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Chiffrement : l'équipe En Marche ! fait marche arrière sur les déclarations d'Emmanuel Macron
Avec ses compléments d'information

Le , par Michael Guilloux

147PARTAGES

9  0 
Dans une conférence de presse livrée le lundi 10 avril, Emmanuel Macron s’est fait partisan des portes dérobées et autres mesures visant à affaiblir le chiffrement. Il s’est en effet insurgé contre le fait que « les grands groupes de l'Internet aient refusé de communiquer leurs clés de chiffrement ou de donner accès au contenu » sous prétexte « qu'ils ont garanti contractuellement aux clients que leurs communications étaient protégées ». Mais s’agit-il vraiment d’un refus ou d’une impossibilité technique ? Autrement dit, Emmanuel Macron aurait-il une méconnaissance du fonctionnement du chiffrement ou voudrait-il tout simplement l’affaiblir ?

Quoi qu’il en soit, le candidat à l’élection présidentielle a promis que si les Français le mènent à l’Élysée, « la France lancera dès l'été une initiative majeure en direction des grands groupes de l'Internet, pour qu'ils acceptent une procédure de réquisition légale de leurs services cryptés en matière de lutte contre le terrorisme ».

Il semble toutefois qu’Emmanuel Macron se soit avancé devant les médias sans consulter son équipe En Marche ! qui compte en son sein, Mounir Mahjoubi, ancien président du Conseil national du numérique. Rappelons-le, celui qui est directeur de la campagne numérique d’Emmanuel Macron s’était déjà opposé à l’affaiblissement du chiffrement l’an dernier, dans une tribune publiée par Le Monde.

Toujours sur le point « lutte contre le terrorisme et numérique », Emmanuel Macron a dit vouloir mettre fin aux propagandes djihadistes en ligne. Pour cela, il a proposé d’avoir une discussion franche avec les grands groupes de l’Internet pour qu’ils s’engagent à retirer les contenus de propagande djihadiste, sans délai. Cela signifie toutefois qu’il ne tient pas compte du dispositif légal déjà en place.

Au lendemain de la conférence de presse du candidat, l’équipe En Marche ! d’Emmanuel Macron a rebondi sur les déclarations de son candidat à travers une tribune sur son site officiel de campagne. Mounir Mahjoubi et Didier Casas, conseiller d’Emmanuel Macron pour les questions régaliennes, ont essayé de recadrer les propos de leur candidat à travers ce qu’ils ont appelé « compléments d’information ».

Concernant le retrait des contenus dangereux, Mounir Mahjoubi et Didier Casas n’osent pas avouer que leur candidat a tenté d'enfoncer une porte ouverte. Ils rappellent en effet qu'un dispositif légal est déjà en place, mais la proposition d'Emmanuel vise à assurer que les mesures prévues par la loi soient effectivement appliquées. « La loi prévoit d’ores et déjà des mécanismes par lesquels on peut demander aux fournisseurs de prestations Internet ou aux opérateurs de communications électroniques de retirer de la toile des contenus qui seraient choquants, provocants ou de nature à heurter les sensibilités. Sont visés en particulier les contenus produits ou diffusés par certaines mouvances djihadistes ou tenant d’un islam radicalisé », ont-ils écrit, avant d’ajouter : « Nous savons que des efforts importants ont été consentis par les différents acteurs. La proposition [d’Emmanuel Macron] consiste à garantir l’effectivité de ces mesures en veillant qu’après un signalement, le retrait soit effectué sans délai. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour limiter au maximum l’œuvre destructrice de la propagande. »

Pour ce qui est de la question du chiffrement, ils affirment « qu’il n’est évidemment pas dans les intentions d’Emmanuel Macron de porter atteinte aux principes de fonctionnement des méthodes de communication moderne basées sur le chiffrement ». Ici cependant, ils veulent traiter le problème selon qu’il s’agit d’un chiffrement de bout en bout ou non.

De manière générale, « la position de principe d’Emmanuel Macron repose tout à la fois sur l’attachement absolu au secret des correspondances et le souhait que les services de sécurité puissent accéder au contenu des informations échangées par des terroristes ou des personnes surveillées ». Autrement dit, ils n’ont rien contre le chiffrement des informations échangées sur les réseaux ou les messageries instantanées. Mais s’il s’agit de communications de personnes surveillées ou de terroristes, les services de sécurité doivent pouvoir y accéder sans problème. « Dans un pays démocratique et un État de droit, le respect des libertés ne doit pas empêcher la garantie de la sécurité des citoyens », ont-ils affirmé. Ils précisent d’ailleurs qu’un tel accès est déjà autorisé par la loi lorsqu’il s’agit des opérateurs de télécommunications traditionnels. La proposition d’Emmanuel Macron est donc de parvenir à un dispositif comparable pour les prestataires de services numériques.

Mounir Mahjoubi et Didier Casas soulignent encore que « dans le cas des informations chiffrées par le prestataire lui-même, la proposition ne consiste pas à obtenir la communication des clés de chiffrement utilisées par les prestataires de service numérique, mais d’accéder aux contenus préalablement déchiffrés par eux-mêmes. » Ce mécanisme ne marche toutefois pas lorsqu’il s’agit de chiffrement de bout en bout, le prestataire de service ne disposant pas des clés de déchiffrement des messages. Dans ce cas-ci, ils estiment que ces messageries disposent quand même d’autres informations qui peuvent être essentielles aux enquêtes. Voilà pourquoi les entreprises de messagerie doivent avoir l’obligation de coopérer avec les services de sécurité.

Source : En Marche !

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Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 14/04/2017 à 9:41
De toutes façons aucun de ces politiciens ne comprend une chose fondamentale...
Faire des lois, c'est bien, mais par nature elles sont nationales. Or Internet est par nature mondial. La Loi ne concernera donc que les entreprises, personnes et sites hébergés en France.
Au final très peu de cas seront traités par ce genre de Loi, et on peut compter hélas sur l’intelligence des terroristes pour ne pas venir mettre leurs sites web sur des serveurs français, ni utiliser des logiciels français pour ce faire....

Donc, effectivement une belle preuve de démagogie ou d'incompétence... ou les deux !

A +
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Avatar de TiranusKBX
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 16/04/2017 à 0:23
Macron à un avantage non négligeable, les patrons des grands média lui mangent dans la main

8  0 
Avatar de e101mk2
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 12/04/2017 à 21:55
" l'équipe En Marche ! fait marche arrière"
? Il fait du surplace?

Désolé j'ai un avis neutre sur la politique mais le titre de la news était trop tentant...
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Avatar de athlon64
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 14/04/2017 à 12:13
On pourrait aussi se rappeler que la loi Macron comportait l'introduction d'un volet relatif au "secret des affaires"...

et là bizarrement il ajoute une nouvelle loi pour plus de confidentialité... Quand on sait qu'une affaire peut être tout et n'importe quoi comme par exemple :

-Les contenus de plusieurs centaines d'accords fiscaux très avantageux conclus avec le fisc luxembourgeois révélés par LuxLeaks

-Ou encore Lafarge le cimetier qui négocie financièrement avec Daesch pour continuer à faire tourner son usine syrienne

Cette loi permettrait de lourdes conséquences judiciaires aux lanceurs d'alertes et journalistes d'investigation, de quoi les dissuader de fouiller en fait. Il isole thermiquement le secteur de la finance et met le feu au reste , c'est la symbolique qui en ressort.
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Avatar de Luckyluke34
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 12/04/2017 à 16:19
En gros, Macron vient de se rendre compte

  • que ses propositions révolutionnaires sur le retrait de contenus étaient déjà possibles à l'heure actuelle
  • qu'il avait débité une ânerie de premier choix sur le chiffrement


et son équipe de campagne de sortir les rames pour essayer de faire passer ça pour un "complément d'information"...

Quelqu'un a dit amateurisme ?
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Avatar de Psycadi
Membre averti https://www.developpez.com
Le 12/04/2017 à 16:26
Cela prouve juste un manque de connaissance sur le sujet.

On le remarque car on est dans l'informatique mais qu'en est-il des autres domaines qu'il aborde (enfin lui et les autres candidats) ? (santé, "eco-mony", justice, éducation...)
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Avatar de _Thomas
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 12/04/2017 à 19:30
Citation Envoyé par psychadelic Voir le message
[...]
Je pense au contraire que beaucoup ont compris le fond de ta question, car c'est une réflexion qu'on a probablement tous déjà eu en pensant à ce sujet là.

Oui en première analyse ce serait bien d'avoir un chiffrement fort avec des garanties que l'unique solution de contournement ne soit utilisée que par des gens bien intentionnés et lorsque la situation le justifie (ex : dans le cadre d'une enquête). Seulement en dernière analyse, une telle solution détruirait la confiance que tu pourrais avoir dans ton mécanisme de chiffrement, car rien ne permet de savoir dans quelle intention une telle la solution de contournement serait utilisée (même si on met de côté l'usage criminel, il faudrait répondre à la question : https://fr.wikipedia.org/wiki/Quis_c...os_custodes%3F).

De mon point de vue il serait préférable que les enquêteurs concentrent leurs efforts à redévelopper le renseignement de terrain plutôt que de croire que la technologie est la réponse à tous les maux.
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Avatar de athlon64
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/04/2017 à 19:15
Citation Envoyé par ManusDei Voir le message
Tu es un retard d'une ou deux guerres. La directive finalement votée est bien différente de celle contre laquelle la pétition a été lancée...
oui je sais, c'était devenu de toute façon trop voyant... Elise Lucet qui a lancé la pétition en parle dans son entretien sur Thinkerview à partir de la minute 9.

L'idée ici, dans le cas que j'aborde est de confondre ceux qui s'attaquent aux technologies de chiffrement sous prétexte de combattre le terrorisme.

Or pour combattre le terrorisme il faut combattre ses causes et le nerf de la guerre qui est son financement.

Mais Macron voulait introduire le secret des affaires pour compliquer le travail des journalistes et des lanceurs d'alertes ! Alors que ce sont les journalistes qui ont révélé par ex. comment Lafarge a négocié financièrement avec Daesh.

Pour qui bosse Marcon ? Qui veut-il protéger par ces mesures ? De plus qu'il était déjà derrière la loi El Komri qui s'applique déjà dans nos boites.

Les lois liberticides, qui font fi du pouvoir judiciaire permettent entre autre à l’exécutif d'augmenter la surveillance pour mieux contrôler la population. Au point que certains courants pensent que le terrorisme centralisé actuel

fait partie d'un système où en fonction des besoins, c'est à dire des lois qu'on veut passer ou des guerres qu'on veut faire on monte ou baisse le curseur d'intensité...

Et bien sûr le peuple tétanisé ou révolté approuve. La guerre c'est du fric ! SI Macron est logique il devrait exiger et faciliter l'accès de la justice aux banques et aux multinationales de l'armement, Or là il promeut le secret !!!

La bombe MOAB, lancée ce jeudi sur l’Afghanistan c'est $ 16 millions l'unité, et $ 314 millions pour la mis au point Même si cela reste ridicule face aux 400 milliards des avions de chasse F-35
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Avatar de GPPro
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/04/2017 à 9:31
Citation Envoyé par ArnaudEIC Voir le message
Tu as l'air de sacrement bien connaitre les syndicats en France dis-donc.
Enfin comme la plupart des sujets sur lesquels tu t'exprime ici finalement. Désinformation, troll et mauvaise foi. Tu es le meilleur étendard de Macron sur ce forum, tellement être d'accord avec toi serait un non-sens.
Je rappellerai juste que la CFDT en bon syndicat """défenseur des ouvriers""" à appeler à voter Macron dès le premier tour, et ce contre Mélenchon (déclaration de leur dirigeant la semaine avant le premier tour de mémoire)... Parce que Macron veut plus d'Europe et que ça plait à la direction de la CFDT (ils veulent peut être encarter des polonais/roumains ou autres, allez savoir...) alors que le discours de Mélenchon sur l'Europe leur semblait "ambigu".
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Avatar de Marco46
Modérateur https://www.developpez.com
Le 12/04/2017 à 15:44
Citation Envoyé par En Marche Arrière
Mais s’il s’agit de communications de personnes surveillées ou de terroristes, les services de sécurité doivent pouvoir y accéder sans problème.
Ce qui revient à stocker les clefs. Donc en fait ils disent qu'ils font marche arrière dans le titre mais quand tu lis ils persistent

Citation Envoyé par En Marche Arrière

dans le cas des informations chiffrées par le prestataire lui-même, la proposition ne consiste pas à obtenir la communication des clés de chiffrement utilisées par les prestataires de service numérique, mais d’accéder aux contenus préalablement déchiffrés par eux-mêmes
Celle là est sympa. On veut pas les clefs on veut tout simplement le message en clair !

Ya une belle bande de mongols dans cette équipe numérique
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