Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Le japon fait monter la pression sur les entreprises de la Big Tech en s'associant aux États-Unis et à l'Europe
Dans le but de réglementer celles-ci en cas de violation des lois antitrust

Le , par Nancy Rey

153PARTAGES

8  0 
Le Japon s'associera aux États-Unis et à l'Europe pour s'attaquer à tout abus de marché de la part des quatre sociétés de grandes technologies, a déclaré lundi le nouveau responsable de la surveillance antitrust. C’est un signe que Tokyo se joindra aux efforts mondiaux visant à réglementer les opérateurs de plateformes numériques.

Kazuyuki Furuya, président de la Commission japonaise du commerce équitable (Japan Fair Trade Commission : JFTC), a également déclaré que Tokyo pourrait ouvrir une enquête sur toute fusion ou lien commercial impliquant Fitbit, que Google espère acheter, si la taille de ces transactions est suffisamment importante. Fitbit est une société américaine qui conçoit, développe et commercialise des moniteurs d'activité physique et autres objets connectés.

« Si la taille de la fusion ou du lien commercial est importante, nous pouvons lancer une enquête anti-monopole sur le processus d'acquisition d'une start-up comme Fitbit par l'acheteur. Nous suivons de près les développements, y compris en Europe », a déclaré Furuya à Reuters.

En août, les autorités antitrust de l'UE ont ouvert une enquête sur l'offre d'achat de 2,1 milliards de dollars de la société Fitbit par Google.


Reuters a annoncé fin septembre que l'UE allait approuver l'accord, suite aux concessions faites par Google sur la manière dont il va limiter son utilisation des données des clients. Google avait promis de ne pas utiliser les données des utilisateurs de Fitbit pour cibler des annonces personnalisées sur eux pendant dix ans.

Le Japon prépare le terrain pour encadrer les opérateurs de plateformes. Parmi eux figurent les géants technologiques surnommés "GAFA" (Google, Apple, Amazon et Facebook) qui sont confrontés à diverses enquêtes antitrust dans les pays occidentaux. Les sociétés multinationales comme GAFA ont des pratiques commerciales similaires dans le monde entier, ce qui rend la coordination mondiale cruciale, a déclaré Furuya.

« Nous travaillerons en étroite collaboration avec nos homologues américains et européens et nous répondrons à toute initiative qui entraverait la concurrence. C'est un domaine dans lequel je vais m'engager avec détermination », a déclaré Furuya. Il a ajouté que la JFTC est prête à ouvrir des enquêtes si les opérateurs de plates-formes numériques abusent de leur position dominante sur le marché à détriment des consommateurs.

Cette décision intervient deux semaines après que les démocrates américains aient publié un rapport de 449 pages affirmant que Facebook, Amazon, Apple et Google utilisent et abusent de modèles économiques monopolistiques. Ce rapport fait suite à une enquête antitrust qui a duré un an.

Furuya, qui a pris ses fonctions en septembre, a également déclaré que la JFTC mènerait des recherches sur le marché japonais de la téléphonie mobile pour voir s'il y a une marge d'amélioration pour stimuler la concurrence. Une telle initiative aiderait le Premier ministre Yoshihide Suga à faire baisser les tarifs de téléphonie mobile au Japon, qu'il a maintes fois critiqués comme étant trop élevés. Furuya a répliqué que le fait d'aider le gouvernement à respecter ses priorités politiques pourrait saper la position de la JFTC en tant qu'organisme mandaté pour agir indépendamment de toute ingérence politique.

« S'il y a une priorité politique pour le gouvernement, il ne fait aucun doute que la JFTC devrait réfléchir à ce qu'elle peut faire sur ce front. En participant au débat du gouvernement sur les questions politiques, nous avons reflété notre pensée dans le processus. C'est quelque chose que notre organisation devrait faire », a précisé Furuya.

Source : Reuters

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Pour ou contre le démantèlement des GAFA pour résoudre les problèmes liés à la concurrence ? Pourquoi ?

Voir aussi :

Antitrust : des États américains se penchent vers une incitation à la dissolution de l'activité publicitaire de Google, pour d'éventuelles violations des lois antitrust

Les USA envisagent une importante enquête antitrust sur Apple, Amazon, Google et Facebook, une menace qui fait chuter le prix des actions

Antitrust : le parlement européen pourrait demander la scission de Google pour dissocier le moteur de recherche de ses activités commerciales

Antitrust : Google estime qu'Android n'est pas anticoncurrentiel et offre par ailleurs plus de choix que les OS mobiles d'Apple et Microsoft

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de emilie77
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 20/10/2020 à 9:11
Payer les taxes, liberté d'expression, limite au profiling, certification sur la suppression des données et des données issue de mes données...?
0  0 
Avatar de polpotarienfaitdemal
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 20/10/2020 à 16:13
Interdire GAFA + Cloudflare complètement
0  2