Le procureur spécial qui a accusé 12 militaires russes d'ingérence dans les élections US de 2016
Rend son rapport après 22 mois d'enquête

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Ancien directeur du FBI, le procureur spécial Robert Mueller dirige depuis mai 2017 l'enquête qui vise à établir s'il y a eu ingérence russe dans les élections américaines de 2016, s'il y a eu collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Trump et Moscou pendant ces élections, mais aussi si le président Trump a par la suite tenté illégalement de faire obstacle à l'enquête. Mueller a récemment remis son rapport d'enquête au procureur général et ministre de la Justice des États-Unis, William Barr, qui a transmis au Congrès et rendu public une synthèse de ce rapport présentant les principales conclusions auxquelles l’enquêteur spécial Mueller est parvenu.


Dans son rapport, Robert Mueller expliquerait que dans le cadre de son enquête, il employait 19 avocats qui étaient assistés par une équipe d'environ 40 agents du FBI, par des experts-comptables judiciaires des services de renseignements et d'autres professionnels. Il précise avoir délivré plus de 2800 assignations à comparaître, exécuté près de 500 mandats de perquisition, émis 13 demandes d'obtention de preuves à des gouvernements étrangers et interrogé environ 500 témoins.

Comme l’a indiqué le Garde des sceaux, « les investigations du procureur spécial n'ont pas déterminé que l'équipe de campagne Trump, ou qui que ce soit associé à celle-ci, se soit entendu ou coordonné avec la Russie dans ses efforts pour influencer l'élection présidentielle américaine de 2016 ». Mueller aurait néanmoins affirmé dans sa publication que « si le présent rapport ne conclut pas que le Président a commis un crime, il ne l'exonère pas non plus ».

En ce qui concerne les accusations d’obstruction à la justice, le Garde des sceaux assure que « les éléments de preuve développés au cours de l'enquête du procureur spécial ne suffisaient pas pour établir que le président avait commis une infraction d'entrave à la justice ». D’après lui, « le rapport n'identifie aucune action qui, à notre avis, constitue une conduite obstructionniste, a un lien avec une procédure en cours ou envisagée et a été faite avec l’intention de corrompre ». Ce rapport, ou du moins le résumé qui en a été fait par le procureur général, prouve qu’il n’y a pas eu de collusion entre Donald Trump, son équipe de campagne ou son entourage et la Russie en 2016.

Par ailleurs, la décision de Robert Mueller de décrire les faits dans son enquête pour obstruction sans parvenir à des conclusions juridiques (recouper les faits sans évaluer si l'activité constitue un crime) en mettant en suspens des « questions difficiles » laisserait au procureur général le soin d’établir si le comportement décrit dans le rapport constitue un crime et s’il est nécessaire que des poursuites soient entamées.


Vraisemblablement débouté de l’examen initial du rapport effectué par le ministre, les membres du parti démocrates au Congrès US ont requis la publication du rapport complet du procureur spécial, estimant que le Garde des sceaux qui en fait un résumé de quatre pages ne peut pas être considéré comme « un observateur neutre ».

Source : CNN

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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 22/04/2019 à 10:29
Le bitcoin n'a pas pu cacher les agents russes de l'enquête de Mueller
Qui a montré qu’ils ont utilisé cette monnaie dans leurs efforts d’ingérence

Le Bitcoin est la plus importante monnaie cryptographique qui fonctionne sans autorité centrale ni administrateur unique. Il est géré de manière décentralisée grâce au consensus de l'ensemble des nœuds du réseau. C’est un moyen de paiement accepté par un nombre croissant de commerçants qui permet d’utiliser une carte bancaire pour effectuer des transactions tout en gardant un très bon niveau d’anonymat. Cependant, ce mur d’anonymat n’a pas pu tenir face aux investigations du procureur spécial Robert Mueller qui a découvert que des agents russes avait utilisé la cryptomonnaie à presque toutes les étapes de leurs efforts en ligne pour s'ingérer dans l'élection présidentielle américaine de 2016, d’après le rapport final d’enquête du Mueller.

Pour rappel, en septembre 2016, la candidate démocrate aux élections présidentielles américaines 2016 et des experts en sécurité informatique ont commencé à montrer du doigt la Russie comme étant à l’origine des précédentes attaques informatiques qu’a subies le parti Démocrate aux États-Unis. Les attaques en question avaient touché plusieurs organes du parti qui était au pouvoir à l’époque aux États-Unis, dont la Democratic National Commity. Les pirates avaient réussi à dérober des messages électroniques de l'organisme cité plus haut, lesquels messages ont été dévoilés par Wikileaks. Le contenu des messages dévoilés suggérait qu’Hillary Clinton aurait été favorisée par rapport à son rival Bernie Senders par les membres du comité du parti lors de primaires du parti pour les élections présidentielles de 2016.


En octobre 2016, l’administration Obama avait accusé formellement la Russie d’être responsable du piratage du DNC et les cyberattaques liées à la campagne présidentielle américaine, sans fournir de preuves incriminant formellement des hackers russes. Cependant, le président russe Vladimir Poutine, lors d’une de ses conférences de presse annuelle, a nié en bloc toutes les accusations relatives à une implication de la Russie dans les campagnes de cyberattaques lancées contre les États-Unis. Toutefois, Poutine a admis en juin 2017, lors d’une conférence à Saint-Pétersbourg, la possibilité que des pirates russes privés ayant un « esprit patriotique » aient été impliqués dans les attaques qui auraient entaché les élections présidentielles des États-Unis.

L'un des chefs d'accusation du procureur Mueller à l’encontre des 12 officiers russes accusés dans l’affaire en juillet 2018 indiquait que ces officiers auraient utilisé le bitcoin pour financer l’opération de piratage. « Pour faciliter l'achat d'infrastructures utilisées pour leur activité de piratage, y compris le piratage informatique des personnes et entités américaines impliquées dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et la diffusion des documents volés, les accusés ont conspiré pour blanchir l'équivalent de plus de 95 000 dollars des transactions structurées pour capitaliser sur l'anonymat perçu des cryptomonnaies telles que le bitcoin », selon l'acte d'accusation à l’époque.

D’après le rapport final de Robert Mueller, des agents russes ont utilisé la cryptomonnaie à presque toutes les étapes de leurs efforts en ligne pour s'ingérer dans l'élection présidentielle américaine de 2016 : le bitcoin a été utilisé pour faciliter, non seulement, le piratage du Parti démocrate, mais également, le paiement des services d'hébergement en ligne qui soutenaient les sites Web qui publiaient des documents piratés et qui étaient utilisés pour le ciblage de la désinformation des électeurs américains.

Selon un article de CNN publié le vendredi dernier, bien que les transactions bitcoins soient anonymes sur la blockchain, rendant difficile la découverte d’informations d'identification évidentes sur une personne à l’origine d’une transaction, une fois que quelqu'un découvre qu'un utilisateur est responsable d'une transaction, il est possible de suivre son historique bitcoin complet.

Le bitcoin n'a pas pu cacher définitivement les agents russes de l'enquête de Mueller

Les agents russes, pour mener leurs campagnes de piratage informatique et de désinformation afin d’influencer les élections de 2016 sans être inquiétés, ont utilisé le bitcoin qui leur a permis d' « éviter les relations directes avec les institutions financières traditionnelles, leur permettant d'échapper à un examen plus approfondi de leur identité et de leurs sources de fonds », selon l’acte d'accusation porté par Muller en juillet 2018.

Toutefois, selon le rapport final d’enquête, les agents russes, y compris ceux du GRU, l'agence de renseignement militaire russe, n’ont pas pu définitivement profiter de la couverture d’anonymat offerte par la blockchain afin d’échapper à l'enquête de Mueller. Les investigations ont fini par associer ces agents russes aux transactions bitcoins liées aux différentes étapes de l’ingérence dans les élections présidentielles américaines de 2016.

CNN a rapporté que, Tim Cotten, développeur Blockchain et chercheur en sécurité, qui a fait un travail considérable dans le suivi des comptes Bitcoin russes découverts par l'équipe de Mueller, a noté dans une interview avec CNN Business que le trading de bitcoins sur les bourses exige généralement que les utilisateurs installent des portefeuilles Bitcoin qui sont liés à une adresse e-mail. Selon M. Cotten, les enquêteurs fédéraux, dans le cadre de leurs investigations, ont pu accéder à au moins certains des comptes de courriel utilisés. Selon lui, c’est ce qui aurait grandement facilité le suivi des transactions Bitcoin des agents russes.

Durant l’interview, le développeur Blockchain a expliqué que l’accès des enquêteurs à « l'autre côté de l'équation de la blockchain », était important parce que, « plutôt que d'avoir à chercher des indices dans la blockchain, ils avaient déjà tous les justificatifs montrant quels comptes étaient sous le contrôle du GRU ».

Par ailleurs, M. Cotten a écrit sur son site Web:

« Les pistes d'achat sont entièrement exposées dans la chaîne Bitcoin à mesure que les fonds sont utilisés, consolidés et déposés dans des portefeuilles secondaire en ligne tels que SpectroCoin.com et Xapo.com ». « N'importe qui peut suivre les chaînes de paiement pour voir exactement comment les Russes dépensaient leur argent, quand et sur quoi », a-t-il ajouté.

Selon l’équipe d’enquêteurs de Mueller, les Russes ont utilisé des identités volées et fausses pour créer certains de ces comptes, mais ils avaient utilisé certains des mêmes comptes pour acheter des serveurs et des domaines de sites Web impliqués dans le piratage du Parti démocrate et la publication des documents piratés, selon les grandes lignes de la mise en accusation de Mueller. D’après CNN, M. Cotten a dit que ce qui précède aurait facilité la tâche des enquêteurs pour faire le lien avec l'affaire.

L’enquête de Muller a découvert également qu’un réseau privé virtuel (VPN), un moyen d'obscurcir l'emplacement à partir duquel un utilisateur accède à Internet, a été acheté en utilisant le bitcoin et utilisé pour se connecter à @Guccifer_2, l’infâme compte Twitter qui a communiqué avec Wikileaks et autres sites Web, selon l'enquête de Mueller.

Le rapport final de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller a été récemment remis au procureur général et ministre de la Justice des États-Unis, William Barr, qui a transmis au Congrès et rendu public une synthèse de ce rapport présentant les principales conclusions auxquelles l’enquêteur spécial Mueller est parvenu. Mueller dirige depuis mai 2017 l'enquête qui vise à établir s'il y a eu ingérence russe dans les élections américaines de 2016, s'il y a eu collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Trump et Moscou pendant ces élections, mais aussi si le président Trump a par la suite tenté illégalement de faire obstacle à l'enquête.

Source : CNN Business

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L’enquête a pu lier les officiers russes aux transactions Bitcoin. Qu’en est-il de toute cette actualité sur l’anonymat de telles transactions sur le blockchain ?

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Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 13:40
Rappelons les faits

Avatar de Michael Guilloux
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 15:46
Rapport Mueller : la Russie a piraté des sociétés US de machines à voter et volé des informations électorales
stockées dans des bases de données de certains États

En juillet 2018, le procureur spécial américain Robert Mueller, chargé d'enquêter sur l'ingérence de la Russie dans les élections US, a désigné 12 officiers des services de renseignement militaires russes (GRU) comme responsables du piratage du Comité national démocrate (DNC). Le GRU est accusé d'avoir infiltré les serveurs de messagerie du DNC, volé des informations et diffusé ces informations via des sites en ligne spéciaux ainsi que via WikiLeaks.

Dans le volume I du rapport officiel de Mueller daté de mars 2019, mais publié récemment, il est indiqué que les services de renseignement russes ont ciblé le serveur de messagerie personnel de la candidate démocrate Hillary Clinton en juillet 2016 peu après un appel que Trump a lancé à la Russie lors d'un rassemblement : « Russie, si vous écoutez, j'espère que vous pourrez retrouver les 30 000 courriels manquants », a déclaré M. Trump, se référant aux courriels que Mme Clinton avait supprimés du compte privé qu'elle avait utilisé lorsqu'elle était secrétaire d'État. « Je pense que vous serez probablement grandement récompensés par notre presse », a-t-il dit.


S'il a expliqué cette année que c'était une blague et qu'il ne s'attendait pas à ce que cet appel soit pris au sérieux, pour de nombreux observateurs, Trump était bel et bien en train de demander à la Russie de pirater les courriels qui ont été stockés sur le serveur de messagerie personnel de Clinton. C'est ce que laisse croire d'ailleurs le rapport de Mueller. Il indique en effet que l’attaque sur le serveur de messagerie de Clinton a eu lieu dans les cinq heures qui ont suivi l’appel de Trump et a ciblé 15 comptes de messagerie d'un domaine spécifique. « L’enquête n’a trouvé aucune preuve de tentatives antérieures du GRU de compromettre des comptes de ce domaine. Il est difficile de savoir comment le GRU a pu identifier ces comptes de messagerie qui n'étaient pas publics », lit-on dans le rapport. Par ailleurs, l'unité du GRU chargée d'attaquer le serveur de Clinton aurait également piraté un serveur cloud du Comité national démocrate et volé 300 gigaoctets de données sur des ordinateurs, indique le rapport.

En plus de cibler la campagne du Parti démocrate et de Clinton en 2016, Mueller a noté dans son rapport que les supposés pirates informatiques russes se sont également attaqués aux sociétés de technologie électorale et aux responsables de comté chargés d'administrer le vote - des responsables souvent sans ressources pour engager du personnel de technologie de l'information.

Les victimes de l'opération de piratage russe « comprenaient des entités étatiques et locales américaines, telles que les conseils électoraux d'État, des secrétaires d'État et des gouvernements de comté, ainsi que des individus qui travaillaient pour ces entités », indique le rapport. « Le GRU a également ciblé des entreprises technologiques privées chargées de la fabrication et de la gestion des matériels et logiciels de vote, tels que les logiciels d’enregistrement des électeurs et les bureaux de vote électroniques. »

Les agents des services de renseignement russes du GRU ont exploité des vulnérabilités connues des sites Web des bureaux d'élections locaux et d'État en injectant du code SQL malveillant sur ces sites Web ; des codes qui ont permis l'exécution de commandes sur des bases de données sous-jacentes pour extraire des informations.

En utilisant ces techniques en juin 2016, « le GRU a compromis le réseau informatique du conseil des élections de l'État de l'Illinois en exploitant une vulnérabilité de leur site Web », indique le rapport. « Le GRU a ensuite eu accès à une base de données contenant des informations sur des millions d’électeurs inscrits dans l’Illinois et extrait des données relatives à des milliers d’électeurs américains avant que l’activité malveillante ne soit identifiée. » Selon un acte d'accusation fédéral publié l'année dernière, les hackers russes ont téléchargé les informations personnelles d'environ 500 000 électeurs avant d'être détectés.

En Floride, en novembre 2016, des officiers russes ont envoyé plus de 120 emails de « spear phishing » à des agents électoraux dans les comtés de la Floride. « Le FBI estime que cette opération a permis au GRU d'accéder au réseau d’au moins un gouvernement du comté de Floride », indique le rapport.

« De même, en novembre 2016, le GRU a envoyé des courriels de spear phishing à plus de 120 comptes de messagerie utilisés par les responsables de comtés de la Floride chargés de l'administration de l'élection de 2016 aux États-Unis », ajoute le rapport. « Les emails de spear phishing contenaient un document Word joint avec un logiciel malveillant (généralement appelé cheval de Troie) qui permettait au GRU d'accéder à l'ordinateur infecté. »

Précisons que le spear phishing est une attaque de phishing qui cible une personne spécifique ou les employés d’une entreprise spécifique. Ce ciblage rend le spear phishing encore plus dangereux que les attaques phishing standard, car les cybercriminels rassemblent des informations sur la victime de manière méticuleuse pour que l'appât soit encore plus efficace et très crédible par les cibles. Un email de spear phishing bien fait peut donc être très difficile à distinguer d’un email authentique et piéger les victimes plus facilement.


Robert Mueller

Le rapport Mueller indique aussi que les agents du GRU ont installé des logiciels malveillants sur l'un des ordinateurs de VR Systems, un fabricant de matériel électoral. Dans un communiqué, Ben Martin, Chief Operating Officer de VR Systems, ne s'est pas directement exprimé sur le fait que des logiciels malveillants avaient été installés sur l'un de ses ordinateurs. Il a indiqué seulement que les détails des tentatives de spear phishing par la Russie étaient connus depuis longtemps et que la société a depuis engagé des experts privés et fédéraux pour évaluer ses pratiques de sécurité.

Les experts ont retracé les efforts de la Russie pour trouver des vulnérabilités dans les systèmes informatiques des élections dans des dizaines d'États avant l'élection présidentielle, et certains présument maintenant que chaque État a été pris pour cible à un moment ou à un autre. Mais le rapport ne cite que ces trois cas dans lesquels le GRU a effectivement eu accès à des systèmes informatiques. Le rapport n'avance toutefois aucun élément de preuve indiquant que les violations ont compromis les résultats des élections en Floride, dans l'Illinois ou ailleurs. M. Mueller avait laissé une enquête plus approfondie sur ces incidents au FBI et au département de la sécurité intérieure (DHS).

Sources : Roll Call, The New York Times, Rapport Mueller (volume I sur II)

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Après Telegram, la Russie bloque le fournisseur de messagerie chiffrée ProtonMail, évoquant une mesure de sécurité nationale
Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 16:16
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Dans le volume I du rapport officiel de Mueller daté de mars 2019, mais publié récemment, il est indiqué que les services de renseignement russes ont ciblé le serveur de messagerie personnel de la candidate démocrate Hillary Clinton en juillet 2016 peu après un appel que Trump a lancé à la Russie lors d'un rassemblement : « Russie, si vous écoutez, j'espère que vous pourrez retrouver les 30 000 courriels manquants », a déclaré M. Trump, se référant aux courriels que Mme Clinton avait supprimés du compte privé qu'elle avait utilisé lorsqu'elle était secrétaire d'État. « Je pense que vous serez probablement grandement récompensés par notre presse », a-t-il dit.

[...]

S'il a expliqué cette année que c'était une blague et qu'il ne s'attendait pas à ce que cet appel soit pris au sérieux, pour de nombreux observateurs, Trump était bel et bien en train de demander à la Russie de pirater les courriels qui ont été stockés sur le serveur de messagerie personnel de Clinton. C'est ce que laisse croire d'ailleurs le rapport de Mueller.
C'est juste ridicule...

Qui pourrait croire qu'une telle déclaration, en publique, était une demande sérieuse ?
Sans non plus être expert en géo-politique, un pays n'accepte pas de "demande" sans négocier, de surcroît dîtes sur le ton de la blague/ironie lors d'un meeting/discours (?).

Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Il indique en effet que l’attaque sur le serveur de messagerie de Clinton a eu lieu dans les cinq heures qui ont suivi l’appel de Trump [...]
On néglige la taille de l'échantillon.
Combien de meetings de Trump aurait pu paraître suspect s'il y avait eu une attaque dans les heures ou les jours qui suivent ?

D'autant plus que 5h, n'est-ce pas un peu court pour organiser tout cela ? Il faut déjà que l'information remonte à l'oreille de qui de droit, qu'il prenne une décision, ordonne l'attaque, que l'équipe trouve les vulnérabilités, efface ses traces, etc.
Cela ne s'organise pas en claquant des doigts, et certainement pas en à peine 5h, on nage en plein délire.

Si demande il y a eu, elle a forcément été antérieure au meeting.

Si le reste du rapport est du même accabit (450 pages, c'est quand même beaucoup pour le lire)...
Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 17:34
Citation Envoyé par Neckara Voir le message

On néglige la taille de l'échantillon.
Combien de meetings de Trump aurait pu paraître suspect s'il y avait eu une attaque dans les heures ou les jours qui suivent ?
Surtout vu le rythme des meetings en pleine campagne présidentielle.
Avatar de Madmac
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 23:26
S'il vous plait éviter d'utiliser CNN comme source, si vous voulez que le forum conserve sa crédibilité. Trump a été blanchie. Et l'enquête de Mueller c'est retourné contre les Démocrate, car elle a prouvé que Trump était bel et bien sous écoute. Le meilleur coup de main qu'a reçu Trump est venu du serveur d'Hillary. Et du serveur du parti démocrate. Les ordinateurs des parties politique sont sous surveillance de la NSA. Et ce que la NSA a confirmé est que le vol de document n'a pas été fait par un hacker, mais par quelqu'un de l'intérieur avec un clé USB.

Mon hypothèse est qu'un supporter de Bernie Sander s'est venger pour le coup fourré qu'a subi Bernie. Hillary savait d'avance les questions posés pendant la course la chefferie.
Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/04/2019 à 8:58
Citation Envoyé par Madmac Voir le message
S'il vous plait éviter d'utiliser CNN comme source, si vous voulez que le forum conserve sa crédibilité. Trump a été blanchie. Et l'enquête de Mueller c'est retourné contre les Démocrate, car elle a prouvé que Trump était bel et bien sous écoute. Le meilleur coup de main qu'a reçu Trump est venu du serveur d'Hillary. Et du serveur du parti démocrate. Les ordinateurs des parties politique sont sous surveillance de la NSA. Et ce que la NSA a confirmé est que le vol de document n'a pas été fait par un hacker, mais par quelqu'un de l'intérieur avec un clé USB.

Mon hypothèse est qu'un supporter de Bernie Sander s'est venger pour le coup fourré qu'a subi Bernie. Hillary savait d'avance les questions posés pendant la course la chefferie.
C'est quoi la bonne source ? Fox News ?
Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/04/2019 à 11:41
Citation Envoyé par Madmac Voir le message
S'il vous plait éviter d'utiliser CNN comme source, si vous voulez que le forum conserve sa crédibilité. Trump a été blanchie. Et l'enquête de Mueller c'est retourné contre les Démocrate, car elle a prouvé que Trump était bel et bien sous écoute. Le meilleur coup de main qu'a reçu Trump est venu du serveur d'Hillary. Et du serveur du parti démocrate. Les ordinateurs des parties politique sont sous surveillance de la NSA. Et ce que la NSA a confirmé est que le vol de document n'a pas été fait par un hacker, mais par quelqu'un de l'intérieur avec un clé USB.

Mon hypothèse est qu'un supporter de Bernie Sander s'est venger pour le coup fourré qu'a subi Bernie. Hillary savait d'avance les questions posés pendant la course la chefferie.
La dernière news c'est basé sur plusieurs sources dont le rapport Mueller et New York Time, et pas sur CNN, tu as un train de retard.
CNN est pas forcément une mauvaise source, et si ils se trompent et bien ça sera l'occasion d'en débattre, qu'est ce que ça peu foutre ? il faut bien partir de quelque part à un moment donné.

Citation Envoyé par Madmac Voir le message
Trump a été blanchie.
Source Madmac "Trump est un ange blanc comme neige"
Mais c'est forcément vrai puisque c'est source Madmac et pas source CNN
Si CNN s'en prends aux politiques ils ont raison de le faire, c'est leur job, s'il le font pas c'est plus une démocratie mais une tyrannie.
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/04/2019 à 11:56
C'est pas encore fini cette histoire ?
En tout cas il n'y a pas de coordination entre la Russie et Trump :
Pas de preuve de collusion entre Trump et Moscou d'après le rapport Mueller
À l'issue d'une enquête de deux ans, le procureur spécial Robert Mueller a conclu à l'absence d'éléments prouvant une entente ou une coordination entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou lors de la présidentielle de 2016.
Tout compte fait, Trump admet que la Russie a «interféré» avec l'élection
« Je veux être clair, j’accepte les conclusions de nos services de renseignement selon lesquelles la Russie a interféré dans l’élection de 2016», a insisté le président américain. Qui n’a pas pu s’empêcher d’ajouter un bémol : « Ça pourrait aussi être d’autres personnes, il y a beaucoup de monde [qui vise les Etats-Unis]. » Selon lui, cette ingérence russe n’a toutefois « eu aucun impact sur le résultat » du scrutin et il répète qu’il n’y a « pas eu de collusion » avec son équipe de campagne.
Personnellement je ne crois pas que la Russie ait joué un rôle dans la présentielle 2016, mais on sait jamais... Les USA interférent bien dans des élections un peu partout.
Ça par exemple c'est une grosse interférence (mais pas secrète du tout) :
Barack Obama soutient Macron pour de bon

Aujourd'hui les USA soutiennent un gars qui veut renverser le pouvoir au Venezuela...

====
Si Hillary a perdu, c'est parce qu'elle était nulle et c'est tout...
Le problème ce ne sont pas que des emails aient fuité, le problème c'est le contenu des emails, si Hillary n'avait pas fait autant de merde, Trump n'aurait peut-être pas gagné.
Si Hillary a perdu c'est de sa faute et pas de la faute à la Russie.

De toute façon on est presque en 2020, le système devrait se concentrer pour que Trump ne se fasse pas réélire...
Pendant la campagne de 2020, les médias parleront encore de la campagne de 2016.
Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/04/2019 à 12:27
Ce qu'on sait et qui est sur c'est que Poutine à œuvré pour que Hillary ne soit pas élue car Hillary avait dans son programme la lutte contre les "despotes" et donc entre autres de se battre directement contre Poutine et un tas de potes à lui.
Du coup ça a profité à Trump et sa grosse surprise c'est d'avoir été élu parce que lui il faisait un peu ça comme Coluche pour s'amuser à aucun moment donné il pensait qu'il serait élu.

Donc le problème c'est : c'est quoi cette sois disant démocratie, les USA ou c'est Poutine qui choisit le président

La bonne nouvelle c'est que grâce à Poutine on a peut être évité une 3eme guerre mondiale (et donc la fin du monde), ce qui aurait pu arriver avec Hillary (qui est une folle dangereuse au passage, en sus d'être complètement conne).


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