Données personnelles : l'OCU prépare une nouvelle plainte contre Facebook en Espagne,
Et sensibilise les usagers à s'allier à son action

Le , par Stan Adkens, Chroniqueur Actualités
Capture image OCU


Le scandale Cambridge Analytica a révélé les lacunes du géant Facebook en ce qui concerne la protection des données utilisateurs. À peine une semaine qu’il s’est expliqué devant le parlement européen où le PDG du groupe s’est confondu en excuses devant les eurodéputés comme il l’a fait au Sénat américain ainsi qu’au parlement britannique sans avoir convaincu, un autre groupe de consommateurs a annoncé hier qu’il déposera une plainte collective contre Facebook.

En effet, face à des explications non valables, l’organisation des consommateurs et usagers (OCU), une association espagnole de protection des consommateurs a annoncé, dans un communiqué sur son site Web le mercredi dernier, qu’elle déposera « une plainte collective contre Facebook en défense de l’ensemble des utilisateurs de ce réseau social dont les données ont été exploitées sans leur consentement ».

Dans son recours collectif contre Facebook, l’OCU estime que la société a enfreint les règles de protection des données en n'ayant pas informé ou demandé une autorisation expresse aux usagers pour l'utilisation de leurs données personnelles. L’association déclare agir dans l’intérêt, non seulement, des usagers qui sont touchés directement par la fuite de données, mais également tous les utilisateurs de Facebook en Espagne, quelques 26 millions d'utilisateurs, pour qui elle demande au moins 200 euros en guise d’indemnisation pour chacun.

L’association indique agir conjointement avec d'autres groupes de consommateurs au Portugal (Deco-Proteste), en Belgique (Test-achats) et en Italie (Altroconsumo). L'OCU et les autres associations ont demandé des explications à Facebook afin de clarifier quelles mesures adopter pour éviter ces cas à l’avenir et rendre aux utilisateurs le contrôle de leurs données, leur donnant le pouvoir de décider où, avec qui ils veulent les partager, quand ils veulent arrêter de le faire et quand ils veulent les récupérer, a publié l’association sur son site Web.

Toutefois, ni les réunions tenues avec Facebook ni l'apparition de Mark Zuckerberg au parlement n'ont donné de réponses satisfaisantes, selon l’OCU.

L’association et ses alliés sensibilisent la toile à rejoindre leur action : « Vos données sont à vous, et cela vaut beaucoup d'argent. Si vous voulez avoir le contrôle, si vous pensez avoir le droit de recevoir une partie des avantages que les entreprises retirent de leur commercialisation à votre insu ou sans votre consentement, soutenez notre campagne. »

Source : OCU - AFP

Et vous ?

Que pensez-vous de ce nouveau recours ?
L’OCU réclame une indemnisation de 26 millions d’usagers à hauteur de 200 euros. Qu’en pensez-vous ?
Facebook arrivera-t-il à rassurer après ce scandale ?

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Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 01/06/2018 à 17:46
Scandale Cambridge Analytica : c'est au tour de la Russie d'attendre un témoignage de Mark Zuckerberg,
sur la question de la diffusion de contenu préjudiciable

Les législateurs en Russie veulent également que Mark Zuckerberg vienne témoigner devant eux. Le plus grand réseau de médias sociaux au monde a été critiqué pour une infraction qui a permis à la société de conseil politique Cambridge Analytica d'exploiter 87 millions de données des utilisateurs américains et européens sans leur permission. Depuis l'année dernière, le régulateur russe des médias Roskomnadzor a fiché Facebook parmi les réticents pour n'avoir pas respecté une loi de 2015 obligeant les entreprises technologiques à stocker les données personnelles des citoyens russes sur des serveurs locaux.

« Nous allons essayer d'organiser son arrivée », aurait déclaré mercredi la présidente Valentina Matvienko en réponse à la proposition d'un sénateur de convoquer Zuckerberg au Conseil de la Fédération.

Le sénateur Anton Belyakov s'est appuyé sur les appels de Poutine à « numériser l'économie » en proposant d'inviter Zuckerberg à la chambre haute du parlement russe et d'exprimer son point de vue.


Zuckerberg a témoigné devant le Parlement européen il y a deux semaines, et devant deux commissions du Congrès aux États-Unis le mois dernier. Les législateurs américains ont soulevé à plusieurs reprises le spectre de l'influence russe lors des élections de 2016 via Facebook et d'autres médias sociaux.

Les sénateurs russes souhaitent que Zuckerberg témoigne sur des sujets tels que la sécurité de l'information, la vie privée ainsi que la diffusion de contenu préjudiciable.

La Présidente Matvienko a écarté l'affirmation d'un sénateur de Crimée selon laquelle Zuckerberg ne devrait pas être invité parce qu'il est russophobe en disant : « Nous devons aussi rencontrer des Russophobes ».

« Pourquoi le Conseil de la Fédération ne devrait-il pas entrer en dialogue et l'interroger sur ses déclarations russophobes ? » , a-t-elle demandé.

L'année dernière, Facebook a reconnu une certaine influence russe sur le discours politique, fournissant au Congrès des exemples de publicités politiques américaines ciblées par des groupes russes et suspendant des pages et des comptes liés à une agence de désinformation russe.

Source : Moscow Times

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Avatar de SofEvans SofEvans - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 01/06/2018 à 18:33
On devrait faire des t-shirt

"Zuckerberg World Tour 2018"
"Amérique - 10/04/2018"
"Europe - 22/05/2018"
"Bientôt en Russie !!"

Non ?
Avatar de arond arond - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 03/06/2018 à 17:48
Citation Envoyé par SofEvans Voir le message
On devrait faire des t-shirt

"Zuckerberg World Tour 2018"
"Amérique - 10/04/2018"
"Europe - 22/05/2018"
"Bientôt en Russie !!"

Non ?
Excellente idée on vend tout sa sous notre propre marque et on en profite pour ramasser un maximum d'argents
Avatar de Stan Adkens Stan Adkens - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 03/06/2018 à 18:19
En colère, un actionnaire de Facebook compare Zuckerberg à Vladimir Poutine
Il est accusé de pratiquer la « dictature d’entreprise »


La vie du géant des réseaux sociaux est émaillée, depuis le début de cette année, de vagues critiques acerbes de la part non seulement des groupes d’activistes et des utilisateurs mécontents, mais également des États, suite à l’implication de Facebook dans un énorme scandale de données après qu'il a été révélé qu'au moins 87 millions de données d'utilisateurs ont été récoltées à leur insu. C’est d’ailleurs ce qui a emmené Zuckerberg à se présenter devant les parlements des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Europe pour répondre de cette fuite de données utilisateurs. Il est par ailleurs réclamé au parlement russe où son témoignage est attendu.

La réunion des actionnaires, à Menlo Park du 1er juin, n’était pas une réunion ordinaire, a rapporté The Mercury News. Mark Zuckerberg, qui contrôle la société par des actions spéciales qui lui donnent plus de voix que les autres actionnaires, était convié à répondre aux inquiétudes des actionnaires à propos des derniers mois difficiles traversés par le groupe.
Un premier investisseur a comparé la mauvaise gestion des données des utilisateurs du réseau social à une violation des droits de l'homme. À sa suite, un autre a averti Facebook d’éviter d’autres scandales à l’avenir. Et l'un d'entre eux a conseillé à Mark Zuckerberg d'imiter George Washington, et non Vladimir Poutine, et d'éviter de transformer Facebook en une « dictature d'entreprise », a rapporté The Mercury news.

La réunion de Facebook s’est déroulée dans une ambiance surchauffée. Une dame a été conduite hors de la réunion, dès les premières minutes, à cause des interruptions répétées. Les activistes se sont manifestés par un avion flottant au-dessus de la réunion et entraînant une banderole portant les phrases suivantes : « VOUS AVEZ CASSÉ LA DÉMOCRATIE » et « Liberté de Facebook ». Le groupe d'activistes de la vie privée et anti-monopole demandait à la FTC (US Federal Trade Commission) de démembrer l'entreprise.

Une liste de controverses a été dressée par un autre actionnaire après que Zuckerberg ait détendu l’atmosphère « Il s'est passé beaucoup de choses depuis l'année dernière où nous étions ici. » Entre autres controverses sur cette liste, il y avait l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle américaine, la propagation de la désinformation et les inquiétudes sur la confidentialité des données. D’autres préoccupations ont été soulevées.

Zuckerberg a réagi de la même manière que devant les législateurs américains et européens lorsqu’il y a été invité, à savoir que la société est consciente de la situation. Lorsque Facebook a créé son entreprise, « nous n'avons pas fait assez pour être proactifs sur la façon dont les gens peuvent abuser de ces outils », a ajouté Zuckerberg. Facebook investit pour faire les changements nécessaires pour assurer l'intégrité des élections, réduire la prolifération de faux comptes d'utilisateurs, et plus encore, a-t-il ajouté. « Nous sommes également très concentrés sur la transparence », a déclaré M. Zuckerberg en faisant référence aux politiques sur la modération du contenu que la société venait de publier pour une toute première fois.

Facebook s’est prononcé sur tout, des préjugés à leurs impacts sur la communauté. La société veut également être considérée comme une plate-forme neutre pour toutes les idées, a déclaré Zuckerberg. Le PDG soutient également que Facebook travaille à investir dans des solutions de transport pour faciliter la circulation autour des bâtiments de son siège.

En réponse à la dernière question à savoir pourquoi tout le monde blâme Facebook, Zuckerberg répond en disant, quand il voit une couverture de nouvelles négatives, « Je ne suis pas d'accord avec tout cela, mais je pense que certains d'entre eux sont très justes. », a rapporté The Mercury News.

Malgré cette réunion enflammée des actionnaires mécontents et inquiets de l’avenir de leur groupe, les actions de Facebook ont augmenté de 2,19 % jeudi pour clôturer à 191,78 $ par action.

Source : The Mercury News, Mail Online

Et vous ?

Que pensez-vous des accusations portées sur Facebook par les actionnaires mécontents ?
Les politiques sur la modération du contenu, l’investissement dans le transport et autres pourront-ils rassurer les investisseurs ?
Selon vous, pour quelles raisons les actions de Facebook ont-elles augmenté après la réunion de crise ?

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Avatar de danyclassique danyclassique - Membre du Club https://www.developpez.com
le 08/06/2018 à 10:53
Il n’y a eu aucune erreur aucune fuite aucun bug , il savent ce qu’ils font surtout quand il s’agit de plus de 87 millions de données en fuite. Et en ce qui concerne le parlement c’était juste pour amadouer le monde de cette énorme erreur qui existe depuis énormément de temps chez Facebook, car à l’heure actuelle, détruire Facebook par la loi est une autre énorme erreur à ne surtout pas faire
Avatar de Cpt Anderson Cpt Anderson - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 08/06/2018 à 12:23
Quelle insulte pour Poutine qui est certainement bien plus intelligent que le bouffeur de burgers !
Avatar de Stan Adkens Stan Adkens - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 13/06/2018 à 12:33
Affaire Cambridge Analytica : Facebook témoigne dans un document de 500 pages
En ignorant les préoccupations de nombreux législateurs américains

L’affaire Cambridge Analytica a conduit Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, devant plusieurs institutions législatives pour témoigner des pratiques de confidentialité de son entreprise. Parmi ces institutions, il y a le Congrès américain qui a soumis Zuckerberg à 10h d’interrogation afin de comprendre la politique d’utilisation des données des utilisateurs. C’est ainsi que les législateurs ont soulevé plusieurs préoccupations auxquelles le patron de Facebook a promis de répondre d’où ce témoignage de 500 pages publié ce lundi.

Dans le document, Facebook, comme son PDG dans ses différents témoignages, a promis de mener une enquête pour éclaircir son éventuelle implication dans l’affaire Cambridge Analytica tout en continuant à améliorer ses pratiques de confidentialité. Cependant, de nombreuses questions des législateurs du Congrès sont restées sans réponses ou ont été survolées par Facebook dans sa tentative de réponse.

Tentatives de réponses aux questions du Congrès

Facebook a rassuré le comité judiciaire et le comité du commerce du Sénat qu’il était en train de passer en revue toutes les applications des développeurs disponibles sur sa plateforme et qui interagissent avec de grandes quantités de données utilisateurs. Par ailleurs, 200 applications suspectes ont déjà été suspendues à cet effet.

L’enquête dans le scandale Cambridge Analytica où les informations personnelles d'environ 87 millions d'utilisateurs du site social ont été mal utilisées par le cabinet de conseil politique est encore d’actualité, a déclaré Facebook. Facebook tient à faire la lumière sur cette affaire concernant le rôle joué par la société dans la fuite des données. L’affaire a suscité, également, l’ouverture d’une enquête par la FTC (Federal Trade Commission) qui pourrait infliger une lourde sanction à Facebook à l’allure où vont les choses.

Toutefois, Facebook a déclaré dans le document à propos de ses consultants intégrés dans les campagnes présidentielles de 2016, y compris l'équipe du président Trump, qu’il « n'a identifié aucun problème impliquant l'utilisation abusive de données Facebook au cours de leurs interactions avec Cambridge Analytica. » Par ailleurs, avait-il, dans un précédent échange, déclaré fournir « un soutien technique et des conseils sur les meilleures pratiques aux annonceurs, y compris Cambridge Analytica, sur l'utilisation des outils publicitaires de Facebook ».

Facebook a également brandi de nouveaux outils destinés à appuyer ses pratiques de confidentialité, notamment une fonctionnalité baptisée « Clear History » qui « permettra aux utilisateurs de voir les sites Web et les applications qui envoient des informations à Facebook lorsqu'ils les utilisent. La fonctionnalité permettra également aux utilisateurs de supprimer ces données de leurs comptes et de désactiver pareils échanges avec leurs comptes à l’avenir », a déclaré la société.


Esquive de plusieurs préoccupations soulevées par les législateurs

Mais le géant des réseaux sociaux a esquivé les questions et les préoccupations des législateurs dans certains cas, des omissions qui pourraient irriter certains membres du Congrès qui critiquaient auparavant Zuckerberg pour le manque de réponses concrètes dans son discours. Par ailleurs, ce comportement pourrait renforcer davantage les critiques du Congrès alors qu'ils continuent d'évaluer la nouvelle réglementation en réponse à une série de récents incidents, a écrit The Washington Post.

En effet, plusieurs questions ont été esquivées ou survolées dans les réponses qu’a fournies la société. Facebook avait pourtant promis au Congrès en avril qu'il répondrait aux questions écrites après que Zuckerberg a été soumis à l'interrogation du Congrès sur la question de la violation des données des utilisateurs.

A la question du sénateur Christopher A. Coons du Delaware de savoir si Facebook n’avait jamais appris qu'un développeur d'applications « transférait ou vendait des données d'utilisateur sans le consentement de l'utilisateur » et enfreignait les politiques de Facebook, la société a plutôt annoncé un engagement à « enquêter sur toutes les applications qui avaient accès à de grandes quantités de données ».

Dans une lettre de plus d’une page adressée à Facebook, le sénateur Ted Cruz du Texas a attaqué la société ainsi que ses homologues de la Silicon Valley en posant des questions sur les dons de Facebook à des groupes dits politiques. Le sénateur a même soulevé la critique en ligne de la récente chanson de Taylor Swift sur Earth, Wind and Fire qu’il a qualifié comme « discours de haine ». Mais Facebook n’a pas satisfait aux préoccupations du sénateur Ted Cruz.

Facebook n’a également pas répondu à la question du sénateur Patrick J. Leahy de Vermont. Il a voulu comprendre si la campagne d'Obama en 2012 avait violé « l'une quelconque des politiques de Facebook. » Le sénateur a cité des rapports sur l'équipe numérique d'Obama selon lesquels l’équipe avait recueilli des données sur les utilisateurs ainsi que leurs amis, une approche que Facebook avait permis à l'époque. Facebook s’est contenté d’écrire dans le document remis au Congrès que « les deux campagnes d’Obama et de Romney ont eu accès aux mêmes outils, et aucune campagne n'a reçu de traitement spécial de la part de Facebook ».

Et pour ne pas arranger la situation de Facebook, la société continue d’être mêlée à une série de faux pas qui augmentent le potentiel de sanctions sévères infligées par les régulateurs du monde entier.

Série de révélations de violations des données des utilisateurs

Facebook a confirmé, la semaine précédente, que les fabricants de téléphones tels que Samsung, Apple, HTC ainsi que Huawei utilisaient les données des utilisateurs dans le cadre d’un contrat de partage de données. Il défend, par ailleurs, la cause de ses partenaires de, seulement, utiliser ces données pour améliorer l’expérience utilisateur sur les terminaux comme les smartphones. Mais les experts en protection de la vie privée ne sont pas de cet avis. Ils affirment que les utilisateurs n'ont peut-être pas été pleinement conscients de la situation.

Un autre scandale reconnu par Facebook concerne 14 millions de ses utilisateurs. La société affirme que ces utilisateurs seraient victimes d’un problème qui a mis les paramètres par défaut pour tous les nouveaux messages publics, même si les utilisateurs avaient indiqué qu'ils voulaient que leurs mises à jour soient privées.

Une autre révélation controversée de la société, selon laquelle elle a donné accès aux données sur les amis des utilisateurs aux grandes marques telles que le constructeur automobile Nissan est rapportée par The Washington Post.

Source : The Washington Post

Et vous ?

Que pensez-vous du contenu de ce document ?
Le témoignage de Facebook ne convainc pas les législateurs, selon The Washington Post. Ne serait-il pas convaincant en se focalisant sur des solutions techniques telles que la fonctionnalité « Clear History » ?
Selon vous, « Clear History » pourrait-il résoudre le problème de fuite de données par les sites web tiers ?
Selon vous, quelles mesures de la part de Facebook et des législateurs pourraient éviter pareille situation à l’avenir ?

Voir aussi

Facebook déploie silencieusement sa fonctionnalité de reconnaissance faciale, pour les utilisateurs hors de l'UE et du Canada
Facebook décide de mettre à jour sa politique de confidentialité en prélude à la mise en place du GDPR en Europe, d'après un communiqué
Après le scandale Cambridge Analytica, Facebook fait campagne sur : « Vous n'êtes pas le produit », un poisson d'avril en retard ?
Avatar de toutwd toutwd - Membre du Club https://www.developpez.com
le 13/06/2018 à 15:52
Je ne comprends pas pourquoi, au seins de l'UE, ont laisse le patron de FB libre de toutes les dérives constatées, à moins qu'un petit nombre de personnes "bien placées" y trouvent leur compte au détriment du plus grand nombre...
Le seul pouvoir qu'il nous reste dans cette oligarchie, c'est de "CLÔTURER" librement son compte FB, pour ma part je l'ai fait il y a déjà un bon moment !
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 13/06/2018 à 19:59
Facebook confirme qu'il suit la façon dont vous déplacez la souris sur l'écran de l'ordinateur,
dans un rapport remis au Congrès américain

L’affaire Cambridge Analytica a conduit Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, devant plusieurs institutions législatives pour témoigner des pratiques de confidentialité de son entreprise. Parmi ces institutions, il y a le Congrès américain qui a soumis Zuckerberg à 10h d’interrogation afin de comprendre la politique d’utilisation des données des utilisateurs. C’est ainsi que les législateurs ont soulevé plusieurs préoccupations auxquelles le patron de Facebook a promis de répondre d’où ce témoignage de 500 pages publié ce lundi.

Dans le document, où Facebook répond à un ensemble de 2000 questions du Comité sénatorial américain, le numéro un des réseaux sociaux a admis qu’il a collecté des informations sur les ordinateurs, téléphones et appareils connectés et même la souris, dont les internautes se servent pour utiliser ses divers services. Ces informations sont alors combinées pour donner aux utilisateurs un contenu personnalisé.

Facebook a déclaré qu'il suit les mouvements de la souris pour aider son algorithme à distinguer les humains des robots. Le suivi des mouvements de la souris aide également le réseau social à déterminer si la fenêtre est mise au premier plan ou en arrière-plan.

« Nous collectons des informations sur les ordinateurs, téléphones, téléviseurs connectés et autres appareils connectés à Internet qui s'intègrent à nos produits, et nous combinons ces informations sur différents appareils dont se servent les utilisateurs » a expliqué Facebook dans le document, ajoutant que les informations collectées sont utilisées pour « mieux personnaliser le contenu (y compris les publicités) ainsi que pour mesurer s'ils ont fait une action en réponse à une annonce que nous leur avons montrée sur leur téléphone ».

La plateforme de réseau social a également admis qu'elle recueille des informations sur les systèmes d'exploitation, le matériel, les versions logicielles, les niveaux de batterie, la puissance du signal, l'espace de stockage disponible, les signaux Bluetooth, les noms et types de fichiers, les identifiants de périphériques, les navigateurs et les extensions installées sur les navigateurs des dispositifs des internautes (téléphones, télévisions connectées, etc.).


La société a également admis avoir collecté des informations sur le sexe déclaré par les utilisateurs, les utilisateurs supprimés de leur liste d'amis et toutes les annonces sur lesquelles l'internaute a cliqué.

Il est intéressant de noter que le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg lors d'une audience du Congrès en marge du scandale Cambridge Analytica avait déclaré que l'application n'utilise pas les microphones pour espionner ses utilisateurs. Pourtant, un brevet détenu par la société indique que l'application Facebook utilise un algorithme de reconnaissance vocale, qui utilise l'audio enregistré par les microphones, pour modifier les scores de classement des histoires dans les fils d’actualités des utilisateurs.

Alors que le document publié par Facebook pourrait être en accord avec le témoignage de Zuckerberg en avril, il met en lumière l'étendue de l'examen des données que les utilisateurs de Facebook, ainsi que les personnes dans leur liste d'amis, sont soumis. Il montre également les méthodes déployées par l'entreprise pour garder une trace de ses utilisateurs et de leur activité.

Série de révélations de violations des données des utilisateurs

Facebook a confirmé, la semaine précédente, que les fabricants de téléphones tels que Samsung, Apple, HTC ainsi que Huawei utilisaient les données des utilisateurs dans le cadre d’un contrat de partage de données. Il défend, par ailleurs, la cause de ses partenaires de, seulement, utiliser ces données pour améliorer l’expérience utilisateur sur les terminaux comme les smartphones. Mais les experts en protection de la vie privée ne sont pas de cet avis. Ils affirment que les utilisateurs n'ont peut-être pas été pleinement conscients de la situation.

Un autre scandale reconnu par Facebook concerne 14 millions de ses utilisateurs. La société affirme que ces utilisateurs seraient victimes d’un problème qui a mis les paramètres par défaut pour tous les nouveaux messages publics, même si les utilisateurs avaient indiqué qu'ils voulaient que leurs mises à jour soient privées.

Une autre révélation controversée de la société, selon laquelle elle a donné accès aux données sur les amis des utilisateurs aux grandes marques telles que le constructeur automobile Nissan est rapportée par The Washington Post.

Source : InToday

Et vous ?

Que pensez-vous de ces données collectées par Facebook ?
À la lumière du RGPD, pensez-vous que cette collecte puisse devenir illégale ? Pourquoi ?

Voir aussi :

Facebook : les publications privées de 14 millions d'utilisateurs ont été rendues publiques, à cause d'un bogue qui serait maintenant corrigé
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Avatar de grunk grunk - Modérateur https://www.developpez.com
le 14/06/2018 à 8:23
Que pensez-vous de ces données collectées par Facebook ?
On doit s’offusquer parce que c'est facebook ? Ce genre de données des millions de site les récupère aussi.

Le tracking souris ça permet par exemple de créer des heatmap et de voir si une nouvelle UI est efficace ou si l'utilisateur va bien où on veut l'emmener. Rien de nouveau.
Pour le reste des données , tous les sites qui font des stats de visite ou qui ont besoin d'identifier uniquement les utilisateurs sans identification le font , encore une fois rien de nouveau.

La différence c'est que facebook le dit , pas les autres (bon y sont peut être obligé )
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