Des tests ont révélé que face aux intempéries telles que la neige, la performance des véhicules autonomes se trouve grandement affectée. « La neige modifie non seulement la traction du véhicule, mais modifie également la perception de la rue par les caméras et les capteurs du véhicule », peut-on lire dans le rapport issu d’une étude menée conjointement par le World Economic Forum et le Boston Consulting Group. Pourtant, en septembre dernier, WaveSense, une entreprise qui participe au développement, à la fabrication et à la commercialisation de nanotechnologies analytiques, a soutenu que son radar était capable de pénétrer le sol pour analyser ce qui se trouve sous la route et y voyait une piste de solution. Il s’agit en fait d’une grappe de capteurs, boulonnée sous le châssis comme une plaque de protection et pouvant balayer jusqu’à 10 pieds sous le sol pour scanner la terre, l’eau, les racines et les roches. Une fois le scan effectué, le dispositif conçoit une carte des strates souterraines afin de déterminer l’emplacement du véhicule avec une marge d’erreur de quelques centimètres.
L’entreprise a assuré que son dispositif peut localiser des véhicules allant jusqu’à 65 mph. Elle a cependant tenu à préciser que d’autres capteurs surveilleraient la circulation, les feux et les éventuels piétons imprudents afin d’éviter tout incident dans la mesure du possible. A leur niveau d’évolution actuel, les voitures autonomes reposent essentiellement sur une mosaïque de capteurs dont le GPS, les caméras conventionnelles, les radars et les lasers lidar. Et aucune de ces catégories de capteurs n’est encore assez digne de confiance.
Les véhicules autonomes ont-ils fait des progrès pour mieux gérer les intempéries ?
C’est en tout cas ce que laisse penser certaines situations. La plus récente est un incident filmé avec une Tesla modèle 3 sur pilote automatique qui a roulé sur de la glace et a perdu le contrôle du véhicule, mais le propriétaire affirme que le système d'assistance à la conduite a repris le contrôle du véhicule et l'a ramené sur la voie.
Le conducteur, Eric Laperrière, a affirmé qu’il n’a pas touché le volant pendant toute la durée de l’événement filmé : « Je n’ai pas touché le volant. Tout a été fait via le pilote automatique et le système AWD. […] Le volant tournait si vite que j'ai préféré laisser la voiture le gérer ».
Les véhicules autonomes plus sûrs pour les humains ?
Nous avons récemment vu plusieurs autres vidéos du pilote automatique Tesla aider à prévenir les accidents, en particulier depuis que Tesla a publié sa propre application dashcam.
En août par exemple, le propriétaire d’un véhicule autonome de marque Tesla Model 3 affirme que le système de pilotage automatique de son véhicule lui a « sauvé la vie » quand une voiture arrivant rapidement sur le côté pour le dépasser a failli le percuter sur l’autoroute.
Dans une vidéo publiée sur YouTube, le propriétaire « chanceux » du modèle canadien de la Tesla 3 a tenté d’expliquer l’incident :
« Je suis sur la voie de droite, c’est une zone [où la vitesse limite minimale est] de 90 km/h et le pilote automatique est réglé à 102 km/h, quand un imbécile roulant probablement à 150 peut-être 160 km/h surgit de nulle part. Je suppose qu’il a l’intention de se faufiler entre moi et la voiture sur la voie de gauche, mais il n’y avait pas assez d’espace et le pilote automatique a pris des mesures évasives et a probablement sauvé ma vie aujourd’hui. »
Il a partagé une séquence filmée par l’enregistreur vidéo de conduite (dashcam) de sa Tesla Model 3 dans laquelle on peut voir la voiture apparemment fautive qui essaye de le dépasser en s’engouffrant dans un trou de souris. Pendant sa manœuvre de dépassement, la voiture noire surgit brusquement depuis la voie située à l’extrême gauche sur l’autoroute...
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