USA : le président Trump signe un décret pour réformer le programme de visa H-1B
Et encourager les entreprises à recruter des citoyens américains

Le , par Coriolan, Chroniqueur Actualités
Le président américain Donald Trump a signé hier un décret visant à réformer le programme de visa américain qui permet aux entreprises américaines, et particulièrement celles de la technologie, d’attirer des travailleurs qualifiés étrangers. Donald Trump a signé ce décret dans une usine au Wisconsin.

Le nouvel ordre prône le slogan « Achetez américain, recrutez américain » et appelle donc les agences fédérales américaines à revoir les conditions d’octroi du visa pour déceler les abus et les fraudes dans le système de l’immigration. L’administration Trump appelle les départements du Travail, de la Justice, de la Sécurité intérieure et d’État à fournir les recommandations appropriées pour changer le programme de visa H-1B par le biais administratif ou législatif.

Le premier objectif sera de modifier ou remplacer carrément le système actuel de loterie pour les visas H-1B et adopter un système basé sur le mérite. L’administration américaine espère à travers cette revue des conditions d’attribution des visas de limiter le système aux profils hautement qualifiés. Ce nouveau décret pourrait affecter des entreprises qui connectent souvent les firmes de la Silicon Valley avec des milliers d’ingénieurs et de programmeurs étrangers. À savoir que les ressortissants indiens sont les premiers bénéficiaires du programme de visa H-1B.

Durant sa campagne, Donald Trump avait promis de s’attaquer aux entreprises qui privilégient l’emploi des étrangers au lieu des Américains. Cette promesse emblématique est résumée par le slogan “America first”, qui affiche la volonté de l’administration Trump à donner la priorité aux Américains. À savoir que durant la campagne électorale, Trump avait appelé à mettre un terme au programme de visa H-1B qui anéantit selon lui l’employé américain et fait baisser globalement les salaires. Plus tard, le président américain a changé d’avis et le gouvernement a rouvert de nouveau les applications pour le programme au début de ce mois avec un quota de 85 000 non modifié par Trump.

L’administration Trump cherche donc à diriger le programme de visa h-1B vers ses objectifs originaux, mais elle n’a pas précisé si ce changement va se faire dans l’immédiat ou s’étaler dans le temps. La section qui a concerné les visas H-1B n’a pas mentionné un délai précis.

« Nous espérons que le but du décret signé par le président Trump est de réparer le programme H-1B et non pas de mettre un terme à son existence, » a dit Robert Atkinson, président de l’Information Technology and Innovation Foundation, un groupe majeur de l’industrie de la technologie.

Recourir à un système basé sur le mérite pourrait aider le programme à attirer des gens plus qualifiés et dotés de compétences avancées dans les domaines de la science et de la technologie, a dit Atkinson. Mais il a tiré l’attention sur des points qui pourraient rendre le système ineffectif, à savoir la nécessité de faire la publicité aux postes vacants pendant de longues périodes afin de prouver que le profil recherché est introuvable aux États-Unis.

Les critiques du programme prétendent que la plupart des visas H-1B sont octroyés aux entreprises qui pratiquent l’outsourcing pour des positions moins rémunérées, dont beaucoup sont basées en Inde. Le recrutement massif d’une main-d’œuvre moins couteuse prive non seulement les Américains d’emploi, mais contribue également à la baisse des salaires.

« Maintenant, l’abus généralisé de notre système d’immigration fait que des Américains de différents backgrounds sont remplacés par des employés venus de différents pays », a dit Trump.

Pour combler le fossé des compétences des États-Unis, les entreprises de technologie avaient soutenu la décision du président Trump de revoir et lancer des réformes du programme H-1B. Ces visas sont dédiés aux emplois spécialisés qui nécessitent des profils hautement qualifiés en science, ingénierie et informatique. Pour le moment, le gouvernement américain a recours à une loterie qui émet 65 000 visas annuellement et distribue aléatoirement 20 000 autres aux étudiants diplômés.

Les critiques une fois encore disent que cette loterie profite surtout aux firmes qui inondent le système auprès des demandeurs, obtiennent des visas pour les travailleurs étrangers et les sous-traitent auprès des entreprises technologiques.

« Pour le moment, les visas H-1B sont octroyés de façon aléatoire et c’est inacceptable. Au lieu de cela, ils devront être destinés aux profils les plus qualifiés et les mieux rémunérés et ne devront jamais être utilisés pour remplacer des Américains, » a dit le président Trump.

Source : The Telegraph

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Voir aussi :

USA : l'administration Trump prévoit de ne plus rendre éligibles les développeurs informatiques au programme de visa H-1B


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Avatar de TiranusKBX TiranusKBX - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 6:57
“America first” c'était pas le nom d'un partis ayant le vent en poupe aux USA juste avant le massacre de Pearl Harbor ? Un partie prônant l'isolationnisme, l'eugénisme et antisémitisme entre autres.
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 8:39
Quand bien même ce serait le cas, ce ne serait pas une raison pour faire de l'amalgame.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre expert https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 8:53
Chaque nation doit naturellement se faire passer en premier...
Ça n'a rien d'exceptionnel, c'est de la pure logique.
L'inverse serait de la folie, faut arrêter avec votre mondialisme à tout prix.
C'est quoi votre projet ? Que chaque nation remplisse une seule fonction et que toutes les nations soient dépendantes des autres ?!
Ce serait beaucoup mieux que les nations soient le plus indépendante possible...

Quand t'es étasuniens c'est normal que t'essaies d'acheter "made in USA"...
C'est un cercle vertueux qu'ils appellent ça dans le jargon.

Je ne comprend pas pourquoi vous préférez acheter des trucs fabriqué par des enfants du tiers monde au lieu d'acheter du local...
Soyez écologique un peu.
Dans les pays du tiers monde ils n'ont pas les mêmes normes et les produits doivent traverser plusieurs milliers de km.
Avatar de TiranusKBX TiranusKBX - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 9:01
@Matthieu Vergne
C'est juste un rappel historique, je n'ai pas dit qu'il est de la même mouvance même si au début il prônait aussi l'isolationnisme.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre expert https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 9:15
Ce n'est pas de l'isolationnisme c'est du protectionnisme, du patriotisme, du bon sens.

Par exemple en France c'est mieux d'acheter des fraises françaises que des fraises espagnole, ce n'est pas de l’isolationnisme.
En plus en Espagne les fraises poussent dans de la laine de roche, dans des serres.

On a la chance d'avoir les DOM TOM par conséquent on a la banane française de Guadeloupe et de Martinique.
On a le Rhum ! (La Martinique ; la Guadeloupe ; Haïti ; la Guyane française ; l'Île de la Réunion et l'Île Maurice)

Bon à ce moment l'argument du local ne fonctionne plus, parce que c'est loin de la métropole (cela dit proche de la métropole on produit pas tellement de banane).
Mais quelque part à chaque fois qu'on achète des bananes françaises on aide des français et ça c'est cool.
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:06
Citation Envoyé par TiranusKBX Voir le message
@Matthieu Vergne
C'est juste un rappel historique, je n'ai pas dit qu'il est de la même mouvance même si au début il prônait aussi l'isolationnisme.
Oui et Vercingetorix a perdu à Alésia. Y'a pas de raison de faire un rappel historique si ce n'est pas pour faire un lien avec le sujet.
Avatar de Lung Lung - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:06
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
l'Île Maurice
Depuis quand Maurice est française ?
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre expert https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:13
Citation Envoyé par Lung Voir le message
Depuis quand Maurice est française ?
J'ai fais un copier/coller je n'ai pas vérifié, ça venait d'un magasin de rhum ça avait l'air sérieux.
Je suis nul à chier en géographie, c'est impressionnant !
Je savais même pas que la Guyane était une région en Amérique du Sud...

France d'outre-mer
Avatar de J@ckHerror J@ckHerror - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:13
Vos arguments sont certes valables, mais vous oubliez que l'on participe à une économie de marché...
Il n'y aurais pas de problèmes et ce que vous dites serait juste à 100% si chaque pays pouvait être auto suffisant, mais c'est loin d'être le cas.
En France on a des bananes, mais on a pas de fabricant de puces électroniques... donc si on veut des puces il faut ouvrir un marché avec les producteurs de puces, mais il vont pas vouloir nous vendre que des puces, ils vont vouloir nous vendre plein de choses dont des bananes ... sauf que leurs bananes coutent 2 fois moins chère parce que leur mains d'œuvres coutes moins chère. Donc en important des puces, on ouvre la bananes à la concurrence.
Et vous aurez bien compris qu'on ne peut pas dire : vous nous vendez que des puces, les bananes ont a déjà ! Car il vont soit surtaxer les puces, soit pas nous vendre de puces ... etc. Donc quoi on surtaxe la bananes étrangère à l'import ... pour qu'elle soit à égalité avec la française... c'est bien mais c'est con de faire payer une bananes 2 fois son prix aux consommateurs en plus d'être inefficace car les pays vers lesquels on exporte vont en faire de même !

C'est ma vision des choses, un peu caricaturale mais c'est comme ça que je vois les choses.

J@ck.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre expert https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:26
On ne va pas se soumettre à l'économie de marché.
Ce serait normal de pouvoir mettre des taxes sur les produits qu'on peu importer alors qu'on les produits en France.

La Chine et les USA commercent énormément, chacun à besoin de l'autre et pourtant parfois ya des taxes :
USA : L'acier anti-corrosion chinois lourdement taxé
C'est la Chine qui est la plus sanctionnée, avec des droits anti-dumping de 210% et des droits anti-subvention variant de 39% à 241%. Des droits anti-dumping de 3% à 92% ont été imposés à l'acier anti-corrosion sud-coréen, italien, indien et taïwanais. Des droits anti-subvention ont également été infligés à la Corée du Sud, l'Italie et l'Inde mais pas à Taïwan.
Les droits douaniers anti-dumping qui frappent la Chine se substituent à des droits provisoires de 256% qui avaient été décidés en décembre 2015.
(...)
Washington a déjà relevé la semaine dernière les tarifs douaniers sur les importations chinoises d'acier plat laminé à froid, les faisant passer à 522%.
Ce n'est pas parce que les USA ont taxé l'acier Chinois, que la Chine va se fâcher...

Si on laisse le marché dirigé l'économie ça devient n'importe quoi...
C'est le pays avec le moins de charge et le moins de règle qui est avantagé.
Alors qu'avec les taxes à l'importation on peut protéger les français.
Ou même sans taxe, il faudrait favoriser le "produit en France".
Pour les bananes ils le font, il y a des autocollants "Banane Française" et ça peut insister des consommateurs à choisir ces bananes plutôt que des autres.
Avatar de J@ckHerror J@ckHerror - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:59
Oui c'est sur que de favoriser le Made in France c'est le top !
Mais je ne peux en vouloir a celui qui regarde plus son compte en banque que l'origine du produit.

Si tu taxe à l'entrée alors ton produit étranger deviendra plus chère pour le consommateur (et pas pour le pays/entreprise qui le produit), et donc son/ton pouvoir d'achat va diminuer... Alors même que rien ne garantie que ton producteur français va y gagner...

Bref je pense que l'idée est plutôt un juste milieu, et bien sur aller au table de négociation avec une grosse paire de c******s après avoir supprimé tous les lobbys et surtout les petits dessous de table qui vont bien.

J@ck.
Avatar de ZenZiTone ZenZiTone - Membre émérite https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 11:59
Citation Envoyé par J@ckHerror Voir le message
et surtout les petits dessous de table qui vont bien.
Il est bien là le problème. Et c'est peut-être aussi la cause de nombreux désaccords internationaux.
Avatar de Grogro Grogro - Membre émérite https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 12:07
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
J'ai fais un copier/coller je n'ai pas vérifié, ça venait d'un magasin de rhum ça avait l'air sérieux.
Je suis nul à chier en géographie, c'est impressionnant !
Je savais même pas que la Guyane était une région en Amérique du Sud...

France d'outre-mer
T'es quand même vraiment un champion du monde toi...
Avatar de Traroth2 Traroth2 - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 12:17
Les conséquences ne se sont pas faites attendre : une partie du secteur high-tech étasunien a commencé à fuir vers Vancouver...

http://dailyhive.com/vancouver/busin...ravel-ban-2017

https://techvibes.com/2017/02/01/tru...-workers-trump

Même Breitbart le dit ! http://www.breitbart.com/california/...ing-vancouver/
Avatar de SkyZoThreaD SkyZoThreaD - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 12:19
En plus, la Guyanne n'est pas une région c'est une île... c'est bien connu.
Avatar de steflinux steflinux - Membre actif https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 14:05
Que des bonnes nouvelles.

Sauf si les SSII Indiennes viennent ensuite casser les prix en Europe.
Avatar de hotcryx hotcryx - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 16:40
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
J'ai fais un copier/coller je n'ai pas vérifié, ça venait d'un magasin de rhum ça avait l'air sérieux.
Je suis nul à chier en géographie, c'est impressionnant !
Je savais même pas que la Guyane était une région en Amérique du Sud...

France d'outre-mer
t'inquiète CNN est aussi nulle en géo.
Avatar de SurferIX SurferIX - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 27/04/2017 à 16:18
Il n'y a rien à critiquer, au contraire : il faudrait qu'on prenne exemple. L'Australie (qui appartient toujours à l'Angleterre si mes souvenirs sont bons), n'accepte aucun travailleur étranger sur du long terme, sauf s'il arrive à justifier que son emploi n'est pas réalisable par un Australien. Ca c'est du protectionnisme. Et en France on ferait bien d'en prendre de la graine.
Avatar de J@ckHerror J@ckHerror - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 27/04/2017 à 16:41
Citation Envoyé par SurferIX Voir le message
Il n'y a rien à critiquer, au contraire : il faudrait qu'on prenne exemple. L'Australie (qui appartient toujours à l'Angleterre si mes souvenirs sont bons), n'accepte aucun travailleur étranger sur du long terme, sauf s'il arrive à justifier que son emploi n'est pas réalisable par un Australien. Ca c'est du protectionnisme. Et en France on ferait bien d'en prendre de la graine.
Et dans les faits ? ca donne quoi ? J'ai au moins 3 ou 4 potes qui sont allés en Australie, plus d'une année pour certains, ils ont tous travaillés, je ne saurais dire sous quelles conditions de visa etc, mais ils ont travaillés comme saisonnier dans des trucs de maraichage, comme serveur, et dans l'informatique... pour ce que je me rappel. Mais je doutes que ce qu'ils ont fait n'était pas faisable par un australien...
Je sais que ce que tu dis est vrai (tout comme le fait que personne ne peut obtenir de passeport Australien si tu ne l'a pas a la naissance) mais je pensais que c'était plus des quotats, et que de tout façon, sur place tu peux avoir des petits contrats ou autre.

Sinon franchement tu pense que de réserver les CDI aux personnes avec une carte d'identité française permettrait de faire baisser le chomage ? Perso je pense que l'impact sur le chômage sera nulle. Parce que des CDI en France pour des personnes étrangères et peuvent être remplacée par un français (qui lui voudra bien du taf) je suis pas sur qu'il y en ai des centaines de milliers... déjà en milliers ce serait presque beau.

J@ck.

[EDIT] De plus l'australie n'a pas le plein emploi pour autant. Ce ne peut donc pas être LA solution, au mieux un tout petit bout...
Avatar de shadowmoon shadowmoon - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 27/04/2017 à 18:20
J@ckHerror, quand SurferIX évoque "aucun travailleur étranger sur du long terme", je pense que l'expression "long terme" est à prendre dans un cadre "économico-professionnel" soit :

"court terme" = un an ou moins

"moyen terme" = entre un et trois an

"long terme" = trois an ou plus

De plus quand vous décrivez les cas de vos amis, vous mentionnez "travaillés comme saisonnier", donc surement une succession d'emplois à court terme, à l'opposé d'un poste unique "à long terme" évoqué par SurferIX.

De l'expérience personnelle de ma sœur qui a vécu presque 3 ans en Australie, je sais qu'elle a obtenu un visa avec autorisation de travailler car elle a précisé qu'elle ferait du "surf couching" dans des exploitations agricoles, fermes d'élevages ... à chaque fois pendant quelques mois, 6 au maximum.

Dans ce cas l’état australien ne bloque par l'entrée dans le pays car la personne étrangère déclare qu'elle occupera plusieurs emplois, chacun sur une courte période, même si la durée globale du séjour est plus longue.

Par contre, si ma sœur avait demandé un visa pour la même période, mais avec un seul et unique emploi durant ces 3 ans, elle aurait pu avoir un refus en réponse.

J@ckHerror et SurferIX expliquent des situations différentes, donc avec des résultats qui peuvent diverger.
Avatar de Kapeutini Kapeutini - Membre du Club https://www.developpez.com
le 27/04/2017 à 19:37
Cela n empeche pas de faire travailler des indiens a distance :-)
Avatar de Alpha3615 Alpha3615 - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 28/04/2017 à 10:27
Bonjour,
Je travaille principalement a l'étranger (hors Europe) et j'en suis a environ une vingtaine de pays.
Ce que je peut dire c'est que dans la grande majorité de ceux-ci la préférence nationale s'applique (et pour moi cela est normal). Comme expatriés on rencontre en effet principalement des indiens, pakistanais et plus récemment des indonésiens, des magrébins et des iraniens.
En ce qui concerne les indiens, les société qui les emploient le justifie par le fait qu'il sont très bon voir meilleurs que nous. Ce n'est pas le cas et la seule vrai raison est qu'il sont moins cher. (je travaille dans le milieu industriel et ce qu’il faut savoir c'est qu'un indien gagne généralement 10 (voir plus) fois le salaire qu'il aurait en Inde ce qui n'a rien a voir avec nous)
Les meilleurs avec qui j'ai eu le plaisir de travailler sont les thaïs, et les sud américains qui sont d'un très très bon niveau (les étasuniens n'étant pas toujours une référence)
Avatar de pierre.E pierre.E - Membre du Club https://www.developpez.com
le 29/04/2017 à 8:51
normal faut faire la même chose en france quitte à reformer notre "mamouth" pour qu il soit plus efficace.
Avatar de e-ric e-ric - Membre expert https://www.developpez.com
le 03/05/2017 à 7:52
Salut

Sans ménagement : cela concerne la politique intérieure des Etatsuniens et en gros ce n'est pas notre problème. Je suis bien plus préoccupé par le marché de l'emploi en France.

Cdlt
Avatar de Grogro Grogro - Membre émérite https://www.developpez.com
le 03/05/2017 à 9:14
Citation Envoyé par e-ric Voir le message
Sans ménagement : cela concerne la politique intérieure des Etatsuniens et en gros ce n'est pas notre problème. Je suis bien plus préoccupé par le marché de l'emploi en France.
Et pourtant, cela nous concerne directement.
Si ce n'est pas notre "problème", et que nous n'avons de leçon à donner à personne, c'est une opportunité historique pour nous, en Europe, pour enrayer la fuite des cerveaux et faire revenir nos scientifiques et ingénieurs partis aux USA, là où il y avait du travail et un avenir pour eux. Autrement dit : il faut un État stratège et une politique de long terme, et ré-accepter enfin de financer la recherche scientifique.

Si les USA se tirent une balle dans le pied, on doit en profiter et il faudra être plus attractif que le Canada.
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 05/05/2017 à 22:04
Visa USA : certains demandeurs pourraient devoir fournir une liste de comptes de réseaux sociaux,
qu'ils ont utilisés au courant des cinq dernières années

L'administration Trump pourrait bientôt commencer à solliciter des demandeurs de visa, qu'elle craint être des menaces de sécurité, de fournir une liste de tous les comptes sociaux qu'ils ont utilisés au cours des cinq dernières années.

Environ deux mois après que le président Donald Trump a signé un ordre exécutif promettant un « contrôle extrême » pour les voyageurs étrangers et les réfugiés, le Département d'État a proposé, dans un avis public, que soient demandées les informations suivantes, si elles ne sont pas déjà incluses dans une demande, à un sous-ensemble de demandeurs de visa dans le monde entier, afin de « mener une évaluation plus rigoureuse des candidats en matière de terrorisme ou d'autres obligations nationales liées à la sécurité liée aux visas » :
  • l’historique de voyage au cours des quinze dernières années, y compris la source de financement pour le voyage ;
  • l’historique d'adresse au cours des quinze dernières années ;
  • l'historique d'emploi au cours des quinze dernières années ;
  • tous les numéros de passeport et pays de délivrance détenus par le demandeur ;
  • noms et dates de naissance de tous les frères et sœurs ;
  • nom et date de naissance de tous les enfants ;
  • noms et dates de naissance pour tous les conjoints actuels et anciens, ou les partenaires civils ou domestiques ;
  • plateformes et identifiants de médias sociaux utilisés au cours des cinq dernières années ;
  • numéros de téléphone et adresses mail utilisés au cours des cinq dernières années.

« La plupart de ces informations sont déjà collectées sur les demandes de visa, mais pour une période de temps plus courte, par exemple cinq ans au lieu de quinze ans. Les demandes de noms et dates de naissance des frères et sœurs et, pour certains candidats, des enfants sont nouvelles », note le Ministère.

« La demande d'identifiants de réseaux sociaux et des plateformes associées est nouvelle pour le Département d'État, même si elle est déjà collectée volontairement par le Department of Homeland Security (DHS) pour certaines personnes », a-t-il continué.

Le Département d’État estime que ce changement affecterait environ 65 000 demandeurs de visa chaque année : « Le nombre estimé de répondants représente une estimation des fonctionnaires pertinents du Département d'État selon laquelle 0,5 % des demandeurs de visa aux États-Unis ou dans la fourchette de 65 000 individus par année présenteront un profil de menace, en fonction des circonstances individuelles et des informations qu'ils fournissent, qui mèneront les fonctionnaires consulaires des États-Unis, étant à des postes dans le monde entier, de décider s’il faut que le demandeur passe par cet examen amélioré qui tient compte de l'information proposée de recueillir ».

Dans le cas où le demandeur venait à ne pas fournir ou à ne pas pouvoir fournir ces données, la porte d’entrée aux États-Unis ne va pas nécessairement se fermer devant lui : « Le défaut de fournir les informations demandées n'entraînera pas nécessairement un refus de visa, si le fonctionnaire consulaire détermine que le demandeur a fourni une explication crédible pour laquelle il ne peut répondre à une question ou fournir des documents justificatifs demandés, de sorte que le fonctionnaire consulaire est en mesure de conclure que le demandeur a fourni des informations adéquates pour déterminer l'admissibilité du candidat à recevoir le visa. »

Le Ministère précise tout de même que la collecte de plateformes et d'identifiants de réseaux sociaux ne sera pas utilisée pour refuser les visas en fonction de la race, de la religion, de l'origine ethnique, de l'origine nationale, des opinions politiques, du genre ou de l'orientation sexuelle des candidats.

Ce n’est pas le premier gouvernement des États-Unis à avoir invoqué l’optique d’améliorer la sécurité nationale pour justifier l’examen des médias sociaux des demandeurs de visa. En effet, des mois après l'attaque de 2015 à San Bernardino, en Californie, les législateurs ont demandé à une autre agence, le Department of Homeland Security, d'engager davantage de ressources pour surveiller des sites comme Facebook et Twitter pour des menaces potentielles.

C'est sous le prédécesseur de Trump, le président Barack Obama, que l'agence a commencé en décembre à collecter des identifiants de médias sociaux provenant de voyageurs arrivant sur un programme de visa différent. À l'époque, le DHS a souligné qu'il était facultatif : les visiteurs étrangers n'avaient pas à fournir leurs noms d'utilisateurs sur les sites sociaux pour entrer aux États-Unis. Cependant, les poids lourds de l’industrie technologique et les défenseurs des droits numériques se sont opposés à cette idée, arguant que demander aux voyageurs de partager ce type d’information exerçait une grande pression sur eux en plus de menacer la libre expression.

Sous Trump, le DHS a franchi un pas de plus : le nouveau chef de l'agence, le secrétaire John Kelly, a déclaré aux législateurs en février que le gouvernement envisageait d'exiger les mots de passe des médias sociaux étrangers : « S’ils ne veulent pas nous donner l'information, alors ils ne viennent pas », a-t-il déclaré sans contours.

Source : avis public
Avatar de Lyons Lyons - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 07/05/2017 à 0:44
« S’ils ne veulent pas nous donner l'information, alors ils ne viennent pas »
Et bien on viendra pas et je pense qu'on ne s'en portera pas plus mal.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Rédacteur https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 10:21
L’administration Trump approuve le renforcement des contrôles incluant les comptes de réseaux sociaux
Pour l'obtention de visa américain

Parmi les derniers projets en date initiés par le gouvernement Trump, on peut citer sa tentative d’instaurer une interdiction de voyager temporaire pour les personnes originaires de sept pays (Yémen, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Irak) ou encore son ambition, plus récente, d’interdire l’embarquement des laptops à bord de la cabine des avions qui sillonnent sur le territoire américain.

L’administration Trump a sorti un nouveau questionnaire pour les demandeurs de visa qui souhaitent se rendre aux États-Unis. Ce questionnaire fait partie d’un ensemble de mesures visant à renforcer les contrôles des personnes qui souhaitent se rendre aux États-Unis.


Le nouveau questionnaire exige de chaque demandeur de visa de fournir les identifiants des comptes qu’il ou elle a utilisés durant les cinq dernières années pour accéder aux réseaux sociaux ainsi que la biographie de ses quinze dernières années de vie. Toutefois, il est précisé dans le formulaire que les informations fournies ne peuvent en aucun cas retarder ou empêcher le traitement d’une demande de visa individuel.

Ce nouveau questionnaire a été approuvé le 23 mai 2017 par le Bureau de la Gestion et du Budget. Et ce, malgré les critiques formulées à son encontre par divers responsables de l’éducation et des groupes universitaires pendant sa période de consultation publique. Ces derniers lui reprochaient d’être excessivement contraignant pour le demandeur, d’alourdir les démarches administratives et de favoriser le découragement des étudiants et des scientifiques qui veulent venir aux États-Unis.

Les défenseurs et les avocats de l’immigration estiment que ces questions sont susceptibles de porter préjudice à des candidats innocents qui pourraient simplement avoir du mal à se souvenir, dans le détail, de tout ce qu’ils ont pu faire 15 ans auparavant ou qui pourraient avoir commis des erreurs par le passé sans incidence sur leur intégrité actuelle.

Les nouvelles procédures instaurées autorisent aussi les consulats qui le jugent nécessaire, à demander tous les anciens passeports, les adresses de messagerie, les numéros de téléphone et les identifiants des comptes utilisés sur les réseaux sociaux pendant les cinq dernières années, ainsi que la biographie des quinze dernières années de vie du demandeur, incluant son historique d’adresses, d’emplois et de voyages.

« Les États-Unis ont l’un des processus de demande de visa les plus stricts au monde », a déclaré Babak Yousefzadeh, un avocat basé à San Francisco et président de l’Ordre du barreau de l’Iran. Par ailleurs, il estime que ces nouvelles mesures (le questionnaire) accordent un « pouvoir arbitraire » aux consulats lors des procédures de traitement des demandes de visa, alors qu’il n’y a aucun moyen de contrôler les éléments qui influent sur leurs décisions.

Les services compétents pourront demander des informations supplémentaires lorsqu’ils estimeront « que ces informations sont nécessaires pour confirmer une identité ou pour mener des enquêtes plus rigoureuses liées à la sécurité nationale », a déclaré un responsable du département d’État.

Source : Reuters

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Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

USA : Donald Trump autorise les FAI à vendre l'historique Web des internautes sans leur consentement, quelles solutions pour les Américains ?
USA : la FCC vote pour entamer le processus de suppression de la neutralité du Net, la période des commentaires publics désormais ouverte
Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 12:17
Où est le problème?

Il y a plein de pays dans le monde qu'il est merveilleux de visiter, qui ne nécessite pas de fournir une photo de chaque poil de son c... pour avoir le droit d'y entrer et qui prennent les mesures pour contrer le réchauffement climatique!

Alors what else? Evitez ce pays dirigé par un gouvernement totalement à côté de la plaque...
Avatar de Lcf.vs Lcf.vs - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 14:18
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Alors what else? Evitez ce pays dirigé par un gouvernement totalement à côté de la plaque...
C'est sûr, ça va très vite être la conclusion n°1 de la majorité des gens.

Pô sûr que ça remplisse son objectif "America first"... que ce soit pour le tourisme ou pour créer sa boite ailleurs, les USA arriveront vite en dernier choix.
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre expert https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 15:11
et si on est pas inscrit sur un réseau social ?
Avatar de Lcf.vs Lcf.vs - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 15:23
Citation Envoyé par RyzenOC Voir le message
et si on est pas inscrit sur un réseau social ?
Hum, j'le savais, que t'étais un agent dormant
Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 16:54
Citation Envoyé par RyzenOC Voir le message
et si on est pas inscrit sur un réseau social ?
Ben mon gras, c'est simple... Tu es un mec "louche"! Donc dans le meilleur des cas, tu auras droit à un interrogatoire de 30 heures avec les services de l'immigration US, un touché rectal pour s'assurer que tu ne transportes pas une bombe cachée au plus profond de ton intimité et l'exigence de voir l'état de ton compte en banque pour savoir si tu n'es pas un de ces "Mexicains sans le sous" qui envahissent la belle amérique trumpienne!!!

Y-a-mieux pour débuter ses vacances, non?
Avatar de Lcf.vs Lcf.vs - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 17:01
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Donc dans le meilleur des cas, tu auras droit à un interrogatoire de 30 heures
Vraiment dans le meilleur des cas... pour rappel, en cas de suspicion de terrorisme, il n'y a plus de limites à la durée de détention. ^^

Des vacances prolongées, donc ?
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre expert https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 20:21
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Ben mon gras, c'est simple... Tu es un mec "louche"! Donc dans le meilleur des cas, tu auras droit à un interrogatoire de 30 heures avec les services de l'immigration US, un touché rectal pour s'assurer que tu ne transportes pas une bombe cachée au plus profond de ton intimité et l'exigence de voir l'état de ton compte en banque pour savoir si tu n'es pas un de ces "Mexicains sans le sous" qui envahissent la belle amérique trumpienne!!!

Y-a-mieux pour débuter ses vacances, non?
Quand je vais aux état unis c'est pas pour y passer des vacances... Dans mon cas je suis parfois obligé d'y aller pour raison professionnel, cela ne s'appliquera peut etre pas aux pros.
Avatar de LapinGarou LapinGarou - Membre averti https://www.developpez.com
le 04/06/2017 à 9:51
Et si les seuls réseaux sociaux ou l on me trouvent sont linkedin (jy passe une fois tous les 3 mois... Voire plus rarement) et qu'à une époque j'etais sur adopte et/ou tinder... Ils vont m envoyer voir Monsieur Ferrara pour passer un casting avec son harem, savoir si je suis a la hauteur de mes reseaux sociaux...?

Ca serait un bon debut de vacances aux States ça
Avatar de Grogro Grogro - Membre émérite https://www.developpez.com
le 06/06/2017 à 17:53
Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
Ce nouveau questionnaire a été approuvé le 23 mai 2017 par le Bureau de la Gestion et du Budget. Et ce, malgré les critiques formulées à son encontre par divers responsables de l’éducation et des groupes universitaires pendant sa période de consultation publique. Ces derniers lui reprochaient d’être excessivement contraignant pour le demandeur, d’alourdir les démarches administratives et de favoriser le découragement des étudiants et des scientifiques qui veulent venir aux États-Unis.
Quelle bonne nouvelle pour nous, européens civilisés encore dotés d'un QI > 100. Revenez chez nous, restez en Europe. Si les buveurs de coca tiennent à se suicider, on a là une occasion historique pour renverser la fuite des cerveaux. Rapatrions la recherche et l'innovation en Europe !
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Rédacteur https://www.developpez.com
le 12/07/2017 à 17:02
Trump s’attaque au visa des startups qui devait favoriser la création d’entreprises technologiques étrangères aux USA
La Silicon Valley condamne cette décision

Le gouvernement américain a décidé, ce mardi, de repousser l’entrée en vigueur du programme « International entrepreneur rule » (IER) adopté sous le mandat de l’ancien président Obama. Ce programme relatif à l’octroi d’un certain type de visa devait faciliter l’implantation sur le territoire américain de jeunes entreprises appartenant à des investisseurs étrangers pour une durée maximale de cinq ans. L’administration Trump a, malgré tout, choisi de repousser sa date d’entrée en vigueur jusqu’au 14 mars 2018. Il est fort probable qu’avant cette échéance, l’IER soit tout simplement annulée puisque le gouvernement américain a fait savoir qu’il mettrait en place une consultation publique afin de statuer sur son éventuel retrait définitif.

Cette décision est un coup dur pour la politique pro-immigration des entreprises technologiques. Il faut rappeler qu’elles sont déjà en désaccord avec le gouvernement américain sur deux sujets sensibles. Le premier concerne le décret signé par le président américain Donald Trump visant à réformer le programme de visa H-1B américain qui permet aux entreprises américaines, et particulièrement celles de la technologie, d’attirer des travailleurs qualifiés étrangers. Le second concerne la volonté du président américain de faire sortir les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat soutenu par les entreprises technologiques. Ce pacte non contraignant international qui vise à réduire collectivement l’empreinte carbone et, si possible, arrêter le changement climatique.

L’IER encore appelé « visa des startups » devait entrer en application à partir du 17 juillet 2017. À travers ce visa, le ministère de la Sécurité intérieure aurait pu accorder un séjour provisoire de cinq ans sur le sol américain aux entrepreneurs étrangers éligibles (environ 3000 candidats potentiels venant principalement de Chine, d’Inde, du Brésil et de Russie). La durée du séjour provisoire initial aurait été de 30 mois, avec la possibilité de le prolonger de 30 mois supplémentaires. Pour être éligibles, les entrepreneurs étrangers devaient prouver qu’ils ont des parts importantes dans une startup de moins de cinq ans d’âge et qu’ils disposent d’au moins 250 000 $ pour le financement de leur projet. Ils devaient également fournir un business plan solide et démontrer de quelle manière leur entreprise serait « bénéfique pour les États-Unis. »

« C’est indéniablement un revers pour les États-Unis dans la course mondiale pour le leadership des talents. Nous devrions encourager les personnes innovantes à venir dans notre pays avec leurs idées novatrices, leur expertise et leurs compétences uniques, plutôt que de les inciter à mettre leurs talents au service de nos concurrents à l’étranger », a déclaré Todd Schulte, président de FWD.us, un groupe de défense de l’immigration soutenue par les entreprises de l’industrie technologique.

Les défenseurs de la loi estiment que ce programme aurait permis aux États-Unis de continuer à concurrencer la Chine et l’Europe pour attirer les meilleurs talents du monde. Une étude de la Fondation nationale pour la politique américaine a révélé que plus de la moitié des startups dont la valeur est estimée à plus d’un milliard de dollars ont au moins un fondateur né à l’étranger, hors des États-Unis. La liste tient compte des entreprises établies actuellement et de leurs fondateurs, y compris des patrons de la Silicon Valley comme Elon Musk de Tesla ou Sergey Brin d’Alphabet.

« C’est malheureux », a confié Anastasia Tonello, avocat et président de l’American Immigration Lawyers Association, en ajoutant que l’IER aurait pu aider les jeunes diplômés qui cherchent à construire des petites entreprises. Peter Leroe-Muñoz, vice-président de la division technologie et innovation du groupe Leadership Group dans la Silicon Valley, a estimé pour sa part que cette action était symptomatique des efforts de l’administration de Trump qui souhaite compromettre la réforme sur l’immigration aux USA. Max Versace, cofondateur de la startup spécialisée en intelligence artificielle Neurala, pense que cette nouvelle mesure contreproductive du gouvernement Trump ne va contribuer qu’à décourager les travailleurs talentueux candidats à l’immigration pour les USA.

Source : Wall Street Journal (inscription), Daily Democrat

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

L'administration Trump approuve le renforcement des contrôles incluant les comptes de réseaux sociaux pour l'obtention de visa américain
USA : les géants de la technologie rejoignent un mouvement visant à rester dans l'accord de Paris sur le climat peu importe la décision de Trump
Avatar de Dalini71 Dalini71 - Membre averti https://www.developpez.com
le 12/07/2017 à 19:47
C'est le Canada qui va être content
Avatar de laerne laerne - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 13/07/2017 à 16:56
Bonne nouvelle pour nous en fait. Le "brain drain" vers les US n'a que trop duré.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Rédacteur https://www.developpez.com
le 17/07/2017 à 6:08
USA : les agents des douanes n’ont pas le droit de rechercher des données liées à des serveurs distants
Sur le téléphone des voyageurs américains

Dans une lettre datant du 20 février 2017, le Sénateur américain Ron Wyden s'est adressé au ministre de la Sécurité intérieure des États-Unis, John F. Kelly. Il souhaitait lui communiquer ses inquiétudes au sujet de certaines pratiques non respectueuses des libertés individuelles des citoyens américains qui avaient cours dans le service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (US Customs and Border Patrol ou CBP). La CBP étant un organe du ministère de la Sécurité intérieure, il souhaitait ainsi clarifier une situation peu réjouissante liée à la pratique « profondément troublante » des agents des frontières qui profitaient des contrôles pour réclamer aux voyageurs américains leurs mots de passe pour ensuite accéder à leurs comptes sur les réseaux sociaux.

« Il existe des règles juridiques bien établies qui régissent la façon dont les organismes d’application de la loi peuvent obtenir des données auprès des entreprises des réseaux sociaux et des fournisseurs de messagerie électronique. Ce processus requiert, en général, l'autorisation formelle d’un tribunal. En réclamant les informations d’identification d’un voyageur américain, et en accédant directement à ses données, la CBP court-circuiterait les vérifications d’usage et les valeurs établies dans notre système actuel », a mentionné le Sénateur Ron Wyden dans sa lettre. Il a aussi ajouté que cette façon d’agir de la CBP détourne l’agence de sa mission principale et contribue à l’allocation inutile et inadéquate de ressources en son sein.


Dans un rapport de mars 2017 publié par la CBP, on apprenait que les agents de ce service avaient fouillé plus d’appareils électroniques pendant le seul mois de février 2017 que pour toute l’année 2015. Le nombre d’appareils fouillés était passé de 8383 à 14 993, ce qui correspond à une augmentation de 80 % entre octobre 2016 et mars 2017, les six premiers mois de l’année fiscale de l’agence. Ces chiffres ne prennent pas en compte les recherches effectuées sur les voyageurs étrangers ni celles effectuées par d’autres organes du ministère de l’Intérieur, notamment au niveau de l’immigration. Cette situation a conduit, en avril 2017, le Sénateur Ron Wyden et le Sénateur Rand Paul à introduire un projet de loi visant à interdire aux agents des frontières de rechercher ou de saisir des téléphones cellulaires sans raison valable à cause du trop grand nombre de téléphones saisis par la CBP.

Le ministère de la Sécurité intérieur a répondu par une lettre datant du 20 juin 2017 et signé par Kevin McAleenan, commissaire intérimaire de la CBP. Dans ce document, l’agence confirme la pratique décrite par le Sénateur Wyden en défendant le point de vue selon lequel cette pratique serait un moyen efficace pour lutter contre la pornographie infantile, le trafic de drogue, le terrorisme et d’autres menaces qui pèsent sur les USA.

Mais pour les défenseurs de la vie privée tels que l’American Civil Liberties Union et l’Electronic Frontier Foundation, le problème est ailleurs. Il s’agit plutôt de savoir si cette agence a le droit d’étendre son autorité à la fouille de données liées à des serveurs distants et qui ne sont pas stockées physiquement sur un téléphone. Ce à quoi McAleenan a répondu dans sa lettre en indiquant que les agents de la CBP avaient le droit de procéder comme ils le font (fouille du téléphone sans consentement et exceptionnellement sans mandat ou suspicion), mais uniquement en se limitant au contenu enregistré localement sur le périphérique. Cela inclut les historiques d’appels, les messages, les contacts, les photos ou les vidéos enregistrés localement.

« Les recherches aux frontières effectuées par la CBP ne devraient pas concerner les informations qui se trouvent sur des serveurs distants », a-t-il écrit, une disposition qui devrait concerner aussi bien les applications pour les services de messagerie et de réseaux sociaux (Twitter, WhatsApp, Telegram, Instagram, SnapChat, Facebook…) que les applications dédiées au stockage des données sur le cloud. Les voyageurs n’ont même pas besoin de débloquer leurs appareils ou de communiquer leurs mots de passe lorsqu’ils sont interrogés par les agents de la CBP. Cependant, s’ils y sont contraints, en cas de refus de collaboration par exemple, ces derniers peuvent « confisquer » l’appareil du voyageur, a précisé McAleenan. Il faut rappeler que le ministère de la Sécurité intérieure des USA a réalisé des progrès énormes en ce qui concerne le décodage des mots de passe et la protection PIN sur la plupart des appareils. Il a, d’ailleurs, publié de nombreux documents détaillant ses avancées en la matière.

Dans sa lettre, Kevin McAleenan a, toutefois, éludé la question du Sénateur Ron Wyden qui demandait que soient fournies des statistiques détaillant le nombre de recherches menées par la CBP pour le compte d’autres organismes gouvernementaux tels que le FBI, l’Administration antidrogue, le Centre national antiterroriste et autres qui seraient obligés de disposer d’un mandat s’ils envisageaient d’entreprendre eux-mêmes ces recherches.

Source : NBC News, Lettre du CBP PDF, Lettre de Ron Woden PDF

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

USA : Donald Trump a-t-il le droit de bloquer des personnes sur ses comptes Twitter publics ou serait-ce anticonstitutionnel ?
L'administration Trump approuve le renforcement des contrôles incluant les comptes de réseaux sociaux pour l'obtention de visa américain
USA : Twitter attaque le gouvernement fédéral en justice, pour s'opposer à une injonction visant à révéler l'identité réelle d'un compte anti-Trump
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 17/07/2017 à 17:38
ils vont s'en priver... ce que la douane veut, dieu veut, ou alors il faut emmener son avocat partout.
Avatar de Fagus Fagus - Membre régulier https://www.developpez.com
le 20/07/2017 à 23:44
quel pays merveilleux.
C'est sans doute pour cela que le concept de "Plausible deniability" en crypto en vient.
Mot de passe alternatif bootant un os bidon, comptes en ligne alternatifs bidons, etc.
Quelle perte de temps pour les honnêtes gens si leurs petites fouilles peuvent être contournées si simplement.
Avatar de Dwalin_7 Dwalin_7 - Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
le 21/07/2017 à 11:31
Merci à Fagus, c'est une idée que j'avais, je pensais bien que ça existait déjà, mais je ne connaissais pas le terme exact.

C'est vrai que c'est se donner beaucoup de mal juste pour éviter quelque chose qui ne devrait pas exister. Mais si ça évite à la fois le conflit avec la douane (si on refuse de coopérer) et l'atteinte à la vie privée (puisque faux compte), ça peut valoir le coup si on y va souvent (surtout que ça peut servir aussi si on a affaire à d'autres sortes de criminels plus classiques et sans uniforme).

Je note au passage que l'on ne semble s'intéresser qu'aux droits des citoyens américains, personnellement si j'étais dans une association chez nous équivalente à celles dont il est question ici, je m'attacherais à défendre également les droits des ressortissants d'autres pays que la France.
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