Facebook a suspendu son service d'accès gratuit à Internet Free Basics dans plusieurs pays :
Les raisons probables de cette décision

Le , par Bill Fassinou

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Nous connaissons tous Facebook comme étant le numéro un des réseaux sociaux. C’est avec sa création en février 2004 que l’ère des réseaux sociaux tels que nous les connaissons a vraiment commencé. Facebook s’est imposé sur internet et est reconnu comme étant une plateforme incontournable du réseautage social. Ce qui n’était qu’une idée, il y a quelques années, est désormais une entreprise d'envergure mondiale. Et comme toute industrie à succès, Facebook essuie les critiques de ses détracteurs sans discontinuer. La dernière polémique en date, concerne les services d’accès gratuit à internet de Facebook : Free Basics et internet.org.

En République de l’Union du Myanmar, Facebook aurait été tenu responsable de l’utilisation qui en a été faite par certains utilisateurs. Facebook aurait servi de relais et de catalyseur pour la crise et le nettoyage ethniques dans le pays. En réponse aux critiques de plus en plus fortes que son entreprise subit, Mark Zuckerberg, le fondateur et président de Facebook, a arrêté les services d’accès gratuit à internet dans certains pays, dont la République de l'Union du Myanmar, la Bolivie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Trinité-et-Tobago, la République démocratique du Congo, Anguilla, El Salvador et Sainte-Lucie.


Aucun commentaire n’a été fait sur l'arrêt de ces services dans les pays sus-cités, ni de la part de Facebook, ni de celle de ses réseaux de télécommunications partenaires. Un porte-parole de Facebook a même éludé toutes les questions concernant cette décision drastique et s’est contenté de dire que les services en question avaient récemment été soit lancés, soit étendus au Cameroun, au Pérou, au Soudan, en Colombie, en Indonésie et en Côte d’Ivoire. Il a aussi affirmé que l’entreprise restait déterminée à aider à mettre en ligne le plus de personnes possible.

Les confirmations attendues par le grand public furent apportées par Digicel, un opérateur de télécommunications partenaire de Facebook qui, à travers un porte-parole, a admis que les Etats sus-cités ne pouvaient désormais plus utiliser Free Basics, et par ricochet, internet.org vu que le fonctionnement du second est conditionné à celui du premier. Le programme aurait été interrompu « pour des raisons commerciales », selon le porte-parole qui n’a pas désiré s’étendre en explications supplémentaires.

Un grand nombre d’organisations internationales ont tenu Facebook responsable de l’envenimement du conflit en République de l’Union du Myanmar. Par la voix de son président, Marzuki Darusman, la mission internationale indépendante d'établissement des faits des Nations Unies au Myanmar soutient que « les réseaux sociaux ont contribué de manière substantielle au niveau d'acrimonie et de dissension et de conflit au sein du public » et qu’ « au Myanmar, Facebook est le plus dominant ».

Interrogé par Patrick Leahy, sénateur du Vermont, au sujet des mesures à prendre pour que de pareils discours de haine soient supprimés dans les 24 heures, Mark Zuckerberg a répondu que l’équipe d'examen de Facebook était en train d’être étoffée avec plus d’experts en langue birmane, étant donné que les discours de haine sont très caractéristiques de la langue. Pour certains, cependant, la solution serait très simple. Facebook devrait juste prendre la peine d’analyser les éventuelles répercussions que ses plateformes pourraient avoir sur une population ou même une nation avant de commencer à s’y installer.

Source : The Outline

Et vous ?

Facebook n’étant qu’un outil, devrait-il être tenu responsable de l’utilisation que les utilisateurs décident d’en faire ?

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