Google refuse un contrat de 10 milliards de dollars sur le cloud avec le Pentagone
évoquant des conflits avec ses valeurs

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Google a décidé de ne pas faire de proposition pour décrocher un contrat portant sur le Cloud avec le Pentagone d’une valeur pouvant aller jusqu’à 10 milliards de dollars. L’entreprise a fait valoir que le projet pourrait entrer en conflit avec ses valeurs.

Baptisé JEDI cloud (Joint Enterprise Defense Infrastructure), le projet implique la transition de quantités énormes de données du ministère de la Défense vers un système sur le cloud. L’entreprise devait soumettre une offre pour ce projet, qui pourrait s’étendre sur 10 ans, au plus tard le 12 octobre.

L’annonce de Google a été faite quelques mois à peine après que la société eut décidé de ne pas renouveler son contrat avec un programme d’intelligence artificielle du Pentagone, suite à de nombreuses protestations des employés du numéro un de la recherche qui ne souhaitaient pas travailler avec l’armée. La société a ensuite publié un ensemble de principes visant à évaluer le type de projets d’intelligence artificielle qu’elle poursuivrait.

Google a publié une déclaration à propos de sa décision :

« Bien que nous travaillions pour aider le gouvernement américain avec notre cloud dans de nombreux domaines, nous n’allons pas soumettre d’offre pour obtenir le contrat JEDI car, tout d’abord, nous n’avons aucune assurance que cela correspondrait à nos principes concernant l’utilisation de l'IA, ensuite, nous avons déterminé qu'il y avait des portions du contrat qui étaient hors de portée avec nos certifications gouvernementales actuelles. Si le contrat de JEDI avait été ouvert à plusieurs fournisseurs, nous aurions présenté une solution convaincante pour certaines parties.

« Google Cloud estime qu'une approche multi-cloud est dans l'intérêt des agences gouvernementales, car elle leur permet de choisir le bon cloud pour la bonne charge de travail. À l'heure où de nouvelles technologies deviennent de plus en plus disponibles, les clients devraient pouvoir tirer parti de cette innovation. Nous poursuivrons nos travaux stratégiques pour aider les clients des États, locaux et fédéraux, à moderniser leur infrastructure et à répondre à leurs exigences essentielles ».


En juin, Google s’est retiré du projet Maven, un projet du DoD utilisant l’intelligence artificielle pour analyser les images de drones, après que des critiques internes soutenues de techniciens aient incité le PDG, Sundar Pichai, à énoncer les principes de l’intelligence artificielle de la société.

La Tech Workers Coalition, qui défend le droit des employés à donner leur avis dans les décisions des entreprises technologiques, a déclaré dans un communiqué que la décision de Google de se retirer de la concurrence du cloud computing découlait de pressions soutenues exercées par des travailleurs techniques qui « disposent d'un pouvoir important et sont de plus en plus disposés à l’utiliser ».

Le groupe a tweeté : « Google avait l’intention de miser sur le contrat JEDI, voire de le remporter. Ils ont consacré des ressources et des heures considérables à la haute direction à courtiser des responsables militaires pour faire exactement cela. Ils ne se sont retirés que sous la pression soutenue des employés ».

La coalition ne croit pas en la version de Google qui dit être motivé par ses valeurs : « Dans sa déclaration, Google fait référence à ses principes d'intelligence artificielle comme raison de cette décision (des principes qui sont eux-mêmes une réponse à une dissidence interne). La vérité est que le projet a été arrêté suite à la manifestation du mécontentement de milliers de travailleurs qui ont exigé d’avoir un mot à dire dans ce qu'ils développaient ».

Sources : Bloomberg, Tech Workers Coalition

Et vous ?

Partagez-vous l'opinion de la Tech Workers Coalition qui pense que la décision de Google provient des pressions exercées par ses employés et non d'un conflit avec ses valeurs ?

Voir aussi :

Les versions 70 à 73 de Google Chrome ne prendront pas les certificats HTTPS Symantec en charge : des milliers de sites mis à mal
Google se résout à fermer la version grand public de Google+, après une faille de sécurité qui pourrait avoir affecté 500 000 comptes
Après Edge, c'est au tour de Firefox d'annoncer le support du format d'image WebP de Google, qui promet un Web plus rapide
Firefox 64 va marquer le début du support du centre de notifications et d'actions de Windows 10, et va emboîter le pas à Google Chrome
WebP, le format d'image de Google, est compatible avec le navigateur Edge de Microsoft, depuis la sortie de Windows 10 October 2018


Vous avez aimé cette actualité ? Alors partagez-la avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :


 Poster une réponse Signaler un problème

Avatar de Aiekick Aiekick - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 10/10/2018 à 1:48
c'est quoi ses valeurs à google ? ils s'est un peu assis dessus c'est dernier temps. du coup il reste quoi ?
Avatar de Programming-Z Programming-Z - Membre habitué https://www.developpez.com
le 10/10/2018 à 7:02
Mouais on va dire que c'est pour des valeurs "morales"
Avatar de sebastiano sebastiano - Membre actif https://www.developpez.com
le 10/10/2018 à 8:58
On va faire semblant d'y croire.
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 15/10/2018 à 8:09
Des employés Microsoft exhortent l'entreprise à ne pas soumissionner de proposition pour JEDI,
qui ambitionne de créer une force militaire « plus meurtrière »

Au début du mois, Google a décidé de ne pas faire de proposition pour décrocher un contrat portant sur le Cloud avec le Pentagone d’une valeur pouvant aller jusqu’à 10 milliards de dollars. L’entreprise a fait valoir que le projet pourrait entrer en conflit avec ses valeurs.

Baptisé JEDI cloud (Joint Enterprise Defense Infrastructure), le projet implique la transition de quantités énormes de données du ministère de la Défense vers un système sur le cloud. L’entreprise devait soumettre une offre pour ce projet, qui pourrait s’étendre sur 10 ans, au plus tard le 12 octobre.

L’annonce de Google a été faite quelques mois à peine après que la société eut décidé de ne pas renouveler son contrat avec un programme d’intelligence artificielle du Pentagone, suite à de nombreuses protestations des employés du numéro un de la recherche qui ne souhaitaient pas travailler avec l’armée. La société a ensuite publié un ensemble de principes visant à évaluer le type de projets d’intelligence artificielle qu’elle poursuivrait.

Google a publié une déclaration à propos de sa décision :

« Bien que nous travaillions pour aider le gouvernement américain avec notre cloud dans de nombreux domaines, nous n’allons pas soumettre d’offre pour obtenir le contrat JEDI car, tout d’abord, nous n’avons aucune assurance que cela correspondrait à nos principes concernant l’utilisation de l'IA, ensuite, nous avons déterminé qu'il y avait des portions du contrat qui étaient hors de portée avec nos certifications gouvernementales actuelles. Si le contrat de JEDI avait été ouvert à plusieurs fournisseurs, nous aurions présenté une solution convaincante pour certaines parties.

« Google Cloud estime qu'une approche multi-cloud est dans l'intérêt des agences gouvernementales, car elle leur permet de choisir le bon cloud pour la bonne charge de travail. À l'heure où de nouvelles technologies deviennent de plus en plus disponibles, les clients devraient pouvoir tirer parti de cette innovation. Nous poursuivrons nos travaux stratégiques pour aider les clients des États, locaux et fédéraux, à moderniser leur infrastructure et à répondre à leurs exigences essentielles ».


Mais pour la Tech Workers Coalition, qui défend le droit des employés à donner leur avis dans les décisions des entreprises technologiques, la décision de Google de se retirer de la concurrence du cloud computing découlait de pressions soutenues exercées par des travailleurs techniques qui « disposent d'un pouvoir important et sont de plus en plus disposés à l’utiliser ».

Le groupe a tweeté : « Google avait l’intention de miser sur le contrat JEDI, voire de le remporter. Ils ont consacré des ressources et des heures considérables à la haute direction à courtiser des responsables militaires pour faire exactement cela. Ils ne se sont retirés que sous la pression soutenue des employés ».

Puis vient Microsoft

Dans un billet daté du 9 octobre et intitulé « activation du cloud intelligent et des solutions de pointes intelligentes pour le gouvernement », Julia White Corporate Vice President, Microsoft Azure, a expliqué que :

« Nous assistons à une transformation de la technologie qui ouvre de nouveaux scénarios de mission pour les agences gouvernementales, ce qui n’était tout simplement pas possible auparavant. Les capteurs intelligents et les appareils connectés modifient la façon dont les agences abordent les problèmes, de la maintenance des équipements à la mesure de la qualité de l'air, des villes intelligentes aux postes militaires, tandis que les nouveaux appareils sont de plus en plus connectés au cloud, qu'il s'agisse d'un feu de signalisation ou d'un véhicule de secours.

« En parallèle, le cloud hybride passe de l’intégration d’un datacenter au cloud public pour devenir des unités d’informatique disponibles même dans les destinations les plus éloignées du monde, fonctionnant de concert avec le cloud public. Maintenant, plus que jamais, le gouvernement peut apporter le pouvoir du cloud aux missions du monde entier.


« En associant ces deux tendances technologiques et en intégrant l'intelligence artificielle sur tous les systèmes, nous entrons dans l'ère du cloud intelligent et de l’intelligence de pointe. Et même si nous nous attendons à ce que chaque secteur profite de l'évolution de ces technologies, le travail du gouvernement, en particulier, sera modifié par la capacité de planifier plus loin, de collecter des informations plus efficacement et de fournir des informations là où elles sont le plus nécessaires ».

Des employés Microsoft manifestent leur désaccord

Même si dans le billet il n’est pas fait une mention explicite de JEDI, certains employés n’ont pas manqué de faire le lien et d’exprimer leur mécontentement. Dans une lettre ouverte, nous pouvons lire :

« Nous avons rejoint Microsoft pour créer un impact positif sur les personnes et la société, dans l’espoir que les technologies que nous construisons ne causeront pas de préjudice ni de souffrance humaine. L’article de billet de mardi constitue une déclaration publique de l’intention de Microsoft de soumissionner pour le contrat JEDI (Joint Enterprise Infrastructure Infrastructure), un contrat d’un montant de 10 milliards de dollars visant à créer des services de cloud computing pour le ministère de la Défense. Le contrat a une portée massive et est entouré de secret, ce qui rend presque impossible de savoir ce que nous construirions en tant que travailleurs. Lors d’une journée de travail pour JEDI, le directeur général du DoD, John H. Gibson II, a expliqué l’impact du programme : “Nous ne devons pas y aller par quatre chemins : ce programme vise réellement à accroître la létalité de notre département«.

« Microsoft ne doit pas soumissionner sur JEDI.

« De nombreux employés de Microsoft ne croient pas que ce que nous construisons devrait être utilisé pour faire la guerre. Lorsque nous avons décidé de travailler chez Microsoft, nous le faisions dans l'espoir de “donner à chaque personne sur la planète le pouvoir d'accomplir davantage”, et non dans le but de mettre fin à des vies et d'accroître la létalité. Pour ceux qui disent qu'une autre entreprise va simplement reprendre JEDI là où Microsoft la laisse, nous demanderions aux travailleurs de cette entreprise de faire de même. Une course vers le bas n'est pas une position éthique. Comme ceux qui ont pris des mesures chez Google, Salesforce et Amazon, nous demandons à tous les employés des entreprises de technologie de vous demander comment votre travail sera utilisé, où iil sera appliqué et si vous agissez conformément à vos principes ».


Plus loin ils continuent en disant

« Nous devons mettre JEDI en perspective. Il s’agit d’un projet secret de 10 milliards de dollars dont l’ambition est de créer une force militaire "plus meurtrière" supervisée par le gouvernement Trump. Les travailleurs de Google qui ont protesté contre ces collaborations et ont forcé l'entreprise à agir ont constaté cela. Nous aussi

« Nous demandons donc quels sont les principes IA de Microsoft, en particulier en ce qui concerne l’application violente d’une technologie IA puissante ? Comment les travailleurs, qui construisent et maintiennent ces services au départ, savent-ils si notre travail est utilisé pour faciliter le profilage, la surveillance ou la mise à mort?

« Plus tôt cette année, Microsoft a publié “The Future Computed”, qui examine les applications et les dangers potentiels de l’IA. Il soutient que de solides principes éthiques sont nécessaires au développement de l'IA qui bénéficiera aux gens, et définit six principes fondamentaux : “juste, fiable et sûr, privé et sécurisé, inclusif, transparent et responsable”.

« Avec JEDI, les dirigeants de Microsoft sont en voie de trahir ces principes en échange de bénéfices à court terme. Si Microsoft veut être responsable des produits et des services proposés, nous avons besoin de directives éthiques claires et d’une responsabilité réelle qui vont contribuer à nous aider dans la manière dont nous déterminons quelles utilisations de notre technologie sont acceptables et lesquelles ne le sont pas. Microsoft a déjà reconnu les dangers de la technologie mise au point et a même demandé au gouvernement fédéral de réglementer les technologies IA. Mais aucune loi n'empêche la société d'exercer son propre contrôle interne et de s'en tenir à sa propre éthique ».

Source : billet Julia White, billet des employés Microsoft

Voir aussi :

Microsoft dépasse Acer et s'impose à la place de cinquième plus grand vendeur de PC aux USA selon une estimation de Gartner
Microsoft met plus de 60 000 brevets à la disposition de la communauté open source, la firme renonce à des milliards de dollars pour protéger Linux
Microsoft sort un Windows 10 October 2018 exempt du bogue qui provoque la suppression des fichiers et le met à la disposition des Insiders
Visual Studio Code 1.28 est disponible : un aperçu des nouveautés dans l'éditeur de code open source et multiplateforme de Microsoft
Project xCloud : Microsoft présente sa plateforme de jeu en streaming à la demande, qui vous permettra de jouer « sur tout appareil de votre choix »
Avatar de Asmodan Asmodan - Membre habitué https://www.developpez.com
le 15/10/2018 à 8:52
Le côté obscur de la force est le plus fort
Avatar de ShigruM ShigruM - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 15/10/2018 à 11:58
je l'ai toujours dit, ce sont bien les Jedi les méchants de l'histoire, des terroristes qui assassines des politiciens sans défense juste pour conserver le pouvoir
qui détruise des infrastructures de l'empire et tue des millions d'innocents. mais nous ne somme pas dupe.
Avatar de marsupial marsupial - Membre émérite https://www.developpez.com
le 15/10/2018 à 17:03
Au nom du pèze, du fric et du St Estephe
Au nom du fric, on baisse son froc...
Avatar de Stan Adkens Stan Adkens - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 16/10/2018 à 16:03
Jeff Bezos confirme qu’il prendra le contrat JEDI Cloud avec le DoD
Et défend sa coopération technologique avec le Pentagone

Jeff Bezos, PDG d’Amazon a déclaré hier, lors du 25e anniversaire de la conférence Wired, que son entreprise continuera à travailler avec enthousiasme avec l'armée américaine. Malgré l’opposition des employés et des critiques externes, Amazon a l’intention d’exécuter le contrat JEDI Cloud auquel ont renoncé plusieurs autres géants de la technologie. Le contrat en question concerne le programme JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure) qui couvrira toutes les branches de l’Armée US créant un environnement de cloud standard au sein du département de la Défense. Le contrat devrait s’étendre sur une période de 10 ans.

« Si les grandes entreprises de technologie tournent le dos au DoD, notre pays va avoir des problèmes », a déclaré Bezos, lundi dernier, lors de la conférence Wired25 à San Francisco. « Nous allons continuer à soutenir le DoD, et je pense que nous devrions le faire », a-t-il ajouté. « L'une des tâches de la haute direction est de prendre la bonne décision, même lorsque c'est impopulaire. », a rapporté CNN. Amazon prendra bel et bien les 10 milliards de dollars avec le ministère de la Défense et hébergera les données du Pentagone sur le cloud, selon CNN.

En effet, la coopération d’Amazon avec le gouvernement américain rencontre non seulement une opposition interne des employés, mais également fait l’objet de sévères critiques de la part les organisations de défense des libertés civiles. Amazon a déjà collaboré avec le DoD ainsi qu’avec de nombreux organismes chargés de l'application de la loi dans le cadre de Rekognition, son système de reconnaissance faciale. Ceux qui s’opposaient à Rekognition craignaient qu’il soit utilisé en violation des droits humains.

Si Amazon confirme qu’il continuera sa collaboration avec le gouvernement américain, plusieurs autres entreprises des technologies ont affirmé leur intention de ne plus travailler pour lui. En juin dernier, Google a dû renoncer à poursuivre son contrat avec le DoD dans le cadre du projet Maven, un projet d’intelligence artificielle qui viserait à rendre les frappes de drones plus favorables aux civils en réduisant les dommages collatéraux. Bien que le but du contrat de Google n’étant pas très bien défini, ses employés étaient opposés à quelque utilisation de l’IA pour aider le gouvernement à renforcer son arsenal militaire et contribuer à tuer des personnes. Google a également refusé de concourir dans l’appel d’offre du DoD pour le contrat de 10 milliards de dollars sur le cloud, évoquant des conflits avec ses valeurs. Dans une lettre ouverte, les employés de Microsoft l’ont, également, exhorté, la semaine dernière, à ne pas soumissionner de proposition pour JEDI afin de ne pas contribuer à créer une force militaire « plus meurtrière ».


Le PDG d’Amazon, dans son propos, ne défend pas seulement que l’aspect commercial du contrat, mais présente sa collaboration avec le Pentagone comme une décision patriotique. « J'aime ce pays », a-t-il déclaré. « Je sais que tout le monde est en conflit sur la politique actuelle de ce pays - ce pays est un joyau. C'est étonnant, c'est toujours le meilleur endroit au monde, c'est l'endroit où les gens veulent venir, il n'y a pas d'autres pays où tout le monde essaie d’y entrer. Je les laisserais si cela dépendait de moi. Je les aime. Je les veux tous ici. C'est un grand pays et il faut le défendre. »

Pour rappel, Amazon était pressenti comme le favori dans la course à l’obtention du contrat JEDI Cloud qui devrait être accordé à un seul fournisseur.

Par ailleurs, Amazon n’est pas la seule société de Bezos à collaborer avec le gouvernement américain. Selon CNN, la semaine dernière, Blue Origin, la société de voyages dans l'espace de Bezos, a signé un contrat de 500 millions de dollars avec le gouvernement fédéral pour la mise au point d'un système de lancement.

Pendant que Google justifie son refus de participer au contrat JEDI comme une position de principe contre l'utilisation abusive de la technologie par le gouvernement, M. Bezos soutient que toute technologie peut être utilisée à titre bénéfique ou non. « Les technologies sont toujours bilatérales. Vous savez qu'elles peuvent être mal utilisées tout comme être bien utilisées, mais ce n'est pas nouveau », a déclaré Bezos.

Amazon ne voudrait laisser aucune occasion qui lui permette de contribuer au progrès des nouvelles technologies. « La dernière chose que nous voudrions jamais faire est d'arrêter les progrès des nouvelles technologies », a-t-il déclaré.

M. Bezos prévoit même, à l’avenir, de développer, une « réponse immunitaire » contre les mauvais usages de la technologie. « Je pense que les médias sociaux sont en train de prendre de l'ampleur, malheureusement, dans les politiques identitaires, le tribalisme. Je pense qu'Internet, dans son incarnation actuelle, est une machine à biais de confirmation », a déclaré Bezos. « Je crains que certaines de ces technologies ne soient très utiles aux régimes autocratiques pour renforcer leur rôle ... Mais ce n'est pas nouveau, ça a toujours été le cas. »

Source : CNN

Et vous ?

Que pensez-vous de la décision de M. Bezos ?
Pensez-vous qu’elle est plus patriotique que commerciale ?

Voir aussi

Le nouveau Google Safety Center débarque en Europe, il permet de contrôler la façon dont vos données sont utilisées par les services de Google
Des utilisateurs de Google+ mécontents assignent Google en justice, après les révélations sur l'incident de sécurité qui aurait touché 500 000 comptes
La preuve que Google+ était condamné depuis longtemps : certains dirigeants de Google ne l'utilisaient plus depuis près de 3 ans
Les versions 70 à 73 de Google Chrome ne prendront pas les certificats HTTPS Symantec en charge : des milliers de sites mis à mal
Google dévoile ses smartphones Pixel 3 et Pixel 3 XL, sa tablette 2en1 Pixel Slate et son Home Hub, à la Made By Google 2018
Avatar de i5evangelist i5evangelist - Membre régulier https://www.developpez.com
le 16/10/2018 à 16:34
Pensez-vous qu’elle est plus patriotique que commerciale ?
Il y a bien longtemps que j'ai banni la société de Bezos de la liste des fournisseurs, que ce soit à titre personnel qu'à titre professionnel,
Tous les collaborateurs de la société ont interdiction absolue de commander quoi que ce soit sur ce site (ils font ce qu'ils veulent à titre privé bien sûr ...)
Ce type n'est pas devenu le plus riche du monde en étant seulement patriote ^^
Avatar de Tagashy Tagashy - Membre averti https://www.developpez.com
le 16/10/2018 à 16:36
C'est étonnant, c'est toujours le meilleur endroit au monde, c'est l'endroit où les gens veulent venir, il n'y a pas d'autres pays où tout le monde essaie d’y entrer.
Mais il as fumé quoi le monsieur Oo. Si il y as bien un pays ou je veux pas aller c'est bien chez eux. Le meilleur endroit du monde pour quoi ? le surpoids, le trou entre la classe moyenne et la classe riche, les SJW, la course à l'armement, l'abus de pouvoir des agences gouvernementales, l'abus de pouvoir des forces de police? (oui ils sont pas les pires/meilleures mais ils restent de sacrés B*****)
Contacter le responsable de la rubrique Accueil