Best Buy, le numéro un américain de la vente de matériel électronique bannit les produits Kaspersky,
Suite aux accusations du gouvernement fédéral

Le , par Michael Guilloux, Chroniqueur Actualités
Best Buy, le numéro américain de la vente au détail de matériel électronique a décidé de retirer les produits de sécurité de Kaspersky de son site Web et ses boutiques, étant donné que l’éditeur russe a perdu sa crédibilité aux yeux des membres des autorités américaines. Avec des responsables de l’administration Trump, les membres du Congrès ont estimé que les États-Unis ne pouvaient plus faire confiance à Kaspersky pour assurer la protection des infrastructures critiques, en particulier les systèmes informatiques vitaux pour la sécurité des États-Unis.

Ils ont fini donc par retirer Kaspersky Lab de la liste de vendeurs d'équipements technologiques agréés pour les agences gouvernementales US, et le Congrès a adopté une loi qui empêcherait l’utilisation des produits Kaspersky par le ministère de la Défense. L’étape suivante a été de faire une mauvaise publicité pour l’éditeur russe auprès des entreprises du secteur privé.

Un panel du Congrès des États-Unis avait en effet demandé aux organismes du gouvernement fédéral de partager des documents sur Kaspersky Lab indiquant que les produits de l'entreprise pourraient être utilisés pour mener des « activités néfastes contre les États-Unis ». Et cela a été fait par le FBI malgré les démentis de la firme de sécurité russe.

« Kaspersky Lab n'a de lien avec aucun gouvernement et l'entreprise n'a jamais aidé, et n'aidera jamais, aucun gouvernement dans le monde à mener des activités de cyberespionnage », avait riposté Eugène Kaspersky, le patron de la firme de sécurité. Il a d’ailleurs fait savoir qu'il était prêt à comparaître devant le Sénat des États-Unis pour dissiper toutes les préoccupations des autorités américaines au sujet de ses produits. Si les États-Unis l’exigent, il dit aussi être disposé à ouvrir le code source de ses produits, en ajoutant que son entreprise fera tout ce qu'elle pourra pour démontrer qu'ils ne sont pas impliqués dans des activités malicieuses.

Au milieu des préoccupations selon lesquelles l'entreprise basée à Moscou pourrait être vulnérable à l'influence du gouvernement russe, Best Buy a décidé de cesser de vendre les produits de la firme de sécurité de son catalogue, estimant qu’il y avait « trop de questions sans réponse ».


Il semble toutefois que ce n’est pas la seule entreprise à avoir décidé d’abandonner Kaspersky suite aux accusations du gouvernement fédéral des États-Unis. C’est en effet ce que laisse croire Kaspersky lorsque la firme de sécurité russe a déclaré au quotidien Reuters que des entreprises avaient suspendu leurs partenariats à cause de cette affaire.

Source : Reuters

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Avatar de Namica Namica - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 10/09/2017 à 0:40
Citation Envoyé par AndMax Voir le message
Je confirme ma version. Ce que tu as vu là, c'est juste une belle déclaration du boss de la boite. Or le CLUF actuel interdit "de désosser, de décompiler, de désassembler, de modifier, de traduire ou de tenter de déterminer le code source du Logiciel" et à ma connaissance, ils n'ont jamais publié le code source de la version actuelle de leur logiciel. Donc ils sont peut-être prêts à faire évoluer tout ça dans l'espoir de garder certains marchés, mais à ce jour, la transparence chez Kaspersky est encore de la science fiction. Ils ne montrent pas encore ce que font réellement leurs produits, et je doute fort qu'ils soient prêts à le faire de manière continue (et pas juste la version de la semaine dernière).
Ben c'est Eugène lui-même qui dit qu'il est prêt à ouvrir son code à un audit. C'est le patron et il peut quand même décider des exceptions au CLUF de SON produit, non ?

Pour le reste de tes opinions, tout à fait d'accord avec toi.

/Mode Troll
A la même aune des mesures contre Kaspersky, nous, de ce côté de l'Atlantique, devrions boycotter quasiment tous les produits logiciels qui hantent nos PC et alimentent les agences de renseignement US.

Car en effet, si nous ne sommes pas certain que Eugène Kasperky travaille pour le renseignement russe, nous sommes par contre parfaitement renseignés (Merci Snowden) sur les nombreux liens entre la NSA et autres agences US avec les acteurs majeurs de l'informatique et de l'Internet.

Vous êtes sous Windows 10 et vous travaillez dans une entreprise de haute technologie ? Malheureux, MP moi vite le nom de votre entreprise pour que je vende vite mes actions si j'en ai.
Et ne pensez pas que seuls les US et la NSA peuvent profiter de vos infos. Quand il y a des failles ou des portes dérobées, tout le monde peut en profiter: les russes, les chinois, tout le monde.

Mode Troll/
Mode troll à demi, il y a quand même un certain fond là dedans.
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 13/09/2017 à 18:02
Kaspersky : malgré le boycott de sa solution antivirus aux États-Unis que tente d'orchestrer le FBI,
l'éditeur veut rester confiant

Le mois dernier, le FBI a informé les entreprises du secteur privé sur des renseignements indiquant que Kaspersky Lab, la société basée à Moscou spécialisée en cybersécurité, représente une menace pour la sécurité nationale.

L'objectif du FBI est que, comme l’a fait l’administration Trump, les entreprises américaines abandonnent à leur tour au plus vite ou s’abstiennent d’utiliser les solutions livrées par le Russe.

Dans sa campagne, lancée depuis le début de l’année, la section de contre-espionnage du FBI aurait d’abord fait des entreprises du secteur de l'énergie ainsi que celles qui utilisent des systèmes de contrôle industriel (ICS) et de contrôle de supervision et d'acquisition de données (SCADA) sa priorité.

À la lumière des cyberattaques successives qui ont été lancées contre le réseau électrique en Ukraine, le FBI s'est concentré sur ce secteur disposant d’infrastructures critiques.

En outre, le FBI aurait informé les grandes entreprises de technologie des États-Unis qui ont des partenariats de travail ou des ententes commerciales avec Kaspersky sur les produits (des routeurs aux machines virtuelles) qui touchent un large éventail d'entreprises et de civils américains.

Dans les briefings, les responsables du FBI auraient donné aux entreprises un aperçu de haut niveau de l'évaluation de la menace, y compris ce que la communauté de renseignement des États-Unis estime être une preuve de la coopération entre Kaspersky et les services de renseignement russes. Les responsables du FBI ont également porté plusieurs accusations spécifiques d'actes répréhensibles de Kaspersky. Entre autres, ils ont rappelé les tentatives de déstabilisation de la concurrence de Kaspersky qui ont été évoquées en 2015 par d'anciens employés de l’entreprise. Ces derniers avaient affirmé que, pour porter un coup à la concurrence, le logiciel avait identifié des fichiers bénins comme étant malveillants. Ils ont déclaré que la campagne secrète visait Microsoft Corp (MSFT.O), AVG Technologies NV (AVG.N), Avast Software et d'autres rivaux, en trompant certains utilisateurs pour les inciter à supprimer ou désactiver des fichiers importants sur les PC de leurs clients.

Certaines entreprises ont donc décidé de suspendre leur collaboration avec l’éditeur russe. Récemment, Best Buy, le numéro américain de la vente au détail de matériel électronique, a décidé de retirer les produits de sécurité de Kaspersky de son site Web et ses boutiques. L’entreprise n’a pas précisé si elle a pris cette décision conformément aux propositions du FBI, mais elle n’a pas dit le contraire.

Une situation qui a poussé Kaspersky à réagir. Dans un billet de blog, l’entreprise a déclaré :

« Actuellement, Kaspersky Lab a trois bureaux opérationnels en Amérique du Nord. Dans le cadre de son engagement continu envers le marché, la société prévoit d'ouvrir trois nouveaux bureaux dans la région en 2018 : Chicago, Los Angeles et Toronto. Étant donné que les ventes du gouvernement américain n’ont jamais été une partie importante de l'activité de l'entreprise en Amérique du Nord, Kaspersky Lab explore des opportunités pour optimiser le bureau de Washington DC responsable des offres de renseignements sur les menaces auprès des entités gouvernementales américaines.

« L'entreprise a opéré dans la région depuis 2005 et l'Amérique du Nord reste un marché stratégique pour Kaspersky Lab. L'unité nord-américaine de l'entreprise emploie près de 300 employés, y compris des membres de la Global Research and Analysis Team. Étendre la présence de l'entreprise dans la région permettra à Kaspersky Lab de mieux fournir à ses clients les meilleures solutions et services de cybersécurité. »

Eugène Kaspersky, fondateur et patron de l’entreprise, s’est empressé de publier sur son Tweet que « Malgré les turbulences géopolitiques, nous restons dévoués à nos clients nord-américains. Trois bureaux régionaux seront ouverts courant 2018. »

Source : Kaspersky, Tweet Eugène Kaspersky

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Avatar de Olivier Famien Olivier Famien - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 22/09/2017 à 4:30
USA : le Sénat vote une loi pour interdire l’usage des produits de Kaspersky au niveau fédéral
après que le DHS a donné 90 jours pour les supprimer

Depuis les dernières élections présidentielles, les rapports entre les États-Unis et la Russie ont été fortement affectés par de nombreux incidents. Les États-Unis ont accusé la Russie de plusieurs attaques dans le but d’influencer les résultats de ces élections présidentielles. À partir de là, les États-Unis ont commencé à se défaire des services russes dans ses systèmes.

Depuis quelques mois, les ennuis pour l’entreprise de sécurité Kaspersky Lab ont débuté. Alors que le FBI avait déjà commencé à mener des investigations sur Kaspersky Lab, les choses se sont encore aggravées pour l’entreprise moscovite lorsque vers la fin du mois de juin, les sénateurs américains ont appelé à l’interdiction des produits de Kaspersky Lab utilisés par les militaires américains, dans la crainte que l’entreprise soit utilisée comme exploit par le Kremlin pour mener des attaques sur des infrastructures américaines.

Quelques semaines après cette proposition du Sénat de se séparer des produits de Kaspersky Lab, l’administration Trump a retiré le vendeur de solutions d’antivirus de deux listes de vendeurs agréés fournissant des équipements technologiques aux agences gouvernementales, arguant qu’elle nourrissait des craintes sur le fait que les solutions antivirus de l’entreprise moscovite soient utilisées par le gouvernement russe pour infiltrer les réseaux des États-Unis.

Face à la menace de voir ses gains disparaître, Eugène Kaspersky, le PDG de l’entreprise a déclaré qu’il serait prêt à comparaître devant le Sénat pour faire la lumière sur les préoccupations soulevées par l’Administration Trump. Et rassurer davantage les agences du gouvernement américain, le CEO de Kaspersky Lab a déclaré qu’il peut ouvrir le code source de ses produits afin qu’ils soient inspectés.

Comme si les décisions prises à l’encontre de Kaspersky n’étaient pas suffisantes, le FBI est parti en campagne auprès des entreprises américaines afin que celles-ci se détournent des produits de l’entreprise comme les services de l’Administration Trump l’ont déjà fait. Au début de ce mois, Best Buy, l’un des poids lourds de la vente au détail aux États-Unis a décidé de retirer les produits de Kaspersky de ses rayons des boutiques en ligne et physiques, estimant qu’il y avait « trop de questions sans réponse ».

Alors que l’on pourrait croire que les mauvais jours sont passés, il y a un peu plus d’une semaine, le département de la sécurité intérieure des États-Unis (DHS en anglais) a adressé une directive à ses agences et départements de la branche exécutive fédérale afin qu’ils identifient sur les 30 prochains jours les produits Kaspersky qui sont utilisés sur leurs systèmes et établissent un plan détaillé sur les deux mois à venir pour supprimer et ne plus utiliser ces produits dans un délai de 90 jours.

À la suite de cette décision, le DHS explique que « le Ministère est préoccupé par les liens entre certains fonctionnaires de Kaspersky, les services de renseignement russe et d’autres organismes gouvernementaux, ainsi que les exigences de la législation russe qui permettent aux agences de renseignement russes de demander ou de contraindre l’assistance de Kaspersky et d’intercepter les communications transitant par les réseaux russes. » Il ajoute que « Le risque que le gouvernement russe, qu’il agisse seul ou en collaboration avec Kaspersky, puisse capitaliser sur l’accès fourni par les produits Kaspersky pour compromettre les systèmes fédéraux d’information et d’information implique directement la sécurité nationale des États-Unis. » C’est pourquoi le ministère a demandé à ses agences et départements de supprimer et ne plus utiliser les produits Kaspersky après le délai de 90 jours fixé.

En dépit de ce bannissement officiel des agences du ministère de l’Intérieur, le DHS déclare qu’il est toujours possible à Kaspersky ou « toute autre entité qui revendique que ses intérêts commerciaux seront directement touchés » de « soumettre une réponse écrite répondant aux préoccupations du ministère ou pour atténuer ces préoccupations ».

À la suite de la directive du DHS, le Sénat vient de voter un amendement afin de révoquer l’utilisation des produits de l’entreprise Kaspersky Lad au niveau du gouvernement fédéral. Cet amendement qui a été proposé par la sénatrice Jeanne Shaheen a été intégré à la loi National Defense Authorization Act (NDAA).

Après le vote de cette loi, Shaheen n’a pas manqué d’exprimer sa joie et a ouvertement affirmé qu’elle est « très heureuse que le Sénat ait agi de façon bipartite sur mon amendement qui supprime une vulnérabilité réelle de notre sécurité nationale. » Sur le site web du Sénat, on peut également lire les propos de Shaheen dans lesquels elle ovationne l’administration Trump pour avoir écouté son appel afin de supprimer les logiciels de Kaspersky Lab de tous les ordinateurs fédéraux. Enfin, la sénatrice conclut qu’il « est important que cette interdiction fasse partie intégrante de la loi et qu’elle soit élargie à l’ensemble du gouvernement fédéral, comme mon amendement le ferait. Compte tenu du soutien bipartite, bicaméral solide pour cette proposition, je suis optimiste, cela sera bientôt signé dans la loi. »

Source : DHS, Sénat US

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Quel est votre avis sur ces décisions de bannir les produits Kaspersky du gouvernement américain ?

En dehors de la crainte avancée, pensez-vous que les décisions du gouvernement américain pourraient être motivées par autre chose ?
Avatar de free_01_binairy free_01_binairy - Membre régulier https://www.developpez.com
le 22/09/2017 à 12:10
Tout ceci fait partie du protectionnisme économique, on bloque Kapersky, et on pourra dans la foulée solliciter une entreprise américaine.
Dans un monde divisé par les frontières, l'homme est devenu ennemi de l'homme à cause des frontières.
Je crois à mon avis que nous sommes tous devenus paranoïaque. Les américaine se sentent pas en sécurité, craignant des portes dérobées dans des applications venant de l’étranger. C'est normal leur réaction, n'importe qui ferait la même chose quand on se sent pas en sécurité avec les autres.
Un jour les russes pourront dire: n'utilisons plus le système Windows dans nos administrations par représailles contre les americains et utilisant les mêmes arguments et voila c'est reparti. soyons bien conscients, les Guerres sont numériques de nos jours!
Mais la grande préoccupation, C'est quelles sont les conséquences de ces "préférer chez soit" sur l'avenir du numérique.
Avatar de AndMax AndMax - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 06/10/2017 à 15:16
Citation Envoyé par free_01_binairy Voir le message
Mais la grande préoccupation, C'est quelles sont les conséquences de ces "préférer chez soit" sur l'avenir du numérique.
La conséquence, ce ne sera pas forcément l'usage d'un logiciel de "chez soit" (cela ne veut pas dire grand chose si ton compilateur, ta librairie ou ton framework vient de l'autre bout du monde), mais plutôt une migration lente mais certaine de solutions privatrices qui cultivent l'obscurantisme, vers des solutions libres et ouvertes, où il est possible de faire auditer régulièrement le code source.

En tous cas, avec ce nouvel article, ça ne va pas arranger les affaires de Kaspermachin:
https://www.developpez.com/actu/1642...es-par-la-NSA/
Avatar de Zirak Zirak - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 06/10/2017 à 15:30
Citation Envoyé par AndMax Voir le message
mais plutôt une migration lente mais certaine de solutions privatrices qui cultivent l'obscurantisme, vers des solutions libres et ouvertes, où il est possible de faire auditer régulièrement le code source.
Euh à mon avis la tu rêves tout debout, enfin en tous cas, ce n'est pas franchement ce qui se dessine majoritairement en ce moment en dehors de quelques rares exemples.

Tu auras juste des américains qui utiliseront des solutions privatrices américaines backdoorées par les services secrets américains, et des russes qui utiliseront la même chose en version russe.

Et nous pauvres européens ne voulant pas développer nos propres solutions (open-source ou non), nous utiliserons soit l'un, soit l'autre.

Rien qu'au niveau européen, si on regarde les derniers commentaires des dirigeants des différents pays, cela ne réclame pas l'utilisation de solutions open-source, juste des backdoors partout, et plus de droits pour les services secrets. Une solution open-source, ça n'arrange pas le gouvernement, qui du coup, ne peut plus espionner le peuple, puisque le code peut-être audité comme tu le souligne.

Au niveau français, une commission avait été faite exprès pour orienter le choix entre open-source et solution privée au niveau du gouvernement et autres, le rapport de la commission indiquait qu'il était préférable et plus rentable de passer sur de l'open-source, et au final, on a signé un gros contrat avec Microsoft...
Avatar de AndMax AndMax - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 06/10/2017 à 16:49
C'est bien pour cela que je parle de laxisme au niveau Européen (et dans le cas de l'armée française, excepté la Gendarmerie, c'est de la crasse incompétence).

Il y a déjà eu des petites avancés officielles vers la transparence... très lentes mais bien présentes. Dans le cas de MS Office, qui se rappelle du "simulateur de vol" dans Excel ou le "flipper" caché dans Word ? Les "easter eggs" ont été bannis des appels d'offres, et Microsoft a cessé d'en mettre dans ses logiciels pour éviter d'être dégagé de toutes les administrations. Les fonctionnalités non documentées étaient donc déjà identifiées comme des menaces il y a bien longtemps. En réalité, ils cachent toujours des fonctionnalités mais pour eux, bien mieux dissimulées, et plus pour amuser les utilisateurs. Aujourd'hui ils font des espiogiciels de "télémétrie" plutôt que des "easter eggs".
Avatar de Grogro Grogro - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 09/10/2017 à 11:06
C'est évidemment du protectionnisme économique, surtout venant du spécialiste en la matière (les USA), et c'est un nouvel épisode d'une très ancienne guerre économique (dont l'extra-territorialité du droit américain, qui vise systématiquement des concurrents européens, fait partie). Mais les bras m'en tombent. Utiliser une solution étrangère pour assurer la sécurité informatique des infrastructures fédérales critiques ? Ils sont demeurés ou quoi ? C'est à peu près aussi stupide que le ministère de la défense qui s'équipe de Microsoft.
Avatar de Coriolan Coriolan - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 23/10/2017 à 23:25
Kaspersky va ouvrir le code source de ses logiciels à l'évaluation des experts
Pour faire taire les rumeurs qui évoquent des liens avec le Kremlin

L’éditeur d’antivirus russe Kaspersky va demander à des entités indépendantes d’évaluer la sécurité des logiciels antivirus, cette décision vient après les accusations d’espionnage par Washington à son encontre, en effet, le gouvernement américain a dit que les produits de la société russe pourraient constituer une menace à la sécurité, en citant l’influence grandissante du Kremlin et les pirates russes.

Face à ces accusations, Kaspersky a décidé de réagir. La société qui fait partie des plus grands éditeurs de logiciels de sécurité du monde selon Gartner, a informé dans un communiqué que le code source de ses logiciels et futures mises à jour seront évalués par des experts de sécurité et des responsables gouvernementaux.

Kaspersky s’engage également à laisser d’autres parties prenantes évaluer d’autres aspects de la société, y compris le développement logiciel. L’évaluation de ses logiciels, qui sont utilisés par 400 millions de clients dans le monde, va commencer dès le premier trimestre de l’année prochaine.

« Nous n’avons rien à cacher, » a dit le PDG de Kaspersky ce lundi. « Avec ces actions, nous serons en mesure de surmonter les soupçons et continuer à nous engager dans la protection des gens dans n’importe quel pays de la planète. »

Kaspersky n’a pas donné les noms des organismes indépendants qui vont évaluer ses logiciels, mais la société a informé qu’ils seront hautement qualifiés et pourront mener des audits techniques, évaluer le code source et faire une analyse des vulnérabilités.

Pour la société moscovite, cette annonce survient après les accusations, notamment de Washington qui stipule que l’éditeur travaille pour le compte des autorités russes. Une accusation de taille pour un acteur aussi global qui risque d’altérer son image sur le marché. En juillet, l’administration du président Trump a retiré le groupe de la liste des fournisseurs agréés, puis Washington a banni l’utilisation des produits de Kaspersky par les agences fédérales. Le Sénat américain a par la suite supporté cette décision.

Les experts de cybersécurité sont divisés sur la question de savoir si les services de renseignement russes ont détourné les logiciels de Kaspersky sans informer l’éditeur ou bien si la société ou l’un de ses employés ont été impliqués.

Pour rappel, des hackers israéliens ont découvert que le gouvernement russe a dérobé des documents secrets de la NSA, en utilisant le logiciel antivirus, selon un rapport publié par la presse américaine.

Kaspersky a nié toute implication dans l’affaire, informant que la société n’a pas aidé la Russie ni tout autre gouvernement à mener des opérations d’espionnage. Pour l’éditeur, il est victime d’une querelle géopolitique plus vaste entre Moscou et Washington après des accusations que des hackers russes auraient manipulé les élections présidentielles américaines, des accusations que le Kremlin continue à démentir.

Les experts de sécurité américains et d’anciens responsables ont dit que l’annonce de Kaspersky de permettre l’évaluation de ses logiciels pourrait aider à soulager les craintes de futures lacunes de sécurité, mais l’éditeur a encore beaucoup de travail à faire afin de restaurer la confiance.

Des experts ont suggéré que Kaspersky doit faire en sorte de montrer qu’il a corrigé toutes les failles existantes, et non pas seulement se prémunir contre des vulnérabilités futures.

L’entreprise a pour sa part fait savoir qu’elle va ouvrir trois centres de transparence dans les années à venir. Ces derniers seront situés en Asie, en Europe et aux États-Unis et permettront aux clients, gouvernements et experts d’accéder aux résultats des audits du groupe.

Outre l’accès au code source, Kaspersky a annoncé une augmentation des récompenses de son programme de chasse aux bogues, en effet, la récompense maximale va passer de 5000 dollars à 100 000 dollars. Il reste à savoir si les efforts de Kaspersky vont réussir à faire taire les rumeurs qui évoquent des liens avec le gouvernement russe.

Source : Reuters

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Voir aussi :

Kaspersky aurait volontairement modifié son logiciel antivirus pour aider la Russie à voler les secrets des États-Unis
Avatar de Tartare2240 Tartare2240 - Membre actif https://www.developpez.com
le 24/10/2017 à 9:20
Comme si ça allait changer grand chose... Les américains sont tellement bornés qu'une fois qu'ils ont pris une décision, leur faire changer d'avis serait une véritable prouesse. Mais bon, ils essayent...
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