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La France annonce un plan de quatre milliards d'euros pour soutenir la trésorerie des startups
En cette période de crise suite au COVID-19

Le , par Stéphane le calme

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Les mesures d’aide aux entreprises annoncées par le gouvernement face au coronavirus pourraient représenter 4 milliards d’euros pour les startups, a indiqué ce mercredi 25 mars le secrétaire d’État au numérique Cédric O lors d’une conférence téléphonique avec Bpifrance, organisme français de financement et de développement des entreprises.

Une initiative qu’il a confirmé sur Twitter en ces termes : « J'annonce aujourd'hui un plan de 4Md€ avec Bpifrance et SGPI_avenir pour soutenir la trésorerie de nos startup en cette période de crise. La French Tech est un pilier de notre économie et de nos emplois. Avec BrunoLeMaire nous mettons en place un soutien adapté à leur modèle ».


« Financement de bridges entre levées de fonds, prêts de trésorerie garantis par l'État avec des critères spécifiques pour les startups et versement accéléré du CIR 2019 et des aides à l'innovation : ce sont près de quatre milliards d'euros dont pourront bénéficier les startups pour leur trésorerie », a-t-il ajouté.

« Une biotech peut mettre 10 ans de recherche à sortir son produit, sans réaliser de chiffre d’affaires, et si on détruit ce tissu au cœur de notre stratégie, de la compétitivité et de la souveraineté française, le risque est qu’on mette des années à le reconstituer », a justifié Cédric O par téléphone. « On ne peut pas se permettre de les laisser tomber dans la période actuelle ».

Le gouvernement prévoit le versement anticipé d’un certain nombre d’aides ou de crédit d’impôt, comme le crédit impôt recherche, ce qui doit représenter une avance de trésorerie d’au moins 1,5 milliard d’euros, selon Cédric O.

Les prêts de trésorerie garantis par l’État en fonction de la masse salariale ou du chiffre d’affaires annuels, annoncés par Bruno Le Maire, pourront représenter jusqu’à 2 milliards d’euros pour les startups, a-t-il ajouté.

Dans le détail, une enveloppe de 80 millions d’euros, financée par le Programme d’investissements d’avenir (PIA) et gérée par Bpifrance, est mise en place afin de financer des bridges entre deux levées de fonds. L'État prévoit des prêts de trésorerie garantis par l’État pouvant aller spécifiquement jusqu’à deux fois la masse salariale France 2019, ou, si plus élevé, 25 % du chiffre d’affaires annuel comme pour les autres entreprises. Toutes les entreprises auront la possibilité de demander un remboursement anticipé des créances d'impôt sur les sociétés restituables en 2020 et un traitement accéléré des demandes de remboursement des crédits de TVA par la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Les aides à l’innovation du PIA déjà attribuées, mais non encore versées seront payées de façon accélérée pour un montant total estimé de 250 millions d’euros.

Cédric O doit recevoir jeudi de grands investisseurs privés pour leur demander de « prendre leurs responsabilités » dans cette période « d'unité nationale » et continuer d’investir dans les startups, via notamment les fonds de capital-risque auxquels ils participent.

Évoquant « une certaine frilosité », il a reconnu qu’il « pouvait y avoir une tentation de la part des fonds à garder de la réserve et à laisser passer la crise, mais ce n’est pas du tout une attitude générale ».

« On aura un discours assez franc, nous savons ceux qui jouent le jeu et ceux qui ne le font pas », a-t-il encore déclaré, « et s’ils ne le font pas ce sera dûment noté ». « D’expérience, c’est dans ces périodes post-crises que les fonds ont fait les meilleurs retours » , a de son côté plaidé Paul-François Fournier, directeur de l’innovation chez Bpifrance.

L’annonce n’a pas été au goût de tout le monde. Un internaute fait du sarcasme en disant « moi qui pensait que l’urgence c'était les hôpitaux », tandis qu’un autre s’étonne en ces termes « de l'argent public pour les "startups" montées par des fils de bourgeois sortis de l'école de commerce et pour l'hôpital, des appels aux dons ».

Sources : Cédric O, Reuters

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Avatar de i5evangelist
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 26/03/2020 à 14:15
... montées par des fils de bourgeois sortis de l'école de commerce ...
Je ne l'aurais pas dit comme ça, faut bien admettre :

- qu'il y a tout de même beaucoup d'aristos même s'il ne faut pas généraliser
- que l'état à d'autres choses à financer ces temps-ci
- que les sociétés internet ne généralement sont pas les plus mal "loties" en ce moment

Pour celles qui plongent, demandez à votre "capital risqueur" qu'il remette de l'argent, il est là pour ça (même s'il à pris cher à la bourse entre-temps)
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2020 à 12:13
Ce n'est pas à l'état de sauver les startups qu'elles fassent faillite maintenant ou dans 2 ans ça ne change rien...
Tant pis pour les biotechs...
C'est vraiment de l'argent jeté par les fenêtres.
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Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/03/2020 à 12:07
L’annonce n’a pas été au goût de tout le monde. Un internaute fait du sarcasme en disant « moi qui pensait que l’urgence cétait les hôpitaux », tandis qu’un autre s’étonne en ces termes « de l'argent public pour les "start up" montées par des fils de bourgeois sortis de l'école de commerce et pour l'hôpital, des appel aux dons ».
Les réseaux sociaux drainent toujours autant de cons (oui j'aime ce terme en ce moment).
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