L'administration Trump retire Kaspersky Lab de ses listes de vendeurs agréés d'équipements technologiques
Pour les agences gouvernementales US

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Fin juin, les sénateurs américains ont demandé d'interdire les produits de l’éditeur Kaspersky Lab, à Moscou, utilisés par les militaires en raison de la crainte que l'entreprise soit vulnérable à l'influence du gouvernement russe, le lendemain du jour où le FBI ait interrogé plusieurs de ses employés américains dans le cadre d'un sondage dans ses opérations.

Des sénateurs ont publié un projet de loi sur les dépenses de défense adopté par le Comité des services armés du Sénat, qui interdit au Département américain de la Défense d'utiliser les plateformes logicielles Kaspersky parce que la société « pourrait être vulnérable à l'influence du gouvernement russe », selon un résumé de la législation.

La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen, qui a modifié le projet de loi sur les dépenses pour inclure Kaspersky, a déclaré dans un communiqué que « les liens entre Kaspersky Lab et le Kremlin sont très alarmants. »

Un consensus au Congrès et parmi les responsables de l'administration de Trump a estimé que Kaspersky « ne peut pas avoir notre confiance pour la protection des infrastructures critiques, en particulier les systèmes informatiques vitaux pour la sécurité de notre pays », a déclaré Shaheen.

De son côté, Kaspersky a déclaré qu’elle estime qu’il est tout à fait inacceptable qu’elle soit injustement accusée sans preuve concrète, rappelant au passage qu’elle compte deux décennies d’activités ponctuées d’une éthique à laquelle il serait difficile de faire des reproches.

Eugène Kaspersky, fondateur et chef de l’exécutif de la firme en avait profité pour déclarer qu’il est prêt à comparaître devant le Sénat des États-Unis pour dissiper toutes les préoccupations des autorités américaines au sujet de ses produits. Dans un entretien accordé à l’AP (Associated Press), Eugène Kaspersky a déclaré que « si les États-Unis l’exigent, nous pouvons leur ouvrir le code source de nos produits », et d’ajouter que « tout ce que nous pourrons faire pour démontrer que nous ne sommes pas impliqués dans des activités malicieuses le sera. »

Une initiative qui n’aura cependant pas suffi à faire pencher la balance du côté de l’éditeur de la solution antivirus. En effet, l'administration de Donald Trump a retiré la société moscovite Kaspersky Lab des listes de vendeurs agréés d'équipements technologiques pour les agences gouvernementales américaines, expliquant qu'elle craignait que ses produits soient utilisés par le Kremlin pour pénétrer les réseaux des États-Unis.

« Selon toute vraisemblance, Kaspersky Lab s'est retrouvée embarquée dans une querelle géopolitique où chaque camp s'emploie à utiliser notre entreprise comme un pion dans son jeu », a réagi la société moscovite, citée par l'agence RIA.

« Kaspersky Lab n'a de lien avec aucun gouvernement et l'entreprise n'a jamais aidé, et n'aidera jamais, aucun gouvernement dans le monde à mener des activités de cyberespionnage », a-t-elle insisté.
Les produits Kaspersky ont été retirés de la liste de l'Administration américaine des services généraux (General Services Administration, GSA) mais les agences gouvernementales américaines pourront toujours en acquérir s'ils ne passent pas par la procédure agréée par la GSA.

Lors d'une téléconférence avec la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a estimé que la décision américaine était une « décision politisée ».

Source : Reuters


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Avatar de AndMax AndMax - Membre du Club https://www.developpez.com
le 12/07/2017 à 21:13
Oui, très certainement, c'est une décision politisée, au même titre que les concepts de souveraineté et de sûreté.

« si les États-Unis l’exigent, nous pouvons leur ouvrir le code source de nos produits »
Je pense que c'est une exigence qui devrait se généraliser et devenir systématique (dans la durée et pour l'ensemble des logiciels) pour les administrations de tous les pays qui se disent "souverains".
- Dans la durée, car à quoi bon avoir les sources du 11 juillet, si le 12 juillet une mise à jour automatique introduit une porte dérobée ?
- Pour l'ensemble des logiciels, car si un "anti-virus" peut éventuellement subir l'influence du gouvernement d'un pays, alors c'est également valable pour un OS, une suite bureautique, ou un service cloud.

Les décideurs de l'armée française devraient méditer sur ce sujet, ou demander à Snowden ce qu'il pense de leur décision. Oups, j'oubliais... Snowden est probablement aussi sous l'influence du gouvernement Russe...
Avatar de hotcryx hotcryx - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 13/07/2017 à 10:00
C'est étrange de ne pas avoir vu de news sur les twits (comment ça s'écrit!!!) du fils de Trump disant que les russes étaient sur le coup (en gros) pour élire son père.

"Very fake news"
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