Scandale C.A. : des employés de Facebook mécontents souhaiteraient être mutés vers la division Instagram ou WhatsApp,
Pour des raisons d'éthique

Le , par Malick, Community Manager

Le scandale de Cambridge Analytica continue de faire la une des médias dans le monde entier. En effet, suite à ce problème qui a entaché la réputation de Facebook en matière de protection des données et de la vie privée des utilisateurs, certains ingénieurs de Facebook mécontents auraient exprimé leur souhait d'être mutés vers d'autres divisions de la société plutôt que de continuer à travailler sur la plateforme responsable dudit scandale. L'information a été relayée par plusieurs médias, dont le New York Times qui nous informe également que ces employés ont comme principales cibles les divisions d'Instagram et WhatsApp.

Il convient de rappeler que le scandale de Cambridge Analytica est relatif à la récente déclaration de Facebook qui a affirmé dans un billet que la société Cambridge Analytica, une société spécialisée dans l’analyse de données, a utilisé des informations d'environ 87 millions d'utilisateurs et principalement aux USA, cela afin d'influencer les électeurs lors des élections présidentielles de 2016. Cette déclaration de Facebook est intervenue après la sortie de Christopher Wylie, fondateur de la société d'analyse de données Cambridge Analytica, qui a également soutenu que Facebook était au courant des données de Cambridge Analytica et avait demandé à l'entreprise de les supprimer, mais n'a jamais fait de suivi pour s'assurer que sa requête a bien été exécutée.

Plusieurs personnes dont des analystes ont reproché à Facebook de ne pas avoir été à la hauteur pour gérer de façon responsable les données des utilisateurs. Beaucoup d'employés se sont également sentis frustrés par le fait que le PDG Mark Zuckerberg soit resté silencieux pendant des jours après que le problème avait été soulevé ; ce qui a forcément eu un impact négatif sur les employés travaillant sur la plateforme et qui a commencé à remettre en question le leadership de l'entreprise.

D'après les informations recueillies, certains employés n'ont même pas demandé une mutation, mais ont préféré démissionner de la société pour se retrouver ensuite au chômage. C'est le cas de Westin Lohne, un concepteur de produits chez Facebook, qui a déclaré sur Twitter qu'il avait quitté son emploi dans l'entreprise pour des raisons éthiques.


Dans le cadre de cette affaire, notamment le scandale de Cambridge Analytica, le PDG de Facebook Mark Zuckerberg devrait faire face à la Chambre des représentants des États-Unis ce mercredi 11 avril 2018. Pour ce faire, il a fait parvenir une copie du témoignage qu'il fera lors de son audition devant le Congrès. Les résultats de son témoignage pourraient également avoir une incidence sur les employés et sur leurs décisions de rester ou non au sein de l'entreprise.

Source : New York Times - Business Insider

Et vous ?

Que pensez-vous de cette décision de certains employés de démissionner ou de demander une mutation ?

Voir aussi

Scandale C.A : Mark Zuckerberg fait parvenir une copie du témoignage qu'il fera demain à son audition devant le Congrès
Scandale CA : Facebook estime à plus de 87 millions les comptes concernés par le profilage, et annonce des mesures pour mieux protéger les données
Zuckerberg auditionné par des commissions du Congrès US, sauront-ils rester impartiaux sachant qu'ils ont reçu des dons de Facebook ?


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Avatar de petitnouveau1 petitnouveau1 - Inactif https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 6:04
Citation Envoyé par Rokhn Voir le message
Si tu avais pas compris, je me foutais ouvertement de toi et de ta phrase débile & non des nombreuses victimes d'un fou narcissique
Quelle phrase?
Avatar de diabolos29 diabolos29 - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 9:56
Citation Envoyé par petitnouveau1 Voir le message
Ces faits sont notoirement connus. Je ne pense pas qu'une personne même médiocrement informée puisse ne pas les en avoir connaissance.
Bonjour,

A l'évidence, tout le monde ici ne dispose pas du même niveau d'information que toi et ce qui est notoirement connu dans ta bulle d'information ne semble pas l'être globalement. C'est bien pour cela qu'il serait utile que tu présentes tes sources afin d'étayer ce que tu avances. C'est tout.
Avatar de hotcryx hotcryx - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 10:25
Hier son procès, pub, propagande russe, lèche ?audition? était diffusé en LIVE sur Youtube (RT).

Zuckerberg faisait profil bas.
Avatar de diabolos29 diabolos29 - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 10:30
Citation Envoyé par hotcryx Voir le message
Hier son procès était diffusé en LIVE sur Youtube (RT).
Une audition plutôt, non ?
Avatar de Zirak Zirak - Inactif https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 10:37
Citation Envoyé par diabolos29 Voir le message
Une audition plutôt, non ?
Non il s'est trompé de chaîne, en faite il regardait un reportage sur le procès de Nuremberg, tu m'étonne que les accusés faisaient profil bas.

Avatar de hotcryx hotcryx - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 10:51
Peut-être une audition, il était quand même dans la m* le copain à Zirak

60 milliards de dollars perdus en 2 jours.
Des actionnaires veulent l'éjecter.

Un autre scandale pourrait faire tomber cette société... (Brexit?)
Avatar de Namica Namica - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 11:04
Avatar de Coriolan Coriolan - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 12:13
Mark Zuckerberg est passé devant le Sénat américain
Le patron de Facebook promet une IA pour mieux trier les contenus à caractère haineux

Hier, le PDG de Facebook a comparu devant le Sénat américain pour donner plus d’explications sur le scandale « Cambridge Analytica » qui continue de faire la une des médias dans le monde entier. Pour préparer cette audition, Facebook n'a pas lésiné sur les moyens, en embauchant notamment une équipe du cabinet d’avocats WilmerHale ainsi que des consultants pour que le patron de la société ne soit pas piégé durant cette audition.

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook


Devant la barre, Mark Zuckerberg a subi un interrogatoire intense de plusieurs heures. Vêtu de son costume et souriant calmement, le PDG de Facebook a tenu à afficher dès le début un ton apologétique, admettant pour la première fois que sa société est responsable du contenu publié sur la plateforme, un changement d’une grande signification pour le réseau social qui s’est toujours considéré comme étant une technologie neutre.

En ce qui concerne l’affaire « Cambridge Analytica », Mark Zuckerberg a informé que les 87 millions de personnes affectées sont bel et bien des victimes.

« Sénateur, je pense que oui, ils n’auraient pas aimé voir leurs informations vendues à Cambridge Analytica par un développeur, » a dit Zuckerberg. « Cela est arrivé et c’est arrivé sous nos yeux. »

Mark Zuckerberg a profité de l’audience pour rapporter les différents changements introduits par Facebook depuis le début du scandale, notamment un contrôle plus accru des campagnes de publicité et le support de la langue birmane.

Du côté des sénateurs, ils ont profité de l’occasion pour bien faire comprendre au PDG que suite à ce scandale, il n’est plus juste que Facebook continue à amasser les données sur sa plateforme dans le but de gagner de l’argent.

Un sénateur républicain en particulier a vivement attaqué Zuckerberg avec ses remarques. Il a évoqué notamment les conditions d’utilisation ridicules, complexes et le fait qu’elles soient tout simplement inintelligibles pour les utilisateurs.

« Il y a quelques impuretés dans Facebook, » dit-il. « Je ne veux pas avoir à voter pour réguler Facebook, mais grand dieu, je le ferai. Cela dépend de vous, votre contrat d’utilisation est ridicule. »

Un autre sénateur, démocrate cette fois, s’est demandé si Facebook allait laisser à certains utilisateurs le choix de payer pour l’utilisation du service au lieu de s'appuyer seulement sur la publicité pour engranger les revenus. Autrement dit, est-il possible que Facebook soit payant et sans pub ? Au début, Zuckerberg semble rejeter cette possibilité, en défendant le business model de Facebook et a informé que le réseau social ne sera jamais payant.

« Si on ne veut pas afficher de pub, nous aurons toujours besoin d’un type de business model, » a dit Zuckerberg. « Nous pensons qu’offrir un service basé sur la publicité est le moyen le plus aligné avec notre mission de connecter tout le monde. »

Cependant, le PDG a dit à une sénatrice qu’il y aura toujours une version gratuite de Facebook, ce qui laisse présager qu’il y aura peut-être une version payante et sans publicité dans le futur.

Quelques fois lors de l’audition, les choses ont pris une drôle de tournure, comme lorsqu’un sénateur a demandé au PDG comment Facebook arrive-t-il à maintenir un business model où les utilisateurs n’ont rien à payer pour votre service ? Mark Zuckerberg, l’air de rien, a répondu : « Nous affichons des pubs, sénateur. »

Concernant la vente de données aux annonceurs, Zuckerberg assure que les informations des utilisateurs de Facebook ne sont jamais vendues. L'entreprise vend aux annonceurs une possibilité de cibler des profils en fonction d'informations que Facebook possède, mais dont il conserve la propriété.

Il a également confirmé que si un utilisateur décide de supprimer ses données, elles ne pourront plus être utilisées par la société. Toutefois, Zuckerberg a admis ne pas savoir combien de temps il faut pour que ces données disparaissent une fois pour toutes des serveurs de Facebook quand l’utilisateur décide de supprimer son compte.

Ces explications, bien que bien énumérées par le PDG, n’ont pas semblé convaincre certains sénateurs. Douteux, un sénateur républicain de l’État du Texas a rappelé à Zuckerberg que si Facebook ne vend pas les données, c’est qu’il les loue !

Un autre sénateur a attaqué la question qui possède réellement les données. « Je ne pense pas que nous possédons réellement nos propres données, sinon nous aurions eu notre part des profits. »

Globalement, Mark Zuckerberg a bien géré cette audition, en tenant à garder un ton calme malgré l’énorme pression sur ses épaules. En bourse, Facebook a réalisé sa meilleure séance depuis deux ans. Les investisseurs semblent apprécier la manière avec laquelle le patron du réseau social a répondu aux différentes questions et accusations des sénateurs américains.


L’intelligence artificielle pour mieux trier les contenus à caractère haineux

Confronté par les sénateurs sur la capacité de Facebook à repérer et empêcher la propagation de discours à caractère haineux sur sa plateforme, Zuckerberg a maintes fois informé qu’une intelligence artificielle sera mise en place pour mieux trier les contenus à caractère haineux ou raciste. Toutefois, il faudra attendre encore quelques années pour que cette solution soit au point.

Facebook cherche à améliorer sa capacité à détecter les discours haineux, mais Zuckerberg rappelle qu’il faudra attendre au moins dix autres années avant que la société ait réellement une intelligence artificielle capable d’agir seule.

Cette nouvelle promesse de Zuckerberg pour rassurer les utilisateurs risque de coûter cher sur le long terme, surtout si elle ne se concrétise pas. Mais le patron de Facebook pense que les choses sont désormais différentes, l’approche sur la responsabilité de la société est en train de changer, a informé Zuckerberg.

« Nous devons avoir une perception plus proactive sur le contrôle de l’écosystème », dit-il.

En partie, Zuckerberg a fait référence ici aux discours haineux et les multitudes de façons avec lesquelles sa plateforme a été exploitée pour propager la désinformation. Cette question a particulièrement poussé un sénateur à demander au PDG quelles sont les mesures que Facebook compte entreprendre pour améliorer sa capacité à définir ce qu’est un discours haineux et ce qui ne l’est pas.

« Un discours haineux est l’un des plus durs [à déterminer], » a dit Zuckerberg. « Déterminer si quelque chose constitue un discours haineux est très nuancé linguistiquement. Vous devez comprendre ce qui constitue une insulte et si quelque chose est haineuse, et pas seulement en anglais… »

Si Facebook s’efforce à développer des outils IA pour signaler tout contenu haineux, Zuckerberg admet néanmoins qu’on est encore loin avant de voir ces outils opérationnels, « Aujourd’hui, nous ne sommes pas encore à ce stade », dit-il.

Il serait intéressant de voir comment l’IA de Facebook va décider si un contenu a un caractère haineux ou non, une tâche qui s’est avérée fastidieuse et fort difficile même pour les humains. Si un humain ne peut pas décider ce qui est un discours haineux, qu’est-ce qui laisse porter à croire qu’une IA peut le faire ? Affaire à suivre !

Pour le moment, Facebook continue de s'appuyer sur l’aide des utilisateurs pour signaler les contenus offensifs. Zuckerberg a dit que d’ici la fin de 2018, Facebook va employer près de 20 000 personnes pour travailler sur la sécurité et l’évaluation des contenus.

Source : The Washington Post - Inverse

Et vous ?

Que pensez-vous des arguments présentés par Mark Zuckerberg ?
Avez-vous été convaincus par ses réponses ?
Pensez-vous que l'IA pourra aider à faire face à la désinformation et la propagation de discours haineux ?

Voir aussi :

CONSENT Act : en réponse au scandale Cambridge Analytica, des sénateurs US lancent un projet de loi pour renforcer la protection de la vie privée
Scandale C.A. : des employés de Facebook mécontents souhaiteraient être mutés vers la division Instagram ou WhatsApp, pour des raisons d'éthique
Avatar de hotcryx hotcryx - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 12:39
Pourtant créer un algorithme qui détecterait un discours haineux ne doit pas être tellement difficile.
Ils n'ont pas des psychologues chez FB?
Avatar de SofEvans SofEvans - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 11/04/2018 à 12:54
Citation Envoyé par hotcryx Voir le message
Pourtant créer un algorithme qui détecterait un discours haineux ne doit pas être tellement difficile.
Ils n'ont pas des psychologues chez FB?
Le problème n'est pas uniquement dans la détection de discours haineux mais aussi dans la détection de faux positif et vrai négatif : Faire un algorithme bidon pourrait amener une montagne de faux positif à trier (ce qui est presque impossible), et faire un simuli d'IA pourrait amener beaucoup de vrai négatif (quand on est en colère, on peut avoir un discours borderline).
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