Trump s'attaque au visa des startups favorisant la création d'entreprises technologiques étrangères aux USA
Décision condamnée par la Silicon Valley

Le , par Christian Olivier, Chroniqueur Actualités
Le gouvernement américain a décidé, ce mardi, de repousser l’entrée en vigueur du programme « International entrepreneur rule » (IER) adopté sous le mandat de l’ancien président Obama. Ce programme relatif à l’octroi d’un certain type de visa devait faciliter l’implantation sur le territoire américain de jeunes entreprises appartenant à des investisseurs étrangers pour une durée maximale de cinq ans. L’administration Trump a, malgré tout, choisi de repousser sa date d’entrée en vigueur jusqu’au 14 mars 2018. Il est fort probable qu’avant cette échéance, l’IER soit tout simplement annulée puisque le gouvernement américain a fait savoir qu’il mettrait en place une consultation publique afin de statuer sur son éventuel retrait définitif.

Cette décision est un coup dur pour la politique pro-immigration des entreprises technologiques. Il faut rappeler qu’elles sont déjà en désaccord avec le gouvernement américain sur deux sujets sensibles. Le premier concerne le décret signé par le président américain Donald Trump visant à réformer le programme de visa H-1B américain qui permet aux entreprises américaines, et particulièrement celles de la technologie, d’attirer des travailleurs qualifiés étrangers. Le second concerne la volonté du président américain de faire sortir les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat soutenu par les entreprises technologiques. Ce pacte non contraignant international qui vise à réduire collectivement l’empreinte carbone et, si possible, arrêter le changement climatique.

L’IER encore appelé « visa des startups » devait entrer en application à partir du 17 juillet 2017. À travers ce visa, le ministère de la Sécurité intérieure aurait pu accorder un séjour provisoire de cinq ans sur le sol américain aux entrepreneurs étrangers éligibles (environ 3000 candidats potentiels venant principalement de Chine, d’Inde, du Brésil et de Russie). La durée du séjour provisoire initial aurait été de 30 mois, avec la possibilité de le prolonger de 30 mois supplémentaires. Pour être éligibles, les entrepreneurs étrangers devaient prouver qu’ils ont des parts importantes dans une startup de moins de cinq ans d’âge et qu’ils disposent d’au moins 250 000 $ pour le financement de leur projet. Ils devaient également fournir un business plan solide et démontrer de quelle manière leur entreprise serait « bénéfique pour les États-Unis. »

« C’est indéniablement un revers pour les États-Unis dans la course mondiale pour le leadership des talents. Nous devrions encourager les personnes innovantes à venir dans notre pays avec leurs idées novatrices, leur expertise et leurs compétences uniques, plutôt que de les inciter à mettre leurs talents au service de nos concurrents à l’étranger », a déclaré Todd Schulte, président de FWD.us, un groupe de défense de l’immigration soutenue par les entreprises de l’industrie technologique.

Les défenseurs de la loi estiment que ce programme aurait permis aux États-Unis de continuer à concurrencer la Chine et l’Europe pour attirer les meilleurs talents du monde. Une étude de la Fondation nationale pour la politique américaine a révélé que plus de la moitié des startups dont la valeur est estimée à plus d’un milliard de dollars ont au moins un fondateur né à l’étranger, hors des États-Unis. La liste tient compte des entreprises établies actuellement et de leurs fondateurs, y compris des patrons de la Silicon Valley comme Elon Musk de Tesla ou Sergey Brin d’Alphabet.

« C’est malheureux », a confié Anastasia Tonello, avocat et président de l’American Immigration Lawyers Association, en ajoutant que l’IER aurait pu aider les jeunes diplômés qui cherchent à construire des petites entreprises. Peter Leroe-Muñoz, vice-président de la division technologie et innovation du groupe Leadership Group dans la Silicon Valley, a estimé pour sa part que cette action était symptomatique des efforts de l’administration de Trump qui souhaite compromettre la réforme sur l’immigration aux USA. Max Versace, cofondateur de la startup spécialisée en intelligence artificielle Neurala, pense que cette nouvelle mesure contreproductive du gouvernement Trump ne va contribuer qu’à décourager les travailleurs talentueux candidats à l’immigration pour les USA.

Source : Wall Street Journal (inscription), Daily Democrat

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Avatar de Dalini71 Dalini71 - Membre averti https://www.developpez.com
le 12/07/2017 à 19:47
C'est le Canada qui va être content
Avatar de laerne laerne - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 13/07/2017 à 16:56
Bonne nouvelle pour nous en fait. Le "brain drain" vers les US n'a que trop duré.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 17/07/2017 à 6:08
USA : les agents des douanes n’ont pas le droit de rechercher des données liées à des serveurs distants
Sur le téléphone des voyageurs américains

Dans une lettre datant du 20 février 2017, le Sénateur américain Ron Wyden s'est adressé au ministre de la Sécurité intérieure des États-Unis, John F. Kelly. Il souhaitait lui communiquer ses inquiétudes au sujet de certaines pratiques non respectueuses des libertés individuelles des citoyens américains qui avaient cours dans le service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (US Customs and Border Patrol ou CBP). La CBP étant un organe du ministère de la Sécurité intérieure, il souhaitait ainsi clarifier une situation peu réjouissante liée à la pratique « profondément troublante » des agents des frontières qui profitaient des contrôles pour réclamer aux voyageurs américains leurs mots de passe pour ensuite accéder à leurs comptes sur les réseaux sociaux.

« Il existe des règles juridiques bien établies qui régissent la façon dont les organismes d’application de la loi peuvent obtenir des données auprès des entreprises des réseaux sociaux et des fournisseurs de messagerie électronique. Ce processus requiert, en général, l'autorisation formelle d’un tribunal. En réclamant les informations d’identification d’un voyageur américain, et en accédant directement à ses données, la CBP court-circuiterait les vérifications d’usage et les valeurs établies dans notre système actuel », a mentionné le Sénateur Ron Wyden dans sa lettre. Il a aussi ajouté que cette façon d’agir de la CBP détourne l’agence de sa mission principale et contribue à l’allocation inutile et inadéquate de ressources en son sein.


Dans un rapport de mars 2017 publié par la CBP, on apprenait que les agents de ce service avaient fouillé plus d’appareils électroniques pendant le seul mois de février 2017 que pour toute l’année 2015. Le nombre d’appareils fouillés était passé de 8383 à 14 993, ce qui correspond à une augmentation de 80 % entre octobre 2016 et mars 2017, les six premiers mois de l’année fiscale de l’agence. Ces chiffres ne prennent pas en compte les recherches effectuées sur les voyageurs étrangers ni celles effectuées par d’autres organes du ministère de l’Intérieur, notamment au niveau de l’immigration. Cette situation a conduit, en avril 2017, le Sénateur Ron Wyden et le Sénateur Rand Paul à introduire un projet de loi visant à interdire aux agents des frontières de rechercher ou de saisir des téléphones cellulaires sans raison valable à cause du trop grand nombre de téléphones saisis par la CBP.

Le ministère de la Sécurité intérieur a répondu par une lettre datant du 20 juin 2017 et signé par Kevin McAleenan, commissaire intérimaire de la CBP. Dans ce document, l’agence confirme la pratique décrite par le Sénateur Wyden en défendant le point de vue selon lequel cette pratique serait un moyen efficace pour lutter contre la pornographie infantile, le trafic de drogue, le terrorisme et d’autres menaces qui pèsent sur les USA.

Mais pour les défenseurs de la vie privée tels que l’American Civil Liberties Union et l’Electronic Frontier Foundation, le problème est ailleurs. Il s’agit plutôt de savoir si cette agence a le droit d’étendre son autorité à la fouille de données liées à des serveurs distants et qui ne sont pas stockées physiquement sur un téléphone. Ce à quoi McAleenan a répondu dans sa lettre en indiquant que les agents de la CBP avaient le droit de procéder comme ils le font (fouille du téléphone sans consentement et exceptionnellement sans mandat ou suspicion), mais uniquement en se limitant au contenu enregistré localement sur le périphérique. Cela inclut les historiques d’appels, les messages, les contacts, les photos ou les vidéos enregistrés localement.

« Les recherches aux frontières effectuées par la CBP ne devraient pas concerner les informations qui se trouvent sur des serveurs distants », a-t-il écrit, une disposition qui devrait concerner aussi bien les applications pour les services de messagerie et de réseaux sociaux (Twitter, WhatsApp, Telegram, Instagram, SnapChat, Facebook…) que les applications dédiées au stockage des données sur le cloud. Les voyageurs n’ont même pas besoin de débloquer leurs appareils ou de communiquer leurs mots de passe lorsqu’ils sont interrogés par les agents de la CBP. Cependant, s’ils y sont contraints, en cas de refus de collaboration par exemple, ces derniers peuvent « confisquer » l’appareil du voyageur, a précisé McAleenan. Il faut rappeler que le ministère de la Sécurité intérieure des USA a réalisé des progrès énormes en ce qui concerne le décodage des mots de passe et la protection PIN sur la plupart des appareils. Il a, d’ailleurs, publié de nombreux documents détaillant ses avancées en la matière.

Dans sa lettre, Kevin McAleenan a, toutefois, éludé la question du Sénateur Ron Wyden qui demandait que soient fournies des statistiques détaillant le nombre de recherches menées par la CBP pour le compte d’autres organismes gouvernementaux tels que le FBI, l’Administration antidrogue, le Centre national antiterroriste et autres qui seraient obligés de disposer d’un mandat s’ils envisageaient d’entreprendre eux-mêmes ces recherches.

Source : NBC News, Lettre du CBP PDF, Lettre de Ron Woden PDF

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Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 17/07/2017 à 17:38
ils vont s'en priver... ce que la douane veut, dieu veut, ou alors il faut emmener son avocat partout.
Avatar de Fagus Fagus - Membre régulier https://www.developpez.com
le 20/07/2017 à 23:44
quel pays merveilleux.
C'est sans doute pour cela que le concept de "Plausible deniability" en crypto en vient.
Mot de passe alternatif bootant un os bidon, comptes en ligne alternatifs bidons, etc.
Quelle perte de temps pour les honnêtes gens si leurs petites fouilles peuvent être contournées si simplement.
Avatar de Dwalin_7 Dwalin_7 - Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
le 21/07/2017 à 11:31
Merci à Fagus, c'est une idée que j'avais, je pensais bien que ça existait déjà, mais je ne connaissais pas le terme exact.

C'est vrai que c'est se donner beaucoup de mal juste pour éviter quelque chose qui ne devrait pas exister. Mais si ça évite à la fois le conflit avec la douane (si on refuse de coopérer) et l'atteinte à la vie privée (puisque faux compte), ça peut valoir le coup si on y va souvent (surtout que ça peut servir aussi si on a affaire à d'autres sortes de criminels plus classiques et sans uniforme).

Je note au passage que l'on ne semble s'intéresser qu'aux droits des citoyens américains, personnellement si j'étais dans une association chez nous équivalente à celles dont il est question ici, je m'attacherais à défendre également les droits des ressortissants d'autres pays que la France.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 15/09/2017 à 9:09
L'administration Trump attaquée en justice par l'EFF et l'ACLU à cause des fouilles et confiscations abusives
Menées aux frontières par ses douaniers

Un groupe d’une dizaine de personnes, composé de citoyens américains et d’un résident permanent légal des États-Unis, a récemment lancé une procédure judiciaire à l’encontre du ministère de la Sécurité intérieure des USA. Ce groupe est formé par des personnes qui estiment avoir été victimes d’abus de la part de la CBP (Customs and Border Protection), le service des douanes et de la protection des frontières de l’oncle Sam, au cours de leurs précédents voyages. Il comprend, entre autres, un développeur en informatique, un vétéran de l’armée, un ingénieur de la NASA et deux journalistes.

L’Electronic Frontier Foundation et l’American Civil Liberties Union, deux organismes qui sont chargés de représenter les voyageurs, ont déclaré que plusieurs des demandeurs remettant en cause les pratiques de la CBP, un organe du ministère de la Sécurité intérieure, sont des musulmans ou issus de minorités. Les plaignants reprocheraient à l’administration Trump d’encourager la poursuite de pratiques contraires à la Constitution du pays au sein de certains organes de l’État, notamment lors de recherches effectuées sans mandat sur les téléphones et les ordinateurs portables des citoyens américains qui sont arrêtés à la frontière par les agents du CBP.

Pour être plus précis, les demandeurs soutiennent que les recherches et la confiscation prolongée de leurs appareils électroniques (smartphones et ordinateurs portables) violent les lois encadrant la protection de la vie privée et la liberté d’expression telles qu’elles sont définies la Constitution des États-Unis. La plainte a été déposée devant un tribunal de district des États-Unis dans le Massachusetts. Ce procès survient dans un contexte particulier où l’on note une forte augmentation du nombre de fouilles sur les appareils électroniques et la désapprobation grandissante des défenseurs des droits civiques.

Il faut rappeler que la CBP a publié un rapport en mars 2017 dans lequel on apprenait que les agents de ce service avaient fouillé plus d’appareils électroniques pendant le seul mois de février 2017 que pour toute l’année 2015. Le nombre d’appareils fouillés était passé de 8383 à 14 993, ce qui correspond à une augmentation de 80 % entre octobre 2016 et mars 2017. En avril, la CBN avait signalé que le nombre de recherches était passé de 8500 au cours de l’exercice 2015 à environ 19 000 au cours de l’exercice 2016.

Un peu plus tôt, en février 2017, le sénateur américain Ron Wyden s’était adressé au ministre américain de la Sécurité intérieure pour lui communiquer ses inquiétudes au sujet de certaines pratiques non respectueuses des libertés individuelles des citoyens américains qui avaient cours au CBP. Il souhaitait ainsi clarifier une situation peu réjouissante liée à la pratique « profondément troublante » des agents des frontières qui profitaient des contrôles pour réclamer aux voyageurs américains leurs mots de passe pour ensuite accéder à leurs comptes sur les réseaux sociaux. Le ministre avait, par la suite, confirmé dans une lettre datée du 20 juin 2017 que les agents des douanes n’ont pas le droit de rechercher des données liées à des serveurs distants sur le téléphone des voyageurs.

Suhaib Allababidi, un citoyen américain qui vit au Texas et un demandeur dans l’affaire, a déclaré lors d’une interview qu’il a été arrêté par les douanes et la patrouille frontalière le 21 janvier dernier à l’aéroport de Dallas après son retour d’un voyage d’affaires à Dubaï. Il a confié qu’il avait refusé de débloquer son téléphone personnel pour les officiers après leur avoir permis de fouiller son second téléphone professionnel.

Allababidi a précisé que les officiers lui auraient alors confisqué ses deux téléphones et que son téléphone professionnel ne lui a été a rendu que deux mois plus tard. Cependant, le gouvernement ne lui a toujours pas rendu son téléphone personnel après plus de sept mois d’attente. « Vous êtes livré à vous-même, sans aucune réponse », s’est-il offusqué. « Est-ce que je récupérerai mon téléphone, est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? ... Ils ont pris mon téléphone, et c’est tout ce que je sais. »

En général, les lois des USA prévoient qu’il est nécessaire d’obtenir un mandat avant de pouvoir procéder à la fouille du contenu des appareils électroniques d’un citoyen américain. Mais une disposition spéciale baptisée « border search exception » permet aux autorités fédérales à perquisitionner et à fouiller les appareils électroniques sans mandat à moins de 160 km d’une frontière américaine. En cas de refus, l’appareil peut être saisi.

Source : Reuters

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USA : un projet de loi contre les fouilles d'appareils électroniques des voyageurs à la frontière exige un mandat délivré selon les règles fédérales
Avatar de kolodz kolodz - Modérateur https://www.developpez.com
le 15/09/2017 à 14:53
passé de 8500 au cours de l’exercice 2015 à environ 19 000 au cours de l’exercice 2016.
Soit +123% entre 2015 et 2016, à mettre en comparaison avec :
80 % entre octobre 2016 et mars 2017
Investiture du président Trump vendredi 20 janvier 2017.
Mettre en avant Trump et son administration dans cette actualisé me semble biaisé sachant que l’augmentation était déjà présente avant l'administration Trump.

Même si l'abus provient de l'article traduit cela reste du "misleading title/misleading information"...

Cordialement,
Patrick Kolodziejczyk.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 22/11/2017 à 8:31
Visa de travail USA : étudiants étrangers des universités technologiques et conjoints des travailleurs autorisés
Dans le viseur du gouvernement US

L’administration Trump est décidée à durcir encore plus les procédures de contrôle au niveau fédéral pour l’octroi d’un visa de travail aux USA. Un ensemble de mesures devrait entrer en vigueur dans les prochaines semaines pour rendre la tâche encore plus difficile aux entreprises locales qui souhaitent embaucher des travailleurs étrangers sur le territoire américain.

Deux modifications importantes de la réglementation devraient permettre de s’attaquer un peu plus sérieusement à certaines mesures adoptées sous l’ère Obama. La première devrait conduire à la suppression d’une disposition qui permettait aux conjoints des titulaires de visas H-1B de travailler. La seconde serait en rapport avec le programme de formation pratique facultative (OPT) qui donne aux étudiants étrangers des universités scientifiques et technologiques américaines jusqu'à deux années supplémentaires d’autorisation de travail. Ce programme permet aux étudiants internationaux de travailler dans des entreprises américaines et d’acquérir une formation pratique dans leur domaine principal d’étude. L’administration Trump devrait supprimer cette disposition ou réduire la durée de l’autorisation de travail.

Le président américain Donald Trump avait promis, pendant sa campagne électorale qu’il s’attaquerait aux entreprises locales qui favorisent l’emploi des étrangers face aux Américains s’il était élu. C’est la raison pour laquelle, le gouvernement américain a décidé, par exemple, de repousser l’entrée en vigueur du programme « International entrepreneur rule » (IER) adopté sous l’ère Obama. Ce programme relatif à l’octroi d’un certain type de visa devait faciliter l’implantation sur le territoire américain de jeunes entreprises appartenant à des investisseurs étrangers pour une durée maximale de cinq ans.


Par la suite, il a signé un décret visant à réformer le programme de visa américain, celui-là même qui permet aux entreprises américaines, notamment à celles de l’industrie technologique, d’attirer des travailleurs qualifiés étrangers. Ce décret ne permet plus aux entreprises locales de profiter aussi facilement du programme de visa H-1B comme c’était le cas auparavant. Ce programme donne la possibilité aux entreprises opérant aux États-Unis d’employer temporairement des travailleurs qualifiés étrangers dans des milieux professionnels spécialisés tels que l’informatique, la science et les technologies de l’information.

Malheureusement, le visa H-1B aurait été détourné par les entreprises de sous-traitance IT offshore pour embaucher des travailleurs étrangers à moindres frais. La gestion de ce programme a été confiée à l’US Citizenship and Immigration Services (USCIS). L’organisation rapporte qu’en moyenne, moins d’une demande sur cinq était rejetée sous l’ère Obama, alors que sous l’ère Trump, plus d’une demande sur quatre est déjà rejetée.

Pour l’instant, ni l’administration Trump ni le Congrès ne s’étaient risqués à modifier ou remanier en profondeur les programmes de visas existants. Cependant, certains observateurs s’attendent à la mise en place de restrictions plus contraignantes avec l’installation, le mois dernier, de Lee Francis Cissna à la tête de l’USCIS. Ce dernier aurait une réputation d’immigration-sceptique et serait peu enclin à cautionner l’application des programmes de visa comme le H-1B.

Source : INC

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Avatar de athlon64 athlon64 - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 23/11/2017 à 17:44
Qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas il fait ce pourquoi il a été élu, du moins il essaie, aux autres pays de faire pareil par rapport aux travailleurs américains.
Avatar de lulu7 lulu7 - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2017 à 9:13
il cherche a proteger son peuple, il n'y rien de mal à cela. Les autres pays doivent s'en inspirer au lieu de faire l'autruche et laisser leur pays devenir une passoire.

edit: l'australie fait de meme depuis des années et on voit le résultat : pays riche, pas de chomages, des gens bien éduquée.... donc cette politique et positive pour la croissance
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 24/11/2017 à 9:33
Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
Malheureusement, le visa H-1B aurait été détourné par les entreprises de sous-traitance IT offshore pour embaucher des travailleurs étrangers à moindres frais.
Ce n'est pas très gentil d’exploiter des étrangers comme ça...

Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
D’après l’EPI, si les entreprises de sous-traitance offshore en informatique dominent le programme H-1B, c’est surtout parce que c’est « extraordinairement rentable de remplacer des travailleurs américains par des travailleurs H-1B. Grâce au cadre juridique et réglementaire du visa H-1B, les travailleurs H-1B peuvent légalement être payés beaucoup moins que leurs homologues américains. Dans la réalité, parfois, les travailleurs H-1B sont 40 % moins payés que les Américains et, en plus, il est peu probable que les travailleurs H-1B se plaignent des salaires et des conditions de travail inférieurs aux normes puisque le visa de travail est contrôlé par l'employeur. » D’après l’association, « cela rend les travailleurs H-1B vulnérables, s'ils parlent, leur contrat est résilié. Cela signifie qu'ils devront partir immédiatement des États-Unis ou se retrouver sans-papiers. »
C'est cela le capitalisme, on essaie de faire le maximum d'économie possible au détriment des gens...
Avatar de Mahmuud Mahmuud - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 01/12/2017 à 11:49
Est-ce cela est valable pour les mercenaires de l'armée américaine ?

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