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Des sénateurs demandent au PDG de TikTok d'expliquer ses déclarations « inexactes »
Sur la façon dont l'entreprise gère les données de ses utilisateurs

Le , par Bruno

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Des membres du Congrès américain ont demandé à TikTok de fournir des informations sur la façon dont il protège les données personnelles de ses utilisateurs, notamment celles des enfants. Ils ont exprimé leur inquiétude quant à l’influence du gouvernement chinois sur l’entreprise, qui appartient à la société ByteDance basée à Pékin. Ils ont également soulevé des questions sur la modération du contenu, la sécurité et la vie privée sur la plateforme de partage de vidéos. TikTok a déclaré qu’il coopérerait avec les législateurs et qu’il n’avait jamais partagé de données avec les autorités chinoises.

Après que des reportages récents ont mis en doute la manière dont la plateforme de médias sociaux chinoise gère certaines données sensibles, deux sénateurs américains ont écrit au PDG de TikTok, Shou Zi Chew, pour lui demander de clarifier ce qu’ils qualifient de réponses « mensongères ou erronées » sur le stockage et l’accès aux données des utilisateurs.


Les sénateurs américains Richard Blumenthal et Marsha Blackburn se sont appuyés sur un article de Forbes qui affirmait que TikTok conservait les informations financières des créateurs de contenu américains payés par l’entreprise - y compris leur numéro de sécurité sociale et leur numéro d’identification fiscale - sur des serveurs situés en Chine. Ils ont par ailleurs mentionné un autre article du New York Times, paru fin mai, qui révélait que les employés de TikTok transmettaient fréquemment des informations sur les utilisateurs, comme les permis de conduire de certains utilisateurs américains, via une application de messagerie interne nommée Lark, à laquelle les employés de ByteDance, la société mère de TikTok basée à Pékin, avaient facilement accès.


En février 2022, la société de marketing mobile URL Genius, a révélé que YouTube et TikTok suivent les données personnelles des utilisateurs plus que toute autre application de médias sociaux. L'étude a révélé que YouTube, qui appartient à Google, collecte principalement des données personnelles à ses propres fins, comme le suivi de l’historique de recherche en ligne, ou même l’emplacement, pour ainsi proposer des publicités pertinentes.

TikTok, qui appartient à la grande enseigne chinoise de la technologie ByteDance, permet essentiellement à des traceurs tiers de collecter les données de ses utilisateurs (et à partir de là, il est difficile de dire ce qui se passe avec). Avec les traceurs tiers, il est surtout impossible de savoir qui suit vos données ou quelles informations ils collectent, à partir de quels messages vous interagissez (et combien de temps vous passez sur chacun) à votre emplacement physique en passant par toute autre information personnelle que vous partagez avec l'application. Comme l'a noté l'étude, les traceurs tiers peuvent suivre votre activité sur d'autres sites même après avoir quitté l'application.

TikTok sous le feu des critiques aux États-Unis pour son accès aux données des utilisateurs

Au début de l'année, le gouvernement de Biden a menacé d'interdire la plateforme dans tout le pays si les propriétaires chinois de l'entreprise ne vendaient pas leurs parts. Pour apaiser les inquiétudes des législateurs américains, TikTok a vanté les mérites de son projet Texas, qui consiste à stocker les données des utilisateurs américains sur des serveurs détenus et gérés par le géant du logiciel Oracle.

TikTok a déclaré en juin 2022 qu'il transférait les données des utilisateurs américains vers des serveurs Oracle stockés aux États-Unis. L'annonce de sa migration faisait suite à un rapport accablant affirmant que le personnel de TikTok en Chine avait accès aux données de ses utilisateurs américains. Le rapport évoque les enregistrements de 80 réunions internes de TikTok qui ont été consultées et indique que les employés américains de TikTok ont questionné à plusieurs reprises leurs collègues en Chine pour comprendre comment les données des utilisateurs américains circulaient parce qu'ils n'avaient pas « l'autorisation ou la connaissance de la façon d'accéder aux données par eux-mêmes ».

Selon les fuites audio de plus de 80 réunions internes de TikTok, les employés de ByteDance basés en Chine ont accédé à plusieurs reprises à des données non publiques sur les utilisateurs américains de TikTok – exactement le type de comportement qui a inspiré l'ancien président Donald Trump à menacer d'interdire l'application aux États-Unis.

Les enregistrements, qui ont été examinés par un quotidien américain, contenaient 14 déclarations de neuf employés différents de TikTok indiquant que les ingénieurs en Chine ont eu accès aux données américaines au moins entre septembre 2021 et janvier 2022. Malgré le témoignage sous serment d'un dirigeant de TikTok lors d'une audience au Sénat d'octobre 2021 selon lequel une « équipe de sécurité américaine de renommée mondiale » décide qui a accès à ces données, neuf déclarations de huit employés différents décrivent des situations où les employés américains ont dû se tourner vers leurs collègues en Chine pour déterminer comment les données des utilisateurs américains circulaient. Le personnel américain n'avait pas la permission ou ne savait pas comment accéder aux données par lui-même, selon les enregistrements.

En juillet 2022, TikTok a confirmé que les employés situés en Chine ont accès aux données des utilisateurs américains. La déclaration apparaît dans une réponse à un questionnaire de sénateurs américains. L’entreprise précise néanmoins que la manœuvre est possible en utilisant un processus d’approbation. Elle réitère qu’elle stocke désormais les données des utilisateurs US dans des serveurs Oracle. Elle a promis enfin qu’elle procédera à la suppression des données à problème de ses systèmes sur le sol chinois.

«TikTok n'est pas qu'une simple application de partage de vidéos. C'est le loup déguisé en agneau. Elle recueille des masses de données sensibles qui, selon de nouveaux rapports, sont consultées à Pékin. Il est clair que TikTok pose un risque inacceptable pour la sécurité nationale en raison de sa collecte extensive de données combinée à l'accès apparemment incontrôlé de Pékin à ces données sensibles », a déclaré Brendan Carr, un des responsables de la Commission fédérale des communications (FCC), dans une publication Twitter. Il présentait une lettre dans laquelle il demande aux PDG de Google et Apple de retirer TikTok de leurs boutiques d’application respectives. Le responsable de la FCC a donné à Apple et à Google jusqu'au 8 juillet pour expliquer pourquoi ils ne retirent pas l'application de leurs magasins s'ils refusent de le faire.

TikTok : entre promesses non tenues et risques de fuite de données vers la Chine

En réponse aux régulateurs américains, ByteDance, la société mère de TikTok, a promis de conserver les données des utilisateurs américaines sur des serveurs aux États-Unis, mais Brendan Carr est sceptique sur cette proposition et estime que cela pose toujours des problèmes de sécurité nationale aux États-Unis.

Michael Beckerman, responsable américain de la politique publique chez TikTok, a déclaré que l'affirmation selon laquelle TikTok collecte l'historique du navigateur est « tout simplement fausse ». Il a ajouté que si l'application scanne votre visage pour les filtres, elle ne l'utilise pas pour identifier les individus.

On lui a également demandé si des membres du Parti communiste chinois avaient vu les données non publiques des utilisateurs de TikTok. « La réponse est que nous n'avons jamais partagé d'informations avec le gouvernement chinois, et que nous ne le ferions pas », a déclaré Beckerman, ajoutant qu'ils ont des équipes de sécurité basées aux États-Unis. En outre, il a été demandé à Beckerman si les ingénieurs de TikTok, les personnes qui développent cet outil étaient redevables à la Chine, et si cela représentait une menace pour les États-Unis. « Non, absolument pas. TikTok n'est pas une menace pour la sécurité », a répondu Beckerman.

Cependant, l'analyse par des chercheurs en technologie du code source de l'application TikTok a révélé des choses alarmantes sur l'accessibilité de vos données personnelles. L'application vidéo virale vérifie l'emplacement de l'appareil au moins une fois par heure, demande en permanence l'accès aux contacts, cartographie les applications en cours d'exécution d'un appareil et toutes les applications installées, et plus encore.

Suite à un aveu que le personnel en Chine peut accéder aux données de millions d'utilisateurs australiens « L'application mobile TikTok a été construite avec une culture qui ne place pas la confidentialité comme principe, car la plupart des autorisations et des informations sur les appareils collectées sont au-dessus des autorisations nécessaires pour que l'application puisse fonctionner correctement », indique le rapport.

Toujours en juillet 2022, Roland Cloutier, l’ex-responsable mondial de la sécurité de TikTok, a choisi de quitter ses fonctions alors que l'entreprise utilise désormais les serveurs américains d'Oracle pour stocker les données des Américains. La société a partagé un mémo interne sur ce changement dans un message publié dans sa salle de presse, qui indique que Cloutier assumera un rôle consultatif, tandis que la responsable des risques de sécurité, des fournisseurs et de l'assurance clients de TikTok, Kim Albarella, prendra temporairement le relais.

« Avec l'annonce récente de changements dans la gestion des données aux États-Unis, il est temps pour moi de passer de mon rôle de responsable mondial de la sécurité à un rôle de conseiller stratégique axé sur l'impact commercial des programmes de sécurité et de confiance, en travaillant directement avec Shou, Dingkun et d'autres dirigeants », écrit-il.

Une porte-parole de TikTok a déclaré que Cloutier n'était pas impliqué dans la gestion du nouveau département de TikTok dédié au traitement des données des utilisateurs américains. Elle a également expliqué que ce changement organisationnel était en préparation depuis des mois, avant que les politiciens américains ne s'en prennent à TikTok.

TikTok a tenté de négocier « un accord de sécurité » avec le gouvernement de Biden qui lui permettrait de rester accessible à ses millions d'utilisateurs américains. Mais malgré les promesses de cet accord, d'anciens responsables de la sécurité nationale et d'autres experts américains restent sceptiques quant à son succès. « Ils ont construit tout le système en Chine. À moins qu'ils ne reconstruisent le système aux États-Unis à grands frais, tôt ou tard, lorsque quelque chose ne va pas, il s'avérera qu'il n'y a qu'un seul ingénieur qui sait comment le réparer. Et il ou elle se trouvera probablement en Chine », indique Stewart Baker, avocat spécialisé dans la sécurité nationale chez Steptoe & Johnson LLP. Un grand nombre des experts ayant participé à la rédaction de l'accord penseraient la même chose.

La mise à jour de la politique de confidentialité de TikTok confirme que les données des utilisateurs du continent européen sont disponibles au sein de plusieurs bases de TikTok, notamment au Brésil, en Israël et aux États-Unis. L'application de médias sociaux populaire a fait l'objet d'un examen minutieux de la part des gouvernements occidentaux, qui se sont méfiés de la propriété chinoise de l'entreprise et ont interdit son utilisation sur les appareils émis par le gouvernement.

TikTok admet que les données des utilisateurs européens peuvent être consultées en Chine

TikTok explique à ses utilisateurs européens que leurs données peuvent être consultées par des employés en dehors du continent, y compris en Chine, dans un contexte de préoccupations politiques et réglementaires concernant l'accès chinois aux informations des utilisateurs sur la plateforme. L'application de vidéo sociale appartenant à des Chinois a mis à jour sa politique de confidentialité pour confirmer que le personnel des pays, y compris la Chine, est autorisé à accéder aux données des utilisateurs pour s'assurer que leur expérience de la plateforme est « cohérente, agréable et sûre ».

Les autres pays où les données des utilisateurs européens peuvent être consultées par le personnel de TikTok sont le Brésil, le Canada et Israël ainsi que les États-Unis et Singapour, où les données des utilisateurs européens sont actuellement stockées. Alex Haurek, l’actuel porte-parole de TikTok, a déclaré : « Nous examinons la lettre. Nous restons confiants quant à l'exactitude de notre témoignage et de nos réponses au Congrès ». L'entreprise a déclaré que les serveurs contenant les données des utilisateurs américains ont été physiquement stockés en Virginie et à Singapour, où se trouve son siège social. Mais la question de savoir qui peut accéder à ces données - et d'où - est toujours d'actualité.

Chew, PDG de la société, a déclaré lors d'une audition devant le Congrès en mars que l'accès aux données était fourni « au besoin » à des ingénieurs du monde entier à des fins professionnelles. Il a également précisé que certains employés de ByteDance avaient encore accès à certaines données d'utilisateurs américains, mais que cet accès prendrait fin une fois que le projet Texas - le plan de l'entreprise visant à siphonner les données d'utilisateurs américains de la Chine - serait achevé.

L'année dernière, l'entreprise a déclaré qu'elle avait commencé à diriger l'ensemble du trafic des utilisateurs américains vers des serveurs Oracle stockés aux États-Unis, tout en continuant à sauvegarder les données sur ses propres serveurs. Chew a indiqué que la société avait commencé à supprimer toutes les données historiques des utilisateurs américains des serveurs autres que ceux d'Oracle en mars, et que le processus devrait être achevé cette année.

Dans leur lettre, les sénateurs indiquent également que les récentes informations semblent contredire les témoignages d'un autre responsable de TikTok sur l'endroit où sont stockées les données des utilisateurs américains.


Les préoccupations des sénateurs américains Richard Blumenthal et Marsha Blackburn accusent TikTok de leur avoir fourni des réponses « trompeuses ou inexactes » sur le stockage et l’accès aux données, et demandent à l’entreprise de fournir des informations plus détaillées et transparentes. Ils se basent sur des reportages récents qui suggèrent que TikTok stocke certaines données sensibles en Chine et les partage avec sa société mère ByteDance, ce qui pourrait les rendre vulnérables à l’influence du gouvernement chinois.

TikTok reste confronté à une pression croissante de la part des autorités américaines, qui s’inquiètent de la sécurité et de la vie privée de ses utilisateurs, ainsi que de son rôle potentiel dans la diffusion de la désinformation et de la propagande. Les sénateurs américains Richard Blumenthal et Marsha Blackburn soulèvent des questions importantes sur la responsabilité et la confiance des plateformes de médias sociaux, qui doivent protéger les données de leurs utilisateurs tout en respectant les lois et les normes des pays où elles opèrent.

Source : Richard Blumenthal and Marsha Blackburn, in a letter

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

S'agissant des réelles intentions des Américains, la pression exercée par les autorités américaines contre TikTok ne serait-elle pas l'arbre qui cache la forêt ?

Quels seraient les risques potentiels pour les utilisateurs de TikTok si leurs données sont stockées ou partagées en Chine ?

À votre avis, les mesures prises ou que TikTok prévoit de prendre pour protéger les données de ses utilisateurs et se conformer aux lois et aux normes américaines ne justifient pas de la bonne foi de l'entreprise ?

Quel est l’impact de la pression des autorités américaines sur la réputation et la performance de TikTok sur le marché ?

Voir aussi :

TikTok partage vos données plus que toute autre application de médias sociaux et on ne sait pas où elles vont, selon une recherche sur 200 applications iOS

Les données des utilisateurs US de TikTok ont été consultées en Chine malgré les démentis, selon un rapport. Aussi, TikTok a annoncé le transfert de tout le trafic américain vers les serveurs Oracle

TikTok confirme que les employés situés en Chine ont accès aux données des utilisateurs américains, l'entreprise basée en Chine précise néanmoins que cela est possible via un processus d'approbation

Alors que TikTok promet des serveurs américains, le commissaire de la FCC reste critique à l'égard de la confidentialité des données, et affirme que TikTok est un outil de surveillance de la Chine

Le responsable de la sécurité de TikTok quitte son poste alors que l'entreprise transfère ses données américaines sur des serveurs Oracle, suite à la confirmation que les employés chinois y accèdent

Les utilisateurs de TikTok courent toujours le risque que leurs données personnelles soient exposées au piratage et à l'espionnage par la Chine, selon des experts

TikTok indique aux utilisateurs européens que son personnel en Chine ainsi qu'aux États-Unis a accès à leurs données, dans une mise à jour de sa politique de confidentialité

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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/11/2023 à 16:37
Tous le monde est d'accord pour dire que ce que le Hamas a fait, à savoir assassiner et pris en otage des civils, est totalement répréhensible, mais enfin il faut quand même se rappeler le contexte historique : La Palestine à été envahie, les palestiniens ont été expulsés, cantonné dans un Ghetto, à savoir la bande de Gaza, et Israël en fait occupe illégalement la Palestine. Pire encore les Palestiniens ultra pauvres de la bande de Gaza servent d'esclaves aux ultra riches israéliens, donc dans un état d'apartheid. La lois Israélienne interdit par exemple les mariages mixes entre Palestiniens et Israéliens, dans quel pays on voie encore une chose pareille ? nulle part. Pourquoi l'apartheid en Afrique du sud c'était mal et cela a été éradiqué, mais qu'en Israël c'est normal ?

De toute façon c'est à se demander si toute cette histoire ne profite pas en réalité à Israël, ca leur permet d'atomiser la bande de gaza, ils en rêvaient depuis des années, c'est fait. Donc suppression de la bande de Gaza à l'ouest, et colonisation larvée de la cis Jordanie à l'est, donc au final occupation totale de la Palestine par Israël, et ce en violation totale des lois internationales, et donc pour Israël : "un bon palestinien est soit un palestinien mort, soit au pire un esclave juste bon à ramasser leurs poubelles".



L’apartheid israélien envers le peuple palestinien

Cette année marque le 74e anniversaire de l’expulsion et du déplacement de masse de plus de 700 000 Palestinien·ne·s de leurs domiciles, villages et villes pendant le conflit qui a mené à la création d’Israël en 1948. Depuis, cet épisode connu sous le nom arabe de nakba (catastrophe) par les Palestinien·ne·s est gravé dans la conscience collective palestinienne comme l’histoire d’une dépossession incessante.

Soixante-quatorze ans après leur expulsion, les souffrances et le déplacement restent le quotidien des réfugié·e·s palestiniens. Au titre du droit international, les Palestinien·ne·s qui ont fui ou ont été expulsés de leur domicile sur le territoire qui est devenu Israël ont le droit au retour. Cependant, ils n’ont pratiquement aucun espoir d’être autorisés à regagner leurs maisons, beaucoup ayant été détruites par Israël, ou les villages et villes d’où ils viennent. Israël n’a jamais reconnu leurs droits.

Priver les Palestinien·ne·s d’un domicile est au cœur de l’apartheid qu’Israël leur impose. La dépossession des Palestinien·ne·s n’a pas cessé et la nakba est devenue emblématique de l’oppression dont cette population est victime chaque jour depuis des dizaines d’années. Aujourd’hui, plus de 5,6 millions de Palestinien·ne·s sont réfugié·e·s et sont privés de leur droit au retour. Au moins 150 000 autres sont exposés à un risque réel de perdre leur domicile à cause de la pratique israélienne violente de démolition de maisons et d’expulsions forcées.

C’est un apartheid.

La nouvelle enquête d’Amnesty International montre qu’Israël impose un régime d’oppression et de domination aux Palestinien·ne·s dans toutes les zones sous son contrôle, en Israël et dans les TPO, ainsi qu’aux personnes réfugiées palestiniennes, au profit de la population juive israélienne. Ce régime s’apparente à un apartheid, interdit par le droit international.

Les lois, politiques et pratiques destinées à maintenir un système cruel de contrôle sur la population palestinienne ont abouti à une fragmentation géographique et politique des Palestinien·ne·s, souvent paupérisés et vivant constamment dans la peur et l’insécurité.

QU’EST-CE QUE L’APARTHEID ?

L’apartheid est une violation du droit public international, une grave violation des droits humains garantis par le droit international, ainsi qu’un crime contre l’humanité en vertu du droit pénal international.

Le terme « apartheid », à l’origine, a été utilisé pour désigner le régime politique de l’Afrique du Sud à l’époque où celle-ci imposait explicitement la ségrégation raciale, ainsi que la domination et l’oppression d’un groupe racial par un autre. Il a par la suite été adopté par la communauté internationale pour condamner et réprimer pénalement de tels systèmes et pratiques, où qu’ils existent dans le monde.

Le crime contre l’humanité qu’est le crime d’apartheid selon la Convention sur l’apartheid, le Statut de Rome et le droit international coutumier est constitué lorsque des actes inhumains (essentiellement de graves violations des droits humains) sont « commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial […], dans l’intention de maintenir ce régime. »

En d’autres termes, l’apartheid est un régime dans lequel un traitement discriminatoire prolongé et cruel est infligé par un « groupe racial » d’êtres humains à un autre dans le but de contrôler ce second groupe.

Amnesty International a créé un cours gratuit de 90 minutes intitulé “Deconstructing Israel’s Apartheid against Palestinians”. Pour en savoir plus sur le crime d’apartheid en droit international, sur les formes que prend l’apartheid en Israël et dans les TPO et sur la façon dont il affecte la vie des Palestinien·ne·s, inscrivez-vous à notre cours en ligne sur l’Académie des droits humains d’Amnesty International.

POURQUOI AMNESTY INTERNATIONAL FAIT-ELLE CAMPAGNE CONTRE L’APARTHEID ?

Je ne sais pas pourquoi le monde entier voit ce qui se passe et laisse Israël agir en toute impunité. Il est temps que le monde cesse de traiter Israël en enfant gâté.

Nabil el Kurd, un des habitants menacés d’expulsion forcée dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est
L’apartheid est inacceptable, où que ce soit dans le monde. Alors pourquoi le monde a-t-il accepté l’apartheid envers le peuple palestinien ?

Les droits humains ont longtemps été relégués à un rang secondaire par la communauté internationale, face au combat mené et aux souffrances subies par la population palestinienne depuis des dizaines d’années. Les Palestiniens et Palestiniennes confrontés à la brutalité de la répression israélienne réclament depuis plus de 20 ans que le régime israélien soit considéré comme une forme d’apartheid. Au fil du temps, une reconnaissance internationale plus large du traitement réservé par Israël aux Palestinien·ne·s comme un apartheid a vu le jour.

Pourtant, les États qui avaient la responsabilité et le pouvoir d’agir se sont refusés à prendre des mesures concrètes pour obliger Israël à rendre compte de ses agissements. Ils ont préféré se cacher derrière un processus de paix moribond, au détriment des droits humains et de l’obligation de rendre des comptes. Malheureusement, aujourd’hui, il n’y a aucun progrès vers une solution juste et la situation des droits humains s’aggrave pour les Palestinien·ne·s.

Amnesty International appelle Israël à mettre fin au fait internationalement illicite et au crime international que constitue cet apartheid, en abolissant les mesures de fragmentation, de ségrégation, de discrimination et de privation qui visent actuellement la population palestinienne.

FRAGMENTATION EN DOMAINES DE CONTRÔLE

Lors de sa création en tant qu’État juif en 1948, Israël a expulsé des centaines de milliers de Palestinien·ne·s et détruit des centaines de villages palestiniens, de façon assimilable à un nettoyage ethnique.

Depuis lors, les gouvernements successifs ont élaboré des lois et des politiques destinées à poursuivre la fragmentation de la population palestinienne. Les Palestinien·ne·s sont confinés dans des enclaves en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ainsi que dans les camps de personnes réfugiées, où ils sont soumis à des régimes juridiques et administratifs différents. Ces pratiques ont eu pour effet de saper les liens familiaux, sociaux et politiques entre les communautés palestiniennes et d’étouffer la contestation persistante du régime d’apartheid ; elles permettent également de développer au maximum le contrôle de la population juive israélienne sur les terres et de maintenir une majorité démographique juive.

Des millions de personnes réfugiées palestiniennes sont toujours déplacées et isolées physiquement des Palestinien·ne·s qui vivent en Israël et dans les TPO, Israël continuant à leur dénier le droit de retourner dans leurs logements, villes et villages.

DÉPOSSESSION DE TERRES ET DE BIENS

Depuis 1948, Israël procède à des saisies massives et cruelles de terrains pour déposséder les Palestinien·ne·s de leurs terres et de leurs logements. Bien que les Palestinien·ne·s qui vivent en Israël et dans les TPO soient soumis à des régimes juridiques et administratifs différents, Israël a utilisé des mesures similaires d’expropriation de terres dans toutes les régions – ainsi, depuis 1948, Israël a procédé à des expropriations de terrains dans des zones d’importance stratégique où vivaient d’importantes populations palestiniennes comme la Galilée et le Néguev/Naqab, et a recouru à des mesures identiques dans les TPO après l’occupation militaire israélienne en 1967. Afin de développer au maximum le contrôle de la population juive israélienne sur les terres et de limiter le plus possible la présence palestinienne, Israël a confiné les Palestinien·ne·s dans des enclaves séparées, à forte densité de population. Dans le même temps, les politiques israéliennes ont permis que l’attribution de terres appartenant à l’État soit faite de manière discriminatoire, au profit quasiment exclusif de la population juive israélienne, tant en Israël que dans les TPO.

SÉGRÉGATION ET CONTRÔLE

Les gouvernements israéliens successifs ont poursuivi une stratégie consistant à établir leur domination par le biais de lois et de politiques discriminatoires qui isolent les Palestinien·ne·s dans des enclaves, sur la base de leur statut juridique et de questions de résidence.

Israël dénie aux citoyen·ne·s palestiniens leurs droits à l’égalité de nationalité et de statut, tandis que les Palestinien·ne·s des TPO subissent de sévères restrictions de leur liberté de mouvement. Israël restreint également le droit des Palestinien·ne·s au regroupement familial de manière profondément discriminatoire : ainsi, les Palestinien·ne·s des TPO ne peuvent obtenir le droit de résidence ou la citoyenneté par le mariage, contrairement aux membres de la population juive israélienne.

Israël impose également de sévères limitations aux droits civils et politiques des Palestinien·ne·s, pour éliminer la contestation et faire perdurer son système d’oppression et de domination. Par exemple, des millions de Palestinien·ne·s en Cisjordanie restent soumis au régime militaire israélien et aux ordonnances militaires draconiennes adoptées depuis 1967.

PRIVATION DES DROITS ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX

En raison de ces mesures, les Palestinien·ne·s, un peu partout en Israël et dans les TPO, se sont retrouvés marginalisés, paupérisés et défavorisés sur le plan économique.

Des décennies d’attribution discriminatoire des ressources par les autorités israéliennes, au profit de la population juive israélienne en Israël et des colons israéliens dans les TPO, aggravent ces inégalités. Ainsi, des millions de Palestinien·ne·s en Israël et à Jérusalem-Est vivent dans des zones à forte densité de population, qui sont généralement sous-développées et manquent de services essentiels adéquats, notamment en ce qui concerne le ramassage des ordures, l’électricité, les transports en commun et les infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement.

Les Palestinien·ne·s de toutes les zones sous contrôle israélien ont moins de possibilités pour gagner leur vie et exercer une activité commerciale que les membres de la population juive israélienne. Ils subissent des restrictions discriminatoires sur l’accès aux terres cultivables, à l’eau, au gaz et au pétrole, entre autres ressources naturelles, et sur l’utilisation de ces ressources, ainsi que des restrictions sur l’accès à la santé, à l’éducation et aux services de base.

De plus, les autorités israéliennes ont accaparé la majeure partie des ressources naturelles des Palestinien·ne·s dans les TPO au profit de la population juive en Israël et dans les colonies de peuplement illégales.

PRIVATIONS DE LOGEMENT : DÉMOLITIONS ET EXPULSIONS FORCÉES

Les Palestinien·ne·s sont systématiquement soumis à des démolitions de logements et à des expulsions forcées, et vivent constamment dans la peur de perdre leur foyer.

Depuis plus de 73 ans, Israël déplace de force des communautés palestiniennes entières. Les démolitions ont touché des centaines de milliers d’habitations palestiniennes, provoquant des traumatismes et des souffrances terribles. Plus de 6 millions de Palestinien·ne·s sont toujours réfugiés et vivent pour une grande majorité dans des camps de réfugiés, y compris en dehors d’Israël et des TPO. Plus de 100 000 Palestinien·ne·s dans les TPO et 68 000 autres en Israël risquent à tout moment de perdre leur logement, beaucoup pour la deuxième ou la troisième fois.

Les Palestinien·ne·s sont dans une situation sans issue. Pour bâtir une habitation ou ne serait-ce que pour monter une tente, ils doivent demander un permis de construire aux autorités israéliennes. Cependant, contrairement aux membres de la population juive israélienne qui déposent une même demande, ils n’obtiennent ces permis que rarement. De nombreux Palestinien·ne·s sont obligés de construire sans permis. Israël démolit ensuite ces habitations palestiniennes au motif qu’elles ont été construites « illégalement ». Israël utilise ces politiques discriminatoires de planification et de découpage en zones pour créer des conditions de vie insupportables pour les Palestinien·ne·s et les forcer à quitter leur logement, ce qui permet ensuite l’extension des colonies juives.

Mohammed Al Rajabi, un habitant d’Al Bustan, à Silwan, dont la maison a été détruite par les autorités israéliennes le 23 juin 2020 pour « construction illégale », a expliqué à Amnesty International l’impact dévastateur de cette démolition sur sa famille :

C’est extrêmement dur à accepter. C’est difficile à exprimer […] et j’ai eu le sentiment que c’était plus éprouvant encore pour mes enfants que pour nous. Ils étaient vraiment contents que nous ayons cette nouvelle maison. Je vais garder les photos prises ce jour-là et les montrer à mes enfants quand ils seront grands, pour qu’ils n’oublient pas ce qui nous est arrivé. Je leur dirai : « Vous voyez le genre de souvenirs que je dois vous transmettre ? » Ce que je voulais, c’est qu’ils aient une maison familiale agréable, près de ceux qu’ils aiment et des membres de leur famille. Maintenant, je transmets la mémoire de la destruction de leur première maison d’enfance.

DES AMOURS FRAGMENTÉES : LA SÉPARATION DES FAMILLES PALESTINIENNES

Israël a adopté des lois et des politiques discriminatoires qui perturbent la vie familiale des Palestinien·ne·s. Depuis 2002, Israël a opté pour une politique qui interdit aux Palestinien·ne·s de Cisjordanie et de la bande de Gaza d’obtenir un statut en Israël ou à Jérusalem-Est par le mariage, empêchant ainsi le regroupement familial.

Israël utilise depuis longtemps des lois et des politiques discriminatoires pour séparer les Palestinien·ne·s de leur famille. Ainsi, les Palestinien·ne·s de Cisjordanie et de la bande de Gaza ne peuvent obtenir par le mariage un statut légal en Israël ou à Jérusalem-Est occupée ; leur droit au regroupement familial leur est donc dénié. Cette politique oblige des milliers de Palestinien·ne·s à vivre séparés de leurs proches ; d’autres sont contraints de partir à l’étranger, ou vivent en permanence dans la crainte d’une arrestation, d’une expulsion ou d’un renvoi forcé.

Ces mesures ciblent explicitement les Palestinien·ne·s, et non les membres de la population juive israélienne, et sont principalement motivées par des considérations démographiques visant à limiter le plus possible la présence palestinienne à l’intérieur d’Israël et dans les TPO.

Sumaia est née et a grandi à Lod, dans le centre d’Israël. Elle s’est mariée en 1998 et son époux, originaire de la bande de Gaza, est venu la rejoindre à Lod. En 2000, Sumaia et son mari ont entamé une procédure de demande de regroupement familial, pour pouvoir vivre ensemble en toute légalité. La procédure a duré 18 années, pendant lesquelles le couple a vécu dans la peur et l’anxiété. Sumaia a dit à Amnesty International :

Les autorités contrôlent le moindre détail de nos vies ; elles sont dans notre chambre, dans nos maisons. Un des pires moments, c’était quand elles ont arrêté mon mari en 2004, pendant que je donnais naissance à une de mes filles […] elles l’ont arrêté alors que j’étais dans la salle d’accouchement !

SOUS LE SIEGE

Des grenades lacrymogènes sont lancées par les forces israéliennes lors d’une manifestation palestinienne le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, à l’est de la ville de Gaza, le 22 juin 2018.
Ces 14 dernières années, plus de 2 millions de Palestinien·ne·s de la bande de Gaza ont vécu sous le blocus illégal d’Israël. Venant s’ajouter à quatre offensives militaires majeures, le blocus a eu des conséquences terribles pour la population de la bande de Gaza.

Le blocus est une forme de punition collective. Il oblige la population de la bande de Gaza – majoritairement composée de personnes réfugiées ayant fui en 1948 et de leurs descendant·e·s – à vivre dans des conditions de plus en plus difficiles. Il y a de graves pénuries de logements, d’eau potable, d’électricité, de médicaments essentiels et de soins médicaux, de nourriture, de matériel pédagogique et de matériaux de construction. En 2020, la bande de Gaza présentait le taux de chômage le plus élevé au monde, et plus de la moitié de sa population vivait sous le seuil de pauvreté.

Le 30 mars 2018, les Palestinien·ne·s de la bande de Gaza ont lancé la Grande marche du retour, une série de manifestations hebdomadaires de grande ampleur le long de la clôture entre de la bande de Gaza et Israël.

Ces personnes revendiquaient leur droit de retourner dans leurs villages et villes d’origine, situés dans ce qui est aujourd’hui l’État d’Israël, et réclamaient qu’il soit mis fin au blocus israélien de la bande de Gaza. La riposte a été brutale : à la fin de l’année 2019, les forces israéliennes avaient tué 214 membres de la population civile, dont 46 enfants, et en avaient blessé plus de 8 000 autres par des tirs à balles réelles. Au total, 156 personnes blessées ont dû être amputées. Plus de 1 200 personnes ont besoin d’une prise en charge thérapeutique et rééducative longue, complexe et coûteuse, et des dizaines de milliers d’autres d’un soutien psychosocial. Or, la prestation de tels services n’est guère disponible à Gaza.

Le blocus empêche les Palestinien·ne·s d’accéder à des soins de santé adaptés, en particulier à des soins médicaux d’urgence, parfois vitaux, qui sont uniquement disponibles en dehors de la bande de Gaza. Les autorités israéliennes tardent souvent à délivrer un permis autorisant les malades à sortir de l’enclave, et s’abstiennent même parfois de les délivrer.

Adham Al Hajjar, 36 ans, est journaliste indépendant et vit dans la ville de Gaza. Le 6 avril 2018, alors qu’il couvrait les manifestations de la Grande marche du retour, des tireurs d’élite israéliens postés le long de la clôture entre la bande de Gaza et Israël l’ont pris pour cible. La prise en charge médicale dont il a besoin est indisponible dans la bande de Gaza, en raison de l’indigence des services de santé.

La balle qui a pénétré ma jambe n’a pas fait qu’entrer et sortir. Elle est entrée et a tout arrêté ; elle a mis ma vie à l’arrêt. Tout cela parce qu’un soldat ou une soldate a appuyé sur la gâchette, sans se préoccuper des effets dévastateurs que cela aurait pour moi. Cette personne a-t-elle jamais réfléchi aux conséquences de ses actes ? Je suis comme un mort ambulant, tout dans ma vie s’est figé à partir du moment où cette balle a pénétré ma jambe.

DES PRATIQUES CRIMINELLES

Israël commet de manière systématique de graves violations des droits humains à l’encontre des Palestinien·ne·s depuis des décennies. Ces violations, comme les transferts forcés, les détentions administratives, les actes de torture, les homicides illégaux et les blessures graves, ainsi que le déni des droits fondamentaux et libertés fondamentales, ont été amplement documentées par Amnesty International, entre autres. Commises dans une impunité quasi-totale, elles permettent de toute évidence le maintien en place du système israélien d’apartheid.

Elles font partie intégrante d’une offensive généralisée et méthodique contre la population palestinienne, menée dans le contexte d’un régime israélien institutionnalisé d’oppression systématique et de domination à l’égard des Palestinien·ne·s, et relèvent du crime d’apartheid, qui est un crime contre l’humanité.

DÉMANTELER LE SYSTÈME

Il n’y a pas de place pour l’apartheid dans notre monde. C’est un crime contre l’humanité, et il doit cesser.

Les autorités israéliennes ont joui de l’impunité pendant trop longtemps. Parce que la communauté internationale s’abstient de demander des comptes à Israël, les Palestinien·ne·s continuent à souffrir quotidiennement. Il est temps de se mobiliser, de se tenir aux côtés des Palestinien·ne·s et de dire à Israël que nous ne tolérerons pas l’apartheid.

Cela fait des décennies que les Palestinien·ne·s réclament qu’il soit mis fin à l’oppression qu’ils subissent. Ils paient bien trop souvent un prix terriblement élevé pour avoir défendu leurs droits, et demandent depuis longtemps à d’autres dans le monde de leur venir en aide.

Faisons en sorte que ce soit le début de la fin du système israélien d’apartheid envers la population palestinienne.
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 21/03/2024 à 14:14
Citation Envoyé par Morganbleu Voir le message
Tik tok est Chinois, la Chine ne souhaite pas interdire tik tok mais prévient de bloquer short si les usa bloque tik tok.
Votre titre est faux, est ce volontaire ?
Le titre indique que TikTok, bien que chinois, est interdit en Chine. Il n'y a rien de faux, même si ça semble étrange.
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Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 01/04/2024 à 21:15
ce que tiktok est capable de faire, il faut considerer sur facebook, insta, whatsapp et tout les autres le font aussi et carrement android
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/11/2023 à 14:58
Je précise pour être juste que ce propos n'est pas du tout de moi mais d'Amnesty International
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 02/04/2024 à 12:40
Citation Envoyé par Prox_13 Voir le message
Personnellement, je pense que légiférer sur Tiktok est un bon angle d'attaque, un bon premier pas qui ne devrait pas être ignoré/minoré par la présence d'autres acteurs problématiques sur le marché.
Si on mettait une fraction de l'entrain dont les gens font preuve pour relativiser le problème à le résoudre, peut-être que quelque chose aurait été entrepris en Europe depuis ces années.
Une loi bien faite ne légifère pas sur un service en particulier, elle légifère sur des techniques utilisés par des services.
C'est comme ça pour tout : Par exemple, si l'on remarque qu'une voiture Peugeot possède un gros dysfonctionnement au niveau des freins à cause d'un alliage de mauvaise qualité, on va légiférer pour avoir les moyens d'interdire et de contrôler l'utilisation de cet alliage pour l'usage en question, pour toute les voitures. On ne va pas "interdire ou légiférer sur Peugeot". Avec TikTok c'est pareil. Si le gouvernement étasuniens veut légiférer juste sur TikTok, c'est pour des intérêts géostratégiques, qui sont une fin en soi, pas un "bon début".
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Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 07/07/2023 à 10:25
Que pensez-vous de l’initiative du Sénat de créer une commission d’enquête sur TikTok ?
C'est un premier pas mais il arrêter d'être gentil et sanctionner plus rapidement car ça va durer et en attendant TikTok a le temps de préparer une défense.

Faut-il s'inquiéter davantage de TikTok que d'un autre réseau social comme Instagram ou YouTube ?
Oui, vu la dépendance que cela crée chez certains et surtout chez les jeunes. Je dirais qu'Instagram devrait être dans une position similaire.

Utilisez-vous TikTok ? Si oui, pour quelles raisons ? Sinon, pourquoi pas ?
Non car Chinois et aucun contenu de qualité sur la plateforme qui m'intéresse à priori (je n'ai même pas cherché à regarder).

Avez-vous confiance en TikTok pour protéger vos données personnelles et respecter la législation française et européenne ?
Non

Craignez-vous que TikTok puisse être utilisé comme un outil de propagande ou d’influence par le régime chinois ?
Oui

Seriez-vous favorable à une suspension de TikTok en France si la commission d’enquête révélait des pratiques illégales ou dangereuses de la part du réseau social ?
Oui
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/08/2023 à 12:35
Citation Envoyé par OrthodoxWindows Voir le message
prémonitoire
Je ne crois pas, il me semble que dès le début ils ont dit "Nous avons un problème avec TikTok, mais si cette application appartenait à une entreprise US, il n'y aurait plus aucun problème".

Le pouvoir US cherche à abrutir sa population, parce que pendant que les gens sont sur Instagram ou YouTube, ils ne sont pas en train de réfléchir à ce que fait le gouvernement.
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Avatar de Prox_13
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 12/03/2024 à 10:02
TikTok, X et Facebook, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. La seule différence est le propriétaire, dans quelles poches vont l'argent, mais le but est bien le même: Rendre ses utilisateurs addicts aux contenus proposés.

Le principal souci de TikTok est le format qu'il propose, qui fait des ravages sur les capacités de concentration/attention.
Le principal souci de X est la bulle politique dans laquelle il enferme ses utilisateurs.
Facebook j'ai arrêté d'y toucher depuis le Covid, pour des raisons évidentes à l'époque.

Franchement ça dégoute de voir que les gens essaient de défendre l'un contre l'autre quand les trois sont aussi merdiques les uns que les autres. On dirait les élections présidentielles
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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/03/2024 à 16:39
Citation Envoyé par nikau6 Voir le message
Le Trumpisme est beaucoup plus sérieux et profond que ce que tu en comprends.
Éclaires ma lanterne, parce que là, comme ça, c'est pas évident.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/11/2023 à 15:30
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Amnesty International
Ouais d'ailleurs les médias critiquent cette organisation maintenant.

Amnesty International : de l’Ukraine à Israël, enquête sur une dérive idéologique

Attaques terroristes en Israël : la triste dérive d’Amnesty International
L’ONG a beaucoup évolué en quelques années sur son interprétation des exactions commises par le Hamas. Et pas dans le bon sens !
Apparemment cette organisation résiste et ne se soumet pas au chantage.
C'est courageux.

Ou alors ce sont nos médias et nos gouvernements qui ne supportent plus la vérité et qui ne veulent entendre que leur propagande.
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