IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Meta serait en train de concevoir des « Zuck Bucks », des jetons numériques qui pourraient être utilisés dans son métavers.
Meta se préparerait aussi à se lancer dans les NFT

Le , par Stéphane le calme

608PARTAGES

3  0 
Meta travaille à la construction du métavers, cet univers parallèle de mondes virtuels accessibles en réalité augmentée et virtuelle, qui nécessite toute une infrastructure, y compris des monnaies. Selon le FT, ces jetons ont été surnommés « Zuck Bucks » (« les dollars de Zuck », diminutif de Mark Zuckerberg) par des employés. Il s'agit de jetons numériques et non d'une cryptomonnaie enregistrée sur une blockchain. D’autres projets de NFT et de « jetons sociaux » seraient aussi en cours. Le fondateur de Twitter semble ravi de voir Meta se lancer dans l'aventure.

En juin 2019, Facebook a lancé officiellement Libra, une cryptomonnaie censée permettre d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané. En s'attaquant au domaine des cryptomonnaies, Facebook s'est lancé un défi de taille, tant il fait lui-même l'objet d'une grave crise de confiance après une série de scandales autour de sa gestion des données personnelles.

Libra était présentée comme une cryptomonnaie libérée des États, des banques centrales et du système financier traditionnel. Une monnaie universelle et décentralisée, portée par le plus grand réseau social au monde, soutenue par de grands acteurs du paiement (PayPal, Visa, MasterCard…), accessible — aussi — à ceux qui n'ont pas accès aux banques.

Cependant, les obstacles se sont faits de plus en plus haut ; dans le sillage des scandales éclaboussant Facebook, des craintes des régulateurs qui ont exigé des garanties sur la provenance des fonds, la stabilité financière ou la protection des données personnelles, certains membres ont quitté le navire. Sept des membres les plus importants du projet Libra, dont PayPal, Stripe, Visa, eBay et Mastercard, se sont retirés du projet au fur et à mesure des déclarations des régulateurs financiers de nombreux pays.

Le bout du tunnel semblait de plus en plus loin pour Facebook ; la date de lancement s'éloignait de plus en plus des prévisions de départ. Aussi, pour se donner un souffle nouveau, Libra a tenté de prouver au public que l'association voudrait s'éloigner le plus possible du regard de suspicion porté à Facebook quant à son entrée dans cette industrie. La Libra a donc décidé en novembre 2020 de changer son nom de baptême.

Dans un billet de blog, elle a avancé :

« L'Association Libra annonce l'adoption d'un nouveau nom et le recrutement de cadres clés, renforçant son indépendance organisationnelle. Passant maintenant au nom "Diem", qui marque un nouveau jour pour le projet, l'Association Diem continuera à poursuivre une mission de construction d'un système de paiement sûr, sécurisé et conforme qui autonomise les personnes et les entreprises du monde entier. L’Association s’est attachée à faire en sorte que le projet soit conçu pour répondre aux attentes réglementaires, conformément aux principes directeurs de l’Association en matière d’innovation, d’inclusion et d’intégrité ».

« Le projet Diem fournira une plateforme simple pour que l’innovation fintech prospère et permette aux consommateurs et aux entreprises de mener des transactions instantanées, peu coûteuses et hautement sécurisées », a déclaré Stuart Levey, PDG de Diem Association. « Nous nous engageons à le faire de manière à promouvoir l'inclusion financière - en élargissant l'accès à ceux qui en ont le plus besoin et en protégeant simultanément l'intégrité du système financier en dissuadant et en détectant les comportements illicites. Nous sommes ravis de présenter Diem - un nouveau nom qui marque la maturité et l'indépendance croissantes du projet ».

Malgré tous ses efforts et stratégies, Diem n'a pas obtenu gain de cause et a été contraint de vendre ses actifs à Silvergate.

Voici les mots de Stuart Levey :

« Dès le départ, le projet Diem s'est concentré sur l'exploitation des avantages de la technologie blockchain pour concevoir un système de paiement meilleur et plus inclusif. Les membres de l'Association Diem et notre équipe exceptionnelle ont poursuivi cette vision avec détermination et persévérance, motivés par le désir d'offrir des avantages substantiels aux consommateurs et aux entreprises, ainsi qu'une solution de paiement pour ceux qui sont actuellement mal desservis ou totalement exclus du système financier traditionnel.

« Nous sommes fiers du travail accompli par l'Association, nos partenaires et notre équipe. Cela a inclus la construction et le test d'un système de paiement basé sur la blockchain avec des contrôles de pointe pour protéger les consommateurs et lutter contre la criminalité financière, qui est censé être sûr pour les personnes effectuant des paiements quotidiens ordinaires.

« L'une de nos principales priorités lors de la conception du réseau de paiement Diem était de mettre en place des contrôles pour le protéger contre les abus par des acteurs illicites. Nous avons répondu à cette préoccupation d'une manière inédite dans l'industrie, en mettant en œuvre de nombreux contrôles reconnus comme innovants par les régulateurs. Parmi ces contrôles figurait l'interdiction des transactions anonymes, qui posent à la fois des risques de contournement des sanctions et de blanchiment d'argent.

« Alors que nous entreprenions cet effort, nous avons activement recherché les commentaires des gouvernements et des régulateurs du monde entier, et le projet a considérablement évolué et s'est amélioré en conséquence. Aux États-Unis, un régulateur de haut niveau nous a informés que Diem était le projet stablecoin le mieux conçu que le gouvernement américain ait vu.

« Nous sommes heureux que le rapport ultérieur sur les stablecoins publié par le groupe de travail du président sur les marchés financiers ait validé de nombreuses caractéristiques de conception de base de Diem. Ces fonctionnalités traitent non seulement des risques liés à l'émission d'un stablecoin, mais également des risques associés au transfert de stablecoins entre les parties.

« Bien que nous ayons donné des commentaires positifs sur la conception du réseau, il est néanmoins ressorti clairement de notre dialogue avec les régulateurs fédéraux que le projet ne pouvait pas aller de l'avant. En conséquence, la meilleure voie à suivre était de vendre les actifs du groupe Diem, comme nous l'avons fait aujourd'hui à Silvergate ».


Rebelote pour Facebook dans ce domaine ?

Meta a peut-être abandonné sa cryptomonnaie Diem, mais la société explore toujours les produits financiers, selon un nouveau rapport du Financial Times. La société mère de Facebook et Instagram aurait quelques produits en préparation, parmi lesquelles de la monnaie virtuelle que les employés de l'entreprise ont apparemment pris l'habitude d'appeler « Zuck Bucks ».

Zuck Bucks, qui fait référence au nom du fondateur, président et PDG de Meta, Mark Zuckerberg, est « peu susceptible » d'être une cryptomonnaie. « Au lieu de cela, Meta se penche sur l'introduction de jetons intégrés à l'application qui seraient contrôlés de manière centralisée par la société, similaires à ceux utilisés dans les applications de jeu telles que la devise Robux dans le jeu populaire pour enfants Roblox », selon le Financial Times. Roblox a construit une énorme entreprise de vente de Robux, et Meta pourrait essayer d'imiter une partie de ce succès sur ses propres plateformes. Comme autre illustration, nous pouvons citer également les V-Bucks de Fortnite.

Meta ne s'est pas totalement distancé des produits blockchain, car la société envisage également de publier et de partager des NFT sur Facebook. Le FT indique que la société prévoit de lancer un projet pilote pour faire exactement cela à la mi-mai, selon une note de service, et peu de temps après, Meta testera l'autorisation « d'appartenance à des groupes Facebook basés sur la propriété de NFT et un autre pour faire du minting (créer) » de NFT. Le FT a précédemment rendu compte de certains des plans NFT de Meta pour Facebook et Instagram en janvier, et Zuckerberg a annoncé en mars que les NFT arriveraient sur Instagram.

Il y a eu des rumeurs que cela arrivait. L'année dernière, le responsable d'Instagram, Adam Mosseri, a déclaré que l'équipe « explorait activement les NFT » mais n'avait fait aucune annonce réelle. En janvier, un rapport a circulé selon lequel les équipes de Facebook et Instagram travaillaient sur des intégrations NFT. Le rapport mentionne qu'il y a eu des progrès sur les fonctionnalités vous permettant d'utiliser un NFT comme profil et de créer des NFT sur la plateforme et des discussions sur la création d'un marché.

Mais on ne sait toujours pas exactement ce que signifierait faire du minting d'un NFT sur Instagram. Pourriez-vous vendre un message populaire en tant que NFT, par exemple ? Ou créer des NFT qui agissent comme des laissez-passer pour permettre aux gens de voir des histoires spécifiques ? Meta n'a encore rien dit à ce sujet, bien qu'il semble que les capacités de minting n'arriveront que plus tard. L'idée d'un marché semble être encore plus éloignée, étant donné que, dans l'interview avec South By Soutwest, Mark Zuckerberg n'y a pas fait allusion directement, bien que la valorisation massive de sites comme OpenSea en fasse probablement une entreprise commerciale tentante.

En outre, Meta explore des « jetons sociaux » ou des « jetons de réputation », qui « pourraient être émis comme récompenses pour des contributions significatives dans des groupes Facebook, par exemple », rapporte le FT. La société se penche également apparemment sur les services financiers traditionnels tels que les prêts aux petites entreprises.

« Nous n'avons aucune mise à jour à partager aujourd'hui », a déclaré la porte-parole de Meta, Lauren Dickson, dans un communiqué. « Nous envisageons en permanence de nouvelles innovations de produits pour les particuliers, les entreprises et les créateurs. En tant qu'entreprise, nous nous concentrons sur la construction pour le métavers et cela inclut à quoi pourraient ressembler les paiements et les services financiers ».

En attendant de voir comment (et surtout si) ces projets se réalisent, une personnalité publique semble être un grand fan des projets de Facebook : l'ancien PDG de Twitter, Jack Dorsey.


Diversifier les sources de revenus

Meta cherche à diversifier ses sources de revenus au-delà de la publicité personnalisée et ciblée, car ce modèle économique est remis en cause, notamment par les régulateurs soucieux d'un meilleur respect des données personnelles des utilisateurs. Début février, Facebook a indiqué à ses actionnaires qu'il prévoyait un déficit de 10 milliards de dollars de revenus à cause des fonctions de confidentialité sur iOS.

Lors d'un appel avec les investisseurs pour commenter les résultats trimestriels de l'entreprise et évoquer les projections, Sheryl Sandberg, la directrice de l'exploitation de la société, a déclaré :

« Tout d'abord, les publicités. Comme d'autres dans notre industrie, nous avons été confrontés à des vents contraires à la suite des changements iOS d'Apple. Comme nous l'avons décrit au dernier trimestre, Apple a créé deux défis pour les annonceurs. Le premier est que la précision du ciblage de nos annonces a diminué, ce qui a augmenté le coût des résultats. L'autre est que la mesure de ces résultats est devenue plus difficile ».

Le directeur financier de Facebook, David Wehner, a précisé que les 10 milliards de dollars de revenus touchés cette année n'étaient qu'une estimation : « Nous estimons simplement ce que nous pensons être l'impact global des modifications cumulatives d'iOS sur les prévisions de revenus de 2022 », a déclaré Wehner. « Si vous regroupez les changements que nous constatons sur iOS, c'est l'ordre de grandeur. Nous ne pouvons pas être précis à ce sujet. C'est une estimation ».

Sources : FT, Diem, Adam Mosseri au sujet des NFT sur Instagram, Interview Mark Zuckerberg, Jack Dorsey

Et vous ?

Pour ou contre des « Zuck Bucks » utilisables dans le métavers ?
Meta devrait-il autoriser d'autres entreprises à fournir des jetons numériques utilisables dans son métavers ? Pourquoi ?
Que pensez-vous des NFT en général ?
Pour ou contre des NFT sur Facebook et Instagram ?
Comment, selon vous, pourraient-ils être utilisés ?

Voir aussi :

Facebook prévoit un déficit de 10 milliards de dollars de revenus à cause des fonctions de confidentialité sur iOS qui rendent le pistage des mobinautes plus difficile depuis le lancement d'iOS 14.5
La Libra Association change de nom et devient la Diem Association « qui marque un nouveau jour pour le projet », elle voudrait travailler son image avant le lancement de la cryptomonnaie de Facebook
Facebook et Instagram menacent de faire payer l'accès sur iOS 14.5 si vous ne leur communiquez pas vos données et espère contraindre Apple à alléger les règles de confidentialité ajoutées à l'iOS 14

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de smobydick
Membre actif https://www.developpez.com
Le 07/04/2022 à 11:19
Ce gars surestime son aura.
2  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 07/04/2022 à 12:34
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message

Que pensez-vous des NFT en général ?
Pour ou contre des NFT sur Facebook et Instagram ?
Ce n'est pas tant ce que j'en pense mais ce que Meta en pense qui est important ici

Il n'y a qu'à voir comment les plus grands éditeurs de jeux vidéo se précipitent pour essayer de gaver leurs jeux de NFT (et la réaction très négative des joueurs qui sentent venir une arnaque comme celle des micros-transactions).

Si Meta le fait, c'est qu'ils ont compris que c'est une nouvelle pierre philosophale.
1  0 
Avatar de Jules34
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 07/04/2022 à 14:22
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Meta serait en train de concevoir des "Zuck Bucks", des jetons numériques qui pourraient être utilisés dans son métavers.
Zuck Bucks, qui fait référence au nom du fondateur, président et PDG de Meta, Mark Zuckerberg, est « peu susceptible » d'être une cryptomonnaie. « Au lieu de cela, Meta se penche sur l'introduction de jetons intégrés à l'application qui seraient contrôlés de manière centralisée par la société, similaires à ceux utilisés dans les applications de jeu telles que la devise Robux dans le jeu populaire pour enfants Roblox », selon le Financial Times. Roblox a construit une énorme entreprise de vente de Robux, et Meta pourrait essayer d'imiter une partie de ce succès sur ses propres plateformes. Comme autre illustration, nous pouvons citer également les V-Bucks de Fortnite.
Roblox c'est pas le site qui réduit en esclavage volontaire des gamins pleins de talents qui codent des jeux et qui croient pouvoir devenir riche alors que pas du tout ils se font juste piquer leurs idées ? C'est pas le site ou l'avatar d'une gamine de 7 ans s'est fait violée numériquement (et plus encore) ?!

Le jeton roblox est la pire arnaque de tout les temps...

Zuck est encore bien partit
1  0