Directive Copyright : les amendements aux articles 11 et 13 proposés par deux eurodéputés
Avant le vote du 12 septembre

Le , par Bill Fassinou, Chroniqueur Actualités
La très controversée directive pour le droit d’auteur est sur le point de passer à nouveau l’épreuve du vote. Mais cette fois, il reviendra aux 751 eurodéputés de se prononcer sur la question. Le vote est prévu pour le 12 septembre et jusqu’au 05 septembre, les députés européens ont la possibilité d’apporter d’éventuels amendements. C’est donc par ce canal que deux députés ont soumis leurs propositions d’amendements pour les articles 11 et 13 si controversés de la directive.

Pour rappel, comme l’expliquait Ray Corrigan, un informaticien britannique, l’article 11 stipule que tous ceux qui créent des liens et utilisent des extraits d'articles de presse devraient d'abord payer l'éditeur pour obtenir une licence. Pour lui, aucune technologie n’est en mesure de distinguer le contenu contrevenant au droit d’auteur du contenu légal sauf au niveau le plus basique. L’informaticien expliquant également l’article 13 dit qu’il vise à instaurer le filtrage automatique à des fins de censure de tout contenu mis en ligne.

N’étant pas très optimiste quant à cet article, il a réellement mis en doute la probabilité qu’il ait l’effet escompté. « Tant l'article 11 que l'article 13 de la nouvelle directive proposée sur le droit d'auteur ont des conséquences négatives prévisibles et graves et ils ne régleront probablement pas les problèmes auxquels ils sont destinés », a-t-il conclu.


C’est donc au cœur de toute cette controverse que l'Allemand Axel Voss du Parti Populaire Européen (PPE) et le Français Jean-Marie Cavada de l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe (ADLE) ont décidé de soumettre à l’approbation de leurs collègues, des versions alternatives de ces deux articles. Le premier propose un amendement des deux articles pendant que le second n’en propose que pour l’article 13.

Concernant l’article 11, l’eurodéputé Voss n’a pas changé son fusil d’épaule. Il campe toujours sur sa position qui implique l’établissement d’un droit d’auteur accessoire. En dépit de la lettre ouverte que plus de 100 députés lui ont envoyée début juin pour s’opposer à ce nouveau droit d’auteur accessoire ainsi que de la vive protestation de groupes de consommateurs, de petits éditeurs, de la société civile et des centaines d’experts juridiques, Axel Voss ne semble pas prêt à lâcher le morceau quant à cet article.

Sa proposition d’article 11 alternatif étend l’application de la directive à toutes les utilisations numériques, de la mise en ligne aux archives numériques, en passant par les analyses, le partage sur clé USB ou encore les mails. Elle conserve également la durée de protection de 5 ans. La proposition reconduit l’accord conclu entre les organisations de journalistes et les associations d’éditeurs de presse pour « assurer une juste part aux journalistes des avantages découlant du futur droit voisin des éditeurs ».


Dans un tweet où il décrit sa proposition, le député Voss a expliqué que sa version de l’article 13 impliquait une responsabilité totale et intégrale de la plateforme en cause sans absolument aucun mécanisme de protection des utilisateurs. La responsabilité des plateformes ne serait levée que pour les cas de téléchargement à des fins non commerciales de contenus dont les titulaires des droits ont conclu un accord avec ces plateformes.

Il explique également que sa version n’obligeait pas les plateformes à prendre de mesures de filtrage automatique, omettant de préciser qu’une fois leur responsabilité pleinement engagée, ces plateformes n’auraient aucun autre choix que celui de mettre en œuvre une combinaison de mécanismes de filtrage et de conditions leur permettant de supprimer unilatéralement du contenu. Les utilisateurs n’auraient donc absolument plus aucune garantie de quelque nature que ce soit.

L'eurodéputé Jean-Marie Cavada quant à lui, a proposé une version alternative de l'article 13 qui se rapproche considérablement de celle du député Voss mais qui est beaucoup plus subtile. Il prône également la responsabilité directe et entière des plateformes sauf qu’avec sa proposition, accord avec les titulaires des droits ou pas, la responsabilité des plateformes est entièrement engagée. Sa proposition s’étend à tous les titulaires de droits et seules les utilisations à des fins non commerciales seront couvertes par des accords de licence.

Elle impose également aux plateformes de s’assurer en tout temps de la non-disponibilité de contenu illicite. Le député Cavada n’offre dans sa proposition aucune garantie aux utilisateurs. Aucun mécanisme ne peut donc empêcher les titulaires de droits d’abuser de leurs droits et du système. La proposition stipule que ni le public, ni les utilisateurs, ni les autorités publiques n’ont droit à une quelconque transparence. Ce droit n’est accordé qu’aux titulaires de droits. De plus, le vague autour des mesures à appliquer représente un solide tremplin pour la fragmentation du marché unique, vu que chaque Etat interprètera l’article 13 comme il lui sied.

Source : CopyBuzz

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Quel est votre sentiment à propos de ces propositions ?
Quelle est votre position globale sur le droit d’auteur ?

Voir aussi

Directive Copyright : les articles 11 et 13 expliqués par un informaticien britannique pour ceux qui n'en ont pas encore compris les conséquences

Directive sur le copyright : le Parlement européen va se prononcer à nouveau le 12 septembre après avoir rejeté le texte initial

Le Parlement européen rejette la directive sur le copyright et ouvre à la voie à une suppression ou réécriture des points litigieux


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Avatar de CinePhil CinePhil - Modérateur https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 9:55
Directives en pagaille, règlements en masse, sur-réglementation par certains états (la France est plutôt coutumière du fait), privations de libertés en cascade... et il va encore se trouver des gens pour dire que l'UE est libérale !

Ce projet est une lourde atteinte au droit d'expression de publication, de partage des connaissances. C'est le flicage d'internet. C'est le retour de la Stasi, du KGB... en EURSS.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 10:20
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
La très controversée directive pour le droit d’auteur est sur le point de passer à nouveau l’épreuve du vote. Mais cette fois, il reviendra aux 751 eurodéputés de se prononcer sur la question. Le vote est prévu pour le 12 septembre et jusqu’au 05 septembre, les députés européens ont la possibilité d’apporter d’éventuels amendements. C’est donc par ce canal que deux députés ont soumis leurs propositions d’amendements pour les articles 11 et 13 si controversés de la directive.
2 députés ont proposé un truc, peut être qu'une écrasante partie des députés se prononcera contre.
On ne sait pas, peut être qu'ils vont essayer de comprendre ces 2 articles et ne pas écouter les lobbys.

La date limite pour déposer l’amendement c'est le 5 Septembre et la date du vote c'est le 12 ?
Les députés n'ont que 7 jours pour comprendre et avoir un avis sur 2 articles ?!
Comment ça ce fait que c'est aussi rapide ?
Je pensais que tout traînait beaucoup plus que ça...
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 10:20
La Wikimedia Foundation prévient l'Europe que ses réformes sur le copyright représentent une menace,
pour l’internet collaboratif et ouvert

La Wikimedia Foundation a lancé un avertissement sévère contre une proposition de réforme du droit d’auteur en Europe qui devrait être votée par le Parlement européen la semaine prochaine.

Dans un billet intitulé Votre internet est en danger. Voici pourquoi vous devriez vous intéresser à la Réforme européenne du droit d’auteur, Maria Sefidari de Wikimedia a d’abord commencé par brosser le contexte, comme pour rappeler aux internautes pourquoi il s’agit d’une cause importante à défendre :

« En 2001, le Parlement européen a adopté des réglementations et a promulgué des législations sur le droit d’auteur afin de réglementer internet. La Toile commençait à peine à retrouver ses marques après l’éclatement de la bulle internet. Wikipédia venait de naître, et il y avait à l’époque 29 millions de sites internet. Personne ne pouvait imaginer l’avenir de cet écosystème en croissance rapide. Aujourd’hui, internet est encore plus complexe. Plus d’un milliard de sites, une pléthore d’applis mobiles et des milliards d’utilisateurs supplémentaires. Nous sommes plus interconnectés que jamais. Notre monde n’a jamais autant ressemblé à un village planétaire. Mais après 17 ans, les lois qui protègent ce contenu et ses créateurs n’ont pas été à la mesure de la croissance exponentielle et de l’évolution du web »

Et de continuer en disant que « La semaine prochaine, le Parlement européen décidera comment les informations en ligne doivent être partagées. Cette décision pourrait avoir un impact significatif sur la façon dont nous interagissons dans un monde numérique de plus en plus connecté. À compter d’aujourd’hui et jusqu’au 5 septembre, nous avons ce qui pourrait être notre dernière chance de définir ce à quoi ressemblera l’internet du futur. La prochaine vague de réglementations à l’étude au Parlement européen permettra davantage d’innovation et de croissance, ou bridera l’internet libre et dynamique qui a permis à la créativité, à l’innovation et à la collaboration de prospérer. C’est important car le droit d’auteur ne touche pas seulement les livres et la musique. Il détermine profondément la façon dont les personnes communiquent et créent sur internet et produit des effets dans la durée. »


Wikimedia estime que c’est la raison pour laquelle nous ne devons pas oublier l’objectif initial de cet amendement législatif : établir des règles du droit d’auteur qui fonctionnent pour un internet en évolution rapide, divers et ouvert.

Une réforme qui menace l’internet collaboratif et ouvert

La fondation estime que le contexte même dans lequel le droit d’auteur intervient a radicalement changé. Pour illustrer son propos, elle s’appuie sur Wikipédia : C’est une plateforme qui, à l’instar d’une grande partie d’internet aujourd’hui, est rendue possible par des gens qui agissent en tant que consommateurs et créateurs. Les gens lisent Wikipédia, mais ils écrivent et modifient également les articles, prennent des photos pour Wikimedia Commons ou contribuent à d’autres projets de savoir libre de Wikimedia. Le contenu sur Wikipédia est disponible en vertu d’une licence gratuite que tout le monde peut utiliser, copier ou remixer.

Chaque mois, des centaines de bénévoles prennent des décisions à propos du contenu à inclure dans Wikipédia, sur ce qui constitue une violation de droit d’auteur et quand ces décisions doivent être révisées. « Et c’est bien ainsi. Cela permet aux gens, et non à des algorithmes, de prendre des décisions sur le savoir qui doit être présenté au reste du monde », note-t-elle.

Pour la fondation, l’évolution de la Directive de l’UE sur le droit d’auteur pourrait avoir de graves implications pour Wikipédia et d’autres sites web indépendants et à but non lucratif du même type« l'Everest.

Aujourd’hui, internet est collaboratif et ouvert par nature. C’est pourquoi nos représentants auprès de l’UE doivent établir des politiques qui promeuvent le libre échange d’informations en ligne, pour tout le monde.

L’Europe mène le bon combat mais de la mauvaise façon

« Nous appelons instamment les représentants de l’UE à soutenir une réforme qui ajoute des protections essentielles pour les œuvres artistiques, historiques et culturelles qui sont dans le domaine public, et à limiter les nouveaux droits exclusifs relatifs aux œuvres existantes qui sont déjà libres de droits d’auteur ».


Wikimedia pense que le monde doit s’inquiéter des nouvelles propositions visant à introduire un système qui filtrerait automatiquement les informations avant qu’elles apparaissent en ligne. Pour en souligner les limites, la fondation explique « Qu’avec des filtres de téléchargement obligatoires, les plateformes seraient forcées de créer des systèmes coûteux, souvent biaisés, pour examiner et exclure automatiquement les violations potentielles de droit d’auteur sur leurs sites. L’expérience nous a appris que ces systèmes sont défaillants et donnent souvent lieu à de fausses alertes. Prenez par exemple ce professeur allemand qui a reçu plusieurs fois des avis de violation de droit d’auteur lorsqu’il a utilisé de la musique de Beethoven, Bartok et Schubert, qui est dans le domaine public, dans des vidéos sur YouTube ».

Les humains plus efficaces que les algorithmes ?

Wikimedia indique qu’Internet a déjà créé des façons de gérer ces problèmes : « Par exemple, les contributeurs à Wikipédia déploient déjà des efforts considérables pour identifier et supprimer le contenu qui viole les droits d’auteur, lorsqu’il apparaît. Ce système, qui s’appuie dans une large mesure sur des efforts humains, est très efficace pour empêcher les violations de droits d’auteur ».


La fondation note que beaucoup des discussions entourant la réforme introduite par la Directive sur le droit d’auteur ont été dominées par les relations de marché entre les gros détenteurs de droits et les plateformes internet à but lucratif. Pourtant, cette petite minorité de reflète pas la diversité des sites web et des utilisateurs sur internet aujourd’hui. « Les Wikipédiens sont animés par une passion de l’information et un sens de la communauté. Nous n’avons aucun but lucratif, nous sommes totalement indépendants et administrés seulement par des bénévoles. Nous exhortons les députés européens à tenir compte des besoins de cette majorité silencieuse en ligne au moment de concevoir des politiques de droit d’auteur qui fonctionnent pour internet dans sa globalité »

L’Europe est invitée à se canaliser

Alors que des amendements au projet de Directive sur le droit d’auteur sont étudiés, Wikimedia appelle vivement le Parlement européen à créer une réforme sur le droit d’auteur qui tienne compte de l’évolution des usages d’internet aujourd’hui. « Nous ne devons pas oublier le problème initial que les décideurs politiques visent à résoudre : aligner les règles relatives au droit d’auteur sur un monde numérique sensiblement plus étendu et plus complexe et lever les barrières transfrontalières. Par ailleurs, nous ne devons pas trahir la vision qui a présidé à la création d’internet : rester un espace ouvert et accessible à tous »

Les partisans des propositions de réforme soutiennent qu’elles vont aider les créateurs européens à être récompensés de manière équitable pour leur travail. Mais les critiques affirment que les propositions ne sont pas équilibrées et vont freiner la liberté créative des internautes de partager et de commenter le contenu en ligne.

Pour rappel, Ray Corrigan, maître de conférences à la faculté des sciences de l'ingénierie et mathématiques de l'Université Ouverte du Royaume-Uni, a fait un billet pour décrypter les articles 11 et 13 qui sont controversés. L'idée de l’article 11 est que tous ceux qui créent des liens et utilisent des extraits d'articles de presse devraient d'abord payer l'éditeur pour obtenir une licence. Tandis que l’article 13 vise à instaurer le filtrage automatique des contenus mis en ligne, puisque ce sont des algorithmes qui devraient juger quel contenu a le droit d'apparaître sur Internet.

Source : billet Wikimedia

Et vous ?

Que pensez-vous des articles 11 (taxes sur la publication d'extrait avec des liens pointant vers les sites d'où ils sont issus) et 13 (filtrage automatique des contenus) ?
La mise en garde de Wikimedia vous semble-t-elle justifiée ou est-ce juste un moyen d'éviter les procès en cascade pour violation de l'article 11 ?

Voir aussi :

Des bailleurs de fonds européens créent une coalition pour interdire aux scientifiques bénéficiaires, de publier dans des revues payantes dès 2020
Huawei réussit également à s'imposer comme second vendeur de smartphones au 2T18 en Europe, malgré un essoufflement dans la région EMEA
Le nombre de cookies tiers présents sur les sites Web en Europe a considérablement diminué, après l'entrée en vigueur du RGPD
IDC : les ventes de tablettes sont toujours en baisse en Europe au second trimestre, mais Apple et Huawei affichent de la croissance
Facebook présente ses résultats du 2T18 avec un chiffre d'affaires qui bondit de 42 %, malgré une diminution des utilisateurs journaliers européens
Avatar de Jon Shannow Jon Shannow - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 10:51
Citation Envoyé par CinePhil Voir le message
Directives en pagaille, règlements en masse, sur-réglementation par certains états (la France est plutôt coutumière du fait), privations de libertés en cascade... et il va encore se trouver des gens pour dire que l'UE est libérale !

Ce projet est une lourde atteinte au droit d'expression de publication, de partage des connaissances. C'est le flicage d'internet. C'est le retour de la Stasi, du KGB... en EURSS.
Libérales <> défenseur des libertés

L'UE est libérale dans sa politique économique, mais liberticide dans ses politiques sociales et sociétales. Toutes ses actions ne sont tournées que vers un même but, protégé le capital et les rentes des actionnaires et autres banquiers, et restreindre au maximum les moyens de communication et de diffusion d'informations non contrôlées, non estampillées "Acceptable par le pouvoir en place".
Comme toute bonne dictature, le but est de maintenir le peuple dans l'ignorance.
Les dictatures que tu cites (certainement parce qu'elles sont associées - à tort - au communisme), n'ont rien à envier à celle qui se met petit à petit en place dans l'UE et tous les pays dits développés, qui consiste à transformer un travailleur en un esclave (ou un serf pour être moins brutal), une masse corvéable à souhait, que l'on opprime par la consommation et le besoin d'avoir, en le lobotomisant à coup de publicité et de pseudo-informations. Le tout étant de donner l'illusion qu'il est décisionnaire : "vous avez voté pour M. Macron", alors qu'il n'est simplement que manipuler.
Ceux qui ne votent pas n'ont pas d'opinion, ne s'intéressent pas à la politique, sont des parias. On peut donc dire qu'ils ne comptent pas, et donc qu'une personne élue avec 10-15% des inscrits est élue PAR LE PEUPLE, et légitime à le représenter (et même l'insulter comme le fait notre cher Président).

Oui, l'UE est libérale, et même pas qu'un peu. Et oui, l'UE est liberticide, pour les mêmes raisons.
Avatar de Itachiaurion Itachiaurion - Membre habitué https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 11:02
L'UE n'est malheureusement que le reflet des états qui la composes, des états en majorité libéral et plus ou moins liberticide avec de nombreuse nuances en commençant de la Pologne jusqu'au états d’Europe du nord. Là dessus tous les états sont a peu près d'accord sur une chose, internet est bien trop peu taxer et réguler comme ça, ce n'est pas bon du tout eux. Aussi la faute au média qui sont d'un silence coupable ne parlant jamais de ce genre de projet de lois et n'expliquant pas non plus la grande ferveur des députés français a pousser le projet. Quand il faut râler parce que Macron est pas gentil il y a du monde, mais quand l'on veut faire voter une loi pour eux, plus personne. Comme lors de son refus le projet de loi a l'air complètement dystopique et inenvisageable a mettre en place aussi je souhaite vraiment son échec le plus total a l'assemblé.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 11:10
Citation Envoyé par Itachiaurion Voir le message
L'UE n'est malheureusement que le reflet des états qui la composes
C'est plutôt le reflet des lobbies.
L'UE centralise les députés dans un même bâtiment donc ça simplifie leur travail. (ils n'ont plus à aller dans 28 pays et corrompre 28 gouvernements, là tout est centralisé)

Bruxelles, les lobbies à la manœuvre
Bruxelles, paradis des lobbies

Il y a des intérêts privés qui manipulent l'opinion des députés. (ça doit être facile de les corrompre)
À Bruxelles, plongez dans la discrète mais intense bataille que les lobbies livrent à l’intérêt général
Avatar de CinePhil CinePhil - Modérateur https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 14:29
Citation Envoyé par Jon Shannow
Libérales <> défenseur des libertés
Elle est bien bonne celle-là !

Le libéralisme est une philosophie des droits naturels, au premier desquels figure la liberté.

L'UE est libérale dans sa politique économique
Elle le fut un peu quand elle força les états à casser les monopoles publics, ce qui n'est d'ailleurs pas encore totalement accompli, hélas !
Elle le fut aussi quand elle instaura la liberté des échanges économiques à l'intérieur de l'Union Européenne (la CEE à l'époque).

Elle ne l'est pas du tout quand elle règlemente à tout va, instaure des normes sur tout et n'importe quoi, intervient à tout bout de champ... et ce projet en est la preuve.

Toutes ses actions ne sont tournées que vers un même but, protégé le capital et les rentes des actionnaires et autres banquiers...
Blabla cliché anti-capitaliste habituel.
Sans le capitalisme, tu ne serais pas là à publier sur ce site Internet (construit et entretenu avec du capital), à l'aide de l'appareil qui te sert à écrire (conçu, produit et acheminé jusqu'à toi grâce à du capital).

Les dictatures que tu cites (certainement parce qu'elles sont associées - à tort - au communisme), n'ont rien à envier à celle qui se met petit à petit en place dans l'UE et tous les pays dits développés, qui consiste à transformer un travailleur en un esclave (ou un serf pour être moins brutal)
Tu ne veux pas être "esclave" d'un patron ? DÉMISSIONNE ! Monte ta propre activité solidaire avec des potes ; avancez vous-même vers votre idéal collectiviste. Tant que tu vous ne forcez pas les autres à faire pareil, aucun libéral n'y trouvera à redire.

L'inverse est rarement vrai et les dictatures évoquées, qui se revendiquaient d'une forme ou l'autre de socialisme, l'ont démontré avec horreur.

une masse corvéable à souhait, que l'on opprime par la consommation et le besoin d'avoir
Qui t'oblige à "consommer" ? Qui t'oblige à "avoir" ?

en le lobotomisant à coup de publicité et de pseudo-informations
Qui t'oblige à regarder la publicité et surtout à succomber à ses messages ?
Qui t'oblige à regarder, écouter ou lire les grands médias d'information ?

Ceux qui ne votent pas n'ont pas d'opinion, ne s'intéressent pas à la politique, sont des parias.
Je m'intéresse à la politique et je ne vote plus depuis plusieurs années.
Ta phrase est donc fausse.
https://www.contrepoints.org/2015/12...-temps-a-voter
https://youwilldieoverthere.wordpres...teau-de-carte/
http://www.les-crises.fr/la-greve-de...ctave-mirbeau/

Oui, l'UE est libérale, et même pas qu'un peu.
Non et j'ai expliqué pourquoi. Tu n'as rien démontré pour appuyer ton affirmation.
Mais peut-être que, comme beaucoup, tu ne sais tout simplement pas ce qu'est le libéralisme ?
https://www.wikiberal.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme

Et oui, l'UE est liberticide, pour les mêmes raisons.
Liberticide parce que de plus en plus collectiviste, comme tous les régimes collectivistes dans l'histoire, parce que le collectivisme ne peut exister que par la privation de liberté.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 14:43
Citation Envoyé par CinePhil Voir le message
Le libéralisme est une philosophie des droits naturels, au premier desquels figure la liberté.
"libéralisme" est un terme qui a plusieurs sens très différents. (Wikipedia les présente pas toutes)

Citation Envoyé par CinePhil Voir le message
Sans le capitalisme, tu ne serais pas là à publier sur ce site Internet (construit et entretenu avec du capital), à l'aide de l'appareil qui te sert à écrire (conçu, produit et acheminé jusqu'à toi grâce à du capital).
Le capitalisme a plusieurs formes, et le côté "tout pour les actionnaires" craint.
Le capitalisme actuel est nul, c'est la finance qui fait n'importe quoi (on fait des paries sur n'importe quoi), des banquiers s'enrichissent pendant que le monde suffoque.
À chaque cycle, le capitalisme mute dans une forme pire que la précédente.

Avant les années 80, les bénéfices revenaient aux employés, c'était beaucoup plus logique.

Citation Envoyé par CinePhil Voir le message
Qui t'oblige à regarder la publicité et surtout à succomber à ses messages ?
La publicité est partout, elle est sur les bus, sur les murs, etc.
Comme les internautes utilisent adblock, maintenant il y a du placement de produit dans les vidéos YouTube.
Avatar de CinePhil CinePhil - Modérateur https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 15:03
Citation Envoyé par Itachiaurion
L'UE n'est malheureusement que le reflet des états qui la composes, des états en majorité libéral et plus ou moins liberticide
Décidément, vous êtes très drôles aujourd'hui !

Des état libéraux liberticides !
Vous ne craignez pas l'emploi des oxymores, vous !

en commençant de la Pologne
45ème dans le classement de la liberté économique de la Heritage Foundation. C'est mieux que la France (71ème) mais il y a beaucoup mieux. Comme la France, la Pologne est située dans les "Moderatly free".

jusqu'au états d’Europe du nord
Voyons...
Finlande : 26ème (Mostly free), pas mal !
Norvège : 23ème, pas mal non plus !
Suède : 15ème, on approche du top mais ce n'est pas encore ça !
Danemark : 12ème, on approche encore !
Islande : 11ème, presque le top ten !
Irlande : 6ème, ça y est ; on est dans le top ten !

C'est effectivement mieux que la France ! Voyons les résultats maintenant...
Taux de chômage (2017) :
Pologne : 4,9
Finlande : 8,6
Norvège : 4
Suède : 6,7
Danemark : 5,7
Islande : 2,8
Irlande : 6,7

France : 9,4
=> Les pays cités plus libres économiquement ont un plus faible taux de chômage que la France.

PIB par habitant :
Pologne : 29 300
Finlande : 44 050
Norvège : 58 790
Suède : 48 905
Danemark : 49 600
Islande : 52 150
Irlande : 71 472

France : 43 600
=> C'est moins flagrant mais la France est quand même à la traîne. C'est vrai que la Pologne est encore moins forte. Elle vient aussi de beaucoup plus loin, ayant appartenu au "bloc soviétique".

C'est quand même pas mal, la liberté, non ?

Là dessus tous les états sont a peu près d'accord sur une chose, internet est bien trop peu taxer et réguler comme ça, ce n'est pas bon du tout eux.
Ce qui n'est pas du tout libéral ! #TaxIsTheft

Aussi la faute au média
... qui sont largement subventionnés par qui ?
Avatar de CinePhil CinePhil - Modérateur https://www.developpez.com
le 05/09/2018 à 15:06
Citation Envoyé par Ruy2000
C'est plutôt le reflet des lobbies.
Ce qui est marrant dans cette affaire, et pour revenir au sujet, c'est que les promoteurs de ce projet râlent contre les lobbies qui ont influencé les députés qui ont voté contre ou se sont abstenu.
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