La preuve que Google+ était condamné depuis longtemps :
Certains dirigeants de Google ne l'utilisaient plus depuis près de 3 ans

Le , par Christian Olivier, Chroniqueur Actualités
Récemment, Google a fait part de sa décision de fermer la version grand public de son réseau social Google+, une annonce qui ne devrait pas surprendre grand monde étant donné que le réseau social n’a jamais réussi à décoller, bien qu’il dispose d’une base importante d’utilisateurs potentiels. En effet, chaque personne qui crée un compte Gmail était, jusqu’à lors, automatiquement inscrite sur Google+.


De nouveaux éléments présentés par le média Business Insider suggèrent que cette plateforme était condamnée depuis plusieurs années déjà et délaissée par les propres dirigeants de l’entreprise technologique américaine.

Google+ a été à une époque la plateforme qui servait de canal de communication privilégié pour la diffusion des annonces émanant des cadres supérieurs de Google. Mais bon nombre d’entre eux ont commencé à se faire de plus en plus discrets sur ce réseau social, il y a environ trois ans. Ce serait également à partir de cette même période que l’équipe dirigeante de Google a également cessé d’utiliser Google+. Prenant le cas de quelques responsables clés de la filiale d’Alphabet, Business Insider a révélé ce qui suit.

Larry Page, le cofondateur de Google n’a plus utilisé Google+ depuis le 21 aout 2015, date à laquelle il avait partagé un message annonçant « un projet visant à mettre l’informatique dans une lentille de contact ». Précisons que Page ne dispose officiellement d’aucun compte Facebook ou Twitter.


Sundar Pichai, le CEO de Google, ne s’est plus manifesté sur le réseau social du groupe depuis mars 2016. Sa dernière publication sur Google+ était en rapport avec un article de CNN sur le match qui opposait AlphaGo, un programme d’IA développé par la filiale DeepMind de Google, à un humain dans le jeu Go.


Paradoxalement, le dernier tweet de Pichai a été publié il y a un peu plus d’une semaine, un tweet dans lequel il annonçait que Google et des membres de son personnel faisaient don d’un million de dollars pour soutenir les opérations d’aide en Indonésie à la suite d’un séisme meurtrier.

Eric Schmidt, l’ancien CEO et président du conseil d’administration de Google, a été aperçu pour la dernière fois sur Google+ en février 2017. Schmidt a démissionné de son poste de CEO de la société mère de Google, Alphabet, en décembre, plusieurs mois après avoir abandonné Google+.


Le dernier tweet de Schmidt a été posté mercredi, au sujet d’un livre d’images pour enfants visant à briser le mythe que le génie est pour les garçons.

Sergey Brin, un autre cofondateur de Google, semble être le dernier poids lourd de l’entreprise à avoir abandonné Google+. Il ne s’est plus manifesté sur Google+ depuis le mois de septembre 2017, date à laquelle il a publié un article sur les iles Ragged aux Bahamas, après qu’elles aient été durement touchées par l’ouragan Irma.


Source : Business Insider

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Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 10/10/2018 à 11:04
Des utilisateurs de Google+ mécontents assignent Google en justice
Après les révélations sur l’incident de sécurité qui aurait touché 500 000 comptes

Récemment, Google a fait part de sa décision de fermer la version grand public de son réseau social Google+, une annonce qui ne devrait pas surprendre grand monde étant donné que le réseau social n’a jamais réussi à décoller, bien qu’il dispose d’une base importante d’utilisateurs potentiels. En effet, chaque personne qui crée un compte Gmail était, jusqu’à lors, automatiquement inscrite sur Google+. Le processus de fermeture de la version grand public de Google+ devrait s’étaler sur les dix prochains mois et prendre fin en aout 2019. Mais la firme de Mountain View a prévu de maintenir la version entreprise de Google+ qui est utilisée par les clients professionnels de G Suite.


Le jour même où Google a annoncé la fermeture de Google+ à la suite d’une fuite de données, deux utilisateurs du réseau social de la firme de Mountain View ont intenté un recours collectif contre Alphabet et sa filiale Google devant la Cour de District de San Francisco, affirmant que leur vie privée avait été violée. Les plaignants, Matt Matic et Zak Harris, affirment que l’approche laxiste de l’entreprise en matière de sécurité a entrainé des bogues de l’API qui ont révélé les détails privés de presque 500 000 utilisateurs de Google+.

Pour rappel, la filiale d’Alphabet a lancé en début d’année une initiative baptisée Project Strobe qui visait, entre autres, à examiner l’accès des développeurs tiers aux données de comptes Google et d’appareils Android. Dans le cadre de cet effort, Google s’est penché sur la sécurité des API Google+ et son examen a révélé qu’un bogue dans une API Google+ permettait aux applications d’accéder à des données utilisateurs qui n’étaient « pas marquées publiques » — pour reprendre les termes de Google ; des données qui étaient donc privées en quelque sorte.

Dans son billet de blog, Google explique cependant que « ces données sont limitées aux champs statiques et facultatifs du profil Google+, y compris le nom, l’adresse e-mail, la profession, le sexe et l’âge » de l’utilisateur et « n’incluent pas les autres données que les utilisateurs ont publiées ou connectées à Google+ ou à tout autre service ». C’est-à-dire que ne sont pas concernées les données comme « les publications Google+, les messages, les données de compte Google, les numéros de téléphone ou le contenu de G Suite. »

D’après Google, 438 applications pourraient avoir utilisé l’API en question, mais seuls 500 000 comptes Google+ ont potentiellement été affectés par ce bogue. L’entreprise assure également n’avoir rien trouvé qui indique qu’un développeur était au courant du problème ou que la faille ait été exploitée. La faille de sécurité a été immédiatement corrigée après sa découverte... en mars 2018, au moment où l’affaire Cambridge Analytica a été révélée au grand public.

Matt Matic et Zak Harris soutiennent, entre autres, que Google a violé la loi californienne sur la concurrence, a fait preuve de négligence et que l'entreprise a porté atteinte à leur vie privée.

« Pire encore, après la découverte de cette vulnérabilité sur la plateforme Google+, les défendeurs ont gardé le silence pendant au moins sept mois, prenant la décision calculée de ne pas informer les utilisateurs que leurs informations personnelles avaient été compromises, compromettant ainsi davantage la confidentialité des données des consommateurs et les exposant au risque de vol d’identité ou pire », écrit Joshua Watson, l’avocat de Matic et Harris dans sa plainte civile déposée lundi dernier.

Source : Class action lawsuit

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Avatar de saturn1 saturn1 - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 10/10/2018 à 12:19
je pense qu'on est des produits bien dociles (pour des produits de type humain)
Avatar de saturn1 saturn1 - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 10/10/2018 à 12:21
Google et les autres caca de la technologie se prenant pour la nouvelle élite, devraient faire un effort de redistribution juste très rapidement...
On va se la taper cette guerre.

Après si ils trouvent bon de mettre le mot philanthropie derrière pas de problème si ça évite une catastrophe.
Avatar de saturn1 saturn1 - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 10/10/2018 à 12:26
Mais c'est vrai des lunettes à se mettre sur le nez, c'est vraiment pas mal ! (ca vaut le coup d'en exploiter des humains pour ça..) Pour un POC, combien de jeunes enfants tués pour chercher du métal etc..

A ce prix là vaut mieux pas comptabiliser le prix du POC ?! (heureusement que je me trouve drôle^^)
Avatar de Vyrob Vyrob - Membre régulier https://www.developpez.com
le 10/10/2018 à 15:00
Des utilisateurs de Google+
FAKE
Avatar de Bill Fassinou Bill Fassinou - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 13/10/2018 à 1:00
Le Congrès US met la pression à Google et exige des détails sur la faille de sécurité de Google+
qui pourrait avoir affecté 500 000 comptes

Il y a quelques jours, il a été révélé que les données de centaines de milliers d’utilisateurs de Google avaient été exposées depuis 2015 au moins. Des enquêteurs internes de l’entreprise ont découvert et colmatée la brèche en mars dernier. Ladite faille a laissé aux développeurs tiers un potentiel accès aux données personnelles d’environ 500 000 comptes Google+. Les données de profil exposées comprenaient les noms complets, les adresses électroniques, les dates de naissance, le sexe, les photos de profil, les lieux habités, etc. Les numéros de téléphone, les courriels, les messages de chronologie, les messages directs ou tout autre type de données de communication n’en faisaient cependant pas partie.

Un memo édité par le staff juridique de Google et communiqué aux cadres supérieurs expliquait que la divulgation de l’incident engendrerait probablement un « intérêt réglementaire immédiat » et induirait dans les esprits un comparatif avec le scandale Cambridge Analytica dont Facebook n’a toujours pas fini de se relever. Et bien entendu, cette éventualité n’était pas vraiment tentante pour Google. Le memo indiquait également que l’entreprise n’avait aucun moyen de déterminer si les développeurs avaient utilisé les données à des fins délictueuses. Un comité interne a donc pris la décision de cacher cette faille au public et aux autorités. Ledit comité aurait ensuite informé le CEO Sundar Pichai de la décision. « Chaque fois que les données des utilisateurs sont affectées, nous allons au-delà de nos obligations légales et appliquons plusieurs critères centrés sur nos utilisateurs pour déterminer s'il convient de donner un préavis », a déclaré un porte-parole de Google dans un communiqué en guise de défense.


Il y a quelques heures, les sénateurs John Thune, Roger Wicker et Jerry Moran ont fait parvenir au CEO de Google un courrier concernant cet incident. Ils expliquent dans ce courrier que la confidentialité des données est un sujet de grande préoccupation pour la part de la population américaine qui utilise des services en ligne. Ils déclarent qu’avec Cambridge Analytica et tous les autres scandales récents liés à la protection des données, la confiance des utilisateurs à l’endroit des grandes entreprises de la Tech avait été violemment ébranlée. Et, selon eux, restaurer cette confiance passe par l’accroissement de la transparence dont ces entreprises font preuve à l’égard du public.

Ces raisons rendent les efforts de Google pour contenir l’information quant à la faille d’autant plus troublants, pour les sénateurs. Ils se déclarent extrêmement déçus, d’autant plus que le responsable de la confidentialité de Google témoignait devant eux il y a à peine deux semaines et qu’il s’est bien gardé de mentionner cette affaire. Ils ont donc décrété que Google devait exercer une plus grande transparence et ont énoncé une liste de questions et de requêtes. Ils ont requis de Google une description complète de la manière dont Google a pris conscience de la faille et de la manière dont celle-ci a été colmatée.

Puis, ils ont demandé si Google s’engageait à notifier aux autorités, aux agences de régulation et aux utilisateurs affectés toute preuve attestant d’une utilisation délictueuse des données exposées. Ils ont ensuite demandé si l’entreprise avait informé une quelconque agence fédérale avant que l’affaire soit révélée au public. Puis, ils ont demandé si l’entreprise pense que les utilisateurs de services gratuits de Google méritent d’être placés sur un pied d’égalité avec les abonnés G Suite en matière de notification et de réparation lors d’un incident affectant leurs données. Ils ont ensuite demandé s’il y avait d’autres incidents du genre qui n’avaient pas été révélés au public. Et pour finir, ils ont demandé que l’entreprise leur fournisse une copie du mémo interne qui recommandait chaudement la non-divulgation de la faille. Les réponses à ces questions et requêtes devront être envoyées le 30 octobre prochain à 17h au plus grand tard.

Ci-joint la lettre adressée au CEO de Google

Source : The Wall Street Journal

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Avatar de Bill Fassinou Bill Fassinou - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 14/10/2018 à 0:18
Google+ : la version pour les entreprises va devenir un outil de travail collaboratif
et offrira une plus grande facilité de gestion aux entreprises

Il y a quelques jours, Google annonçait qu'il allait fermer la version grand public de son réseau social Google+ après une faille de sécurité qui pourrait avoir affecté 500 000 comptes. le processus est annoncé pour se dérouler sur les dix prochains mois et prendre fin en août 2019. Google va continuer à maintenir la version entreprise utilisée par les clients professionnels de G Suite. Et à cet effet, le géant américain a apporté quelques modifications à son réseau social. « Dans quel but ? », pourrait-on être tenté de demander.

Eh bien, le but est simple. Même si Google+ grand public venait à disparaître, l’entreprise veut s’assurer de maintenir Google+ entreprises en vie. Pour ce faire, plusieurs améliorations du système visant à accroître l’interopérabilité intra-entreprise et inter-entreprises ont été effectuées. « Une étude récente montre que 65 % des dirigeants citent le cloisonnement comme l'un des principaux obstacles à la collaboration interservices. Dans G Suite, nous cherchons à supprimer ces bloqueurs afin que vous puissiez vous concentrer sur les travaux les plus pertinents, où que vous soyez », peut-on lire dans le billet de blog annonçant les améliorations.


Trois améliorations notables ont donc été effectuées sur le produit de Google. Primo, le nouveau Google+ offrira aux administrateurs une plus grande facilité de gestion. L’entreprise déclare en effet s’être assurée du fait que Google+ dispose désormais de la même simplicité de gestion que le reste de G Suite. Les administrateurs pouvaient déjà définir les autorisations pour le partage d’informations hors du cadre de l’entreprise, ajouter en bloc des groupes entiers à une communauté Google+ et accéder aux statistiques de participation des communautés Google+ appartenant à des employés. Ils pourront également bientôt réviser et modérer les publications des employés, en cas de besoin.

Secundo, une toute nouvelle fonctionnalité qui facilitera l’acheminement du contenu vers les destinataires appropriés : les tags. « Bientôt, vous pourrez rédiger des articles et voir les tags suggérés lors de la publication des résultats de d'une enquête auprès des clients. Cela aide les employés qui suivent ces tags à accéder au contenu. Ils peuvent choisir de s’engager à tout moment pour trouver de nouvelles idées ou pour participer à des discussions pertinentes dans l’ensemble de la société », explique Google dans son billet de blog.

Tertio, Google+ facilitera les échanges bilatéraux entre dirigeants et employés de tous ordres, ce qui donnera aux dirigeants une idée précise en temps réel de comment l’entreprise se porte. Ce sera un système de communication permanent véhiculant un flux d’informations continu, en somme. Les administrateurs pourront bientôt définir des flux d’informations personnalisés qui permettraient de faire parvenir aux employés du contenu thématique.

« Google+ nous a aidés à mettre en contact des idées et des employés partout à travers notre entreprise. Les fonctionnalités à venir que nous testons facilitent la communication d'informations aux employés situés dans d’autres régions et exerçant d'autres fonctions, et la possibilité de dialoguer à tous les niveaux, quelle que soit la taille de notre société », déclare Donna Chornawka, cadre à ATB Financial, une entreprise qui a pu tester de long en large les nouvelles fonctionnalités Google+.

Source : Billet de blog

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Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 11/12/2018 à 5:35
Google décide d'accélérer la fermeture de Google+ après la découverte d'un nouveau bogue,
qui affecte les informations de 52 millions d'utilisateurs

Au début de cette année, Google a lancé une initiative appelée Project Strobe, dont l'objectif est d'examiner, entre autres, l'accès des développeurs tiers aux données de comptes Google et d'appareils Android. Dans le cadre de cet effort, Google s'est penché sur la sécurité des API Google+ et son examen a révélé qu'un bogue dans une API Google+ permettait aux applications d'accéder à des données utilisateurs qui n'étaient « pas marquées publiques » - pour reprendre les termes de Google ; des données qui étaient donc privées en quelque sorte.

Dans un billet de blog, Google a expliqué cependant que « ces données sont limitées aux champs statiques et facultatifs du profil Google+, y compris le nom, l'adresse e-mail, la profession, le sexe et l'âge » de l'utilisateur et « n'incluent pas les autres données que les utilisateurs ont publiées ou connectées à Google+ ou à tout autre service ». C'est-à-dire que ne sont pas concernées les données comme « les publications Google+, les messages, les données de compte Google, les numéros de téléphone ou le contenu de G Suite. »

D'après Google, 438 applications pourraient avoir utilisé l'API en question, mais seuls 500 000 comptes Google+ ont potentiellement été affectés par ce bogue. L'entreprise assure également n'avoir rien trouvé qui indique qu'un développeur était au courant du problème ou que la faille ait été exploitée. La faille de sécurité a été immédiatement corrigée après sa découverte en mars 2018, au moment où l'affaire Cambridge Analytica a été révélée au grand public.

C'est dans ces circonstances que Google a annoncé début octobre la fermeture de la version grand public de son réseau social Google+ au terme d'un processus qui allait durer 10 mois. La fin de Google+ était donc marquée pour août 2019.


La découverte d'une nouvelle faille qui précipite la date de fermeture

Une autre fuite de données a eu lieu dans Google+ et Google a décidé de fermer la version grand public du réseau social quatre mois plus tôt que prévu. Google+ va désormais fermer ses portes en avril plutôt qu'en août. De plus, l'accès des API au réseau sera arrêté d'ici 90 jours.

David Thacker, Vice-président, Gestion des produits au sein de G Suite, a donné des explications dans un billet de blog.

Citation Envoyé par David Thacker,
En octobre, nous avons annoncé que nous abandonnerions la version grand public de Google+ et de ses API en raison des difficultés considérables rencontrées pour maintenir un produit performant qui réponde aux attentes des consommateurs, ainsi qu’à la faible utilisation de la plateforme.

Nous avons récemment déterminé que certains utilisateurs avaient été affectés par une mise à jour logicielle introduite en novembre qui contenait un bogue affectant une API Google+. Nous avons découvert ce bogue dans le cadre de nos procédures de test standard et en cours et nous l'avons corrigé une semaine après son introduction. Aucune tierce partie n'a compromis nos systèmes et nous n'avons aucune preuve que les développeurs d'applications qui avaient eu cet accès par inadvertance pendant six jours en étaient au courant ou en avaient fait un usage abusif.

Avec la découverte de ce nouveau bogue, nous avons décidé d’accélérer la fermeture de toutes les API Google+; cela se produira dans les 90 prochains jours. En outre, nous avons également décidé d’accélérer la temporisation de Google+ pour les consommateurs d’août 2019 à avril 2019. Tout en reconnaissant les implications pour les développeurs, nous souhaitons assurer la protection de nos utilisateurs.
Les enquêtes de Google sont toujours en cours, mais voici quelques éléments qui en ressortent déjà :
  • Google a confirmé que le bogue avait affecté environ 52,5 millions d'utilisateurs liés à une API Google+.
  • En ce qui concerne cette API, les applications qui demandaient l'autorisation d'afficher les informations de profil qu'un utilisateur avait ajoutées à leur profil Google+, telles que leurs nom, adresse e-mail, profession, âge, etc., obtenaient l'autorisation de consulter des informations de profil de cet utilisateur, même lorsque ce dernier les avaient réglées sur non public.
  • En outre, les applications ayant accès aux données de profil Google+ d'un utilisateur avaient également accès aux données de profil qui avaient été partagées avec l'utilisateur consentant par un autre utilisateur Google+ mais qui n'étaient pas partagées publiquement.
  • Le bogue ne permettait pas aux développeurs d’avoir accès à des informations telles que des données financières, des numéros d’identification nationaux, des mots de passe ou des données similaires généralement utilisées pour la fraude ou le vol d’identité.
  • Google assure qu'aucune tierce partie n'a compromis ses systèmes et souligne n'avoir aucune preuve que les développeurs qui ont eu cet accès par inadvertance pendant six jours en étaient au courant ou en ont fait un usage abusif.

« Nous avons lancé le processus de notification aux utilisateurs consommateurs et aux entreprises clientes affectés par ce bogue. Notre enquête est en cours sur tout impact potentiel sur d'autres API Google+ », insiste David Thacker.

La divulgation intervient un jour avant que le chef de la direction, Sundar Pichai, ne soit appelé à témoigner devant le comité judiciaire du parlement américain au sujet des pratiques de collecte de données de Google. Certains législateurs américains des deux principaux partis politiques ont appelé à de nouvelles règles de confidentialité pour mieux contrôler Google, Facebook ainsi que d’autres grandes entreprises technologiques.

Source : Google

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Avatar de Paul TOTH Paul TOTH - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 11/12/2018 à 8:57
Citation Envoyé par grunk Voir le message
Surprenant que la perfusion fut maintenu si longtemps. Google à déjà sniper des services bien plus populaire !
je trouve dommage la fermeture de G+

il y a par exemple une excellente communauté de développeurs Delphi
https://plus.google.com/communities/...85381486591754

l'interface de G+ est à mon sans la plus conviviale dans sa catégorie.
Avatar de Paul TOTH Paul TOTH - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 15/12/2018 à 11:52
29 millions de comptes compromis, ça devient insupportable il faut vraiment fermer G+

ah mince, en fait c'est FaceBook
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