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COVID-19 : la France n'est pas contre un traçage des smartphones
Pour déterminer si des personnes a priori saines ont été en contact avec des individus contaminés

Le , par Stéphane le calme

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11  0 
Depuis que Singapour a confirmé son premier patient le 23 janvier, le pays a eu 385 cas de COVID-19 et 131 se sont complètement rétablis. Singapour a fait état de deux décès au cours du week-end dernier. Les personnes susceptibles d'avoir été exposées au nouveau coronavirus (en particulier celles qui revenaient de l'étranger) ont été soumises à des périodes d'isolement à domicile de 14 jours. Les patients confirmés pour leur part ont été hospitalisés. Pour faire respecter les périodes d'isolement à domicile, les fonctionnaires demandaient aux citoyens d'activer les services de géolocalisation sur leurs smartphones et de cliquer de façon périodique sur un lien envoyé par SMS.

Ce lien signalait leur position, confirmant qu'ils restaient effectivement chez eux. Ces derniers devaient répondre aux messages dans un court laps de temps pour empêcher que des tiers ne trichent en laissant leurs téléphones pendant qu’ils s’aventurent à l’extérieur. En sus, les autorités ont procédé à des descentes sur le terrain pour confirmer la localisation des personnes placées en quarantaine. La dernière innovation technologique des autorités de Singapour pour le suivi des mouvements est l’introduction d’une application dénommée TraceTogether. Elle utilise la technologie Bluetooth pour noter les contacts étroits des citoyens – les personnes dont ils se sont approchés à moins de 2 mètres et avec lesquelles ils ont passé au moins 30 minutes. L’application de ces mesures de suivi combinées à d’autres recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) permettent aujourd’hui au pays de 5,7 millions d’habitants d’être parmi ceux qui contrôlent le mieux la propagation de l’infection. À date, Singapour a l’un des taux d’infection les plus lents.

La France envisage-t-elle de suivre cet exemple ?

Le gouvernement français va-t-il envisager le pistage numérique de la population pour vérifier qu’elle respecte bien les règles du confinement et pour déterminer si des personnes a priori saines ont été en contact avec des individus contaminés par le coronavirus ? La France a annoncé mardi la mise en place d’un comité de chercheurs et de médecins qui sera notamment chargé de conseiller l’exécutif sur les pratiques de backtracking qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le coronavirus.

Composé de douze chercheurs et médecins, le comité analyse recherche et expertise (CARE) sera installé à 17h00 ce mardi à l’Élysée par Emmanuel Macron en présence du Premier ministre Édouard Philippe, du ministre de la Santé Olivier Véran et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal.

Présidé par Françoise Barré-Sanoussi, virologiste à l’Institut Pasteur/Inserm, prix Nobel et découvreuse du virus du SIDA, le comité assurera « le suivi des études thérapeutiques autorisées en France et les essais engagés sur des traitements à l’étranger ».

Selon un communiqué de la présidence de la République, repris par Reuters, le comité CARE doit accompagner la réflexion des autorités accompagnera « la réflexion des autorités sur la doctrine et la capacité à réaliser des tests ainsi que sur l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées ». Celle-ci pourrait s’appuyer sur la géolocalisation des smartphones.

Les contours de cette «  stratégie numérique d’identification des personnes » demeurent flous à ce stade, à supposer qu’elle soit effectivement exécutée. Les avis du CARE sont a priori de nature consultative, de sorte qu’ils n’obligent pas le gouvernement. Cela étant, celui-ci assure fonder son action en prenant l’avis de la communauté scientifique.


Une stratégie déjà étudiée ou exploitée par d'autres pays

Cette stratégie, qui vise à utiliser les données de géolocalisation pour tenter d’enrayer la progression de l’épidémie, est déjà en œuvre ou en passe de l’être en Corée du Sud, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Chine, en Corée du Sud, en Espagne, aux États-Unis, en Italie, en Israël, en Pologne, en Russie, ou encore à Taïwan.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a, la semaine dernière, autorisé l'agence de sécurité intérieure du pays à puiser dans une vaste banque de données de téléphones portables (GPS), jusqu'alors non divulguée, pour retracer les mouvements des personnes qui ont contracté le coronavirus et identifier d'autres personnes qui devraient être mises en quarantaine parce que leurs chemins se sont croisés. L'idée est de passer au crible les données de géolocalisation collectées de façon régulière par les fournisseurs de téléphonie mobile israéliens sur des millions de leurs clients en Israël, de trouver les personnes qui ont été en contact étroit avec des porteurs de virus connus et de leur envoyer des SMS leur enjoignant de s'isoler immédiatement.

Depuis le début du mois dernier, Taïwan a bloqué l’accès à son territoire aux citoyens chinois, puis a mis en place un système de quarantaine ciblant ceux et celles qui s’étaient rendus dans les provinces chinoises touchées. À Taïwan, les porteurs potentiels du virus sont dotés d'un smartphone équipé d'un GPS et d’une application de pistage. Ces dispositifs font office de « barrière électronique » et permettent de garantir que les personnes en quarantaine restent chez elles en prévenant les forces de l’ordre si ces dernières sortent de quarantaine, s’éloignent de leur domicile ou éteignent leur téléphone. La police locale appelle jusqu’à deux fois par jour pour s’assurer que les personnes en isolement se trouvent là où ils devraient être.

À Hong Kong, les citoyens de retour au pays sont accueillis par des fonctionnaires de police qui leur posent des bracelets électroniques au poignet. Ces derniers sont liés à une application que les concernés téléchargent avant d’entrer en quarantaine pendant 14 jours. Ainsi, les autorités ont en temps réel la maîtrise de leur situation géographique.

En France, des voix se sont aussi élevées pour suggérer l’exploitation des données, mais pas forcément pour pister les individus : plutôt pour modéliser la propagation du Covid-19, ce qui pourrait servir aux épidémiologistes à l’avenir en cas de nouvelle crise sanitaire. C’est ce que ce défend par exemple Stéphane Richard, le PDG d’Orange, le plus important des opérateurs en France, dans les colonnes du Figaro :

« Nous travaillons avec l’Inserm pour voir comment les données peuvent être utiles pour gérer la propagation de l’épidémie. Un des chantiers du futur avec Inserm est de permettre aux épidémiologistes de modéliser la propagation de la maladie. Dans un tel usage, les données de géolocalisation sont anonymisées. Mais malgré ça, cela demanderait des ajustements réglementaires et un accord de la CNIL. Ainsi, il faudrait pouvoir garder des données sur une durée de temps longue, or actuellement nous devons les supprimer au bout d’un an, nous voudrions les garder deux ans. Ce sont des travaux tout à fait essentiels.

« Les données pourraient aussi être utilisées pour mesurer l’efficacité des mesures de confinement, comme en Italie. Je le répète nous parlons de données anonymisées et agrégées. Leur utilisation est indispensable pour mesurer le confinement et pour ajuster les dispositions en fonction des comportements. Il ne s’agit pas de traquer les gens individuellement. Il faut au moins savoir si les gens respectent les périmètres de confinement, ou s’ils se déplacent, sans pour autant savoir qui va où ».

Source : Reuters, Le Figaro

Et vous ?

Pour ou contre le traçage des smartphones pour déterminer si des personnes a priori saines ont été en contact avec des individus contaminés  ?
Pour ou contre le traçage des smartphones pour vérifier que le confinement est bien respecté ?

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Avatar de Cpt Anderson
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 8:41
Il y a au moins une chose qui reste certaine en ce bas monde : la France est nulle en terme d'anticipation mais reste championne du monde pour ce qui est des dépenses inutiles.
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Avatar de pierre-y
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 17/06/2020 à 13:28
je ne sais pas pourquoi, je revois macron en train de piailler qu'il n'y a jamais eu de pénuris de masque et que donc les policiers, le personnels hospitalier, la population et les pompier n'en portaient juste pas ou alors des périmés car ça les amusaient de choper le virus. Et apres des affirmations a la con comme ça, il y en a encore pour croire que la macronie ne va pas les entuber.
12  3 
Avatar de axel584
Membre actif https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 9:57
Tous les sites et les réseaux sociaux ont expliqués pendant plusieurs semaines que l'application était liberticide, intrusive etc. Il ne faut pas s'étonner que peu de personnes l'utilisent...

Alors que d'après moi, elle l'est beaucoup moins que d'autres applications, mais que les précautions présentées donnaient effectivement une impression d'atteintes aux libertés (à force de dire que ce n'est pas géolocalisé, c'est du bluetooth, les données sont anonymisées etc. les gens se méfient de toutes ces précautions présentées...)
A côté de ça, on a des applis comme Facebook qui nous géolocalise ("machin n'est pas très loin, faites lui coucou"... "Attention, un attentat à eu lieu à côté de chez vous, dites aux gens que vous allez bien"...) et cela semble moins poser de problème éthique...
Je rappelle juste que pour les entreprises, si c'est gratuit, c'est vous le produit...

Et pour nos gouvernements, nous sommes une majorité à les avoir choisi... (oui, on aurait pu mieux choisir, mais c'est un autre débat)
11  2 
Avatar de pierre-y
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 16:03
A si il y a eu les résultats voulu. La boite du bon copain qui a eu ça en charge c'est fait un max de blé dessus et si je ne me plante a même surfacturé les serveurs.
10  1 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 09/06/2021 à 20:48
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Dans sa délibération, la CNIL émet des doutes quant à la sécurité des données transmises.
Des doutes...
Des doutes ?
Elle voit noir sur blanc que les données sont en clair et elle se contente d'émettre des doutes sur la sécurité des données ?
Elle se fout de qui là, la CNIL ?

Encore un bel exemple de son abandon de poste. Quand c'est ambiguë, elle se garde bien de dire quoi que ce soit, et se contente de relever les évidences grosses comme des maisons en les relativisant. C'est juste honteux !

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Si ces modalités de stockage peuvent être admises compte tenu des contraintes techniques et de la nécessité de mettre en œuvre, à brève échéance, le système de contrôle des justificatifs, elle appelle néanmoins le Gouvernement à mettre en place des mesures d’information des personnes
C'est le gouvernement qui décide des dates. S'il n'est pas capable de fournir ce qu'il faut en temps et en heure, il recule la date. S'il ne veut pas reculer la date, alors qu'il mette les moyens nécessaires pour faire un travail de qualité en temps et en heure. Si c'est une question de sécurité sanitaire, et vu le temps qu'on a passé chez nous, on n'est plus à une semaine près. Ça fait combien de temps qu'il bosse sur cette foutue application ? Non, un tel niveau de sécurité n'a rien d'acceptable.

Gouvernement d'incompétents soutenu par des contrôleurs incompétents ! C'est juste scandaleux !
10  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/04/2020 à 6:46
Citation Envoyé par Olivier Famien Voir le message
Edward Snowden est également de cet avis et déclare qu’à « mesure que l’autoritarisme se répand, que les lois d’urgence se multiplient, que nous sacrifions nos droits, nous sacrifions également notre capacité à arrêter le glissement dans un monde moins libéral et moins libre ».
Ouais c'est fort possible qu'après la crise du SARS-CoV-2 les peuples soient moins libre.
Les gouvernements ont besoin de devenir plus autoritaire pour survivre, parce que vu la violence de la crise économique qui arrive, ça pourrait finir en révolution. Donc il faut de quoi pouvoir faire taire n'importe quel individu.
Les prochaines années ne vont pas être géniales... Le niveau de vie des peuples va probablement chuter.
8  0 
Avatar de gros_rougeot
Membre actif https://www.developpez.com
Le 21/04/2020 à 9:33
Cette application ne va pas échapper à la malédiction des logiciels commandés par l'état :
- un cahier des charges ubuesque (différents services auront rédigé des spécifications contradictoires et se tireront dans les pattes),
- elle arrivera trop tard,
- elle sera tellement de buguée qu'elle dégoutera les fameux volontaires,
- elle coutera 10 fois le prix normal (parce que l'état a de hautes exigences de qualité),
- les serveurs seront sous dimensionnés,
- elle sera lancée en grande pompe devant les caméra par des ministres tout souriants,
- elle va planter dès le premier jour rien qu'avec les journalistes qui voudront l'utiliser,
- (à compléter).
La bureaucratie étatique est incapable de respecter les délais, les couts et les performances. C'est congénital.
Elle n'est toujours pas capable de faire fabriquer assez de tests covid, ni d'organiser l'utilisation de ces même tests. Alors faire développer une appli smartphones en 3 semaines.
8  0 
Avatar de Pierre Fauconnier
Responsable Office & Excel https://www.developpez.com
Le 13/05/2020 à 17:52
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
[...]
En général, les utilisateurs qui téléchargent ces applications peuvent choisir volontairement d'enregistrer les détails de leurs symptômes lorsqu'ils commencent à se sentir mal. L'application garde une trace des personnes qui ont été en contact étroit grâce à des signaux Bluetooth qui transmettent une identification anonyme. Si une personne signale ultérieurement qu'elle est positive au coronavirus, elle enverra un message aux personnes qui ont été en contact étroit avec elle, et qu’elle aurait pu infecter, en se basant sur leurs identifiants anonymes.[...]
Si une techno peut se baser sur un identifiant "anonyme" pour m'avertir que j'ai été en contact avec une personne infectée, c'est que mon identifiant "anonyme" n'est pas si anonyme que ça... ils peuvent se les garder, leurs applications. Perso, dès que je me déplace, le bluetooth est coupé.
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 10:22
Et je trouve ce genre d'article sur le COVID bien plus pertinent que ces soi-disant applis de suivi :

https://theconversation.com/covid-19...afrique-139943

les Africains ont l'expérience d'Ebola. Les asiatiques ont l'expérience de la grippe aviaire (et quelques autres). et on continue à ignorer leurs retours d'expérience. Pas étonnant qu'on en prenne plein la tronche. L'article est sans doute angéliste par bien des aspects, mais il point une faille réelle de l'occident : son complexe de supériorité.
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/12/2020 à 2:12
Moi je veux bien faire la prochaine appli du gouvernement, seulement 1 M € au lieu de 6 M €, offre spéciale Black friday

Macron, j'attends ton coup de fil

PS : je n'oublierais pas évidement de verser 500 000 € à la fondation Brigitte Macron comme convenu la dernière fois
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