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Nous sommes la plus importante source de propagation de fausses informations
D'après une récente étude

Le , par Jonathan

48PARTAGES

17  0 
Nous avons la facilité de toujours reprocher aux médias sociaux d’être responsables de la propagation de fausses nouvelles, mais il se pourrait que nous soyons dans l’erreur. En effet, une récente étude a montré que chacun d’entre nous est une potentielle source de désinformation. L’étude qui a été menée par l'Ohio State University, a abouti au résultat selon lequel les personnes ayant donné des statistiques précises sur une question controversée avaient tendance à se méprendre sur ces chiffres pour correspondre aux croyances courantes.

Un exemple serait beaucoup plus parlant. Lorsque les gens apprennent par exemple que le nombre d'immigrants mexicains aux États-Unis a diminué ces dernières années (ce qui est un fait), la plupart affirment que l'inverse est vrai. Et au fur et à mesure que les informations se déplacent d'un récepteur à l'autre, les informations s'éloignent de plus en plus de la vérité. C’est la conclusion qu’a tirée Jason Coronel, auteur principal de l'étude et professeur adjoint de communication à l'Ohio State University.

D’ailleurs, il a déclaré : « Les gens peuvent générer eux-mêmes leur propre désinformation. Tout cela ne vient pas de sources externes. Ils ne le font peut-être pas exprès, mais leurs propres préjugés peuvent les induire en erreur. Et le problème s'aggrave quand ils partagent leur désinformation autogénérée avec les autres ». Coronel a été assisté dans son travail par Shannon Poulsen et Matthew Sweitzer, tous deux doctorants en communication à Ohio State. Pour arriver à ces conclusions, 2 études ont été menées.


Première étude

Dans le cadre de la première étude, 110 participants ont été recrutés et on leur a présenté une brève description de 4 problèmes de société. Les descriptions étaient remplies de données numériques. 2 de ces problèmes comportaient des informations statistiques en accord avec ce que la plupart des gens pensent. Par exemple, de nombreuses personnes s'attendent généralement à ce que davantage d'Américains soutiennent le mariage homosexuel que ne s'y opposent, ce qui coïncide avec les sondages d'opinion. Les 2 autres problèmes comportaient des chiffres qui ne correspondent pas du tout à la façon dont la plupart des gens voyaient les sujets. Par exemple, la plupart des gens pensent que le nombre d'immigrants mexicains aux États-Unis a augmenté entre 2007 et 2014. Mais en fait, le nombre est passé de 12,8 millions en 2007 à 11,7 millions en 2014.

Pour cette étude, il était question de savoir de quelle façon, les participants se souviennent des informations mises à leur disposition. Ainsi, sans au préalable leur avoir dit qu’il fallait mémoriser ces chiffres, il leur a été demandé d'écrire les chiffres qui figuraient dans les descriptions des 4 problèmes. C’est ainsi qu’il a été constaté qu’en ce qui concerne les problèmes qui comportaient des chiffres en accord avec ce que pensent la plupart des gens, les participants n’avaient aucun mal à se souvenir de ces chiffres. Par contre, pour les questions où les chiffres allaient à l'encontre des pensées populaires, les participants étaient beaucoup plus susceptibles de se souvenir des chiffres d'une manière qui correspondait à leurs biais probables plutôt que la vérité.

Fait intéressant, certains participants se sont souvenus des chiffres réels, mais les ont inversés pour se conformer à leur parti-pris. Selon Coronel, divers participants se sont souvenus correctement des chiffres, mais les ont placés en fonction de leurs croyances.

Deuxième étude

Si les résultats de la première étude prouvaient une incapacité individuelle involontaire à rester impartiale lors de l'absorption de données factuelles, la deuxième étude a révélé à quel point ces informations étaient faussées lorsqu'elles étaient transmises à un groupe d'individus. Pour la deuxième étude, on a montré à la première personne de la séquence les statistiques précises sur la tendance à la baisse des immigrants mexicains résidant en Amérique. On a demandé à cette personne de mémoriser les chiffres et de transmettre les informations à une deuxième personne par appel téléphonique, qui a à son tour a été invitée à transmettre les statistiques à un troisième participant et ainsi de suite.

Les résultats ont montré qu'en moyenne, la première personne a inversé les chiffres, affirmant que le nombre d'immigrants mexicains avait augmenté de 900000 de 2007 à 2014 au lieu de la vérité, à savoir qu'il avait diminué d'environ 1,1 million. Bien que les chercheurs aient cité comme limite à cette étude, le manque d'explication de ces données aux participants qui serait à l’origine de ces résultats scandaleux, ils croient toujours que les résultats mettent l'accent sur les risques associés à la désinformation auto-inventée.

L'étude a été publiée en ligne dans la revue Human Communication Research et paraîtra dans une future édition imprimée. Les résultats obtenus montrent que la désinformation peut venir à la fois des médias sociaux, mais de nous-mêmes également. D’autres vont jusqu’à penser que nous sommes une source de désinformation plus importante que les autres. C'est le cas de Shannon Poulsen qui, pour soutenir cette pensée a déclaré : « Nous vivons avec nos préjugés toute la journée, mais nous n'entrons en contact qu'avec de fausses informations de temps en temps ».

Source : Ohio State University

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Quel crédit accordez-vous à cette étude ?

Voir aussi :

Les auteurs de fausses informations en ligne à Singapour seront passibles d'amendes et de peines de prison, et Facebook et autres devront retirer les contenus jugés faux en vertu d'une nouvelle loi
Fake news : un décret oblige les sites d'au moins 5 millions de visiteurs/mois à révéler l'identité des annonceurs pour les campagnes d'au moins 100€
Loi anti-fake news: le CSA détaille ses recommandations pour les plateformes en ligne, et ouvre une consultation publique

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Avatar de MRSizok
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 13/01/2020 à 14:05
L'histoire du téléphone arabe. Il ne faut pas oublier qu'une étude a démontré que même avec des "études" l'information peut-être fausse. Donc, c'est aussi vrai quelque soit le niveau scolaire et le status social. Vive l'esprit critique
11  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/01/2020 à 15:21
Quelque part c'est un tout petit peu comme la phrase de Bernard Werber :
Entre Ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez... Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même...
Sauf que là ce sont des faits, t'arrives tu dis qu'un nombre baisse et l'autre comprend que le nombre monte. Si chaque personne retourne le message, il est vrai dans 50% des cas ce qui n'est pas trop mal.

On entend un peu trop parler de fausses informations depuis 2016, c'était marrant quand Trump utilisait ça pour attaquer les médias mainstream, mais c'est devenu un terme beaucoup trop récurent.
Alors que des fausses informations il y en a toujours eu et il y en aura toujours, par exemple :

À l'époque j'imagine que plein de gens ont compris qu'on se foutait de leur gueule et pourtant ils n'avaient pas été sensibilisé aux fausses informations comme c'est le cas aujourd'hui.

Et pour terminer, un homme a été retrouvé mort hier soir dans le métro à la station Châtelet sous un panneau réclame des fromages rustiques. (il faut avoir la référence)
3  0 
Avatar de Steinvikel
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 14/01/2020 à 0:05
"Nous sommes la plus importante source de propagation de fausses informations, d'après une récente étude"
C'est sympa qu'une étude apporte des éléments sur ça, mais ça n'a rien de nouveau.
En se qui concerne "la plus importante source", je trouve le terme mal choisi en français. Ça amalgame à la fois "important/poids" et "important/quantité", de plus échanger de l'info' oralement et à l'écrit à travers un copier/coller ne présente pas du tout la même dégradation de l'info'.

Je vois deux gros cas de figure distinct :
- une info' qui s'ébruite, un journaliste (ou pas) se l'approprie pour la diffuser avec un premier biais, et ensuite le lecteur qui l'intègre ajoutant d'autres déformations
- une info' qui s'ébruite, un journaliste (ou pas) se l'approprie pour la diffuser sans erreur, et appuyant les parties qui induisent en erreur, et ensuite le lecteur qui l'intègre ajoutant d'autres déformations

Le lecteur comme tout un chacun, ne maîtrise pas tous les sujets du monde (peu, en fait), du coup, tout comme les prises de notes en cours, il est difficile de s’approprier un sujet sans le réduire avec des erreurs. Mais démarrer sur un support déjà biaisé/erroné ne fait pas que simplement cumuler, ça démultiplie carrément le phénomène. C'est la différence entre un simple individu "qui a dit que..." et une autorité "qui a déclaré que..." ...par "autorité", j'entends : toute entité à qui on accorde un crédit particulièrement supérieur aux autres.

Le reproche n'est pas qu'ils se trompent et pas nous, mais que de par leur compétences, le temps, et l'argent qu'ils dédient à cette tâche, ils ne devraient pas en faire (pas de ce type).
Elle se trouve là la désinformation, surtout quand un sujet sensé être orienté impartial/objectif (edit), se trouve clairement orienté.

Ensuite, je trouve l'argumentaire psycho-sociologique assez bancale :

"les personnes ayant donné des statistiques précises sur une question controversée avaient tendance à se méprendre sur ces chiffres pour correspondre aux croyances courantes. "
--> On les a plus ou moins pousser (inciter) à donner des chiffres, ou bien ils les ont donné spontanément ? ...car une personne qui ne sort pas spontanément de chiffre "précis" est quelqu'un qui n'a qu'une vague idée et ne souhaite pas s'avancer.
--> Par "chiffre", ils englobent les expressions et locutions courantes, qui sont de simples ordres empiriques sans aucune "précision" ? (50%, 1 personne sur 2, les 3/4)

"Lorsque les gens apprennent par exemple que le nombre d'immigrants mexicains aux États-Unis a diminué ces dernières années (ce qui est un fait), la plupart affirment que l'inverse est vrai."
--> Les faits (la réalité), et les chiffres sont deux choses distinctes, qui sont souvent confondu pour arranger ceux à qui ça profite.
Exemple : le chômage a baissé, regardez les chiffres >> changement de définitions des conditions pour qu'une personnes soit comptabilisé chômeur.
Exemple : la délinquance à diminué, regardez les chiffres >> incitation/ordre/règlement, afin que les agents de police s'occupe plus d'une autre catégorie que celle qui "gène", en plus du changement de définitions des conditions pour qu'une intervention soit comptabilisé "délinquance".
Exemple avec la réforme des retraites : vous vivez 4 ans de plus, cotisez 4 ans de plus, regardez les chiffres >> sans expliquer que 80% de la retraite est payé par ceux qui ne vive que 1 an de plus (car 4 est une moyenne, inégale entre les sexes qui plus est).

De plus, le fait qu'ils affirme l'inverse n'est pas dû a leur désinformation, mais à celle des médias qu'ils consultent.
"(...) leurs propres préjugés peuvent les induire en erreur." --> les préjugés se bâtissent avec la répétition des mêmes fausses informations, ces préjugés se combattent avec la répétition de vraies information ...et si possible, avec un raisonnement (pour pousser la mise à jour).

Maintenant, parlons des études cités :

Etude 1 :
conclusion : incapacité individuelle involontaire à rester impartiale lors de l'absorption de données factuelles.
"110 participants ont été recrutés et on leur a présenté une brève description de 4 problèmes de société. Les descriptions étaient remplies de données numériques."
--> 110 est un petit chiffre pour ce contexte, cela n'est pas en faveur de la crédibilité de la conclusion, mais pour ce type de démarche, il est peut-être difficile de s'appuyer sur plus de participants.
--> Les données numériques étaient-elles toutes vraies ? savaient-ils si des données erronées étaient présentes/absentes ?
Il faut comprendre que quand des scientifiques te donnent des chiffre, tu leur accorde bien plus de crédit qu'un tweet sur Facebook, ou même d'un article de grand journal, une réflexion/critique plus ouverte s'opère alors, qui parfois amène une remise en question de ses acquis (argument d'autorité oblige).

"Les 2 autres problèmes comportaient des chiffres qui ne correspondent pas du tout à la façon dont la plupart des gens voyaient les sujets."
--> "la façon de voir le sujet" dépend également de "la façon de le présenter". Et sur ce dernier point, aucune information n'est donné, alors que c'est un facteur de premier ordre.
Exemple : indiquer les stats sur l'évolution du nombre d'immigrés sur le sol américain, est différent de celles de l'évolution du nombre d'immigrés passant les frontières, car entre les 2, il y a l'évolution de : la mortalité de l'évènement, la politique de reconduite aux frontières, la facilité à faire des faux papiers, la naturalisation, etc.
...on peut faire dire ce que l'on veut aux chiffres, la véracité de ces derniers réside dans le sens qu'on leur attribut dans un contexte donné. Retirez la définition du contexte, où du sens que vous donnez à ces chiffres, et toute crédibilité s'envole, il n'est alors plus que question de confiance envers celui qui "donne" ces chiffres.

"il était question de savoir de quelle façon, les participants se souviennent des informations mises à leur disposition (...) sans (...) leur avoir dit qu’il fallait mémoriser ces chiffres"
--> Je suis curieux de voir la méthodologie employé pour s'assurer que tout les participants ai lu ces 4 problèmes de sociétés, sans incités ces derniers à entreprendre une lecture 'inhabituelle" (lecture plus lente, attentive, pas de balayage en diagonale, arrêt sur les chiffres que l'on survole habituellement...)
--> On leur a demander de recomposer les 4 documents de mémoire ? ou bien de simplement parler du sujet en s'appropriant les chiffres ?
Parce que dans ce dernier cas, un chiffre qui leur parait faux, n'est pas utilisé de la même manière que sur les documents. Bref, sans exposition de la méthodologie, pas de crédibilité, encore plus sur seulement 110 participants.

La conclusion elle-même est flou :
les chiffres qui correspondent aux croyances d'un individu sont bien mieux mémorisés que ceux qui s'y opposent, "susceptibles de se souvenir des chiffres d'une manière qui correspondait à leurs biais probables plutôt que la vérité."
--> Ces dernier étant parfois carrément remplacés par des chiffres qui s'y confortent ? ou bien les bon chiffres, mais justifiés d'une manière qui s'y conforte ? (ce qu'ont fait certains participants)
--> Si les participants n'ont pas une entrevu de debriefing leur expliquant clairement ce qui était évalué, alors il est possible que certains résultats conservent des biais que le participant lui-même aurait pu pointer (ce que fait en gros l'évaluation annuelle en entreprise).

étude 2 :
conclusion : les informations sont (très) faussées lorsqu'elles sont transmises à un groupe d'individus (via de nombreux relais).

"en moyenne, la première personne a inversé les chiffres, affirmant que le nombre d'immigrants mexicains avait augmenté de 900000 de 2007 à 2014 au lieu de la vérité, à savoir qu'il avait diminué d'environ 1,1 million."
--> Cette personne (primordiale puisque qu'elle initiera une diffusion orale), était-elle compétente pour s'imprégner de telles statistiques ?
--> Ces stats étaient bien présentées, concises, synthétique, et ordonnées (hiérarchisées/catégorisées) ? ou au contraire un flood de chiffre et démerde toi avec ...tu as 10min.

"le manque d'explication de ces données aux participants qui serait à l’origine de ces résultats scandaleux"
--> ...c'est pas vrai, ils lui on tout de même pas donné un tableur avec pour unique contextualisation d'exploitation un titre et des en-têtes !? ...après ça ce dit "étude scientifique". =,='

Est-ce qu'une étude sur la désinformation qui présente les choses de cette manière vous parait crédible ?
PAS DU TOUT !! <TROLL>...et j'attend le JT TV pour statuer sur tout ça !</TROLL>
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Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/01/2020 à 15:33
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Quelque part c'est un tout petit peu comme la phrase de Bernard Werber :

Sauf que là ce sont des faits, t'arrives tu dis qu'un nombre baisse et l'autre comprend que le nombre monte. Si chaque personne retourne le message, il est vrai dans 50% des cas ce qui n'est pas trop mal.

On entend un peu trop parler de fausses informations depuis 2016, c'était marrant quand Trump utilisait ça pour attaquer les médias mainstream, mais c'est devenu un terme beaucoup trop récurent.
Alors que des fausses informations il y en a toujours eu et il y en aura toujours, par exemple :

À l'époque j'imagine que plein de gens ont compris qu'on se foutait de leur gueule et pourtant ils n'avaient pas été sensibilisé aux fausses informations comme c'est le cas aujourd'hui.

Et pour terminer, un homme a été retrouvé mort hier soir dans le métro à la station Châtelet sous un panneau réclame des fromages rustiques. (il faut avoir la référence)
Et encore, l'histoire du nuage de Tchernobyl a été plus ou moins orchestrée en connaissance de cause, un peu comme les gagas qui nous faisaient croire que les filtres à particule des moteurs diesel ne polluaient pas, que la colonisation était un bien pour les colonisés etc.

Mais il y a un paquet de rumeurs et de fausses vérités infondées et lancées par des croyances (je ne parle pas de religion) intimes et sans aucun fondement théorique, scientifique. Souvent, comme dit dans l'article, il s'agit uniquement de s'auto-conforter dans nos choix.
2  0 
Avatar de MABROUKI
Membre expert https://www.developpez.com
Le 13/01/2020 à 16:36
Bonjour

L'information que nous retransmettons si elle est biaisé ,n'est pas dupliquée à des millions d'exemplaires, ni camouflée sciemment (cachée) , ni tronquée et pas en vue de tromper autrui ou d'influencer son opinion.
Ce n'est pas le cas des organes d'informations institutionnels qui tronquent,dissimulent des informations réelles ou en fabriquent en vue de nous tromper ou influencer notre opinion .
Et ces organes diffusent leurs "informations" à des millions d'exemplaires , dans toute la planète.
F. Asselineau dans la vidéo conférence ci-dissous démonte ces mécanismes brillamment à propos de la propagande US (dénommée machiavéliquement "perception management" )
2  0 
Avatar de Jamatronic
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 13/01/2020 à 16:49
Bah ! De toute façon, on va tous mourir dans d'atroces souffrances !
2  0 
Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/01/2020 à 15:49
Lorsque les gens apprennent par exemple que le nombre d'immigrants mexicains aux États-Unis a diminué ces dernières années (ce qui est un fait), la plupart affirment que l'inverse est vrai. Et au fur et à mesure que les informations se déplacent d'un récepteur à l'autre, les informations s'éloignent de plus en plus de la vérité. C’est la conclusion qu’a tirée Jason Coronel, auteur principal de l'étude et professeur adjoint de communication à l'Ohio State University.

D’ailleurs, il a déclaré : « Les gens peuvent générer eux-mêmes leur propre désinformation. Tout cela ne vient pas de sources externes. Ils ne le font peut-être pas exprès, mais leurs propres préjugés peuvent les induire en erreur. Et le problème s'aggrave quand ils partagent leur désinformation auto-générée avec les autres ». Coronel a été assisté dans son travail par Shannon Poulsen et Matthew Sweitzer, tous deux doctorants en communication à Ohio State. Pour arriver à ces conclusions, 2 études ont été menées.
Bravo, les auteurs ont découvert le biais de confirmation. On cherche à interpréter les données que l'on en fonction des croyances que l'on dispose. Et ensuite on va chercher toutes les informations qui iront dans ce sens.
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Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/01/2020 à 16:24
Citation Envoyé par xXxNeWgEnErAtIoN Voir le message
Il suffit d'aller sur le forum politique et voir les sbires anti Macron déverser leur fake news plus ridicules les unes que les autres.

C'est dommage, mais bon il reste toujours les sites des médias traditionnels en qui on peut vraiment avoir confiance, les infos de journalistes c'est quand même bien plus qualitatif.
Trop gros pour être vrai.
1  0 
Avatar de elmanu13
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 13/01/2020 à 17:52
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Et pour terminer, un homme a été retrouvé mort hier soir dans le métro à la station Châtelet sous un panneau réclame des fromages rustiques. (il faut avoir la référence)
Putain, je ne savais pas qu'il y avait un si haut niveau dans ce forum, merci !
(oui, j'ai la ref)
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/01/2020 à 16:03
Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
que la colonisation était un bien pour les colonisés
Ouais enfin comme disait les nationalistes de l'époque, "au lieu de dépenser de l'argent en Algérie on pourrait l'utiliser en France"... La colonisation a peut-être été rentable pour certaines entreprises et pour les algériens, mais l'état et le peuple français n'ont rien gagné là dedans.

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, homme politique né d’une PMA entre le grand capital et les Minotaures de la repentance
Vous devriez pourtant savoir, Monsieur le candidat à la présidence de la République, qu’en créant l’Algérie, la France donna un nom à une ancienne colonie ottomane, traça ses frontières, unifia ses populations, y créa une administration et toutes ses infrastructures.
Ce faisant, y aurait-elle commis un « crime contre l’humanité » ou « contre l’humain » ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions.
Serait-ce donc en commettant des « crimes contre l’humanité » que la France, ses médecins et ses infirmiers soignèrent et vaccinèrent les populations et firent reculer la mortalité infantile ? Serait-ce parce qu’elle commettait des « crimes contre l’humain » que chaque année, à partir du lendemain du second conflit mondial, 250 000 naissances étaient comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population, d’où un doublement tous les 25 ans ? A ce propos, relisons René Sédillot :

« La colonisation française a poussé l’ingénuité - ou la maladresse - jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle. (…)(L’histoire n’a pas de sens, Paris, 1965, page 71).

Enfin, puisque vos propos indécents tenus à Alger obligent à faire des bilans comptables, voici, Monsieur le candidat à la présidence de la République, celui qui peut être fait au sujet de l’Algérie française : en 132 années de présence, la France créa l’Algérie, l’unifia, draina ses marécages, bonifia ses terres, équipa le pays, soigna et multiplia ses populations, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé après y avoir découvert et mis en exploitation les sources d’énergie qui font aujourd’hui sa richesse. Comme je ne cesse de l’écrire depuis des années, en donnant l’indépendance à l’Algérie, la France y laissa 70.000 km de routes, 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels qui étaient propriété de l’Etat français ; 31 centrales hydroélectriques ou thermiques ; une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités. Dès l’année 1848, et alors que la conquête de l’Algérie était loin d’être achevée, 16 000 enfants en majorité musulmans étaient scolarisés. En 1937 ils étaient 104 748, en 1952 400 000 et en 1960 800 000 avec presque 17 000 classes, soit autant d’instituteurs dont les 2/3 étaient Français (Pierre Goinard, Algérie : l’œuvre française. Paris, 1986).
En 1962, il y avait en Algérie, un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants.
Tous ces équipements, toutes ces infrastructures, tous ces établissements ainsi que les personnels qui les faisaient fonctionner avaient été payés par la France et avec l’argent des Français.
Rétrospectivement la France n'aurait peut-être pas du créer l’Algérie.

Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
il s'agit uniquement de s'auto-conforter dans nos choix.
Oui ben voilà tout le monde croit n'importe quoi depuis toujours et ça ne changera jamais. Il y a les superstitions, l'horoscope, etc. Il suffit d'être bien conscient que tout ce qu'on entend et tout ce qu'on croit peut être faux.
On nous fait peur avec les fausses actualités, si ça continue comme ça, ça va finir avec un ministère de la vérité.
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