Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Brad Fitzpatrick, l'un des acteurs principaux de l'équipe de développement du langage Go, quitte Google
Afin de faire quelque chose de différent tout en travaillant avec Go et non plus sur Go

Le , par Olivier Famien

2.7KPARTAGES

6  0 
Bradley Joseph Fitzpatrick vient d’annoncer son départ de Google. « ;Aujourd’hui est mon dernier jour chez Google ;», peut-on lire sur son blog personnel. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Brad Fitzpatrick est un programmeur américain né en 1980 qui a travaillé chez Google pendant environ 12,5 ans. Chez Google, il a travaillé sur plusieurs projets comme l’API Social Graph, le backend de Gmail, les bogues de performance dans Android, memcached, etc., mais là où il a le plus laissé son empreinte, c’est son travail sur Go. Sur les 12,5 ans passés chez Google, Fitzpatrick a travaillé environ 10 ans sur le langage de programmation Go. C’est donc inutile de dire qu’il constitue un acteur majeur dans l’équipe de développement du langage Go chez Google.


Sur sa page personnelle, Brad écrit que « ;travailler chez Google et en déplacement a été un moment fort de ma carrière. Go a vraiment rendu la programmation amusante pour moi, et j’ai pris du plaisir à aider à le construire. Je tiens à remercier Rob Pike de m’avoir permis de travailler sur Go à plein temps (au lieu d’être juste une distraction lors des longs et pénibles trajets en bus) ainsi que Russ Cox, Ian Lance Taylor, Robert Griesemer et d’autres pour toute la patience pendant que j’apprenais les rouages du langage. J’ai adoré hacker divers packages et systèmes avec l’équipe et les membres de la communauté, passer du temps à Denver, Sydney, MTV, NYC, au FOSDEM et à d’autres rencontres, etc. Bien que j’aie appris beaucoup de choses en travaillant sur Go, plus passionnément, j’ai découvert beaucoup de choses que je ne savais pas, et c’était une joie de voir toute l’équipe et la communauté faire des choses étonnantes (devant moi) ;».

Go est un langage conçu en 2007 par Google et publié en version 1.0 en mars 2012. Depuis plusieurs années, il demeure dans le top 20 du classement Tiobe. Il combine les avantages de plusieurs langages, comme le typage statique et l’efficacité d’exécution des applications (comme C++), la lisibilité et la facilité d’utilisation (comme Python ou JavaScript) et la mise en réseau et le multitraitement hautes performances. Plusieurs développeurs l’apprécient donc pour sa facilité à gérer la concurrence, à déployer facilement les applications conçues avec le langage, et à porter assez facilement les applications sur différentes plateformes.

Après son départ, la question évidente qui se pose est de savoir quel sera son niveau d’implication dans le développement du langage. À ce sujet, Brad explique qu’il restera toujours dans la communauté Go, mais sera plus en retrait et interviendra différemment. L’ingénieur logiciel affirme que son « ;email @golang.org continuera de fonctionner ;» et encourage les utilisateurs à continuer de lui envoyer les emails ou à le mettre en copie sur GitHub (@bradfitz), en particulier pour des choses qui ne fonctionneraient plus et qui seraient de sa faute.

Pourquoi quitter le navire Google ;?

Comme raison avancée pour expliquer son départ de Google, une entreprise très convoitée par les talents à travers le monde entier, Brad affirme qu’il s’ennuie un peu et n’apprend plus autant qu’avant. « ;Je fais la même chose depuis trop longtemps et j’ai besoin d’un changement. Ce serait bien de travailler principalement en Go plutôt que de travailler sur Go ;», écrit-il. Pour mieux comprendre sa décision, l’ingénieur logiciel raconte que lorsqu’il a rejoint Google pour la première fois, les deux premières années ont été chaotiques. Il s’est donc mis à apprendre la base de code interne de Google, le système de construction, un tas de nouvelles langues comme Borg, Bigtable, etc. Ensuite, il a rejoint Android, c’était à nouveau amusant et encore le chaos. Avec Go, c’était la même chose quand il a rejoint l’équipe de développement du langage, mais ce fut une nouvelle et rapide expérience d’apprentissage. « ;Maintenant, Go est très populaire, stable et, bien qu’il y ait beaucoup à faire, les choses — souvent nécessairement — évoluent assez lentement. Avancer lentement est très bien, et une hyperspécialisation dans les petits coins de Go a du sens à l’échelle (quelques améliorations en pourcentage s’additionnent ;!) ;». « ;Mais je veux bâtir quelque chose de nouveau. Je ne veux pas rester coincé dans une ornière confortable ;», souligne l’ingénieur logiciel.

Il convient de préciser que Brad a pris ses marques en travaillant sur de nouveaux projets tout au long de sa carrière. Dès sa première année à l’université, il a écrit pour lui-même LiveJournal, un programme de journalisation, qui est devenu un travail à temps plein, puis une entreprise qui a été rachetée par Six Apart. Ayant travaillé en tant qu’architecte en chef chez Six Apart, il a quitté l’entreprise en 2007 pour rejoindre Google où il passa plus d’une décennie.

Quelques avis de la communauté Go suite au départ de Brad

Après l’annonce de son départ, de nombreux utilisateurs sont intervenus sur la toile pour partager leurs avis. Un utilisateur se demande si Brad a une idée du nombre de vies qu’il a touché. L’utilisateur explique qu’en 2013, il était administrateur système Linux avec 20 ans d’expérience à son actif et sentait le poids du burn-out. Voyant la progression du mouvement DevOps, il se sentait dépassé, car il ne savait pas coder. Après avoir vu une publication de Brad sur la réécriture du système de téléchargement de Google en Go, il a été intrigué. Depuis cette nuit-là, il s’est mis à apprendre le langage Go. En voulant écrire un système de contrôle pour un ballon à haute altitude, il a commencé à coder un peu tous les soirs après le travail. Puis vint la période où il tomba amoureux du langage Go après avoir assisté au premier Gophercon. À partir de là, des portes ont commencé à s’ouvrir pour lui. Il a quitté le poste d’administrateur système et a obtenu un poste d’ingénieur DevOps. En codant de plus en plus avec Go, de meilleurs emplois et de meilleurs salaires ont suivi. Les entretiens d’embauche sont devenus quelque chose qu’il attendait plutôt qu’il ne redoutait. L’utilisateur confesse que le blog de Brad l’a inspiré et a totalement changé sa vie.

Un autre intervenant raconte qu’avant, il codait en C et PHP, mais il a décidé de s’intéresser à Go, même s’il n’aimait pas les gros binaires qu’il produit (à première vue). En le faisant, il est immédiatement tombé amoureux du langage. Pour lui, Go a rendu la programmation encore plus amusante. Il en a fait son langage de programmation principal. C’est pourquoi il souhaite remercier tous ceux qui ont participé à la réalisation de Go, y compris Brad Fitzpatrick.

Source : Bradfitz Blog, Twitter

Et vous ?

Comment accueillez-vous le départ de Brad Fitzpatrick de Google ;?

Selon vous, les raisons avancées pour expliquer son départ sont-elles crédibles ;?

Voir aussi

Quels avantages ou inconvénients trouvez-vous au langage Go ;? Schörghuber raconte son aventure avec Go et finit par le rejeter pour diverses raisons
Go: le langage de programmation de Google va à l’assaut du mobile, Go 1.4 introduit le support d’Android
TIOBE : Le langage de programmation Go de Google gagne en popularité, favorisé par la popularisation de Docker
Le langage Go continue sa progression avec de nombreux développeurs qui l’utilisent dans les projets professionnels et personnels, selon un sondage
Le langage Go monte fortement en popularité d’après des données de l’index TIOBE, mais semble ne pas l’être en France

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !