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Les graves dysfonctionnements de la Grande École du Numérique
Un nouveau rapport de la Cour des comptes

Le , par Stéphane le calme

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24  0 
Le groupement d’intérêt public dénommé « La Grande École du numérique » a été constitué le 15 novembre 2016 entre l’État, Pôle emploi, l’association Régions de France, divers acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle et des entreprises privées. Son objet statutaire est « de répondre, sur le territoire national, aux besoins d’emploi dans le secteur du numérique et de favoriser l’insertion sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi et de la formation, en particulier des jeunes, des femmes et des publics issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville ». La Cour des comptes a examiné, pour les exercices 2017 à 2019, la gestion et les comptes de la « Grande École du numérique ».

La Grande École du numérique, qui n’est pas un établissement d’enseignement, remplit sa mission statutaire en donnant un label et en finançant des formations professionnelles au moyen des crédits du deuxième programme d’investissements d’avenir (PIA 2) lancé en 2014, puis du plan d’investissement dans les compétences (PIC) lancé en 2017, qui lui sont délégués. Nonobstant les réserves formulées sur le positionnement et sur la gestion de ce groupement d’intérêt public, son objectif statutaire correspond à un besoin patent, tant pour l’économie que pour le soutien à l’emploi, de formations aux métiers du numérique pour les personnes éloignées du monde du travail.

La Cour estime que « la forte sélectivité des études conduisant aux métiers du numérique en limite l’accès, au détriment des jeunes confrontés à des difficultés scolaires. Pourtant le nombre de jeunes diplômés en formation initiale dans ces métiers (moins de 5 000 par an) reste très insuffisant au regard des besoins des entreprises, qui ne pourront que s’accroître dans un proche avenir ».

Pour elle, dans un tel contexte, les règles applicables au financement de la formation professionnelle continue ont semblé peu adaptées aux acteurs institutionnels pour soutenir des formations émergentes dans les métiers du numérique, a fortiori s’agissant de publics en difficulté scolaire ou éloignés de l’emploi. En effet, le code du travail, en son article L.6316-1 1 , subordonne l’octroi de financements publics aux organismes de formation, à une certification réglementée permettant d’attester de la qualité du service rendu. En outre, ces publics sont plutôt dirigés vers les formations certifiantes ou qualifiantes, qui permettent un accès au marché du travail par l’acquisition de compétences inscrites au répertoire national des certifications professionnelles ou au répertoire spécifique.

Or, les formations au numérique peinent, en raison de leurs spécificités, à s’inscrire dans ces répertoires. En effet, note la Cour, les classifications institutionnelles des métiers associent au secteur du numérique un champ étroitement borné. Celui-ci inclut notamment l’informatique et les télécommunications, alors que les compétences numériques imprègnent, de façon bien plus transversale et marquée, l’ensemble de l’économie. En outre, l’enregistrement d’un titre de formation dans les répertoires nationaux nécessite l’analyse d’au moins deux promotions de titulaires du projet de certification. Il suppose par conséquent que l’offre et le contenu de la formation soient stables (même si des assouplissements sont intervenus pour les métiers émergents ou en forte évolution).

Les organismes de formation au numérique, pour les publics éloignés de l’emploi, parfois de création récente, délivrent des enseignements spécialisés. Ils adoptent usuellement des méthodes pédagogiques souvent différentes de celles prévues par le cadre réglementaire de la formation professionnelle, telles que la formation de pair à pair, la pédagogie en projet d’entreprise ou l’adaptation des examens et du contrôle continu.

En créant la Grande École du numérique, les pouvoirs publics ont souhaité pallier cette inadéquation, avec l’ambition de bâtir un réseau de formations labellisées et progressivement reconnues afin de permettre, au plus grand nombre, un meilleur accès aux financements publics alloués à ces formations. À cette fin, trois appels à projets ont été conduits, soit par la Grande École du numérique, soit par l’administration sous son label. Ils ont permis de labelliser près de 750 formations, dont 600 ont été financées pour un montant total d’environ 48 M€ en autorisations d’engagement.

Selon le GIP, l’École a ainsi financé sur trois ans la formation de près de 28 000 stagiaires, en majorité âgés de moins de 30 ans et peu ou pas diplômés : 24 % sont des femmes et 17 % des bénéficiaires sont issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Selon les données déclaratives figurant dans les rapports d’activité du GIP, ces formations auraient eu un impact tangible sur le parcours professionnel des personnes bénéficiaires d’une formation. Ainsi, 85 % des apprenants en 2018 et 74 % en 2019 auraient bénéficié d’une embauche à l’issue de leur formation, dont 20 à 30 % en contrats à durée indéterminée.

La Cour estime qu’il y a lieu toutefois de relever que ces données déclaratives ne reflètent que partiellement la situation des personnes formées, car, pour 27 % d’entre elles en 2018 et 33 % en 2019, leur situation, trois mois après la formation, n’est pas connue. D’autre part, les abandons en cours de formation ne font pas l’objet d’un suivi alors que le taux d’abandon s’élevait à 20 % en 2018 et 11 % en 2019. Au surplus, les taux affichés de sortie positive ne permettent pas de distinguer le niveau de qualification initiale des bénéficiaires des formations. Afin d’obtenir une connaissance fiable et objective des embauches en fin de formation, le GIP a annoncé avoir récemment conclu un marché avec le centre d’études et de recherche sur les qualifications (Cereq) ainsi qu’un partenariat avec la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares).


Des lacunes et des irrégularités dans la mise en œuvre des missions

Le fonctionnement du GIP a été, dès l’origine, obéré par l’urgence qui a présidé à sa création, ainsi que par la volonté des pouvoirs publics de procéder aux premières procédures de labellisation et de financement un an avant la constitution juridique du groupement. Dans ce contexte, la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative avec le Fonds d’expérimentation de la jeunesse, ainsi qu’une équipe de préfiguration, ont été appelées à prendre directement en charge les premières campagnes de labellisation et de financement des formations sur les fonds du PIA2 à partir de 2015.

Au cours de la période 2017 à 2019, examinée par la Cour, la mise en œuvre des missions du GIP apparaît grevée de nombreuses lacunes, voire d’irrégularités, que les origines chaotiques du groupement n’expliquent que partiellement.

Un système de conventionnement critiquable, en droit et en gestion

Les modalités de financement des organismes de formations retenues par l’administration, puis par le GIP après sa création, s’écartent de la règle de droit et s’avèrent peu protectrices des deniers publics.

Ainsi, l’usage systématique de la subvention, au détriment des procédures de commande publique, soulève-t-il des interrogations au regard des normes applicables et des pratiques courantes en matière de formation professionnelle. Le GIP est, en effet, un pouvoir adjudicateur au sens des dispositions de l’article L.1211-1 du code de la commande publique3 et ses financements sont très concentrés, pour un tiers de leur montant, au bénéfice de quelques entreprises intervenant sur un champ concurrentiel. Au cas d’espèce, et pour un nombre important de financements octroyés par le GIP, il existe une forte présomption de rattachement au champ de la commande publique, et non à la sphère des subventions. Tel est, en effet, le cas lorsque le financement correspond à un besoin propre exprimé au préalable par une autorité publique, et constitue la contrepartie d’une prestation de service au profit de l’administration qui la finance. C’est ce qu’a rappelé une circulaire du Premier ministre du 29 septembre 2015 au vu des textes et de la jurisprudence. Or, une part très significative des financements accordés à des organismes de formation correspond à des prestations acquises par le GIP pour mettre en œuvre ses missions statutaires et elle aurait dû faire l’objet de marchés publics.

La Cour a constaté que nombre des conventions signées, au vu des montants de financements accordés, méconnaissaient les règles portées par l’article 107 §1 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne relatif aux financements et aides accordées aux entreprises, à compter d’un certain seuil, dit de minimis, arrêté par la Commission par un règlement du 18 décembre 2013 et entré en vigueur le 1er janvier 2014. Certes, les aides accordées au titre de la formation font aujourd’hui l’objet d’un règlement général d’exemption4 , et d’un régime spécifique d’exemption de notification enregistré par la Commission sous la référence SA.40207 et en vigueur jusqu’au 31 décembre 2020. Ce régime d’exemption est toutefois lui-même assorti de conditions et il ne s’applique pas au-delà d’un seuil de financement de 2 M€ de financement « par projet de formation ». Or, ce seuil a été, dans plusieurs cas, dépassé par la Grande École du numérique.

Une gouvernance à réformer, un suivi de l’État à renforcer

Du fait des enjeux, ainsi que des difficultés de gestion constatées, il paraît nécessaire, quelles que soient les réformes à envisager, de réexaminer le rôle des instances, mais également de rendre plus robuste et précis le suivi par l’État de l’activité du GIP.

Un premier point, majeur, se rapporte à la distinction, insuffisamment précis, à faire entre l’assemblée générale du groupement et son comité de labellisation. Ce comité est chargé « de proposer au directeur le classement des formations à labelliser ainsi que le financement accordé » (article 12, alinéa 2 de la convention constitutive). C’est donc sur son avis que le directeur du GIP est habilité à signer les conventions de labellisation et de financement. Toutefois, la convention constitutive prévoit que le directeur « peut saisir l'assemblée générale pour valider le classement des formations à labelliser et le financement proposé par le comité ».

Il y a là une confusion préjudiciable puisque le comité de labellisation doit garantir l’impartialité des choix, ainsi que la pertinence et la qualité des financements accordés, à l’instar des jurys et comités d’experts indépendants institués pour les financements sur crédits du PIA.

Tel n’est pas réellement le cas pour la Grande École du numérique. En effet, la composition du comité de labellisation n’a été fixée que par une délibération du 22 mars 2018, soit postérieurement à la deuxième procédure de labellisation portant sur une dépense de 10 M€, dont la régularité est, dès lors, affectée. De plus, selon cette délibération, « le comité de labellisation est composé des membres de l’assemblée générale ». Cette identité de composition des deux instances conduit, de fait, à priver le GIP d’avis extérieurs et indépendants pour labelliser des projets de formation et octroyer des financements importants. Il conviendrait donc de mettre un terme à cette situation. Il importe d’établir une distinction claire entre les compétences respectives du comité de labellisation, auquel doivent être associés des experts extérieurs au GIP, de l’assemblée générale et du directeur du groupement.

Sur un deuxième plan, le GIP devra veiller, avec les services de l’État, à respecter pleinement les règles déontologiques que ses missions imposent. Une charte de déontologie a certes été adoptée par le groupement le 2 décembre 2017. Elle pose les obligations faites aux dirigeants et membres des instances et a pour objet de prévenir les conflits d’intérêts.

Pour autant, cette charte n’a été que partiellement appliquée au sein de la Grande École du numérique.

Ainsi, aucune déclaration d’intérêt et d’activité n’a-t-elle été établie par les membres des instances dirigeantes. La procédure de déport, lors des réunions du comité de labellisation ou de l’assemblée générale, n’a été que très partiellement mise en œuvre. Elle repose sur la seule initiative des membres, alors que des risques de confusion d’intérêt ont été relevés par la Cour.

La Cour estime qu’il serait souhaitable que le président et le directeur du GIP soient inclus dans la liste des dirigeants publics soumis à une obligation de déclaration auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, compte tenu de l’importance des fonds maniés à ce jour.

Une réorientation nécessaire de l’action de la Grande École du numérique

La création de la Grande École du numérique a correspondu à un besoin incontestable et le label qu’elle délivre est désormais reconnu par les acteurs du secteur du numérique. Toutefois, les lacunes mises au jour par la Cour invitent à examiner des hypothèses d’évolution du GIP pour la prochaine période.

Un premier scénario viserait à circonscrire la mission de la Grande École du numérique à la labellisation et au financement de projets innovants de formation pour lesquels les organismes de formation ne sont pas en mesure de bénéficier de fonds publics de la part des acheteurs institutionnels. Ce rôle, centré sur l’innovation en matière de formations au numérique pour des publics éloignés de l’emploi, conduirait à resserrer les effectifs du GIP et à approfondir leurs compétences afin de disposer d’une réelle expertise sur les enjeux de formation au numérique, tant actuels que prospectifs. Le GIP serait ainsi habilité à labelliser et à financer, le cas échéant sous forme de subventions, un nombre restreint de projets émergents dont il aurait reconnu la pertinence, avec l’objectif d’accompagner les organismes vers les financements de droit commun de la formation professionnelle.

Un second scénario qui semble à privilégier, consisterait à limiter l’activité de la Grande École du numérique à la seule mission de labellisation, sans octroi de financements aux organismes de formation, considérant que la phase d’amorçage est désormais achevée. Au regard de la notoriété réelle du label, les campagnes de labellisation auraient pour objectif d’inciter les financeurs de la formation professionnelle à cibler leurs moyens sur le réseau des formations de la Grande École du numérique. Dans ce cadre, la GEN se concentrerait sur l’identification des métiers nouveaux et des formations adaptées aux publics éloignés de l’emploi. Cela permettrait d’écarter tout risque de gestion associé au financement des organismes de formation professionnelle. Ce choix imposerait de renforcer l’expertise au sein de cette structure. Dans cette hypothèse, le maintien de la mission de labellisation pourrait d’ailleurs être envisagé sans qu’elle soit portée par un opérateur ad hoc. Cette mission pourrait ainsi être confiée au ministère du Travail ou à France compétences, sous réserve de l’attribution des moyens humains nécessaires.

Recommandations de la Cour

Sans préjuger des arbitrages sur les scénarios d’évolution ainsi exposés, et donc à droit constant au vu des constats effectués, la Cour formule les recommandations suivantes :
  • Recommandation n° : (Grande École du numérique [GEN]) : clarifier, par une modification de la convention constitutive, la définition des publics cibles et les objectifs précis de ciblage des formations sur ces derniers ;
  • Recommandation n° 2 : (GEN) : modifier la convention constitutive de la Grande École du numérique afin de clarifier les compétences respectives de l’assemblée générale, du comité de labellisation et de la directrice générale, en matière de labellisation des formations et de sélection des organismes financés, et de prévoir la nomination de personnalités qualifiées extérieures au GIP au sein du comité de labellisation ;
  • Recommandation n° 3 : (GEN) : appliquer la charte de déontologie et définir un dispositif de déclaration des intérêts des membres des organes de gouvernance ainsi qu’une procédure de déport ;
  • Recommandation n° 4 : (Ministère chargé du travail) : soumettre le président et le directeur général du GIP à l’obligation de procéder à une déclaration d’intérêts et à une déclaration de situation patrimoniale auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique afin de prévenir les conflits d’intérêts ;
  • Recommandation n° 5 : (GEN) : sans préjuger d’une évolution du régime de fonctionnement du groupement, définir et appliquer une doctrine d’intervention distinguant les cas de figure donnant lieu à attribution d’une subvention et ceux nécessitant l’exécution d’un marché public ;
  • Recommandation n° 6 : (GEN) : définir une procédure interne pour assurer le respect des dispositions communautaires relatives aux aides d’État aux entreprises ;
  • Recommandation n° 7 : (Ministère chargé de la jeunesse, Caisse des Dépôts et Consignations) : formaliser par une convention le mandat confié à la Grande École du numérique pour le suivi des conventions du premier appel à labellisation, qui demeurent de la seule responsabilité du ministère chargé de la jeunesse et de la Caisse des Dépôts et consignations ;
  • Recommandation n° 8 : (Ministères chargés du travail, des comptes publics et de l’enseignement supérieur, Agence nationale de la cohésion territoriale) : désigner un commissaire du Gouvernement et soumettre effectivement le groupement au contrôle économique et financier de l’État ;
  • Recommandation n° 9 : (Ministères chargés des comptes publics et du travail) : soumettre les rémunérations des agents du groupement au contrôleur budgétaire et comptable ministériel compétent, au titre de l’exercice du contrôle économique et financier ;
  • Recommandation n° 10 : (Ministère chargé du travail, Secrétariat général pour l’investissement) : solliciter le SGPI pour la mise en œuvre d’une démarche d’évaluation et permettre sa représentation au sein de l’assemblée générale en tant qu’organisme qualifié.

Source : Cour des comptes

Voir aussi :

La Grande École du Numérique souhaite former à minima 40 % de femmes au sein de ses propres cursus d'ici à la fin 2021, pour apporter réponse aux stéréotypes de genre dans le secteur du numérique
La Grande École du Numérique : 14 millions d'euros de subvention en 2017, mais seulement 23 % de CDI à la sortie, initiative utile ou inutile ?
Les filles toujours minoritaires dans les écoles d'ingénieurs, une étude de l'IPP décrypte les chiffres qui démontrent le manque de diversité et le problème des inégalités dans les grandes écoles

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Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 11/03/2021 à 18:13
Pour information, dans la dernière école d'ingé ou j'ai enseigné dont le nom commence par un E et se termine par un A, ou je devais enseigner la modélisation des bases et le langage SQL, le niveau moyen aux examens était de 7 sur 20. Les élèves préférant pitonner sur fesse de bouc ou twit merde plutôt que de suivre les cours, sous prétexte que tout est sur le web....

Bilan des opérations, pour avoir donner globalement une mauvaise note qui faisait que 70% de la classe ne passait pas à l'année suivante, j'ai été remercié.... Et les notes, je vous laisse deviner ce qui leur est arrivé !

A +
15  1 
Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/03/2021 à 17:22
Au lieu de faire un gros battage médiatique sur le thème féministe "La GEN lance sa campagne « Elles font la Tech »"

Depuis sa création, la Grande Ecole du Numérique n’a cessé de multiplier les initiatives pour attirer plus de femmes dans les formations aux métiers du numérique. La journée internationale des droits des femmes qui se tiendra le 8 mars est l’occasion d’insister sur la nécessaire mixité dans ce secteur, qui regorge d’opportunités professionnelles. Vidéos et podcasts sont ainsi déployés pour mettre en lumière des femmes de la Tech aux parcours riches et pleinement épanouies dans leur profession.
Cette administration ferait mieux de faire un vrai travail de sélection et de contrôle pour arrêter de labéliser des écoles privées bidons qui ne sont que des nouvelles usines à chômeurs, ce label est très couteux pour le contribuable, et les résultats sont très décevants. Déjà le rncp labélise des écoles bidons, et le label GEN labellise des écoles non acceptées aux RNCP ca veux dire que c'est encore pire.

Le fait de vouloir bourrer ces écoles coute que coute avec des femmes pour faire plaisir au ministre de tutelle et être à la mode ne va pas relever le niveau, c'est le niveau d'entrée des candidats qui importe, pas leur sexe. La discrimination positive c'est mal.

Donc résumons-nous : Niveau scolaire en France en chute libre, le Bac est donné à tous le monde avec 100% de réussite donc il ne vaux plus rien. Pour entrer dans une "école labellisée du numérique" il suffit désormais juste d'être une femme, même si tu es nulle c'est bon, parce qu'on doit augmenter le quota de femmes dans le numérique. Résultat niveau d'entrée nul, niveau de sortie nul. Ecole tellement nulle que même le rncp n'en veux pas.
La France va de plus en plus dans la démagogie et la nullité.

Attention je ne suis pas contre les femmes dans la tech, j'en ai connu de très très bien et très compétentes, je suis contre la discrimination positive et la généralisation de la nullité dans toute l'éducation en France.

Pour rappel : La Grande École du Numérique : 14 millions d'euros de subventions, mais seulement 23 % de CDI à la sortie.
8  0 
Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/03/2021 à 22:04
Revenons aux méthodes qui ont fait leurs preuves et réhabilitons la formation via l'apprentissage.
Pour ce que j'en sais, le seule moyen d'être vraiment OP dans les domaines de l'informatique et cela quel que soit votre niveau de départ, c'est de cravacher en condition et sur projet réelle.
Vous pouvez être un cador en école et une bouse en entreprise, donc pour moi la solution serait de former les gens aux seins même des entreprise qui devrait y trouver leurs compte je pense.
7  0 
Avatar de tanaka59
Membre expert https://www.developpez.com
Le 12/03/2021 à 18:14
Bonjour,

Citation Envoyé par Mingolito
Au lieu de faire un gros battage médiatique sur le thème féministe "La GEN lance sa campagne « Elles font la Tech »"

Cette administration ferait mieux de faire un vrai travail de sélection et de contrôle pour arrêter de labéliser des écoles privées bidons qui ne sont que des nouvelles usines à chômeurs, ce label est très couteux pour le contribuable, et les résultats sont très décevants. Déjà le rncp labélise des écoles bidons, et le label GEN labellise des écoles non acceptées aux RNCP ca veux dire que c'est encore pire.

Le fait de vouloir bourrer ces écoles coute que coute avec des femmes pour faire plaisir au ministre de tutelle et être à la mode ne va pas relever le niveau, c'est le niveau d'entrée des candidats qui importe, pas leur sexe. La discrimination positive c'est mal.

Donc résumons-nous : Niveau scolaire en France en chute libre, le Bac est donné à tous le monde avec 100% de réussite donc il ne vaux plus rien. Pour entrer dans une "école labellisée du numérique" il suffit désormais juste d'être une femme, même si tu es nulle c'est bon, parce qu'on doit augmenter le quota de femmes dans le numérique. Résultat niveau d'entrée nul, niveau de sortie nul. Ecole tellement nulle que même le rncp n'en veux pas.
La France va de plus en plus dans la démagogie et la nullité.

Attention je ne suis pas contre les femmes dans la tech, j'en ai connu de très très bien et très compétentes, je suis contre la discrimination positive et la généralisation de la nullité dans toute l'éducation en France.
En France quand la bureaucratie sans mêle c'est toujours désastreux (étonnement) ... Une vision bureaucratique avec une pensée "dogmatique" de "bien pensance".

Citation Envoyé par Mingolito
Pour rappel : La Grande École du Numérique : 14 millions d'euros de subventions, mais seulement 23 % de CDI à la sortie.
Et ce n'est que la partie immergé de l'iceberg ... Le CPF , coute aussi plusieurs centaines de millions, on ne compte même plu les formations bidons ... les "pseudos aides fongecif d'orientation" et j'en passe ... combien de million pour pôle emploi ?

Autre absurdité , le ROME / registre officiel des métiers ... dates des années 1990 ! Pôle Emploi envoie donc les chômeurs en formation sur des mauvaises bases de classements périmées ! Résultat combien de conseiller se plantnte en y envoyant des chômeurs ?

Les portefeuilles tournant des conseillers pôle emploi ... Autre absurdité , à chaque changement de conseiller le nouveau renvoie, ce que le précédant à envoyé parfois 1 mois avant !
4  0 
Avatar de Kulvar
Membre averti https://www.developpez.com
Le 12/03/2021 à 23:08
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Au lieu de faire un gros battage médiatique sur le thème féministe "La GEN lance sa campagne « Elles font la Tech »"

Cette administration ferait mieux de faire un vrai travail de sélection et de contrôle pour arrêter de labéliser des écoles privées bidons qui ne sont que des nouvelles usines à chômeurs, ce label est très couteux pour le contribuable, et les résultats sont très décevants. Déjà le rncp labélise des écoles bidons, et le label GEN labellise des écoles non acceptées aux RNCP ca veux dire que c'est encore pire.

Le fait de vouloir bourrer ces écoles coute que coute avec des femmes pour faire plaisir au ministre de tutelle et être à la mode ne va pas relever le niveau, c'est le niveau d'entrée des candidats qui importe, pas leur sexe. La discrimination positive c'est mal.

Donc résumons-nous : Niveau scolaire en France en chute libre, le Bac est donné à tous le monde avec 100% de réussite donc il ne vaux plus rien. Pour entrer dans une "école labellisée du numérique" il suffit désormais juste d'être une femme, même si tu es nulle c'est bon, parce qu'on doit augmenter le quota de femmes dans le numérique. Résultat niveau d'entrée nul, niveau de sortie nul. Ecole tellement nulle que même le rncp n'en veux pas.
La France va de plus en plus dans la démagogie et la nullité.

Attention je ne suis pas contre les femmes dans la tech, j'en ai connu de très très bien et très compétentes, je suis contre la discrimination positive et la généralisation de la nullité dans toute l'éducation en France.

Pour rappel : La Grande École du Numérique : 14 millions d'euros de subventions, mais seulement 23 % de CDI à la sortie.
Le bac, s'il est attribué à plus de 80% des élèves, devrait être considéré comme pas assez sélectif. Mais faut comprendre, avoir une égalité de résultat (100% de lauréats du bac) ça ne nécessite aucun effort ni investissement contrairement à l'égalité des chances. Et dans quelques décennies, ça servira à justifier "l'échec" de l'éducation nationale et la privatisation de l'enseignement.

Citation Envoyé par smarties Voir le message
Pour que la formation soit en lien avec le marché du travail, il faudrait que les politiques et les entreprises se réunissent tous les 5 ans (ou autre) pour définir les programmes des prochaines années.
Comme ça, tu sors d'école, tu as des connaissances générales et des connaissances métier pour être employable plus facilement.
Comme ça, il est impossible de se reconvertir professionnellement pour personne. Idée brillante ! /sarcasme

Citation Envoyé par defZero Voir le message
Revenons aux méthodes qui ont fait leurs preuves et réhabilitons la formation via l'apprentissage.
Pour ce que j'en sais, le seule moyen d'être vraiment OP dans les domaines de l'informatique et cela quel que soit votre niveau de départ, c'est de cravacher en condition et sur projet réelle.
Vous pouvez être un cador en école et une bouse en entreprise, donc pour moi la solution serait de former les gens aux seins même des entreprise qui devrait y trouver leurs compte je pense.
Ce qui permettrait la reconversion professionnelle et l'acquisition d'expérience professionnelle !

C'est désolant de voir défiler des centaines de demandeurs d'emploi pour un poste de développeur junior avec un niveau de compétence abyssal. Sur 100 candidats, plus des deux tiers ne passent pas un questionnaire basique, et au test technique, ça s'effondre encore de plus de la moité des candidats restants. Au moins si on devait les former avec une aide de l'état, ça justifierais d'accueillir des gens qui n'y connaissent rien.
3  0 
Avatar de smarties
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 15/03/2021 à 8:49
Citation Envoyé par Kulvar Voir le message
Comme ça, il est impossible de se reconvertir professionnellement pour personne. Idée brillante ! /sarcasme
Ce n'est pas de moi cette idée, il me semble que c'est en Allemagne où ils ont un système de ce genre.

Sinon, acquérir le plus d’expérience professionnelle serait bien, encore faudrait-il que l'alternance soit plus mise en avant avec suffisamment d'offre pour commencer.

Sinon, il faut pouvoir choisir sa voir plus tôt si tu as déjà une vocation.
Après le collège et le lycée on ne sait pas faire grand chose.
Par exemple, pour le français, on pourrait réduire le nombre d'étude de texte pour faire des choses axées sur la rédactions de documents professionnels.
Les langues devraient être apprises plus à travers de support actuels (chaines TV, film, ouvrage technique, livre/magazine) et avec des échanges.
Au niveau histoire, vous vous souvenez des dates qu'on vous a forcé à apprendre ? Probablement pas, il est plus intéressant de connaitre le comment et le pourquoi des évènements (et la période).
Pour les mathématiques, les problèmes sont souvent très abstraits, il pourrait y avoir plus de liens avec des cas pratique.
Pour la musique, je n'ai fait que de la flute, j'aurai aimé pouvoir essayé d'autres instruments.
...
2  0 
Avatar de walfrat
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 13/03/2021 à 13:59
Citation Envoyé par Kulvar Voir le message
Le bac, s'il est attribué à plus de 80% des élèves, devrait être considéré comme pas assez sélectif. Mais faut comprendre, avoir une égalité de résultat (100% de lauréats du bac) ça ne nécessite aucun effort ni investissement contrairement à l'égalité des chances. Et dans quelques décennies, ça servira à justifier "l'échec" de l'éducation nationale et la privatisation de l'enseignement.
Sélectif pour sélectionner quoi ? La prochaine personne qui pourrait faire caissier au supermarché ? Non parce que franchement, on en est pas loin. Un bac apporte peu de choses aujourd'hui, il n'y a donc pas vraiment de gain à le rendre plus sélectif.
En outre avoir un Bac ne garanti pas de pouvoir accéder aux études supérieures.

Perso je vois plus ça aujourd'hui comme une façon de finir le lycée comme le brevet permet de finir le collège qu'un vrai diplôme. Diplôme au sens ou c'est un papier qui certifie que tu sais faire quelque chose. Qu'est ce que tu sais faire avec un Bac en poche ? Apprendre par coeur -> recracher -> oublier tout 6 mois plus tard.

Par contre on a des BTS/licence Info en France, mais ils sont juste pris pour faire de la vente chez Darty. Les entreprises veulent que des ingénieurs, mais pas pour concevoir (vous savez, la raison d'être de l’ingénierie), juste pour coder. La conception, quelle perte de temps, un petit dessin avec un client / serveur HTTP en guise d'archi système et specs évolutives et go coder*.

Bref même si on avait plus de développeur compétent à la sortie de l'école, je doute qu'avec la mentalité actuelle (tailler les couts pour faire des projets de merde, puis les jeter et recommencer 5 ans plus tard) on aurait un gros progrès dans la gestion des projets.

*Je ne prône pas non plus le waterfall avec full spécification ultra détaillée mais je vois des choses qui sont clairement insuffisant pour pouvoir faire un travail professionnel.

Pour rappel : La Grande École du Numérique : 14 millions d'euros de subventions, mais seulement 23 % de CDI à la sortie.
Mais seulement 26% de personne au chômage après, d'autre on choisis de poursuivre leur études, etc etc, donc sérieux je vois pas le problème là.
1  0 
Avatar de tanaka59
Membre expert https://www.developpez.com
Le 13/03/2021 à 13:46
Bonjour,

Citation Envoyé par Kulvar Voir le message
Le bac, s'il est attribué à plus de 80% des élèves, devrait être considéré comme pas assez sélectif. Mais faut comprendre, avoir une égalité de résultat (100% de lauréats du bac) ça ne nécessite aucun effort ni investissement contrairement à l'égalité des chances. Et dans quelques décennies, ça servira à justifier "l'échec" de l'éducation nationale et la privatisation de l'enseignement.
Tu soulignes la toutes l'aberration du système français. Créer des "usines formatrices" à jeune cadres dynamiques avec une vision "service" et non pas "exécutant" ou "technique".

Citation Envoyé par Kulvar Voir le message
Comme ça, il est impossible de se reconvertir professionnellement pour personne. Idée brillante ! /sarcasme
Exactement . Les personnes ainsi formées sont "hyper spécialisées" et ne trouvent pas de boulot ... ou alors "trop généraliste" et n'en trouve pas non plus ... La encore une autre absurdité du système . Pour pousser le vice les entreprises cherchent des sorties d'études à niveau bac +5 /+7 , qui sont en réalité des bac +3/+5 ... mouton à pattes et décalage.

Citation Envoyé par Kulvar Voir le message
Ce qui permettrait la reconversion professionnelle et l'acquisition d'expérience professionnelle !
Revenir à la voie professionnelle ?
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Avatar de Escapetiger
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 15/03/2021 à 13:50
Citation Envoyé par tanaka59 Voir le message
En France quand la bureaucratie sans mêle c'est toujours désastreux (étonnement) ... Une vision bureaucratique avec une pensée "dogmatique" de "bien pensance".
(.../...)
Et ce n'est que la partie immergé de l'iceberg ... Le CPF , coute aussi plusieurs centaines de millions, on ne compte même plu les formations bidons ... les "pseudos aides fongecif d'orientation" et j'en passe ... combien de million pour pôle emploi ?

Autre absurdité , le ROME / registre officiel des métiers ... dates des années 1990 ! Pôle Emploi envoie donc les chômeurs en formation sur des mauvaises bases de classements périmées ! Résultat combien de conseiller se plantnte en y envoyant des chômeurs ?

Les portefeuilles tournant des conseillers pôle emploi ... Autre absurdité , à chaque changement de conseiller le nouveau renvoie, ce que le précédant à envoyé parfois 1 mois avant !
Nora Philippe a réalisé en 2013 un long-métrage documentaire à cet égard Pôle emploi, ne quittez pas !, voir la bande-annonce et des extraits sur le site dédié ici, un entretien avec l'autrice ci-après:

« Pôle emploi, ne quittez pas ! » : les petits soldats du chômage - l'Obs avec Rue89
etc.

Voir également le travail des agents de Pôle-Emploi dans une forme d'injonction paradoxale («faire du chiffre») dans le reportage ci-dessous d'Envoyé spécial :
[spoiler]
Eux aussi cherchent des emplois désespérément... Pour "Envoyé spécial", Anouk Burel est passée de l'autre côté du guichet, au côté des agents de Pôle emploi.

Un reportage d'Anouk Burel, Frédéric Bazille et Isabelle Tartakovski.

Envoyé spécial - De vive voix. En première ligne à Pôle emploi – 13 oct 2016 (France 2)
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Avatar de tanaka59
Membre expert https://www.developpez.com
Le 15/03/2021 à 16:49
Bonjour,

Citation Envoyé par Escapetiger Voir le message
Nora Philippe a réalisé en 2013 un long-métrage documentaire à cet égard Pôle emploi, ne quittez pas !, voir la bande-annonce et des extraits sur le site dédié ici, un entretien avec l'autrice ci-après:

« Pôle emploi, ne quittez pas ! » : les petits soldats du chômage - l'Obs avec Rue89
etc.

Voir également le travail des agents de Pôle-Emploi dans une forme d'injonction paradoxale («faire du chiffre») dans le reportage ci-dessous d'Envoyé spécial :
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Eux aussi cherchent des emplois désespérément... Pour "Envoyé spécial", Anouk Burel est passée de l'autre côté du guichet, au côté des agents de Pôle emploi.

Un reportage d'Anouk Burel, Frédéric Bazille et Isabelle Tartakovski.

Envoyé spécial - De vive voix. En première ligne à Pôle emploi – 13 oct 2016 (France 2)
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Dans le fond ce qui est critiqué , c'est pas le personnel en lui même c'est la gestion depuis 30/40 ans de Assedic/Unedic/ANPE/Pole Emploi ... La faute a une désindustrialisation du pays et une "servicisation" du pays.

Un personnel avec un management "humain" doit "mettre dans des cases" des personnes ... pour produire du chiffre , de l'information et des services. C'est futile et n'a aucune valeur ajouté ... Le pire est qu'avec les nouvelles "hautes écoles" on industrialise cette façon de voir et penser . Une sorte de "folle du logis" avec une approche totalement irraisonnée et irrationnelle .
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