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Le bilan du RGPD un an après, près de 145 000 plaintes et questions
Ont été enregistrées auprès des autorités responsables

Le , par Stéphane le calme

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21  0 
Le règlement général sur la protection des données est un ensemble unique de règles qui traduit une approche commune au niveau de l'UE concernant la protection des données à caractère personnel et s'applique directement dans les États membres. Il renforce la confiance en permettant aux individus de reprendre le contrôle de leurs données à caractère personnel et garantit en même temps la libre circulation de ces données entre les États membres de l'UE. La protection des données à caractère personnel est un droit fondamental dans l'Union européenne.

Le RGPD est applicable depuis le 25 mai 2018. Depuis lors, presque tous les États membres ont adapté leur législation nationale pour tenir compte du RGPD. C'est aux autorités nationales chargées de la protection des données qu'il revient de faire respecter les nouvelles règles, autorités dont les actions sont à présent mieux coordonnées grâce aux nouveaux mécanismes de coopération et au comité européen de la protection des données. Elles publient des lignes directrices sur les principaux aspects du RGPD afin d'appuyer la mise en œuvre des nouvelles règles.

Plus de 140 000 plaintes et questions en un an

Les infractions peuvent être sévèrement punies, comme le montre la sanction imposée en janvier par les autorités françaises à Google.

La Commission française de l'informatique et des libertés (Cnil) a condamné le géant américain à une amende de 50 millions d'euros pour défaut d'informations des utilisateurs sur l'exploitation de leurs données, une sanction contre laquelle Google a fait immédiatement appel.

La Commission dressera le bilan de cette année d'application du RGPD lors d'une manifestation qui aura lieu le 13 juin prochain. Comme le prévoit le RGPD, la Commission présentera un rapport sur l'application des nouvelles règles en 2020. Cependant, d'après l'AFP, après un an de fonctionnement quelque 144 376 plaintes et questions ont été enregistrées auprès des autorités nationales en charge de le faire appliquer. La Commission souligne que 400 dossiers paneuropéens ont été ouverts puisque les acteurs du numérique offrent souvent les mêmes services dans plusieurs pays de l'UE.

Rappelons qu’en février, DLA Piper, un cabinet d’avocats international a présenté dans un rapport l’état de la situation sous le RGPD. Le cabinet mentionne dans son rapport qu’en seulement huit mois, il y a eu pas moins de 59 000 violations signalées dans 28 pays de l’EEE pour seulement 91 amendes infligées. À la lecture du rapport, on remarque que les plus gros chiffres de violations de données proviennent de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des Pays-Bas. Ces derniers sont en tête avec 15 000 violations signalés, puis 12 600 pour l’Allemagne et enfin 10 600 dans le cas du Royaume-Uni. Par contre, les infractions signalées les plus faibles ont été enregistrées au Liechtenstein, en Islande et au Chypre, avec respectivement 15, 25 et 35 infractions signalées.


À l'échelle de la France, en novembre, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) avait annoncé une hausse de 34% des plaintes en 2018.

Un bémol pour ce premier anniversaire: trois pays de l'UE n'ont toujours pas correctement traduit le règlement dans leurs législations nationales : la Grèce, le Portugal et la Slovénie.

Comment sont gérées les plaintes relatives au RGPD ?

Lors d’une table ronde qui s’est tenue plus tôt ce mois-ci à Washington D.C. pour le Sommet Mondial sur la Protection de la Vie Privée de l'International Association of Privacy Professionals, un rassemblement annuel de 4,000 professionnels de la vie privée du monde entier, Helen Dixon, de la Commission Irlandaise de Protection des Données, en conversation avec Elizabeth Denham, de la Commission d’Information du Royaume-Uni, et Andrea Jelinek, Présidente du conseil européen de la protection des données, ont souligné que les enquêtes prennent six mois au minimum. Au cours du cycle d’une requête, les régulateurs doivent d’abord déterminer si, à première vue, une plainte déposée par un résident de l’UE est pertinente et atteint le niveau d’une violation potentielle du RGPD. Beaucoup des centaines de milliers de plaintes reçues par les autorités de protection des données au cours de l’année ont simplement été des requêtes d’exclusion des publicités, ce qui ne rentre pas dans la réglementation. Dans le cas d’une plainte valide, les régulateurs ont ensuite eu besoin de mieux s’éduquer sur la technologie en question, ce qui implique naturellement de contacter les entreprises sujettes aux plaintes pour solliciter plus d’informations.

Un va-et-vient entre les régulateurs et les entreprises sert aussi comme moyen de résoudre les plaintes, comme l'a souligné Helen Dixon, membre de la commission, qui préfère utiliser des "carottes" plutôt que des "bâtons". Cette approche fait écho aux commentaires qu’elle avait fait l’année dernière à propos du fait que les amendes ne sont pas les seuls outils que possèdent les régulateurs. La leçon immédiate pour les entreprises est que l’engagement avec les régulateurs peut entraîner de meilleurs résultats que l’évitement.


Les retombées positives du RGPD

Mis à part les enquêtes, le RGPD a aussi entraîné des bénéfices pour les consommateurs de l’UE à mesure que les entreprises ont redoublé d’efforts pour éduquer le public sur leurs pratiques en matière de données. La mise en place de mécanisme d’accès, de rectification, et de suppression de requêtes a donné a des millions de personnes un moyen facile de mieux contrôler l’utilisation de leurs données personnelles. Et les droits donnés aux consommateurs de l’UE ont des conséquences sur beaucoup de consommateurs ne faisant pas parties de l’UE qui bénéficient de pratiques améliorées à mesure que les entreprises adoptent une approche du plus grand dénominateur commun à la confidentialité des données.

En l’absence de gros titres sur des enquêtes classées qui entraînent des amendes énormes, l’une des questions sur le RGPD désormais est de savoir si les entreprises vont devenir complaisantes et vont réduire la portée de leurs programmes de protection de la vie privée. Toute rétraction est intrinsèquement risquée, puisque les évaluations périmées des facteurs relatifs à la vie privée et les inventaires obsolètes donnent lieu à des rapports incomplets sur les activités de traitement des données. Et les rapports incomplets sur les activités de traitement des données sont un signe évident pour les régulateurs que le maintien d'un programme de protection de la vie privée fait défaut et mérite probablement d’être examiné de plus près. Une autre question importante est de savoir si les allégations de conformités des entreprises seront vérifiées par des tiers ou ne seront pas contestées tant que ou à moins que les régulateurs n’aient pas réagi et ne seront pas satisfaits de ce qu'ils auront vu.

Alexa King Vice-président exécutif, avocate-conseil et secrétaire administrative FireEye et Richard Weaver Data Protection Officer FireEye, notent que le RGPD donne également l'exemple pour l'amélioration des lois sur la protection de la vie privée aux États-Unis. La loi California Consumer Privacy Act (CCPA), qui prend encore forme, contient des similarités avec le RGPD, y compris pour fournir aux californiens le droit d’accéder aux données personnelles collectées les concernant par des entreprises soumises à la loi. Cependant, ils estiment que le CCPA peut aller plus loin que le RGPD en permettant éventuellement un droit d’action privé qui pourrait donner lieu à des recours collectifs en matière de protection de la vie privée contre les entreprises qui violent la loi. La Californie n’est pas la seule dans ce cas, d’autres états transforment en lois les leçons tirées grâce au RGPD, qui pourraient se transformer en un ensemble contradictoire et pesant à suivre pour les entreprises. Une conséquence potentielle pourrait être l'adoption d'une loi fédérale sur la protection de la vie privée, qui normaliserait les exigences, mais qui a peu de chance de devenir une loi avant l'entrée en vigueur de diverses lois étatiques. En attendant, le résultat sèmera très certainement la confusion des consommateurs à propos de leurs droits, de la responsabilité des entreprises, de l’application de la loi et de l’éducation.


Les commissaires européens sont plutôt optimistes

Le 25 mai 2019, le règlement général sur la protection des données célébrera le premier anniversaire de son entrée en application. À cette occasion, Andrus Ansip, vice-président pour le marché unique numérique, et Věra Jourová, commissaire pour la justice, les consommateurs et l'égalité des genres, ont fait la déclaration suivante:

«Le 25 mai marque l'anniversaire des nouvelles règles européennes en matière de protection des données instaurées par le règlement général sur la protection des données, également connu sous le nom de RGPD. Ces règles innovantes ont non seulement permis à l'Europe de s'adapter à l'ère numérique, mais sont également devenues une référence mondiale.

Leur objectif principal était de donner aux citoyens le pouvoir d'agir et de les aider à mieux contrôler leurs données à caractère personnel. Or cet objectif est en cours de réalisation: en effet, les citoyens commencent à exercer leurs nouveaux droits et plus de deux tiers des Européens ont entendu parler du règlement.

En outre, les entreprises bénéficient d'un ensemble unique de règles applicables dans toute l'Union. Elles ont mis de l'ordre dans leur gestion des données, ce qui leur a permis d'améliorer la sécurité des données et d'instaurer une relation de confiance avec leur clientèle.

Le RGPD a doté les autorités de moyens pour lutter contre les infractions. Par exemple, en l'espace d'un an, le comité européen de la protection des données nouvellement créé a recensé plus de 400 affaires transfrontières en Europe. Cela témoigne de l'avantage supplémentaire que présente le RGPD, la protection des données ne s'arrêtant pas aux frontières nationales.


La sensibilisation des citoyens progresse, ce qui est un signe très encourageant. Selon des chiffres récents, près de six personnes sur dix savent qu'il existe, dans leur pays, une autorité chargée de la protection des données. Cela représente une augmentation significative par rapport au chiffre de quatre personnes sur dix enregistré en 2015. Les autorités chargées de la protection des données ont un rôle essentiel à jouer pour que le règlement général sur la protection des données produise des résultats sur le terrain.

La nouvelle législation est devenue le plancher réglementaire de l'Europe, qui détermine notre réponse dans bien d'autres domaines. L'intelligence artificielle, le développement des réseaux 5G et l'intégrité de nos élections sont autant de domaines où l'existence de règles strictes en matière de protection des données contribue à ce que l'élaboration de nos politiques et de nos technologies repose sur la confiance des citoyens.

Le rayonnement des principes du RGPD dépasse les frontières de l'Europe. Du Chili au Japon en passant par le Brésil, la Corée du Sud, l'Argentine et le Kenya, nous assistons à l'émergence de nouvelles législations sur la protection de la vie privée, fondées sur des garanties solides, des droits individuels opposables et des autorités de contrôle indépendantes. Cette convergence vers le haut offre de nouvelles possibilités de promouvoir les flux de données reposant sur la confiance et la sécurité.

Le RGPD a modifié le paysage en Europe et au-delà. Néanmoins, la conformité aux règles est le résultat d'un processus dynamique et ne peut se réaliser du jour au lendemain. Notre priorité principale pour les mois à venir est de parvenir à une mise en œuvre correcte et uniforme des règles dans les États membres. Nous invitons instamment les États membres à respecter la lettre et l'esprit du RGPD afin de créer un environnement prévisible et d'éviter de faire peser une charge excessive sur les parties prenantes, en particulier les PME. Nous poursuivrons également notre coopération étroite avec le comité européen de la protection des données et les autorités nationales chargées de la protection des données, ainsi qu'avec les entreprises et la société civile, afin de répondre aux questions les plus pressantes et de faciliter la mise en œuvre des nouvelles règles.»

Source : Commission européenne, AFP

Et vous ?

Après un an, en tant qu'utilisateur / client, avez-vous observé un changement majeur ?
Après un an, en tant que professionnel en entreprise / indépendant, quelles sont les dispositions que vous avez prise ?
Quelle note de difficulté (sur 10) donneriez-vous aux efforts qui ont été nécessaires à la mise en conformité dans votre entreprise ?
Que pensez-vous du RGPD en général ?
Partagez-vous la conclusion de l'étude selon laquelle Google serait le plus grand bénéficiaire du RGPD grâce à sa position dominante et à une concentration sur le marché de la publicité en ligne ?
Que pensez-vous de la position de Richard Stallman qui remet en cause l'efficacité du RGPD et propose plutôt une loi qui empêche les systèmes de collecter les données personnelles ?

Voir aussi :

RGPD : guide pratique pour les développeurs
Étude : Google est le plus grand bénéficiaire du RGPD grâce à sa position dominante et à une concentration sur le marché de la publicité en ligne
Richard Stallman remet en cause l'efficacité du RGPD, il veut plutôt une loi qui empêche les systèmes de collecter des données personnelles

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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 04/11/2019 à 9:45
Citation Envoyé par amateurprg Voir le message
Et ces moyens de paiements ne stockent pas de données des clients ?

Je me demande comment vont pouvoir travailler les sites comme ça qui stockent les données des gens et puis y a les magasins qui ont des cartes de fidélité avec leur identité, leur adresse, leur tel, leur email, les achats quils ont déjà fait, quels types d'achats revient souvent, etc etc...
Sérieusement, allez regarder ce dont vous parlez au lieu de dire n'importe quoi…

En plus, c'est pas franchement long à lire :
https://www.cnil.fr/reglement-europe...ection-donnees

Le RGPD n'empêche pas de stocker des données à caractères personnelles, mais donne un cadre légal.
C'est à dire des obligations auxquelles le fournisseur de service doit se conformer.
3  0 
Avatar de defZero
Membre averti https://www.developpez.com
Le 02/11/2019 à 14:38
Que pensez-vous des données présentées par cette étude ?
Que, d'après Wikipédia, "Check Point Software Technologies Ltd" est une "entreprise de sécurité" Israélienne, côté en Bourse (NASDAQ : CHKP), qui fournit :
- Pare-feu
- VPN
- Appliances
- Software Blade
- IPS/IDS
- Sécurité du poste de travail
- Protection des données
- Administration des passerelles de sécurité

Et donc qu'elle prêche pour ça paroisse.
Niveau partialité on a déjà vu mieux.
De plus cette étude a été faite pour la société "Check Point" par ... On ne sait pas qui du coup.

Que quand la l'étude affirme que :
Dans l’ensemble, 83 % des personnes interrogées affirment que leur organisation utilise des solutions dématérialisées de Cloud computing.
...
Seulement 7 % des entreprises ont reconnu avoir pris des mesures drastiques se traduisant par l’abandon pur et simple des solutions dématérialisées liées au Cloud computing après l’entrée en vigueur du RGPD.
Ce que moi j'y vois, c'est que pour se mettre en conformité avec le RGPD les sociétés interrogés ont massivement externalisés leur SI au profit du Cloud, voir se sont carrément passé de SI.
Alors, oui je sais, le Cloud n'est pas tout le SI, mais pensez y d'un point de vue RGPD.
Tout ce qui est mis sur le réseau d'un tiers doit être validé conforme RGPD pour respecter la chaine de traitement du RGPD, c'est une sorte de licence copyleft du droit.
De plus avec leurs approche, ça devient donc au "Cloud Manager" de gérer le RGPD.
C'est la solution de simplicité immédiate, mais est elle pérenne ?
Je ne croit pas puisque l'on devient dépendant d'un Cloud, géré on ne sais comment, par on ne sait qui, on ne sais où.

Dans le cadre de son étude, Check Point a interrogé 1000 CTO (directeurs de la technologie), CIO (directeurs des systèmes d’information ou DSI), responsables informatiques et de la sécurité d’organisations au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne.
Si "Selon les conclusions d’une nouvelle enquête diligentée par Check Point", alors ce n'est pas Check Point qui a interrogé qui que ce soit, non ?
Là je comprend qu'ils n'ont interroger que des grands groupes qui ont les moyens de ce conformé au RGPD.
Aller demander à des Indépendants, des TPE/PME, des SEN/SSII et autres structure si ils/elles ont les moyens (financier/temporelle/connaissance/formations) de ce conformer au RGPD.
Je rappelle tout de même que faire appel à un DPO est devenue une quasi-obligation et qu'il s'agit plus d'un avocat/juriste formé au RGPD que d'un dev.
Le DPO nommé est par nature responsable pénalement/financièrement en sont nom propre de toutes les infractions qui pourrait être commises au RGPD.
Autant vous dire que le RGPD va tué les petites structures à ce rythme là.
A croire que les mecs/nanas qui ont décidé ça tous seul dans leurs coins, n'ont pas juger utilise de faire des estimations de coups de mise en place de leurs directives.

Enfin bon, j’attends juste de voire un DPO envoyé en zonzon, parce qu’un stagiaire/intervenant/consultant ne s'est pas conformé au RGPD.
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 04/11/2019 à 9:59
Citation Envoyé par amateurprg Voir le message
puisque d’après l'article, faire ça c'est très risqué, et peut coûter très très cher. on voit que beaucoup de sites ont décidé de fermer pour pas risquer.
Ce n'est absolument pas risqué si on ne fait pas n'importe quoi.

Il faut juste établir un EIVP en respectant le RGPD, et rendre publique les fuites de données lorsque découvertes.
Niveau sanction, comme d'habitude, on privilégie l'information à la sanction. Ce ne sera donc bien souvent que des rappels à l'ordre, sauf pour les gros abus où il y aura une réelle sanction.

Les sites qui ont décidé de fermés n'avaient peut-être pas un business modèle si "propre" que cela…
2  0 
Avatar de defZero
Membre averti https://www.developpez.com
Le 04/11/2019 à 19:15
Je connais pas mal de monde chez CheckPoint et j'oserai affirmer qu'un rapport émanant de cette boîte sur un tel sujet a sûrement plus de crédibilité que si ça sortait de chez Gardner...
@vxlan.is.top
Très bien, mais le rapport n'émane pas de "Check Point Software Technologies Ltd".
Il à était fait pour eux par on ne sait qui.
Donc le sérieux du rapport peut être mis en cause, non ?

Si un décisonnaire fait un "move to the Cloud" sans savoir où son workload part, sans savoir comment le gérer, il y a un sérieux problème de casting alors c'est un problème de management...

Quand tu fais une migration vers un Cloud public, c'est toi qui construis, personne d'autre.
Chez Azure, t'achètes tes VNET et tu montes ton infra de A à Z.
Tes LANs, tes instances de firewall, tes load-balancers, etc...
Tu sais où sont tes data d'un point de vue physique et tu peux vérifier de façon psycho-rigide la cinématique des tes flux IaaS/PaaS/SaaS...
Sans parler des technos d'authentification pour les accès admin de toutes ces bestioles virtualisées.
Ce que tu écris, ça relève presque du complotisme...
@vxlan.is.top
Oui, tu construit en effet ton Cloud comme tu ferais avec des LEGO, mais justement, c'est ce qui ne te permet pas de savoir Qui à accès aux données, Comment est construite l'archi sous sous-jacentes aux "briques virtuelle" que tu manipule, ni Où elles sont réellement stocker.

Le principe même des Cloud Public/SDN est de répartir les briques sur un maximum de serveurs physique, pour minimiser tous risques de "fail" (principe de redondance Hardware/Software).
Dans ces conditions, personnes (d’honnête ) ne peut affirmer avec certitude où sont les données, qui y à accès et comment elle sont stockées/traitées à un instant T.

Les Cloud Privés sont les seules pouvant fournir ce niveau de contrôle aux SI.
Mais au vu des coups que cela engendre, je ne suis pas sure que le modèle ce répande beaucoup en TPE/PME.

Donc non, ce n'est pas du complotisme, juste les faits.

Les consommateurs de Cloud Computing ont longtemps hurlé sur les garanties de Sécurité et de Confidentialité.
La RGPD a fixé les lignes à ne pas franchir et comparé aux US et à l'Asie, je trouve qu'on devrait pas trop se plaindre...
@vxlan.is.top
Juste non, les seule personnes hurlant sur les garanties de sécurité et de confidentialité depuis un moment, était/sont jusqu'à récemment quelques associations/techos (FDN, La Quadrature du Net, Les Exégètes Amateurs, ...etc que je remercie au passage pour leurs efforts).

La grande majorités voient (voyaient ?) ça plus comme une contrainte qu'autre chose.
C'est pas pour rien qu'avant RGPD (et encore un peut maintenant ) les projet infos faisaient passer la sécurité/confidentialité au dernier points, voire passaient complétement outre.
Et oui, tout ça a un coup non négligeable sur le cycle de vie d'un projets.

Certes le RGPD a fixé des lignes, mais ça ne veut pas dire qu'elles sont bonnes, ni bien placées.
Je rappel quand même, qu'avant le RGPD le traitement des informations personnels étaient déjà soumise à déclaration/approbation par la CNIL (ce qui, à mon avis, aurait dû être amélioré en lieu et place du RGPD).
Le seule truc vraiment bien qu'est permit le RGPD, c'est une définition de ce que sont des "données personnel", le reste n'est pas forcement dans le sens du progrès (ex.: les données WHOIS sur un DNS, qui deviennent de fait anonymisés, puisque classé comme données personnels ).

Quelle que soit la taille d'une entreprise, le RGPD est l'occasion de mettre à plat la façon dont sont collectées et gérées les "données personnelles".
@vxlan.is.top
Sauf qu'en fonction de la tailles, ça n'as pas les même répercussions et que ça ne remet absolument pas à "plat" comme tu dit ce qui est collecté, ni comment.
Tu oublis qu'ici on est entre personnes un minimum concerné professionnellement, mais pense à une entreprise dont ce n'est absolument pas le métier et qui fait appel à un prestataire pour leurs sites.
Eux aussi peuvent être emmerdé, alors qu'ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'implique le RGPD.
C'est comme pour le Cloud Public, ils délèguent et font confiance, mais ils n'ont pas de contrôle, ni le savoir, sur ce qui est fait.

... Je connais autour de moi une dizaine de boîtes de petite et pour certaines de très petite taille (commerçants notamment) et j'ose prétendre que la soi-disante inertie engendrée par la RGPD est un mythe...
C'est plus une question d'attention de la part des patrons de boîte...
@vxlan.is.top
Comme je l'est écrit, le problème peut également venir des prestataires qui s'ils contreviennent, volontairement ou pas, au RGPD, alors même les petites boites que tu connais peuvent elles aussi être mise en cause.
Et là ça chiffre très rapidement et très sévèrement.

- Une amende d’un montant de 2% du chiffre d’affaires mondial pour les entreprises
OU 10 millions d’euros d’amende, en cas de manquements aux obligations :
  • les obligations incombant au responsable du traitement et au sous-traitant
  • les obligations incombant à l’organisme de certification (qui jusqu'à il y a quelques mois n'existaient même pas)
  • les obligations incombant à l’organisme chargé du suivi des codes de conduite. (CNIL )


- une amende qui correspond à 4 % du chiffre d’affaires mondial s’agissant des entreprises
OU 20 millions d’euros d’amende, en cas d'infractions :
  • L’obligation de consentement de la personne concernée avant collecte, traitement ou stockage des données personnelles
  • Les autres droits des personnes concernées
  • Les transferts de données à caractère personnel à un destinataire situé dans un pays tiers ou à une organisation internationale
  • Toutes les obligations découlant du droit des États membres
  • Le non-respect d’une injonction, d’une limitation temporaire ou définitive du traitement ou de la suspension des flux de données ordonnée par l’autorité de contrôle.


Plus les petites sanction pénales du style :
- Article 226-16 du Code pénal, jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende.

Sans compter que tout ça peut être augmenter via l'article 84 du RGPD qui autorise les États à en rajouter une couche à l'envie côté pénale.

Non, je persiste à dire qu'il y aurait eu pleins d'autres moyens de garantir la sécurité des données personnel (ou pas), sans nous pondre cette bouse infâme qu'est le RGPD.
Je ne critique pas le but en soit, seulement les moyens mis en place pour y parvenir.

@Neckara, Oui enfin, c'est pas parce-qu’il existe des choses pire à lire que le RGPD, que ça en fait quelque chose d'agréable.

@Ryu2000, Et bien figure toi qu'il existe aussi des gens, pas forcement diplômé (encore moins doctorants), qui lisent des articles/thèses/rapports/RFC () tous les jours et qui y passe des heures, pour obtenir les informations dont ils ont besoins.

Bon là ce n'est pas le cas, mais parfois on dirait qu'il font exprès d'écrire des phrases compliquées pour que ce ne soit pas accessible à tout le monde.
@Ryu2000
Mais c'est fait exprès, tout ce qui a trait à la science/médecine/loi a toujours était construit par et pour les puissants, c'est un fait historique, il n'y a même pas sujet à polémiques (cf. l'histoire de ces domaines respectifs).
Après, je ne dit pas que le quidam moyen n'y à pas accès, juste que l'accès ne lui en est pas facilité par le fonctionnement de notre société.
Exemples :
  • Les publications scientifiques/médicale, obligatoire pour validé sa thèse, dans des journaux payant très cher et disponible uniquement par abonnement.
  • Les lois/décrets qui pour rentrer en application doivent paraitre au journal officiel.
  • L'utilisation de lettres Grec, symboles abscons ou du latin dans ces domaines, alors que l'on aurait très bien pu mettre en place un alphabet spécifique, mais appris par tous au même titre que le Français ou simplement recourir au Français dans les cas de la médecines et des lois.
2  0 
Avatar de L33tige
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 06/11/2019 à 10:05
Citation Envoyé par defZero Voir le message
Que, d'après Wikipédia, "Check Point Software Technologies Ltd" est une "entreprise de sécurité" Israélienne, côté en Bourse (NASDAQ : CHKP), qui fournit :
- Pare-feu
- VPN
- Appliances
- Software Blade
- IPS/IDS
- Sécurité du poste de travail
- Protection des données
- Administration des passerelles de sécurité

Et donc qu'elle prêche pour ça paroisse.
Niveau partialité on a déjà vu mieux.
De plus cette étude a été faite pour la société "Check Point" par ... On ne sait pas qui du coup.

Que quand la l'étude affirme que :

Ce que moi j'y vois, c'est que pour se mettre en conformité avec le RGPD les sociétés interrogés ont massivement externalisés leur SI au profit du Cloud, voir se sont carrément passé de SI.
Alors, oui je sais, le Cloud n'est pas tout le SI, mais pensez y d'un point de vue RGPD.
Tout ce qui est mis sur le réseau d'un tiers doit être validé conforme RGPD pour respecter la chaine de traitement du RGPD, c'est une sorte de licence copyleft du droit.
De plus avec leurs approche, ça devient donc au "Cloud Manager" de gérer le RGPD.
C'est la solution de simplicité immédiate, mais est elle pérenne ?
Je ne croit pas puisque l'on devient dépendant d'un Cloud, géré on ne sais comment, par on ne sait qui, on ne sais où.

Si "Selon les conclusions d’une nouvelle enquête diligentée par Check Point", alors ce n'est pas Check Point qui a interrogé qui que ce soit, non ?
Là je comprend qu'ils n'ont interroger que des grands groupes qui ont les moyens de ce conformé au RGPD.
Aller demander à des Indépendants, des TPE/PME, des SEN/SSII et autres structure si ils/elles ont les moyens (financier/temporelle/connaissance/formations) de ce conformer au RGPD.
Je rappelle tout de même que faire appel à un DPO est devenue une quasi-obligation et qu'il s'agit plus d'un avocat/juriste formé au RGPD que d'un dev.
Le DPO nommé est par nature responsable pénalement/financièrement en sont nom propre de toutes les infractions qui pourrait être commises au RGPD.
Autant vous dire que le RGPD va tué les petites structures à ce rythme là.
A croire que les mecs/nanas qui ont décidé ça tous seul dans leurs coins, n'ont pas juger utilise de faire des estimations de coups de mise en place de leurs directives.

Enfin bon, j’attends juste de voire un DPO envoyé en zonzon, parce qu’un stagiaire/intervenant/consultant ne s'est pas conformé au RGPD.
Alors oui, mais le RGPD c'est aussi tout ce que ça soulève à coté. Prise du consentement, non stockage de données inutiles à l'usage qui en ai fait etc. Même en passant par du cloud ya toute la partie métier à changer et pour ça ya des devs au final.
2  0 
Avatar de NBoulfroy
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 23/05/2019 à 12:54
Ce que je pense du RGPD en général ? C'est une douille pour les TPE ET PME sans compter les startup.
1  0 
Avatar de tanaka59
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 03/11/2019 à 17:06
Pour avoir déjà effectué du marketing et pour gérer de manière récurrente des BDD ... le RGPD on "s’assoit" dessus. En sommes on le respecte du moment qu'on peut faire du fric avec la data !

Vous savez , que vos données c'est des cercueils , des carottes, des emails ou que sais je encore ... On s'en fou tout ce que l'on veut c'est du fric et pouvoir en brasser avec ...
1  0 
Avatar de defZero
Membre averti https://www.developpez.com
Le 08/11/2019 à 17:43
D'accord mais il faut que ce soit un sujet qui passionne la personne.
Personnellement je ne suis absolument pas passionné par le droit, je ne supporte pas ça.
@Ryu2000
@Ryu2000, +1. C'est exactement ce que je disais :

... ce n'est pas parce-qu’il existe des choses "pire" à lire que le RGPD, que ça en fait quelque chose d'agréable.
@defZero
Il faut nuancer, avec le fait d'avoir BESOIN des informations que le texte contient.
De plus, je n'est pas encore rencontré de personnes passionnées par la lecture de textes de loi.

Alors oui, mais le RGPD c'est aussi tout ce que ça soulève à coté.
Prise du consentement, non stockage de données inutiles à l'usage qui en ai fait etc.
Même en passant par du cloud ya toute la partie métier à changer et pour ça ya des devs au final.
@L33tige
Ce n'est pas le fond qui me fait critiquer le RGPD, mais la forme qu'ils/elles lui ont donnés.
Les coût qu'engendre la mise en place du RGPD peuvent être amorties par des boîtes importantes ou dont l'informatique est le métier, absolument pas par la majorité de nos TPE/PME (surtout en prenant en compte l'étendue des secteurs touchés).

D'ailleurs, à l'introduction de l'informatique en masse dans les entreprises dans les '90s, le marketing, leur avait vendu ça comme une grande amélioration qui aller apporter un gain de productivité, une augmentation des bénéfices net et tout simplement leur simplifier la vie de tous les jours.
Tout était vrai.
Mais le marketing à oublié (omis ?) de leurs parlés des effets néfastes sur le moyen/long terme.
Je suis persuadé que si l'on avait annoncé la facture réelle, ainsi que les contraintes associés, sur le temps d'exploitation de l'informatique par ces mêmes sociétés, pas sûr alors que les TPE/PME Française auraient choisit cette voix (ou pas comme ça).

P.S. : La vente de données "personnelles", remontent à bien avant Internet avec la constitution des premiers annuaires et registres d'entreprises (puis des particuliers), fin 18e, début 19e et jusqu'à nos jours.
P.S.2 : Si l'informatique n'avait pas pu s’implanter chez les professionnels en premier, pour réduire les coups, les particuliers en auraient également souffert.
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Avatar de Dasoft
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 23/05/2019 à 18:02
Il manque le titre "Les retombées négatives du RGPD"
C'est une loi qui n'est pas du tout terminée et qui a pourtant été imposée, la CNIL elle-même ne peut pas répondre à certaines questions car c'est le flou total sur certains points.
Pour les entreprises, c'est un boulot titanesque qui a été complètement sous-évalué par les instances européennes vu que tous les pôles d'une entreprise sont impactés.
Le comble dans cette loi RGPD est une qu'une demande de suppression de données impose de prouver son identité et donc de fournir une copie de sa carte d'identité qui doit être gardée pour preuve de la demande
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Avatar de vxlan.is.top
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/11/2019 à 23:21
Citation Envoyé par defZero Voir le message
Que, d'après Wikipédia, "Check Point Software Technologies Ltd" est une "entreprise de sécurité" Israélienne, côté en Bourse (NASDAQ : CHKP), qui fournit :
- Pare-feu
- VPN
- Appliances
- Software Blade
- IPS/IDS
- Sécurité du poste de travail
- Protection des données
- Administration des passerelles de sécurité

Et donc qu'elle prêche pour ça paroisse.
Niveau partialité on a déjà vu mieux.
Je connais pas mal de monde chez CheckPoint et j'oserai affirmer qu'un rapport émanant de cette boîte sur un tel sujet a sûrement plus de crédibilité que si ça sortait de chez Gardner...

Bien sûr qu'ils sont là pour prêcher leur paroisse... Il faut pas non plus s'attendre à de l'altruisme de la part d'une boîte côtée au NASDAQ qui plus est dans un core business hyper-compétitif mais ça on le sait d'avance...

Citation Envoyé par defZero Voir le message
Je ne croit pas puisque l'on devient dépendant d'un Cloud, géré on ne sais comment, par on ne sait qui, on ne sais où.
Si un décisonnaire fait un "move to the Cloud" sans savoir où son workload part, sans savoir comment le gérer, il y a un sérieux problème de casting alors c'est un problème de management...

Quand tu fais une migration vers un Cloud public, c'est toi qui construis, personne d'autre. Chez Azure, t'achètes tes VNET et tu montes ton infra de A à Z. Tes LANs, tes instances de firewall, tes load-balancers, etc... Tu sais où sont tes data d'un point de vue physique et tu peux vérifier de façon psycho-rigide la cinématique des tes flux IaaS/PaaS/SaaS... Sans parler des technos d'authentification pour les accès admin de toutes ces bestioles virtualisées. Ce que tu écris, ça relève presque du complotisme...

Citation Envoyé par defZero Voir le message
Aller demander à des Indépendants, des TPE/PME, des SEN/SSII et autres structure si ils/elles ont les moyens (financier/temporelle/connaissance/formations) de ce conformer au RGPD.
Je rappelle tout de même que faire appel à un DPO est devenue une quasi-obligation et qu'il s'agit plus d'un avocat/juriste formé au RGPD que d'un dev.
Le DPO nommé est par nature responsable pénalement/financièrement en sont nom propre de toutes les infractions qui pourrait être commises au RGPD.
Autant vous dire que le RGPD va tué les petites structures à ce rythme là.
A croire que les mecs/nanas qui ont décidé ça tous seul dans leurs coins, n'ont pas juger utilise de faire des estimations de coups de mise en place de leurs directives.

Enfin bon, j’attends juste de voire un DPO envoyé en zonzon, parce qu’un stagiaire/intervenant/consultant ne s'est pas conformé au RGPD.
Oui, okay mais quand on traverse ce genre de "révolution digitale", il faut aussi s'attendre à des inconvénients. Les consommateurs de Cloud Computing ont longtemps hurlé sur les garanties de Sécurité et de Confidentialité. La RGPD a fixé les lignes à ne pas franchir et comparé aux US et à l'Asie, je trouve qu'on devrait pas trop se plaindre...

Récemment, quelqu'un de mon entourage a eu maille à partir avec sa banque en postant un commentaire négatif sur Google. Le type de la banque a chouffé le compte et a récupéré l'état-civil... Je ne raconte pas la suite, ça n'a aucun intérêt mais le type a pris un skud et s'est fait virer. Juridiquement parlant, le type aurait été intouchable il y a quelques années... Maintenant, ce genre de comportement est interdit et je trouve ça plutôt bénéfique pour l'utilisateur.

Quelle que soit la taille d'une entreprise, le RGPD est l'occasion de mettre à plat la façon dont sont collectées et gérées les "données personnelles". Je connais autour de moi une dizaine de boîtes de petite et pour certaines de très petite taille (commerçants notamment) et j'ose prétendre que la soi-disante inertie engendrée par la RGPD est un mythe... C'est plus une question d'attention de la part des patrons de boîte...

-VX
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