Facebook confirme qu'il suit la façon dont vous déplacez la souris sur l'écran de l'ordinateur
Dans un rapport remis au Congrès américain

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
L’affaire Cambridge Analytica a conduit Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, devant plusieurs institutions législatives pour témoigner des pratiques de confidentialité de son entreprise. Parmi ces institutions, il y a le Congrès américain qui a soumis Zuckerberg à 10h d’interrogation afin de comprendre la politique d’utilisation des données des utilisateurs. C’est ainsi que les législateurs ont soulevé plusieurs préoccupations auxquelles le patron de Facebook a promis de répondre d’où ce témoignage de 500 pages publié ce lundi.

Dans le document, où Facebook répond à un ensemble de 2000 questions du Comité sénatorial américain, le numéro un des réseaux sociaux a admis qu’il a collecté des informations sur les ordinateurs, téléphones et appareils connectés et même la souris, dont les internautes se servent pour utiliser ses divers services. Ces informations sont alors combinées pour donner aux utilisateurs un contenu personnalisé.

Facebook a déclaré qu'il suit les mouvements de la souris pour aider son algorithme à distinguer les humains des robots. Le suivi des mouvements de la souris aide également le réseau social à déterminer si la fenêtre est mise au premier plan ou en arrière-plan.

« Nous collectons des informations sur les ordinateurs, téléphones, téléviseurs connectés et autres appareils connectés à Internet qui s'intègrent à nos produits, et nous combinons ces informations sur différents appareils dont se servent les utilisateurs » a expliqué Facebook dans le document, ajoutant que les informations collectées sont utilisées pour « mieux personnaliser le contenu (y compris les publicités) ainsi que pour mesurer s'ils ont fait une action en réponse à une annonce que nous leur avons montrée sur leur téléphone ».

La plateforme de réseau social a également admis qu'elle recueille des informations sur les systèmes d'exploitation, le matériel, les versions logicielles, les niveaux de batterie, la puissance du signal, l'espace de stockage disponible, les signaux Bluetooth, les noms et types de fichiers, les identifiants de périphériques, les navigateurs et les extensions installées sur les navigateurs des dispositifs des internautes (téléphones, télévisions connectées, etc.).


La société a également admis avoir collecté des informations sur le sexe déclaré par les utilisateurs, les utilisateurs supprimés de leur liste d'amis et toutes les annonces sur lesquelles l'internaute a cliqué.

Il est intéressant de noter que le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg lors d'une audience du Congrès en marge du scandale Cambridge Analytica avait déclaré que l'application n'utilise pas les microphones pour espionner ses utilisateurs. Pourtant, un brevet détenu par la société indique que l'application Facebook utilise un algorithme de reconnaissance vocale, qui utilise l'audio enregistré par les microphones, pour modifier les scores de classement des histoires dans les fils d’actualités des utilisateurs.

Alors que le document publié par Facebook pourrait être en accord avec le témoignage de Zuckerberg en avril, il met en lumière l'étendue de l'examen des données que les utilisateurs de Facebook, ainsi que les personnes dans leur liste d'amis, sont soumis. Il montre également les méthodes déployées par l'entreprise pour garder une trace de ses utilisateurs et de leur activité.

Série de révélations de violations des données des utilisateurs

Facebook a confirmé, la semaine précédente, que les fabricants de téléphones tels que Samsung, Apple, HTC ainsi que Huawei utilisaient les données des utilisateurs dans le cadre d’un contrat de partage de données. Il défend, par ailleurs, la cause de ses partenaires de, seulement, utiliser ces données pour améliorer l’expérience utilisateur sur les terminaux comme les smartphones. Mais les experts en protection de la vie privée ne sont pas de cet avis. Ils affirment que les utilisateurs n'ont peut-être pas été pleinement conscients de la situation.

Un autre scandale reconnu par Facebook concerne 14 millions de ses utilisateurs. La société affirme que ces utilisateurs seraient victimes d’un problème qui a mis les paramètres par défaut pour tous les nouveaux messages publics, même si les utilisateurs avaient indiqué qu'ils voulaient que leurs mises à jour soient privées.

Une autre révélation controversée de la société, selon laquelle elle a donné accès aux données sur les amis des utilisateurs aux grandes marques telles que le constructeur automobile Nissan est rapportée par The Washington Post.

Source : InToday

Et vous ?

Que pensez-vous de ces données collectées par Facebook ?
À la lumière du RGPD, pensez-vous que cette collecte puisse devenir illégale ? Pourquoi ?

Voir aussi :

Facebook : les publications privées de 14 millions d'utilisateurs ont été rendues publiques, à cause d'un bogue qui serait maintenant corrigé
Facebook reconnaît avoir partagé des données de ses utilisateurs avec des fabricants chinois, qui représentent une menace selon les services secrets
Apple tacle Facebook en présentant de nouvelles mesures anti-traçage dans Safari, bientôt la fin du pistage des internautes ?
En colère, un actionnaire de Facebook compare Zuckerberg à Vladimir Poutine, il est accusé de pratiquer la « dictature d'entreprise »
Données personnelles : Chrome et Firefox aussi à l'origine de piratage de profils Facebook, une fonctionnalité Web a été exploitée par des pirates


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Avatar de grunk grunk - Modérateur https://www.developpez.com
le 14/06/2018 à 8:23
Que pensez-vous de ces données collectées par Facebook ?
On doit s’offusquer parce que c'est facebook ? Ce genre de données des millions de site les récupère aussi.

Le tracking souris ça permet par exemple de créer des heatmap et de voir si une nouvelle UI est efficace ou si l'utilisateur va bien où on veut l'emmener. Rien de nouveau.
Pour le reste des données , tous les sites qui font des stats de visite ou qui ont besoin d'identifier uniquement les utilisateurs sans identification le font , encore une fois rien de nouveau.

La différence c'est que facebook le dit , pas les autres (bon y sont peut être obligé )
Avatar de virginieh virginieh - Membre actif https://www.developpez.com
le 14/06/2018 à 8:33
Ce ne sont pas les seuls, google espionne les conversations dans le micro aussi d'après des expériences d'utilisateurs.
Avatar de emilie77 emilie77 - Membre régulier https://www.developpez.com
le 14/06/2018 à 10:34
Est ce que on peut faire le download de ces données personelle: "les systèmes d'exploitation, le matériel, les versions logicielles, les niveaux de batterie, la puissance du signal, l'espace de stockage disponible, les signaux Bluetooth, les noms et types de fichiers, les identifiants de périphériques, les navigateurs et les extensions installées sur les navigateurs des dispositifs des internautes (téléphones, télévisions connectées, etc.)." ?
Avatar de toutwd toutwd - Membre régulier https://www.developpez.com
le 14/06/2018 à 19:21
Citation Envoyé par emilie77 Voir le message
Est ce que on peut faire le download de ces données personelle: "les systèmes d'exploitation, le matériel, les versions logicielles, les niveaux de batterie, la puissance du signal, l'espace de stockage disponible, les signaux Bluetooth, les noms et types de fichiers, les identifiants de périphériques, les navigateurs et les extensions installées sur les navigateurs des dispositifs des internautes (téléphones, télévisions connectées, etc.)." ?
Je pense que vous faites référence à l'empreinte numérique que nous créons sans même le savoir sur internet indépendamment de l’acceptation ou pas des cookies.
Je conseille vivement de regarder une vidéo qui explique très bien les choses dans le détail.
Par contre en fin de vidéo l'auteur présente une extension pour d'anciennes versions de Firefox (Blinder: il semble qu'elle n'existe pas ou plus)

Après recherche j'ai appris que la dernière version de Firefox dispose d'une fonction cachée qui permet de leurrer les sites visités en leur
donnant de fausses informations techniques, mais cette dernière n'est pas active par défaut, il faut donc l'activer.
1° Dans la barre d'adresse de Firefox faire: about:config
2° Créer une clé nommée: privacy.donottrackheader
3° Passer la clé à TRUE et c'est tout.
Dès lors à chaque démarrage de Firefox ce dernier s’affichera avec une taille de fenêtrage non maximisée et aléatoire et enverra aux sites visités de fausses
informations matériels, logiciels et de langue, ainsi votre empreinte numérique est différente à chaque démarrage, donc c'est pas vous...
J'ai testé cela fonctionne parfaitement.
Avatar de rastamancamillo rastamancamillo - Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
le 15/06/2018 à 8:36
Hello !

Super intéressante cette vidéo toutwd, merci pour le partage !
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 16/06/2018 à 6:58
Data Propria : une startup apparentée à Cambrigde Analytica qui suit les traces de son prédécesseur
Le spectre d’une nouvelle chasse aux sorcières ?

Data Propria est une nouvelle startup spécialisée dans les données et les sciences du comportement. Cette société travaillerait de façon étroite avec le camp Trump afin d’assurer la réélection de l’actuel locataire de la Maison-Blanche aux prochaines élections présidentielles qui doivent se tenir en 2020. Il ne serait donc pas illogique de considérer Data Propria comme une entreprise qui vise elle aussi à influencer les comportements des électeurs et des consommateurs.

L’histoire pourrait s’arrêter là, sauf que certaines sources s’accordent à dire que Data Propria serait en réalité une « ;métastase ;» de Cambridge Analytica, l’entreprise spécialisée dans la communication stratégique et l’analyse de données à l’origine du scandale qui porte son nom.


Cambridge Analytica est l’entreprise britannique qui, au cours de ces derniers mois, a symbolisé, à elle seule, la décadence de l’industrie d’Internet et concentré (à tort ou à raison) le feu des critiques de toutes parts. Le système a voulu la mort de cette entité en exemple et a fini par l’obtenir, même si ce n’était probablement qu’un mirage pour créer l’illusion d’un « ;Happy Ending ;».

Parallèlement à l’annonce de la mise en liquidation de Cambrigde Analityca, Emerdata Limited, une société active dont le siège social est situé dans les mêmes bureaux que la société mère de la défunte compagnie et gérée par la même équipe dirigeante, avait fait son apparition dans le registraire officiel des entreprises et des organismes du Royaume-Uni.


Cette situation suggérait qu’en dépit de l’annonce de cessation des activités de Cambridge Analytica aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’entreprise (ou du moins ses têtes pensantes) disposait encore de ressources et de soutiens suffisants pour reprendre ses opérations sous une bannière différente dans les mêmes pays.

Data Propria, filiale de CloudCommerce, aurait été fondée en février 2018. Selon l’agence de presse américaine AP (Associated Press), cette startup travaille discrètement au côté du camp Trump pour assurer la réélection du candidat républicain aux élections présidentielles de 2020. Par ailleurs, elle compterait dans ses rangs d’anciens cadres dirigeants de Cambridge Analytica. Ces derniers seraient au moins au nombre de quatre.

L’ancien chef de produit de Cambridge Analytica et actuel dirigeant de Data Propria, Matt Oczkowski, qui a conduit l’équipe chargée de la campagne réussie de Trump en 2016 chez son ancien employeur est inclus dans cette « ;liste noire ;».


L’AP a confirmé le rôle central de Data Propria dans les efforts de réélection de Trump à la suite de conversations entre Oczkowski, des contacts politiques et d’autres clients potentiels. L’une de ces conversations a eu lieu dans un lieu public en présence de deux journalistes de l’AP. Au cours de cet échange, Oczkowski aurait déclaré que Brad Parscale, le directeur de la campagne 2020 de Trump, et lui « ;travaillaient pour la réélection du président en 2020 ;».

Oczkowski, de son côté, a nié tout lien avec le camp Trump, mais reconnu que sa nouvelle entreprise a accepté de travailler pour la campagne 2018 du Comité national républicain, alors qu’auparavant il affirmait que sa société n’envisageait pas de travailler pour des clients politiques.

Prétextant de nouveaux impératifs exigeant un changement de cap dans les activités de sa nouvelle société, il a ajouté que tout ce qu’il avait pu dire à propos de la campagne 2020 en présence des journalistes de l’AP ne pouvait être que dans un cadre purement spéculatif.

Source : NBC

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi

Un hacker éthique met en ligne un site parodique de Cambridge Analytica, pour sensibiliser les internautes sur la collecte des données sur les RS
Le PDG de Cambridge Analytica a été suspendu après un reportage en caméra cachée où il a parlé des méthodes employées durant la campagne de Trump
Un leader politique du Kenya envisage d'attaquer Facebook en justice, l'entreprise aurait favorisé son rival aux dernières élections présidentielles
Avatar de Stan Adkens Stan Adkens - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 03/07/2018 à 2:50
Facebook révèle avoir partagé les données de ses utilisateurs avec des dizaines d'entreprises
dans un nouveau rapport remis au Congrès US

Il y a du nouveau dans l’affaire Cambridge Analytica impliquant Facebook et ayant conduit Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, à témoigner devant de nombreuses institutions y compris le Congrès américain. En effet, dans l’affaire de violation des données des utilisateurs du réseau Facebook, le PDG a été appelé à témoigner des pratiques de confidentialité de son entreprise pendant 10h d’interrogation pour expliquer l’utilisation qui est faite des informations recueillies sur les utilisations de son réseau social. Au cours de cet interrogatoire, M. Zuckerberg avait promis de répondre aux questions écrites des sénateurs dans un document. Il a tenu promesse le 11 juin dernier dans un document de 500 pages, dans lequel Facebook disait avoir des partenariats de partage de données avec les fabricants de téléphones, mais seulement dans le cadre de l’amélioration de l’expérience utilisateur, tout en ignorant de nombreuses autres questions.

Aux dernières nouvelles, Facebook aurait fourni de nouveaux détails beaucoup plus riches sur la nature de ses rapports avec 52 fabricants de matériels et logiciels, dont certains sont basés en Chine, dans le cadre de l’amélioration des services aux utilisateurs sur les terminaux comme les smartphones, dans un document de plus de 700 pages. Le document atteste que les partenariats de partage des données avec des entreprises durent depuis plusieurs années, se sont poursuivis cette année et certains continuent à ce jour.

Le document fournit une liste des sociétés partenaires qui ne sont pas seulement des fabricants de téléphones, mais certains sont plutôt dans le développement de systèmes d’exploitation et de logiciels. Ce sont entre autres, de grandes marques technologiques américaines telles qu'Apple, Amazon et Microsoft, ainsi que le géant technologique sud-coréen Samsung et les sociétés chinoises Huawei et Alibaba.

Facebook a fait des aveux sur certaines questions dans le document. « Nous avons fait appel à des sociétés pour créer des intégrations pour divers périphériques, systèmes d'exploitation et autres produits, où nous et nos partenaires voulions offrir aux gens un moyen de recevoir des expériences sur Facebook », indique la société. « Ces intégrations ont été construites par nos partenaires, pour nos utilisateurs, mais approuvées par Facebook. » Il indique également avoir mis fin à 38 des 52 partenariats et prévoit bientôt en terminer sept autres.

Facebook a fait, par ailleurs, l’objet de vives critiques de la part des sénateurs à propos de son partenariat de partage des données des utilisateurs avec des sociétés étrangères en l’occurrence les partenariats avec les sociétés chinoises de fabrication de téléphone, en particulier la société Huawei que les deux partis démocrates et républicains considèrent comme trop proche du gouvernement chinois, ce qui poserait encore plus de risques pour la vie privée et la sécurité des utilisateurs.

Ce document qui vient en réponse aux questions des sénateurs posées lors du témoignage du PDG de Facebook devant le Congrès américain, en avril dernier, est la seconde série de réponses adressées aux membres du comité de l'énergie et du commerce du Congrès. Il était attendu pour le vendredi, mais Facebook ne l’a soumis qu’aux environs de minuit.


Les questions des législateurs portaient essentiellement sur le rôle joué par la société Facebook dans l’affaire de violation de données utilisateur par Cambridge Analytica, qui a eu accès aux données de 87 millions d’utilisateurs dont 71 millions d’Américains via un quiz Facebook appelé « thisisyourdigitallife », qui a recueilli des informations sur ses utilisateurs immédiats ainsi que leurs amis sur le site.

Le document révèle aussi qu’après la restriction de l’accès aux données aux développeurs tiers en 2015, Facebook a accordé des rallonges spéciales d’exploitation de données d’utilisateurs à 61 applications telles que Hing et Spotify. Facebook reconnait également qu’au moins cinq développeurs « auraient théoriquement pu avoir accès à des données d'amis limitées » dans le cadre d'un test bêta. Aussi, les partenariats de partage de données avec les fabricants de téléphones soulèvent une véritable controverse dans la mesure où l’accès aux données avait été restreint un an plutôt.

Si Facebook a fait de nombreuses révélations dans ce document publié le vendredi nuit, il a aussi, comme dans le premier document, ignoré de nombreuses questions soulevées par les sénateurs. Facebook n'a ni dit pourquoi il n'a pas audité des applications, telles que celle qui était liée à la controverse de Cambridge Analytica, des années avant de faire l'objet d'un examen international, par exemple, ni fournir les noms des employés de l'entreprise responsables de la carence de surveillance. Il n’a pas répondu, non plus à la question du sénateur du Texas, Michael C. Burgess, qui voulait savoir le nombre d'utilisateurs qui ont effectivement lu ou accédé à ses politiques sur les conditions d'utilisation. Il a refusé de répondre si l'entreprise avait déjà envisagé de facturer les utilisateurs comme contrepartie à la diffusion d'annonces ciblées. Et il n'a pas répondu aux demandes de deux législateurs qui voulaient connaître le nombre de demandes que Facebook a reçues de l'agence de l'immigration et des douanes.

Plusieurs autres questions n’ont pas été répondues par Facebook telles que celles que la sénatrice de la Californie, Anna G. Eshoo, a soumises de la part des utilisateurs de Facebook de la Californie concernant les pratiques de confidentialité, de sécurité et le traitement controversé que Facebook fait de leurs données.

La Federal Trade Commission (FTC) a, par ailleurs, initié une enquête. Elle cherche à savoir si Facebook n’a pas violé un décret de consentement sur ses pratiques de confidentialité dans le traitement de données de tiers. Les responsables de Facebook ont qualifié les fabricants d'appareils tels que Samsung ou BlackBerry des fournisseurs et non des « tiers » dans le cadre de cette enquête.

Source : Washington Post

Et vous ?

Que pensez-vous de ces nouvelles révélations de Facebook ?
Pensez-vous que les questions non répondues feront l’objet d’un troisième document qui fournirait davantage d’informations ?

Voir aussi

Affaire Cambridge Analytica : Facebook témoigne dans un document de 500 pages, en ignorant les préoccupations de nombreux législateurs américains
L'audition de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain a révélé un PDG déconcerté, le patron de Facebook aurait-il trompé les élus américains ?
Facebook décide de mettre à jour sa politique de confidentialité en prélude à la mise en place du GDPR en Europe, d'après un communiqué
Avatar de Stan Adkens Stan Adkens - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 04/07/2018 à 0:02
Cambridge Analytica : des agences fédérales US enquêtent sur les révélations de Facebook
pour déterminer le rôle de l'entreprise dans cette affaire

Pas plus tard que le vendredi, Facebook a publié des révélations dans un document de plus de 700 pages, sur plusieurs partenariats de partage de données utilisateur avec des groupes de développeurs, des fabricants de matériels et des concepteurs de logiciels. C’était le second document de réponses aux questions des législateurs US dans l’affaire de partage de données utilisateur avec le cabinet Cambridge Analytica dans laquelle une enquête avait déjà été ouverte par le Département américain de la justice, mais également par la FTC (Federal Trade Commission).

Ces enquêtes se sont élargies pour s’étendre essentiellement aux actions et déclarations de Facebook. Par ailleurs, l’on enregistre maintenant l’implication de plusieurs agences fédérales, y compris les représentants du FBI et de la SEC (Securities and Exchange Commission) qui rejoignent le ministère de la Justice et la FTC dans ces enquêtes sur les deux sociétés et le partage de données personnelles de 71 millions d'Américains, selon les déclarations de cinq personnes, qui ont préféré garder l’anonymat à cause des enquêtes qui sont en cours.

Les interrogations des enquêteurs fédéraux portent sur ce que Facebook savait il y a trois ans et pourquoi la société ne le révélait pas à ses utilisateurs ou investisseurs. En effet, c’est depuis 2015 que Facebook a découvert que le cabinet Cambridge Analytica, qui a ensuite travaillé pour la campagne Trump, avait obtenu des données Facebook pour créer des profils d'électeurs. Pourtant, il a choisi de garder l’information secrète.

Les enquêteurs se focalisent, également, sur le témoignage du Capitol Hill sur les responsables de Facebook, y compris le PDG Mark Zuckerberg, selon des personnes proches des enquêtes fédérales.

Facebook aurait confirmé, à Washington Post, les enquêtes en cours et aurait déclaré avoir reçu des questions des agences fédérales tout en assurant être disposé à partager l'information et à coopérer. « Nous coopérons avec des responsables aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs », a déclaré le porte-parole de Facebook, Matt Steinfeld. « Nous avons fourni un témoignage public, répondu aux questions et nous sommes engagés à continuer notre aide alors que leur travail se poursuit. »

Capture d'écran de la vidéo de The Washington Post


Le ministère de justice et la FTC n’ont pas voulu répondre aux questions de The Washington Post. Quant au cabinet Cambridge Analytica, ses portes seraient fermées à tout commentaire depuis le début de l’affaire. Deux personnes de la SEC qui ont connaissance du dossier le qualifieraient de « The Facebook Matter ».

David Vladeck, ancien directeur du Bureau de la protection des consommateurs de la FTC et maintenant professeur de droit à Georgetown, a déclaré que « le fait que le ministère de la Justice, le FBI, la SEC et la FTC soient assis ensemble soulève de sérieuses préoccupations ». Il a dit n’avoir aucune connaissance directe de l'enquête, mais selon lui, la combinaison des agences impliquées « soulève toutes sortes de drapeaux rouges ».

Facebook est à peine sorti de deux années de scandale, à commencer par le rôle joué par sa plateforme dans la diffusion des efforts de désinformation russes pendant la campagne présidentielle de 2016, qu’il est pris dans l’étau d’une affaire dite de partage de données avec le cabinet d’analyse.

L’affaire en cours commence en 2015, lorsqu’Aleksandr Kogan, chercheur à l'Université de Cambridge, en collaboration avec Cambridge Analytica, a utilisé une application de quiz pour recueillir des données sur ceux qui ont répondu au sondage et sur leurs amis. Lorsque Facebook s’est rendu compte de cette collaboration de collecte de données entre le cabinet et Aleksandr Kogan, il l’a décriée comme une utilisation abusive parce qu'elle n'était pas utilisée à des fins académiques. Mais Cambridge Analytica et Kogan ont minimisé l’ampleur de leur acte en disant qu'ils n'avaient rien fait de mal et que beaucoup d'autres le font. Kogan a, par ailleurs, soutenu qu'il a obtenu la permission de partager les données dans le cadre d’un changement de contrat permettant une utilisation commerciale plus large. Il aurait également déclaré avoir informé Facebook de son nouveau contrat commercial.

Facebook aurait aussi initié une enquête sur Aleksandr Kogan et son partenaire dans ce cadre. Il leur aurait aussi ordonné de supprimer les données collectées et le cabinet aurait déclaré les avoir supprimées. Mais cela n’a pas été le cas.

En outre, en 2014 et 2015, Facebook aurait interrompu l’accès aux données utilisateur aux développeurs, mais des groupes de développeurs d’applications ainsi que des fabricants d’appareils et de logiciels tels qu’Apple, Amazon, Samsung et Huawei ont continué à utiliser ces données.

Depuis le scandale de Cambridge Analytica en mars, Facebook a conduit des efforts dans un audit des applications sur sa plateforme qui conduit à la suppression de 200 applications qui avaient accès aux données des utilisateurs. Il a également restreint l'accès aux données pour tous les développeurs utilisant Facebook et son service associé, Instagram.

Pour des raisons de l’enquête, de nombreux détails sur l'enquête fédérale demeurent inconnus. Cependant, selon The Washington Post, les enquêtes semblent particulièrement être concentrées sur les données que Facebook a permis de collecter à partir de sa plateforme et dans quelles conditions, ainsi que ce que Facebook a dit au public au moment du partage des données et lors des dernières audiences du Congrès. Les divergences dans les propos du PDG de Facebook seraient survenues lors des audiences de Zuckerberg au Capitol Hill en avril dernier. Le sénateur Richard Blumenthal a présenté une exposition avec les termes de service plus larges de Kogan et a demandé à Zuckerberg s'il les avait déjà vues. Mais Zuckerberg a répondu par un non.

Facebook risquerait une amende de l’ordre des milliards s’il s’avérait qu'il a effectivement violé un décret de consentement de 2011 dans ses pratiques de confidentialité.

Source : The Washington Post

Et vous ?

Que pensez-vous de l’évolution de cette affaire de violation de données des utilisateurs?
le Groupe Facebook a-t-il des chances de s’en sortir indemne ?

Voir aussi

Facebook révèle avoir partagé les données de ses utilisateurs avec des dizaines d'entreprises, dans un nouveau rapport remis au Congrès US
Affaire Cambridge Analytica : Facebook témoigne dans un document de 500 pages, en ignorant les préoccupations de nombreux législateurs américains
L'audition de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain a révélé un PDG déconcerté, le patron de Facebook aurait-il trompé les élus américains ?
Avatar de Kolass Kolass - Futur Membre du Club https://www.developpez.com
le 04/07/2018 à 21:30
ça ne s'arrête jamais..
Avatar de VivienD VivienD - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 05/07/2018 à 9:02
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