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Google interdit à ses employés d'utiliser Zoom dans le cadre professionnel,
Suite aux scandales de sécurité qui secouent la plateforme de visioconférence

Le , par Axel Lecomte

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En ces temps de crise sanitaire, les outils de visioconférence sont de plus en plus utilisés par les entreprises et les organisations du monde entier pour les réunions. Si Google possède sa propre plateforme, Meet, la filiale d’Alphabet a constaté que ses employés utilisent de plus en plus Zoom pour travailler et socialiser, alors que l’outil est actuellement critiqué pour ses pratiques de collecte de données.


La semaine dernière, Google a alors envoyé un e-mail à ses employés qui ont installé Zoom dans leur ordinateur portable professionnel, indiquant que le logiciel présente des « vulnérabilités de sécurité » et que celui-ci cesserait de fonctionner sur ces appareils à partir de cette semaine.

« Nous avons depuis longtemps pour politique de ne pas autoriser les employés à utiliser des applications non approuvées pour un travail en dehors de notre réseau d’entreprises », explique Jose Castaneda, porte-parole de Google.

Ainsi, « les employés qui utilisent Zoom pour rester en contact avec leur famille et leurs amis peuvent continuer à le faire via un navigateur Web ou via un mobile », précise-t-il.

D’autres entreprises et organisations ont déjà pris la même décision

Google n’est pas la première société qui a interdit à ses employés d’utiliser la plateforme. Le 28 mars, SpaceX a par exemple envoyé un e-mail à ses employés, indiquant que l’accès à Zoom avait été désactivé et préconisant l’utilisation du courrier électronique, des SMS et de téléphone comme « moyens de communication alternatifs ».

Peu de temps après, Stephanie Schierholz, porte-parole de la NASA, a également déclaré que l’agence spatiale américaine allait emprunter le même chemin. S’ensuivent les déclarations du gouvernement taiwanais, du ministère de la Défense du Royaume-Uni ou de l’opérateur télécom philipin PLDT (Philippine Long Distance Telephone Company).

De son côté, le ministère allemand des Affaires étrangères a déclaré : « sur la base des rapports des médias et de nos propres conclusions, nous avons conclu que le logiciel Zoom présente des faiblesses critiques et de graves problèmes de sécurité et de protection des données ». Le ministère a ainsi décidé de bannir la plateforme de ces ordinateurs à connexion fixe. Il reconnaît toutefois que l’interdiction complète de l’utilisation de Zoom est impossible.

L’enseignement à distance étant préconisé à New York, Danielle Filson, porte-parole du département de l’éducation de la ville, a demandé aux écoles d’abandonner l’utilisation de Zoom « dès que possible » et de se tourner vers Microsoft Teams, qui, selon elle, a les « mêmes capacités avec des mesures de sécurité appropriées en place ». Le gouvernement suisse a également annoncé une mesure similaire, dans le cas où son fournisseur principal Skype Entreprise venait à être surchargé.

Zoom recrute l’ancien chef de la sécurité de Facebook suite à la décision de Google

Alex Stamos, ex-chef de la sécurité chez Facebook, avait récemment publié plusieurs tweets, demandant notamment à Zoom d’être plus transparent et de lancer un plan de sécurité qui va durer 30 jours. Il a ensuite été contacté par Eric Yuan, le fondateur de Zoom, pour devenir consultant externe. « Je suis heureux de vous dire que je vais aider Zoom à mettre en place son programme de sécurité », a alors annoncé Stamos.

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de cette affaire ?
Selon vous, pourquoi certaines entreprises et organisations décident-elles encore d'utiliser Zoom ?

Voir aussi :

Zoom poursuivi en justice par un de ses actionnaires pour non-divulgation des problèmes de confidentialité et de sécurité, la valeur de l'action de l'entreprise connait une baisse
Zoom annonce un gel des fonctionnalités pendant 90 jours pour résoudre les problèmes de confidentialité et de sécurité, alors que l'application a atteint 200 millions d'utilisateurs quotidiens
Le Zoombombing, le fait de s'introduire dans les réunions publiques de Zoom sans y être invité, est un crime, pas une farce, avertissent les autorités US
Skype introduit « Meet Now », une fonctionnalité de visioconférence sans obligation d'inscription, tout en misant sur certaines failles de sécurité constatées chez son concurrent Zoom
« Essayez ces outils logiciels libres pour garder le contact », propose la Free Software Foundation, comme meilleures alternatives à Zoom qui a mauvaise presse en matière de sécurité

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Avatar de Arb01s
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 03/08/2021 à 21:22
Si on veut vraiment de la sécurité, on génère soi-même sa paire publique/privée, on se l'échange par un moyen détourné (pitié, pas en clair par mail), puis on utilise une solution de communication fiable (ProtonMail, Thunderbird, Jami (Ring), Mumble... du logiciel libre ou des acteurs étiques)
L'avantage justement du chiffrement asymétrique et des clés publiques et privées est que l'on peut s’échanger nos clés PUBLIQUES par un medium non chiffré, car c'est justement une clé publique. A contrario, la clef privée ne doit jamais être communiquée à personne, même à nos interlocuteurs de confiance.
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Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 10/11/2020 à 18:57
Petit rappel de bon sens : le chiffrement de bout en bout sert uniquement à protéger les éditeurs d'éventuelles poursuites judiciaires au cas où leur logiciel serait utilisé à mauvais escient.
Ils peuvent ainsi prétendre ne pas savoir ce qui se tramait sur leur plateforme.
On l'a vu avec Encrochat, il est techniquement et légalement possible d'intercepter les discussions qui transitent sur ces messageries en cas de besoin.
@Jeff_67
Sauf que le chiffrement de bout en bout "bien implémenté", devrait justement rendre impossible toute interception par un tiers puisqu'elle doit être faite en P2P entre les intervenants de la communication sans passer par un serveur centrale.
Le seule moyen de "percer" le chiffrement serait d'avoir la main sur l'un des intervenants de la communication qui doit bien détenir les clés de déchiffrements pour consulter les messages en clair.
Donc que ce soit techniquement ou légalement, c'est juste impossible de d’exiger d'un tiers d'intercepter les communications, puis qu’à la base il n'a aucun moyen d'y accéder en clair, si implémenté dans les règles sans portes dérobés et sans algo de cryptage troués.
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Avatar de Jeff_67
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 11/11/2020 à 7:03
Citation Envoyé par defZero Voir le message
Sauf que le chiffrement de bout en bout "bien implémenté", devrait justement rendre impossible toute interception par un tiers puisqu'elle doit être faite en P2P entre les intervenants de la communication sans passer par un serveur centrale.
Le seule moyen de "percer" le chiffrement serait d'avoir la main sur l'un des intervenants de la communication qui doit bien détenir les clés de déchiffrements pour consulter les messages en clair.
Donc que ce soit techniquement ou légalement, c'est juste impossible de d’exiger d'un tiers d'intercepter les communications, puis qu’à la base il n'a aucun moyen d'y accéder en clair, si implémenté dans les règles sans portes dérobés et sans algo de cryptage troués.
En l’occurence, dans l’affaire Encrochat, la gendarmerie a eu légalement accès aux serveurs situés en France grâce à une commission rogatoire pour diffuser un malware et trouer la sécurité des terminaux à l’insu des usagers. Aux USA, c’est encore mieux, le Patriot Act peut contraindre les entreprises à trouer la sécurité de leurs logiciels avec interdiction de le dévoiler publiquement.
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Avatar de Jeff_67
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 10/11/2020 à 14:51
Petit rappel de bon sens : le chiffrement de bout en bout sert uniquement à protéger les éditeurs d'éventuelles poursuites judiciaires au cas où leur logiciel serait utilisé à mauvais escient. Ils peuvent ainsi prétendre ne pas savoir ce qui se tramait sur leur plateforme. On l'a vu avec Encrochat, il est techniquement et légalement possible d'intercepter les discussions qui transitent sur ces messageries en cas de besoin.
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Avatar de Steinvikel
Membre expert https://www.developpez.com
Le 13/11/2020 à 23:54
Citation Envoyé par defZero Voir le message
Sauf que le chiffrement de bout en bout "bien implémenté", devrait justement rendre impossible toute interception par un tiers puisqu'elle doit être faite en P2P entre les intervenants de la communication sans passer par un serveur centrale.
Le seule moyen de "percer" le chiffrement serait d'avoir la main sur l'un des intervenants de la communication qui doit bien détenir les clés de déchiffrements pour consulter les messages en clair.
Donc que ce soit techniquement ou légalement, c'est juste impossible de d’exiger d'un tiers d'intercepter les communications, puis qu’à la base il n'a aucun moyen d'y accéder en clair, si implémenté dans les règles sans portes dérobés et sans algo de cryptage troués.
En fait pas exactement. Le chiffrement est dit de bout en bout, mais puisque les 2 paires de clés publique/privé sont délivrées par l'éditeur, et utilisées par son outil, le tout à travers son infrastructure (service centralisé), au final ce n'est de bout en bout que jusqu'à ce qu'il décide d'utiliser les clés pour analyser la communication coté serveur avant de la router au destinataire... le trou de sécurité tient simplement du fait que le serveur qui route les paquets a connaissance des clés utilisées pour chiffrer comme pour déchiffrer.
C'est pareil pour les mail chiffrés de Google... ou n'importe quel mise en oeuvre de chiffrement qui s'appuie sur un service centralisé qui est en charge de générer lui-même les clés de chiffrement des 2 acteurs de la communication. Tout acteur vous prônant le contraire ne fait qu'émettre des promesses.

Si on veut vraiment de la sécurité, on génère soi-même sa paire publique/privée, on se l'échange par un moyen détourné (pitié, pas en clair par mail), puis on utilise une solution de communication fiable (ProtonMail, Thunderbird, Jami (Ring), Mumble... du logiciel libre ou des acteurs étiques)
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Avatar de p@radox
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 05/08/2021 à 19:07
Citation Envoyé par Arb01s Voir le message
L'avantage justement du chiffrement asymétrique et des clés publiques et privées est que l'on peut s’échanger nos clés PUBLIQUES par un medium non chiffré, car c'est justement une clé publique. A contrario, la clef privée ne doit jamais être communiquée à personne, même à nos interlocuteurs de confiance.
oui et ajouterais que " une solution de communication fiable " n'est justement PAS l'email que ce soit proton ou gmail !
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Avatar de NicoTips
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 05/08/2021 à 20:05
Pour information, la NSA diffusé en novembre 2020 un comparatif de 17 solutions collaboratives, le problème de Zoom y est mentionné dans la table en page 5:
https://media.defense.gov/2020/Aug/1...L_20200814.PDF
On y découvre que peu de solutions proposent l'encryptage end-to-end.
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Avatar de gerard093
Membre actif https://www.developpez.com
Le 08/08/2021 à 10:02
J'ai été convié à deux réunions avec zoom, l'une dans le cadre de la présentation de formation à distance pendant le covid, la seconde pour le conseil en gestion personnelle. Ces deux réunions utilisaient zoom.

Après des difficultés de connexion, la conversation est devenue hachée. Puis mon poste a subi une attaque avec perte de contrôle clavier et souris. On peut donc suspecter une attaque par deni de service.

Dans chaque cas, ma participation aux réunions s'est soldée par un échec. Je suis utilisateur de firefox.

Pour l'instant zoom est la seule plate forme à m'avoir déçu.

Bon. En partant d'en bas, on ne peut que s'améliorer ...
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