquer sur le lien alors que Google répond directement à sa question ?
L'exemple que tu as donné est spécieux. Par ailleurs le sujet ici c'est la directive sur les droits d'auteurs et les médias qui ont fait pression sur le parlement pour faire adopter cette merde.

Citation Envoyé par Sodium
Ca devient fatiguant de le répéter : [...]
Pour argumenter il faut faire preuve de logique. Google ne pille rien, Google n'oblige personne à utiliser ses services. Si un média ne veut pas être "pillé", c'est très simple, un fichier texte et 2 lignes de config sur le serveur web suffisent.

Et c'est moi qui suis de mauvaise foi on croit rêver !

Citation Envoyé par Sodium
Ne t'inquiète pas, les propos conspirationnistes ou d'extrême droite (ou les deux) n'ont pas besoin d'équilibrage, tu viens d'en faire la preuve.
Alors c'est bien la première fois de ma vie qu'on dit que je suis de droite. On me qualifie généralement plutôt de gauchiste

Mais bon.

C'est conspirationniste de dire que 99% des médias sont détenus par une poignée d'industriels ? Non c'est un fait.

C'est conspirationniste de dire que 99% des médias font du journalisme d'opinion ? Non c'est un fait.

Où vois-tu une conspiration ? C'est pas une conspiration c'est un fait !

Sans déconner, est-ce que tu peux sérieusement croire une seule nano seconde que le Figaro ou Libération c'est du journalisme d'investigation ?

Citation Envoyé par Sodium
C'est littéralement le job d'un journaliste de donner son opinion, sauf quand il s'agit de sujets scientifiques ou l'opinion n'a pas sa place.
C'est le job d'un journaliste d'opinion. C'est pas un crime, dès lors que c'est clair.

Hier soir yavait un reportage de Envoyé Spécial sur les produits transformés dans l'agro-alimentaire. C'est pas un crime de conditionner de la merde dans des boites qui font envie au consommateur. Mais faut que le consommateur soit clairement informé qu'avec un tel régime il va faire un quintal rapido.

Sinon tu as déjà entendu parler de la Charte de Munich ?

Je te cite le 9ème devoir du journaliste : Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.

Comment on fait quand les actionnaires sont des annonceurs ou quand les annonceurs sont des clients / copains des actionnaires ? Mmh ? Ya pas une petite chouille de conflits d'intérêts ?

Citation Envoyé par Sodium
Tu as bu ou bien ?
Jamais au boulot. Ce soir, ce soir

Citation Envoyé par Sodium
Sans contrepartie aucune ?
Ben oui, ils veulent être indexés, donc bénéficier du service, et en plus ils voudraient interdire à Google d'utiliser les données que eux-mêmes fournissent en libre accès sur le net et cerise sur le gateau ils voudraient taper dans la caisse de Google parce qu'il est bien gros et gras.

C'est un comportement de mafieux, c'est du racket ni plus ni moins.

Et j'espère que les journaux de ce genre vont crever le gueule ouverte. Les véritables médias indépendants comme Mediapart ou le Canard Enchainé par exemple n'ont pas besoin de ce genre de rackets pour survivre. Le modèle économique sur la base des abonnements fonctionne, après ça suppose de cesser la connivence avec les politiques et les industriels (c'est la fin des ptits fours, des restos 5 étoiles gratos et des vacances aux frais de la princesse !) et de commencer à bosser pour du vrai.
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