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Facebook est poursuivi pour avoir "perdu le contrôle" des données d'environ un million d'utilisateurs
En Angleterre et au Pays de Galles

Le , par Nancy Rey

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9  0 
Lors des révélations concernant le scandale de la collecte de données de Cambridge Analytica en 2018, l'organisme britannique de surveillance de la protection des données a imposé à Facebook une amende maximale de 500 000 livres sterling, soit 569 615 €, pour sa participation à la cybercriminalité internationale. Le journaliste Peter Jukes a entamé une action en justice au nom des utilisateurs britanniques de Facebook. Il affirme que ses données ont été compromises lors du scandale de Cambridge Analytica. Facebook insiste sur le fait qu'il n'y a "aucune preuve" que les données des utilisateurs britanniques ou européens ont été envoyées à la société.


Le journaliste et écrivain Peter Jukes, qui dirige l'action, a affirmé hier que ses données ainsi que celles d'un million d'autres utilisateurs de Facebook au Royaume-Uni ont été compromises. Il affirme que de novembre 2013 à mai 2015, Facebook a permis à "This Is Your Digital Life, une application tierce, d'accéder sans accord préalable ni connaissance, aux informations personnelles de ceux qui ont téléchargé l'application. Dans l'action en représentation des consommateurs déposée devant la Haute Cour de justice de Londres, Jukes prétend que Facebook a violé ses obligations légales et demande des dommages et intérêts pour avoir enfreint la loi de 1998 sur la protection des données.

Comment Cambridge Analytica a-t-elle obtenu des données Facebook sur quelque 50 millions de personnes ?

Il faut d’abord savoir que Cambridge a payé pour acquérir les renseignements personnels par l'intermédiaire d'un chercheur externe, le Dr Aleksandr Kogan qui, selon Facebook, prétendait les recueillir à des fins académiques. Il ne s’agit donc pas d’une violation du système de Facebook.

Ceci étant dit, rappelons que Facebook offre un certain nombre d'outils technologiques pour les développeurs de logiciels, et l'un des plus populaires est Facebook Login, qui permet aux gens de simplement se connecter à un site Web ou une application en utilisant leur compte Facebook au lieu d’enregistrer de nouvelles informations. Les gens s’en servent probablement parce que c'est facile (en deux clics, ils peuvent créer leur compte) et élimine le besoin de se souvenir d'une nouvelle combinaison pseudo/MdP.

Seulement voilà : lorsque les utilisateurs utilisent Facebook Login, ils accordent au développeur de l'application une série d'informations provenant de leur profil Facebook, telles que leur nom, leur emplacement, leur adresse e-mail ou leur liste d'amis. C'est ce qui est arrivé en 2015, quand un professeur de l'Université de Cambridge nommé Dr Aleksandr Kogan a créé une application appelée « thisisyourdigitallife » qui utilisait cette fonctionnalité de connexion de Facebook. Quelque 270 000 personnes ont utilisé Facebook Login pour créer des comptes et ont ainsi choisi de partager leurs données personnelles avec Kogan.

En 2015, cependant, Facebook a également permis aux développeurs de recueillir des informations sur les réseaux d'amis de personnes qui ont utilisé Facebook Login. Cela signifie que même si un seul utilisateur a accepté de remettre ses données, les développeurs peuvent également accéder à certaines données sur leurs amis. Précisons que depuis Facebook a mis à jour ses conditions de service pour que cela ne soit plus possible, du moins pas au même niveau de détail. Grâce à ces 270 000 personnes qui ont opté, Kogan a pu accéder aux données de quelque 50 millions d'utilisateurs de Facebook.

Peter Jukes mène l'action


« Facebook profite de ses milliards d'utilisateurs, qui comptent raisonnablement sur la plateforme pour protéger les informations personnelles qu'ils lui confient », a déclaré Jukes. Il affirme que Facebook a abusé de la confiance des utilisateurs en mettant « des données privées à la disposition d'une application tierce, sans leur consentement ou même à leur insu. Cela a ouvert nos données personnelles à l'abus… Il est juste que nous, en tant que consommateurs, tenions Facebook pour responsable de ne pas avoir respecté la loi et d'avoir mis nos données personnelles en danger, afin que cela ne se reproduise plus ».

Jukes est représenté par le cabinet d'avocats Hausfield, spécialisé dans les litiges relatifs aux violations de données. Le cabinet affirme que Facebook a manqué à ses "obligations légales" de protéger les données des utilisateurs. Jukes a déclaré qu'il voulait s'assurer que la situation ne pourrait pas se reproduire. L'action vise à obtenir des dommages et intérêts de la part de Facebook pour non-respect de la loi de 1998 sur la protection des données.

En réponse à la plainte, Facebook a déclaré que « l'enquête du bureau du commissaire à l'information sur ces questions, qui comprenait la saisie et l'interrogatoire des serveurs de Cambridge Analytica, n'a trouvé aucune preuve que les données des utilisateurs britanniques ou européens ont été transférées par le Dr Aleksandr Kogan à Cambridge Analytica ».

Le procès contre le géant de la technologie, qui pourrait durer des années, portera sur la "perte de contrôle" des données personnelles des utilisateurs, ce qui justifie une indemnisation.

En octobre 2018, l'organisme britannique de surveillance de la protection des données a infligé à Facebook une amende maximale de 500 000 livres sterling pour son rôle dans le scandale de Cambridge Analytica. Le bureau du commissaire à l'information (ICO) a déclaré que Facebook avait permis une "violation grave" de la loi. Facebook s'est excusé et a permis aux utilisateurs de vérifier quelles "applications interdites" avaient accédé à leurs données. Une action judiciaire de masse similaire a été intentée contre Facebook en octobre, par le groupe Facebook You Owe Us, représenté par le cabinet d'avocats Milberg London.

En raison de la similitude des affaires, la Haute Cour peut décider de fusionner les deux ou de les considérer simultanément. Bien qu'il n'existe pas de précédent pour une telle action en justice de masse au Royaume-Uni, il y en a un aux États-Unis. Google a accepté de payer un montant record de 22,5 millions de dollars (16,8 millions de livres sterling) dans une affaire portée devant la Commission fédérale du commerce des États-Unis sur la même question en 2012. L'entreprise a également conclu un accord à l'amiable avec un petit nombre de consommateurs britanniques.

Source : Reuters

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

Cambridge Analytica aurait fait du profilage de 50*millions d'utilisateurs de Facebook pour influer sur les élections US et le vote du Brexit

Scandale Cambridge Analytica*: Mark Zuckerberg comparaît devant le Parlement européen. Voici l'essentiel de l'audience

Mark Zuckerberg est invité à se présenter devant le parlement européen pour s'expliquer, suite au scandale Cambridge Analytica

L'Australie engage des poursuites contre Facebook suite au scandale Cambridge Analytica, l'amende pourrait s'élever à 529*milliards de dollars

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Avatar de weed
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 11/02/2021 à 9:14
Avec toutes les histoires sur les GAFAM, mieux vaut toujours créer un compte séparer pour chaque site. Cela prend un peu plus de temps mais on n'est jamais à l'abri. En utilisalant Facebook Login, on centralise tout (un peu comme le minitel avec un unique prestataire) même si on nous promet que nos données sont protégées.

Les gestionnaires de gestionnaires de mots de passe type KeePass (sur Nextcloud) permettent de gérer facilement des mots de passe différents pour chaque site. Je pense qu'il y a un manque d'éducation des gens, de Monsieur Tout le monde. Il faut que ce genre d'histoire soient diffusée sur les médias généraux. Malheureusement tant qu'il n'y aura pas de gros scandale, les gens se moquent un peu que seul 2-3 médias détiennes leurs vies et ce que cela peut impliquer.
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Avatar de tanaka59
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 11/02/2021 à 21:20
Bonsoir,

Facebook est poursuivi pour avoir "perdu le contrôle" des données d'environ un million d'utilisateurs en Angleterre et au Pays de Galles.

Quel est votre avis sur le sujet ?
Le fond du problème "la perte de contrôle des données" aurait pu en rester la, si la société prestataire le faisait pour une pme du coin ou une société de la distribution peut connu ...

Ici on parle de Facebook une site qui se veut comme un "pays virtuel" , ou l'on traite de sujet politico-religieux, comme socio-culturel. Et c'est la que cela devient gênant voir inquiétant. Surtout pour les thèmes et sujets d'opinion ancré et de conviction personnelles.

Les millions de datas volatilisées sur les users facebook, ceux qui ont ces données peuvent à loisir influencer n'importe qui sur n'importe quoi ...

En gros l'influence d'un simple phishing deviendrait carrément une "arme de destruction massive" à la façon "social engineering de masse" ...

Comme faire couler / ruiner / se débarrasser d'une entreprise, association, personne , institution ... Balancer une rumeur ou une fakenews ... et c'est un cocktail explosif pour faire pencher l'opinion publique, même sur quelque chose de faux et déraisonnable.

Le social engineering de masse c'est un peu l'ouverture de la boite de pandore .

Citation Envoyé par weed Voir le message
Avec toutes les histoires sur les GAFAM, mieux vaut toujours créer un compte séparer pour chaque site. Cela prend un peu plus de temps mais on n'est jamais à l'abri. En utilisalant Facebook Login, on centralise tout (un peu comme le minitel avec un unique prestataire) même si on nous promet que nos données sont protégées.
Plus radical encore, utiliser des "alias" et changer à loisir quand un site et ou le spam devient trop génant.

Citation Envoyé par weed Voir le message
Les gestionnaires de gestionnaires de mots de passe type KeePass (sur Nextcloud) permettent de gérer facilement des mots de passe différents pour chaque site. Je pense qu'il y a un manque d'éducation des gens, de Monsieur Tout le monde. Il faut que ce genre d'histoire soient diffusée sur les médias généraux. Malheureusement tant qu'il n'y aura pas de gros scandale, les gens se moquent un peu que seul 2-3 médias détiennes leurs vies et ce que cela peut impliquer.
Les gestionnaires de mots de passes c'est un peu comme confier ces clefs de maison à une société ... On sait pas ce qui se passe derrière et les risque de vol/copie/altération existent aussi. C'est sans moi pour les gestionnaires de mots de passes.
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Avatar de Arya Nawel
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/02/2021 à 20:49
Je ne suis pas fan de Facebook, mais les raisons de la poursuite en justice sont mauvaises et pourraient créer un précédent. Cambridge Analytica a utilisé l'API de Facebook pour demander baux utilisateurs de partager des données sur eux et leurs amis. Des utilisateurs stupides ont accepté.

L'argument ici n'est pas que Facebook joue vite et bien avec les données de suivi et d'utilisateur ( ce qui serait un argument légitime), mais que Facebook permet aux gens d'accorder l'accès à leurs données à des tiers et que Facebook devrait en qq sorte être blâmé pour cela.
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Avatar de Arya Nawel
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/02/2021 à 20:53
Facebook est un transporteur neutre ici et ils ont agi au nom de l'utilisateur. Facebook ne devrait pas être obligé d'être d'une manière ou d'une autre l'arbitre de cette affaire.
Ce procès donnera encore plus de raisons aux plateformes de restreindre l'accès à l'API, ce qui aurait un impact bien plus important sur l'utilisation légitime que sur les avis malveillants.
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