Kaspersky nie toute implication dans le piratage du contractant de la NSA et remet en cause les faits présentés
L'entreprise avance un autre scénario

Le , par Olivier Famien, Chroniqueur Actualités
Il y a quelques jours, l’on rapportait qu’un logiciel d’antivirus de la firme de sécurité russe, Kaspersky Lab, avait servi à des pirates russes pour subtiliser des informations confidentielles sur la NSA y compris sur ses pratiques de cyberespionnage et de cyberdéfense.

Selon les informations rapportées par les personnes proches du dossier, ce piratage a été possible après qu’un entrepreneur vietnamien de la NSA a dû aller travailler à la maison (avec son ordinateur personnel) sur le remplacement des outils de piratage rendus désuets par la divulgation faite par Edward Snowden. Lorsqu’il est rentré chez lui pour continuer à travailler, il est rapporté que l’utilisation de l’antivirus Kaspersky sur son ordinateur aurait permis à des pirates russes d’être alertés sur le fait que des fichiers présents sur l’ordinateur auraient été rapportés de la NSA. Les pirates auraient, à partir de là, infiltré l’ordinateur du contractant de la NSA et dérobé une quantité importante de données.

Mais selon Eugene Kaspersky, le CEO de Kaspersky Lab, cette histoire serait digne d’un montage tiré « du scénario d’un film de série C ». « Nous ne trahissons jamais la confiance que nos utilisateurs mettent entre nos mains. Si nous avions fait cela une seule fois, cela serait immédiatement repéré par l’industrie et notre entreprise serait terminée », a-t-il ajouté, tout en rejetant de manière catégorique le fait que son entreprise ait joué un rôle actif dans le piratage mentionné.

Pour lui, ce qui aurait pu arriver, c’est que Kaspersky Lab ait correctement identifié comme des logiciels malveillants les outils sur lesquels le contractant travaillait, peut-être grâce à ses propres recherches menées sur Equation Group, une plateforme sophistiquée d’espionnage cybernétique qui est censée être liée à la NSA. De là, les données recueillies par Kaspersky Lab pourraient avoir été piratées par le gouvernement russe, a-t-il ajouté.

En continuant toujours dans ses explications, Eugene Kaspersky avance que même s’ils ont une équipe interne de sécurité et ont mis en place des primes pour la découverte de bogues, ils ne peuvent pas garantir à 100 % qu’il n’y a pas de problèmes de sécurité dans leurs produits. « Nommez une entreprise qui peut le faire », a-t-il assené.

Mais que ce soit dans l’hypothèse du piratage du contractant vietnamien ou dans celui rapporté par Eugene Kaspersky, il n’en demeure pas que c’est toujours Kaspersky Lab qui se fait pirater. Seulement dans le second cas, il n’y a pas de collusion entre les pirates et Kaspersky Lab. C’est un détail qui a tout son poids, car la crédibilité et l’image des produits Kaspersky ne seraient donc pas entamées dans ce second cas.

À la suite de ces déclarations, certaines personnes ont commencé à croire qu’il pourrait ne pas avoir eu de collusion avec les pirates russes, mais que les produits de Kaspersky auraient été simplement piratés comme c’est parfois le cas pour les logiciels de certaines entreprises. Mais pour les autorités américaines, cette affaire pourrait être l’élément qui manquait afin de soutenir les diverses décisions prises à l’effet de faire sortir les solutions de Kaspersky du réseau des agences gouvernementales.

Il faut rappeler qu’avant le rapport de cet incident, le FBI avait déjà commencé à enquêter sur Kaspersky Lab et vers la fin du mois de juin, les sénateurs américains ont appelé à l’interdiction des produits de Kaspersky Lab utilisés par les militaires américains, dans la crainte que l’entreprise soit utilisée comme exploit par le gouvernement russe pour mener des attaques sur des infrastructures américaines. Quelques semaines après cet appel du Sénat, l’administration Trump a retiré le vendeur de solutions d’antivirus de deux listes de vendeurs agréés fournissant des équipements technologiques aux agences gouvernementales.

Il y a quelques semaines, ce fut le département de la sécurité intérieure des États-Unis (DHS en anglais) qui adressa une directive à ses agences et départements pour leur demander de ne plus utiliser les produits de Kaspersky dans un délai de 90 jours après l’édition de cette directive. Et tout récemment, le Sénat a voté un amendement afin de révoquer l’utilisation des produits de l’entreprise Kaspersky Lab au niveau du gouvernement fédéral.

Avec cette nouvelle affaire de piratage du contractant de la NSA, certains pourraient par contre donner raison à toutes les actions préventives des autorités américaines.

Mais selon vous, Kaspersky aurait-il volontairement travaillé avec les Russes pour pirater les Américains ? Pensez-vous que le piratage serait survenu sans l’intervention de Kaspersky ? Ou simplement est-ce un montage de toutes pièces pour accuser la Russie en faisant porter le chapeau à Kaspersky Lab ?

Source : The Guardian

Et vous ?

Pensez-vous que Kaspersky Lab a été complice des Russes pour pirater les Américains ?

Le piratage serait-il survenu sans l’implication de Kaspersky ?

Ou est-ce un montage pour accuser la Russie et rejeter les produits de Kaspersky ?

Voir aussi

USA : le Sénat vote une loi pour interdire l'usage des produits de Kaspersky au niveau fédéral après que le DHS a donné 90 jours pour les supprimer
Kaspersky : malgré le boycott de sa solution antivirus aux États-Unis que tente d'orchestrer le FBI, l'éditeur veut rester confiant
Best Buy, le numéro un américain de la vente de matériel électronique bannit les produits Kaspersky, suite aux accusations du gouvernement fédéral


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Avatar de bob.autochtone bob.autochtone - Futur Membre du Club https://www.developpez.com
le 07/10/2017 à 5:20
le contractant vietnamien travaillant sur des données confidentielles de la NSA, je m'étonne que personne ne relève cela dans un premier temps, on est dans la farce pure et simple juste sur cette déclaration.
Ensuite l'antivirus a détecté des malwares (les redoutables outils détenus par le vietnamien) c'est donc un bon produit
Dernier point la NSA permet que des outils ultra confidentiels puissent sortir de ses locaux pour être bidouillés par un contractant vietnamien... On est chez les bidochons. Si tout cela est vrai je pense que la NSA est une boite remplie d'incapables et que les US perdent beaucoup de temps et d'argents à nourir des parasites.
Pour résumer, quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu'il a la rage, ici les prétextes les plus ridicules sont exploités pour sortir Kasperky (certainement la meilleure solution d'AV) des marchés.
Qd à l'exploitation des remontées de détection d'AV US par le gouvernement US, avec les bras cassés de la NSA cela ne peut pas arriver
Avatar de kakoudenis kakoudenis - Membre du Club https://www.developpez.com
le 07/10/2017 à 10:43
Faut croire que ces americain se foutre complementement de eux-meme leur propre gue....
Avatar de AndMax AndMax - Membre actif https://www.developpez.com
le 07/10/2017 à 20:15
"Selon les informations rapportées par les personnes proches du dossier"

Code smell...
Avatar de Namica Namica - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 07/10/2017 à 23:24
J'ai peine à croire qu'on puisse sortir des locaux de la NSA ne fusse qu'avec une clé usb.
Comment ce type a-t-il pu ramener du taf chez lui ? Ce n'est pas crédible.
Avatar de nirgal76 nirgal76 - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 08/10/2017 à 9:22
C'est clair que le gouvernement US préfèrent que les américains utilisent une solution US avec backdoor NSA incluse. Bon, quand on a élu trump, on est capable de tout, même de croire à un truc gros comme cette affaire.
Pour moi, qu'ils ne veuillent pas de kaspersky est un gage de qualité, car s'ils tentent de l'éliminer, c'est qu'il leur donne du fil à retordre.
Avatar de VivienD VivienD - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 08/10/2017 à 23:21
Et moi qui croyais que la guerre froide s'était achevée il y a un quart de siècle...

Comme soulevé plus tôt, un point joue en défaveur de la NSA: cette agence américaine ont fourni des données sensibles et des outils confidentiels à un contractant vietnamien. À ce niveau-là, ils nous prouvent qu'ils n'ont besoin personne pour remplacer le KGB: ils se débrouillent très bien tout seuls pour se retrouver avec des bâtons dans les roues.
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 11/10/2017 à 13:42
C’est lors d'un piratage de Kaspersky que des hackers israéliens ont découvert que la Russie avait volé des documents de la NSA
via le logiciel antivirus

Le mois dernier, le Département américain de la sécurité intérieure (DHS) a ordonné à toutes les agences fédérales d'arrêter d'utiliser les produits de Kaspersky, en leur donnant 90 jours pour supprimer le logiciel. Le secrétaire par intérim du DHS, Elaine C. Duke, a évoqué des « risques de sécurité de l'information » présentés par Kaspersky et a déclaré que l'antivirus et les autres logiciels de la société « fournissent un large accès aux fichiers ». Par conséquent, ils « peuvent être exploités par des cyberacteurs malveillants pour compromettre les systèmes informatiques fédéraux. » Cette mesure s'aligne avec bien d'autres qui ont été annoncées ou en cours pour bannir totalement le logiciel antivirus Kaspersky des entreprises et organisations américaines.

Ces mesures étaient toutefois attendues depuis longtemps. Il y aurait en effet eu des mois de discussions entre les responsables du renseignement américain. Ces derniers ont même mené une étude sur le fonctionnement du logiciel de Kaspersky et enquêté sur les liens présumés de l'entreprise avec le Kremlin.

Mais d’après le quotidien New York Times, les accusations du gouvernement américain contre la firme de sécurité russe reposent, en grande partie, sur des informations fournies par le renseignement israélien, lors d'une intrusion en 2014 dans les systèmes de Kaspersky. C'est lors de cette intrusion dans le réseau de Kaspersky que des hackers travaillant pour le gouvernement israélien ont découvert qu'ils n'étaient pas les seuls sur le terrain. Ils ont en effet observé en temps réel les hackers du gouvernement russe en train d’analyser les ordinateurs à travers le monde à la recherche de documents relatifs aux programmes d'espionnage des États-Unis. Ils ont donc décidé d'en informer les États-Unis sur cette intrusion russe, et c’est ce qui a récemment conduit le gouvernement américain à bannir Kaspersky.

Dans ce piratage qui a été détecté il y a plus de deux ans, les hackers russes ont simplement utilisé le logiciel antivirus de Kaspersky Lab comme un outil de recherche sur les ordinateurs des utilisateurs ; soit 400 millions de personnes dans le monde, y compris des agents dans une vingtaine d'organismes gouvernementaux US.

L'opération russe a permis de voler les documents confidentiels d'un employé de l'agence de sécurité nationale des États-Unis. La NSA interdit pourtant à ses analystes d'utiliser l'antivirus Kaspersky au sein de l'agence, notamment parce qu’elle-même a déjà exploité un logiciel antivirus pour ses propres opérations de piratage à l'étranger. La NSA sait donc que la même technique est utilisée par ses adversaires. « L'antivirus est la porte dérobée ultime, » affirme Blake Darché, un ancien opérateur de la NSA. « Il fournit un accès fiable et à distance qui peut être utilisé à toutes fins, du lancement d'une attaque destructrice à la conduite d'une opération d'espionnage sur des milliers, voire des millions d'utilisateurs », dit-il.

Cependant, l'interdiction d'utiliser Kaspersky se limitait au travail et l'employé piraté utilisait le logiciel antivirus sur son ordinateur personnel à la maison, sur lequel étaient stockés certains documents confidentiels de la NSA. D'après les sources, il n'avait pas l'intention de transmettre les documents à une agence étrangère. « Il n'y avait pas de malice », a déclaré une personne proche du dossier. « C'est juste qu'il essayait de terminer une mission, et il avait besoin des outils pour le faire. »

Toutefois, cela a permis aux hackers russes de détecter le matériel de la NSA via Kaspersky et d'exfiltrer les informations. Les hackers russes auraient en effet transformé le logiciel antivirus en un outil de recherche d'informations sensibles.

Comme la plupart des logiciels de sécurité, les produits de Kaspersky Lab exigent un accès à tout ce qui est stocké sur un ordinateur afin de détecter les virus ou autres menaces. L’antivirus populaire recherche les signatures de logiciels malveillants, puis les supprime ou les neutralise avant d’envoyer un rapport à Kaspersky. C'est cette procédure, une routine pour un tel logiciel, qui a fourni un outil parfait qui a été exploité par les hackers russes pour analyser le contenu des ordinateurs et récupérer tout ce qui pourrait les intéresser.


En ce qui concerne l’intrusion du gouvernement israélien dans les systèmes de Kaspersky Lab, la firme de sécurité ne l’avait pas découverte avant la mi-2015, lorsque l’un de ses ingénieurs testant un nouvel outil de détection a remarqué une activité inhabituelle sur le réseau de l'entreprise. La société a enquêté et détaillé ses conclusions en juin 2015 dans un rapport public. Kaspersky n'a pas accusé ouvertement le gouvernement israélien. La firme a toutefois fait remarquer que la violation présentait des similitudes frappantes avec une attaque antérieure, connue sous le nom de « Duqu », que les chercheurs avaient attribuée aux mêmes nations derrière Stuxnet. Pour information, l'opération Stuxnet était menée conjointement par Israël et les États-Unis. Mais Kaspersky a noté que plusieurs cibles étaient aux États-Unis, ce qui suggérait que la nouvelle opération était celle d'Israël, et non menée en collaboration avec les États-Unis.

Kaspersky a également révélé que les attaquants ont réussi à s'infiltrer profondément dans les ordinateurs de l'entreprise et à éviter d'être détectés pendant des mois. Les enquêteurs ont encore découvert plus tard que les pirates avaient aussi implanté plusieurs portes dérobées dans les systèmes de Kaspersky, en utilisant des outils sophistiqués pour voler les mots de passe, prendre des captures d'écran et aspirer les emails et les documents.

C’est après cette opération que le renseignement israélien a informé la NSA qu'ils ont découvert que les pirates du gouvernement russe utilisaient l'accès de Kaspersky pour rechercher les programmes classifiés par le gouvernement américain, et envoyaient les résultats aux systèmes de renseignement russes. Ils ont fourni à leurs homologues de la NSA « des preuves solides de la campagne du Kremlin sous forme de captures d'écran et d'autres documents », selon les sources du New York Times.

Kaspersky Lab a nié toute connaissance ou implication dans le piratage russe. « Kaspersky Lab n'a jamais aidé, et n'aidera jamais aucun gouvernement dans le monde dans ses efforts de cyberespionnage », a déclaré la firme de sécurité dans un communiqué mardi après-midi. Kaspersky Lab a donc demandé toute information pertinente et vérifiable qui permettrait à l'entreprise d'ouvrir une enquête dès que possible.

Source : New York Times

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

USA : le Sénat vote une loi pour interdire l'usage des produits de Kaspersky au niveau fédéral, après que le DHS a donné 90 jours pour les supprimer
Le FBI tente de faire bannir les produits Kaspersky de la liste des produits utilisés par les entreprises privées américaines
Kaspersky Lab expose une opération de cyberespionnage pouvant être liée à la Russie alors que l'entreprise est accusée d'aider les espions russes
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 11/10/2017 à 15:08
Tout le monde s'introduit chez tout le monde c'est impressionnant.
Même si les russes ont beaucoup de retard par rapport aux USA et à Israël.

C'est marrant de voir que tous les postes de la NSA ne sont pas super sécurisé.
Un jour des hackers arriveront à leur voler leur outils...

Citation Envoyé par Coriolan Voir le message
Le fait d’avoir ces informations pourrait aider le gouvernement russe à mieux protéger ses réseaux, ce qui va rendre la tâche plus difficile pour la NSA.
Belle défense de la part des Russes.

Citation Envoyé par Coriolan Voir le message
La NSA interdit pourtant à ses analystes d'utiliser l'antivirus Kaspersky au sein de l'agence, notamment parce qu’elle-même a déjà exploité un logiciel antivirus pour ses propres opérations de piratage à l'étranger.
Purée mais quel logiciel n'est pas utilisé pour espionner ?

Citation Envoyé par Coriolan Voir le message
La firme a toutefois fait remarquer que la violation présentait des similitudes frappantes avec une attaque antérieure, connue sous le nom de « Duqu », que les chercheurs avaient attribuée aux mêmes nations derrière Stuxnet. Pour information, l'opération Stuxnet était menée conjointement par Israël et les États-Unis. Mais Kaspersky a noté que plusieurs cibles étaient aux États-Unis, ce qui suggérait que la nouvelle opération était celle d'Israël, et non menée en collaboration avec les États-Unis.
Donc c'est bon aujourd'hui tout le monde reconnait que les responsables de Stuxnet et Duqu c'est le combo USA/Israël ?
Avatar de Tartare2240 Tartare2240 - Membre habitué https://www.developpez.com
le 11/10/2017 à 15:08
Ça commence à devenir complexe... Donc, c'est la Russie qui aurait piraté Kaspersky. Israël a découvert la faille chez Kaspersky et le fait que la Russie pouvait avoir accès aux informations. Pourtant, ils ont averti les USA mais pas la société d'anti-virus concernée, et la société d'anti-virus se fait déclarer "Persona non-grata" car il y avait une faille exploitée par les Russes sans qu'ils le sachent... Ça va loin. Très loin.
Avatar de VivienD VivienD - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 11/10/2017 à 15:44
Citation Envoyé par Tartare2240 Voir le message
Ça commence à devenir complexe... Donc, c'est la Russie qui aurait piraté Kaspersky. Israël a découvert la faille chez Kaspersky et le fait que la Russie pouvait avoir accès aux informations. Pourtant, ils ont averti les USA mais pas la société d'anti-virus concernée, et la société d'anti-virus se fait déclarer "Persona non-grata" car il y avait une faille exploitée par les Russes sans qu'ils le sachent... Ça va loin. Très loin.
Est-ce le bon moment de dire "Kamoulox", ou bien?

De ce que j'ai compris (et il va me falloir de l'aspirine, beaucoup d'aspirine), toute cette histoire, où les États-Unis d'Amérique fustigent Kaspersky Labs parce que le logiciel de ces derniers serait directement lié à des cyberattaques russes, a permis aux media de découvrir comment l'Oncle Sam a su pour l'origine de ces cyberattaques: il a envoyé les Israëliens pirater Kaspersky Labs. En conclusion, la seule différence entre les Russes et les Américains est que les premiers font le sale boulot eux-mêmes, tandis que les derniers envoient leurs pantins le faire. J'ai bon?
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 11/10/2017 à 15:59
Citation Envoyé par VivienD Voir le message
J'ai bon?
Non, Israël n'est pas le pantin des USA, ce serait plutôt l'inverse dans un sens ^^

Les USA n'ont pas demandé à Israël d'espionner.
C'est juste qu'Israël espionne tout le monde, Israël doit également espionner les USA, alors qu'ils ont une relation privilégié...

Citation Envoyé par VivienD Voir le message
les États-Unis d'Amérique fustigent Kaspersky Labs parce que le logiciel de ces derniers serait directement lié à des cyberattaques russes
Non les USA critiquent Kaspersky, parce qu'au bout d'un temps il se sont dit "Merde ils font peut être comme nous !".

Il y a des backdoors dans plein de logiciels américains.
Windows peut être utilisé pour t'espionner par exemple.
Avatar de AndMax AndMax - Membre actif https://www.developpez.com
le 11/10/2017 à 20:03
Comme la plupart des logiciels de sécurité, les produits de Kaspersky Lab exigent un accès à tout ce qui est stocké sur un ordinateur afin de détecter les virus ou autres menaces. L’antivirus populaire recherche les signatures de logiciels malveillants, puis les supprime ou les neutralise avant d’envoyer un rapport à Kaspersky. C'est cette procédure, une routine pour un tel logiciel, qui a fourni un outil parfait qui a été exploité par les hackers russes pour analyser le contenu des ordinateurs et récupérer tout ce qui pourrait les intéresser.
A une époque (très lointaine sans doute), un anti-virus prévenait l'utilisateur ou l'administrateur de la machine, et ne faisait aucune action sans son consentement. Donc maintenant, il pompe tout ce qu'il veut sur le PC et ne prévient personne d'autre que l'éditeur ?

Je n'appelle pas cela un anti-virus mais un malware.
Avatar de Loceka Loceka - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 12/10/2017 à 9:00
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
C'est marrant de voir que tous les postes de la NSA ne sont pas super sécurisé.
Un jour des hackers arriveront à leur voler leur outils...
C'était de l'ironie ou c'était sérieux ?

Parce que des hackers y sont déjà arrivé (les ShadowBrokers) et tout est déjà disponible sur le net, une bonne partie gratuitement d'ailleurs (je suis pas allé vérifier moi-même ^^)
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 12/10/2017 à 9:04
Citation Envoyé par Loceka Voir le message
Parce que des hackers y sont déjà arrivé (les ShadowBrokers)
Ah ouais c'est vrai j'avais complètement oublié ^^
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
le 12/10/2017 à 9:50
Kaspersky aurait volontairement modifié son logiciel antivirus
Pour aider la Russie à voler les secrets des États-Unis

La rumeur qui alimente la controverse selon laquelle Kaspersky Lab, une entreprise technologique russe basée à Moscou et spécialisée dans la cybersécurité, serait en réalité un pion à la solde du Kremlin connait de nombreux développements depuis plusieurs semaines. À titre de rappel, le programme antivirus de Kaspersky est utilisé par plus de 400 millions de personnes à travers le monde.

D’après les dernières informations fournies par le média Wall Street Journal (WSJ), il semble que la société Kaspersky ait, en toute connaissance de cause, modifié son logiciel antivirus pour aider la Russie à voler les informations sensibles détenues par les États-Unis. Ces observations rapportées par WSJ découleraient d’expérimentations effectuées durant plusieurs mois sur Kaspersky AV par les services américains compétents.

Le logiciel antivirus de Kaspersky est censé détecter tous les éléments malveillants sur un ordinateur, mais il est aussi capable d’identifier d’autres types de données comme les « signatures silencieuses ». Ces dernières peuvent, par exemple, être exploitées pour rechercher des documents spécifiques en utilisant des mots clés ou des acronymes. En se basant sur cet aspect du fonctionnement normal de cet outil, de nouvelles études américaines tendent à prouver que Kaspersky AV peut exploiter des mécanismes de recherche faisant appel à des mots clés ou des acronymes tels que « top secret » à des fins de cyberespionnage.


Les sources de WSJ ayant requis l’anonymat qui soutiennent cette version justifient leur propos par le fait que certains mots clés et acronymes sont recherchés de manière automatique par le logiciel de Kaspersky Lab. Paradoxalement, certains documents de supervision personnels ou appartenant à différents services du gouvernement américain qui pourraient susciter le vif intérêt des services de renseignement étrangers peuvent comporter des éléments ciblés par ces techniques de recherche de Kaspersky AV.

Pour ces personnes, cette « particularité » est suffisante pour démontrer que Kaspersky Lab serait une composante majeure du dispositif d’espionnage à grande échelle des services de renseignement russes. Et comme l’a précisé une source du WSJ, « il est impossible que les responsables de Kaspersky n’aient pas connaissance de ce mode fonctionnement inhérent à leur logiciel. »

Pour rappel, le gouvernement russe aurait réussi à s’approprier de manière illégale des données sensibles qui appartiendraient à la NSA. Des « personnes proches de l’affaire » estiment que c’est le logiciel antivirus distribué par Kaspersky Lab qui aurait permis au Kremlin de réaliser cette opération qui rentre dans le cadre du cyberespionnage.

À l’origine de l’affaire, il y aurait un employé américain de la NSA qui travaillait avec le Tailored Access Operations, un groupe qui met au point des outils de piratage pour la NSA. En 2015, cet employé aurait ramené à son domicile un ordinateur portable comportant du code ainsi que d’autres documents classifiés et sur lequel était installé le logiciel antivirus Kaspersky. Ce dernier aurait identifié (à tort ou à raison) un élément comme étant malveillant sur la machine de l’employé et l’a transféré à Kaspersky pour analyse, une procédure on ne peut plus normale pour n’importe quel logiciel du même genre.

C’est la mise en quarantaine des éléments détectés comme malveillants par le logiciel de Kaspersky pour analyse qui aurait mis la puce à l’oreille à l’agence de renseignement de la Russie. Se rendant compte de la présence d’éléments top secret appartenant à la NSA, les services secrets russes auraient alors décidé de pirater entièrement la machine d’où provenaient les données sensibles afin de récupérer toutes les informations qui s’y trouvaient.

Malheureusement, aucun média n’a jusqu’à présent pris la peine de fournir des informations détaillées sur la manière dont l’ordinateur portable de l’employé incriminé aurait pu être piraté. De même, aucune source ne révèle pourquoi il a fallu attendre aussi longtemps (plus d’un an) avant que l’acte supposé de piratage ne soit divulgué.

De toute évidence, personne dans cette affaire ne semble chercher à savoir pourquoi cet employé, si tant est qu’il existe, a ramené des informations aussi sensibles à son domicile. De plus, si les données détectées comme des menaces par l’antivirus de Kaspersky étaient, par exemple, des outils de piratage développés la NSA, cela ne prouverait-il pas au moins que cet antivirus russe est plutôt efficace ?


À ce propos, Eugène Kaspersky, le fondateur de cette entreprise technologique russe, a d’ailleurs déclaré : « Au regard de son statut d’entreprise privée, Kaspersky Lab n’entretient pas de relations inappropriées avec un quelconque gouvernement [...] Kaspersky Lab est simplement pris en étau, au beau milieu d’une lutte géopolitique acharnée. » La société russe de cybersécurité n’a pas manqué de rappeler qu’elle était prête à collaborer avec les autorités américaines afin de lever le doute sur l’intégrité de ses produits.

La position américaine, faut-il le rappeler, a connu une évolution rapide depuis l’échec du parti démocrate américain aux dernières élections US qui ont permis l’accession de Donald Trump à la magistrature suprême des États-Unis. Dès ce moment, les démocrates ont décidé d’attribuer leur contre-performance électorale à une longue opération de piratage informatique montée de toutes pièces par la Russie avec la complicité de Trump afin de déstabiliser les États-Unis. D’ailleurs, à plusieurs reprises déjà, de supposés liens de connivence entre Trump et Poutine ont été rapportés par des médias américains.

Plus récemment, c’est le Département américain de la sécurité intérieure (DHS) qui s’est démarqué en rendant effective la mesure visant à interdire l’usage du logiciel antivirus Kaspersky dans toutes les agences fédérales américaines. Depuis le mois de septembre, celles-ci disposent de 90 jours pour supprimer complètement le logiciel. Cette mesure représente en réalité les prémices d’un ensemble plus large d’actions menées par le gouvernement américain visant à bannir totalement le logiciel antivirus Kaspersky des entreprises et organisations américaines.

Source : WSJ, UKStar

Et vous ?

Est-ce vraiment important de savoir si Kaspersky travaille (directement, à son insu ou de son plein gré) ou non pour le Kremlin ?
L’origine russe d’un logiciel peut-elle être considérée comme une preuve suffisante de collusion entre l’entreprise et le Kremlin ?
Dès lors, que faudrait-il penser des autres antivirus comme Avast, AVG, Norton ou autres qui sont étrangers à la France ?

Voir aussi

Facebook aurait transmis aux autorités des informations relatives aux pubs achetées par un troll russe pour influencer la campagne présidentielle
C'est en piratant Kaspersky que des hackers israéliens ont découvert que la Russie avait volé des documents de la NSA via le logiciel antivirus
Kaspersky : malgré le boycott de sa solution antivirus aux États-Unis que tente d'orchestrer le FBI, l'éditeur veut rester confiant
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 12/10/2017 à 10:04
Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
L’origine russe d’un logiciel peut-elle être considérée comme une preuve suffisante de collusion entre l’entreprise et le Kremlin ?
Absolument pas.
Même si il est possible qu'il y ait eu collusion entre le Kremlin et une entreprise, le Kremlin ne va pas s'arranger avec l'intégralité des entreprises qui créer des logiciels en Russie...

Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
Dès lors, que faudrait-il penser des autres antivirus comme Avast, AVG, Norton ou autres qui sont étrangers à la France ?
Il est plausible que ces logiciels espionnent et revendent les informations à des gouvernements.
C'est pareil avec Facebook, Twitter, Windows, Chrome, Tinder, Snapchat, etc...
Avatar de micka132 micka132 - Membre expert https://www.developpez.com
le 12/10/2017 à 10:53
J'aurais presque envie de sortir le popcorn, sauf que je m’inquiètes du pourquoi on raconte ca au grand public...
Sans blague l'espionnage et contre espionnage ça doit exister depuis les hommes des cavernes, mais c'est censé être secret. Quand on "informe" le grand public c'est très certainement pour désigner un méchant...J'aime pas ça.
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