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Vault 7 : Apple affirme que les documents de la CIA sont dépassés
Et que les vulnérabilités censées affecter ses produits ont déjà été corrigées

Le , par Michael Guilloux, Chroniqueur Actualités
Juste avant le weekend, WikiLeaks a publié une nouvelle série de documents dans le cadre de son opération Vault 7 visant à révéler les techniques et outils de piratage de la CIA. Dans cette nouvelle vague baptisée DarkMatter, ce sont les produits d’Apple qui étaient concernés. Il s’agissait en effet d’une dizaine de documents mettant en évidence les techniques de la CIA pour pirater les produits d’Apple, Mac et iPhone.

Des projets de la CIA permettaient par exemple de compromettre le firmware des Mac, de sorte que les infections persistent même si le système d’exploitation est réinstallé. Un autre document daté de 2008 montrait également que la CIA avait mis au point un implant malveillant pour l'iPhone ; lequel implant aurait pu physiquement être installé sur de nouveaux iPhone depuis la chaîne d’approvisionnement.

Comme lors de la première vague de documents publiés, il a fallu juste quelques heures à Apple pour réagir. Et encore une nouvelle fois, la firme de Cupertino assure que ses utilisateurs sont déjà protégés de ces vulnérabilités. Dans un communiqué, Apple a en effet fait savoir que les documents de la CIA publiés par WikiLeaks sont vieux et que les failles décrites dans ses produits ont été corrigées depuis bien longtemps : depuis 2009 pour la vulnérabilité affectant les iPhone et à partir de 2013 pour les Mac. Dans chacun des cas, il faut cependant passer aux produits plus récents d’Apple pour être protégé.

« D'après notre première analyse [des révélations de WikiLeaks], la prétendue vulnérabilité de l'iPhone n'a affecté que l'iPhone 3G et a été corrigée en 2009 lorsque l'iPhone 3GS a été lancé. Notre analyse préliminaire montre encore que les prétendues vulnérabilités affectant les Mac ont été corrigées dans tous les Mac lancés après 2013 », affirme Apple. Cela sous-entend que les utilisateurs des Mac lancés jusqu’en 2013 ne seraient pas protégés. Vu que les produits d’Apple sont associés à des consommateurs nantis, doit-on donc espérer qu’en 2017, la plupart ont abandonné les Mac datant d’avant 2013 ?

Quoi qu’il en soit, Apple ne semble pas apprécier la manière dont WikiLeaks coordonne la divulgation des documents de la CIA. L’organisation non gouvernementale avait promis de partager les documents et le code de la CIA avec les grandes entreprises de l’IT, afin de leur permettre de corriger les problèmes dans les produits avant que les détails ne soient portés à la connaissance du public. Certaines entreprises avaient salué cette initiative. C’est le cas de Microsoft qui a également indiqué que sa « méthode préférée pour toute personne connaissant des problèmes de sécurité, y compris la CIA ou WikiLeaks, est de soumettre des détails à secure@microsoft.com » afin que la firme puisse examiner les informations et prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses clients. Mais, à entendre Apple, il semble que WikiLeaks s’attende à une collaboration spéciale avec les entreprises dans cette affaire, plutôt que de soumettre ces informations via le processus normal.

« Nous n'avons pas négocié d'information avec WikiLeaks. Nous leur avons donné des instructions pour soumettre toutes les informations qu'ils souhaitent à travers notre processus normal selon nos termes standards. Jusqu'à présent, nous n'avons reçu aucune information de leur part qui ne soit pas du domaine public », a déclaré Apple. Pour sa part, le fabricant d’iPhone ne semble pas non plus ouvert à entamer une collaboration spéciale avec WikiLeaks, en dehors de son processus standard. « Nous sommes des défenseurs infatigables de la sécurité et de la confidentialité de nos utilisateurs, mais nous ne tolérons pas le vol et ne collaborons pas avec ceux qui menacent de nuire à nos utilisateurs », a ajouté Apple.

Rappelons qu’après la publication des premiers documents de la CIA, Mozilla s’était également plaint de WikiLeaks en l’accusant de mettre en péril la sécurité de l’Internet : « Si les informations publiées dans les rapports sont exactes, alors cela prouve que la CIA porte atteinte à la sécurité de l'internet - et WikiLeaks aussi », avait affirmé Heather West, Senior Policy Manager chez Mozilla. Il accusait WikiLeaks de ne pas divulguer ces vulnérabilités aux entreprises affectées pour leur permettre de les corriger et protéger les utilisateurs, avant de les mettre à la disposition du public.

Source : Mac Rumors

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Avatar de SkyZoThreaD SkyZoThreaD - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 27/03/2017 à 12:46
Comment ils sont mad Apple qu'on dévoile leurs failles
Surtout qu'ils se ventent dans leurs pubs aux US d'avoir des produits sécurisés contrairement à la concurence.

WikiLeaks
Avatar de Lcf.vs Lcf.vs - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 27/03/2017 à 14:21
Pub déguisée, basée sur la peur, de la part d'Apple? culpabilisation des gens n'ayant pas changé d'appareil depuis 2013?
Avatar de Beanux Beanux - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 27/03/2017 à 14:36
Citation Envoyé par nirgal76 Voir le message
Une informations non vérifiée n'est pas une information, c'est une rumeur.
(même si je crois aussi à ces révélations moi aussi)
Elle est vérifié dans le sens ou elle a été déclarée par le biais de documents et autre. Mais non corroboré, et c’est la que la nuance doit se faire
Avatar de Felykanku Felykanku - Membre régulier https://www.developpez.com
le 29/03/2017 à 0:27
Ils sont champion en piratage, ça du moins c'est une évidence. Mais que dire de la presidentielle passée ? Un pirate piraté ?
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 01/04/2017 à 17:35
Vault 7 : la CIA a développé un outil pour masquer ses traces
et orienter les chercheurs en sécurité vers des attaquants chinois ou russes

WikiLeaks publie une troisième vague de documents dans le cadre de son opération Vault 7, visant à divulguer les techniques et outils de piratage utilisés par la CIA. L’opération a été lancée le 7 mars avec de nombreux fichiers décrivant des failles de sécurité exploitées pour compromettre des PC Windows, des Mac, des appareils Android et iOS, mais également les smart TV de Samsung, entre autres dispositifs. Deux semaines plus tard, de nouveaux documents ont été publiés. Ces dernières révélations montraient que la CIA avait installé des implants malveillants sur les iPhone depuis la chaîne d'approvisionnement, mais était également capable d'infecter les iPhone et Mac d'Apple de manière persistante.

Dans ce nouvel épisode de l’opération de WikiLeaks, ce sont près de 700 fichiers de code source d’un framework baptisé Marble qui ont été publiés. Il s’agit d’un outil utilisé par la CIA pour brouiller les pistes après une attaque de ses agents. D’après WikiLeaks, Marble est en effet « utilisé pour empêcher les enquêteurs et les sociétés d’antivirus d'attribuer des virus, des chevaux de Troie et des attaques à la CIA. » Marble fait cela en appliquant des techniques d’obscurcissement sur les fragments de texte utilisés dans les logiciels malveillants de la CIA. Marble a été développé pour « permettre un obscurcissement flexible et facile à utiliser », car « les algorithmes d’obscurcissement de chaîne (en particulier ceux qui sont uniques) sont souvent utilisés pour lier des logiciels malveillants à un développeur ou une société de développement spécifique ».

L’une des particularités de cet outil est qu’il pourrait permettre à la CIA de déguiser son code pour faire croire aux chercheurs en sécurité qu’il provient d’un autre pays. Le code source fourni par WikiLeaks contient des exemples en chinois, russe, coréen, arabe et farsi (principale langue parlée en Iran). « Cela peut amener les enquêteurs à attribuer le code à d'autres [attaquants], par exemple en considérant que la langue du créateur du logiciel malveillant n'est pas l'anglais, mais le chinois », affirme WikiLeaks.


L’existence d’un tel outil devrait amener les chercheurs en sécurité à rouvrir certains dossiers pour une analyse plus éclairée prenant en compte les nouvelles données. C’est d’ailleurs ce que souhaite WikiLeaks. La version 1.0 de Marble a en effet été sortie en 2015 et l’outil a été utilisé l’an dernier. Il est donc possible que certaines enquêtes sur des attaques ayant utilisé Marble n’aient pas pu être résolues et aient débouché sur de fausses pistes.

Pour aider les enquêteurs, WikiLeaks a donc publié un outil inclus dans les fichiers de la CIA. L'outil a été conçu par les espions américains pour inverser l’obscurcissement dans leurs logiciels malveillants. Combiné avec les techniques d’obscurcissement de la CIA qui ont été révélées, WikiLeaks pense qu’un modèle ou une signature pourrait émerger, ce qui peut aider les enquêteurs à attribuer des attaques et des logiciels malveillants découverts précédemment à la CIA.

Source : WikiLeaks

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Avatar de TiranusKBX TiranusKBX - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 01/04/2017 à 18:25
Je paris que l'on vas aussi découvrir plus tard que certaines attaques sur des sociétés aux USA on été faites par la CIA, le tout couvert par ce merveilleux Framework!
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 01/04/2017 à 21:06
drole d'idée mais ca ne prouve pas grande chose.

mettre des commentaire dans du code c’est aberrant pour un virus qui doit être discret, donc des charactere chinois qui prenne une place folle, c'est débile.

moi je met tout mes com en anglais pourtant je code tout seul, et suis francais.. donc bon faut etre bete pour penser que le com indique l'origine du soft
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre expert https://www.developpez.com
le 03/04/2017 à 8:52
Citation Envoyé par Aiekick Voir le message
faut etre bete pour penser que le com indique l'origine du soft
C'est triste mais certaines personne pense que c'est une preuve suffisante.
Alors qu'à chaque fois c'est une attaque sous faux drapeau...
Les personnes qui développent ce genre d'outils font en sorte de ne pas être retracé, par conséquent ils écrivent tout en anglais...

Aujourd'hui on nous fait croire que les ennemis sont la Russie, la Chine, l'Iran, la Corée du Nord, la Syrie, etc.
Alors que l'ennemi c'est les USA.
C'est eux qui espionnent le monde entier.

Si des enquêteurs trouve du texte en Russe dans un programme malveillant, ils vont tout de suite croire que ça vient de Russie, alors que ça vient de la CIA.
Les médias nous conditionnent à avoir une pensée manichéenne : Les USA sont nos gentils copains, la Russie, la Chine, sont nos méchant ennemis.
Du coup dès qu'il y a le moindre truc en rapport avec ces pays soit disant ennemi, ça suffit, on ne cherche pas plus.
Une entreprise américaine qui se fait pirater aura plus de faciliter à croire que le piratage vient de Russie plutôt qu'il ne vient de la CIA...
Avatar de emutramp emutramp - Membre habitué https://www.developpez.com
le 03/04/2017 à 21:45
Même sans la moindre preuve, répéter une information fausse ou invérifiable devient après un savant mélange des médias traditionnels voir spécialisé IT grand publique par devenir dans la tête du français (ou pays aux ordres des US), une vérité. Un agent du FBI l’a d’ailleurs très bien résume en assumant récemment «*Le piratage du parti démocrate pendant l’élection US est d’origine russe, ce n’est même plus a démontrer*» alors que jusqu’ici, aucune preuve vérifiable par le publique n’est disponible.

C’est comme Yahoo et ses 500 millions de comptes compromis*:

http://www.lemonde.fr/pixels/article...7_4408996.html (ou autres media traditionnel, voir même oriente IT tech)

Alors que, précisément*:

http://thehackernews.com/2017/03/yah...each-hack.html

En résumé*: Vérifiez l’information donné par n’importe quel media, via plusieurs sources et ne jamais considéré comme vrai ce qui est relate dans les médias a première lecture ou sans approfondir le sujet et connaître exactement les détails qui ne sont pas relaté.
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 09/04/2017 à 1:25
Vault 7 : WikiLeaks dévoile les outils utilisés par la CIA pour infecter les PC Windows
et échapper à la détection des logiciels de sécurité

Le 7 mars, WikiLeaks a lancé l’opération Vault 7 visant à divulguer les techniques et outils de piratage utilisés par la CIA. Les premiers fichiers divulgués par l’organisation non gouvernementale décrivaient des failles de sécurité exploitées pour compromettre des PC Windows, des Mac, des appareils Android et iOS, mais également les smart TV de Samsung, entre autres dispositifs.

Après cette première vague, ce sont d’autres documents qui montraient que la CIA avait installé des implants malveillants sur les iPhone depuis la chaîne d'approvisionnement, mais était également capable d'infecter les iPhone et Mac d'Apple de manière persistante. Il y a eu ensuite un nouvel épisode où près de 700 fichiers de code source d’un framework baptisé Marble ont été publiés. Il s’agit d’un outil utilisé par la CIA pour brouiller les pistes après une attaque de ses agents. Marble permet par exemple à la CIA de déguiser son code pour orienter les chercheurs en sécurité vers de fausses pistes, en particulier vers des attaquants russes, chinois et coréens, entre autres.

WikiLeaks vient de publier un nouveau lot de documents appartenant à la CIA ; et cette fois, ils décrivent des outils utilisés par l’agence d’espionnage pour infecter les PC Windows. Cette nouvelle fuite est baptisée Grasshopper, du nom d’un ensemble d'outils logiciels utilisés pour créer des logiciels malveillants personnalisés pour les ordinateurs Windows. « Grasshopper est un outil logiciel utilisé pour créer des installateurs personnalisés pour les ordinateurs cibles exécutant le système d'exploitation Microsoft Windows », est-il expliqué dans le guide utilisateur de la CIA.

Grasshopper est doté d'une variété de modules qui peuvent être utilisés par un opérateur de la CIA comme des blocs pour construire un implant personnalisé qui se comportera différemment en fonction de l’ordinateur ciblé. D’après les documents de la CIA, il serait possible pour un opérateur de personnaliser son malware de sorte que son installation dépende de l’évaluation de l’environnement cible. Les conditions cibles à vérifier sont décrites à l'aide d'un langage de règle personnalisé. D’après WikiLeaks, ce langage, qui serait d’ailleurs très flexible, permet de définir des règles qui sont utilisées pour faire une évaluation du terrain avant l’installation de la charge utile sur le périphérique. Cela « permet de s’assurer que la charge utile ne sera installée que si la cible a la bonne configuration », explique le lanceur d’alerte. « Grâce à ce langage, les opérateurs de la CIA sont capables […] de vérifier par exemple si le périphérique cible exécute une version spécifique de Microsoft Windows ou si un produit antivirus particulier est en cours d'exécution ou non », dit-il.

Grasshopper implémente des techniques pour éviter d’être détecté par les antivirus sur l'ordinateur spécifique ciblé. D’après WikiLeaks, il est en effet susceptible de ne pas être détecté par les produits de sécurité comme Kaspersky Internet Security Suite, Microsoft Security Essentials, Rising Internet Security et Symantec End Point Protection.

L’outil de la CIA utilise également divers mécanismes de persistance, y compris Stolen Goods 2.0. Les documents publiés par WikiLeaks le décrivent comme « un module de persistance pour Grasshopper, basé sur des composants d’un logiciel malveillant tiers ». Ce logiciel malveillant tiers en question n’est rien d’autre que Carberp, un trojan bancaire attribué aux Russes et dont le code source a été publié en ligne en 2013. La CIA a emprunté des composants de ce trojan qu’elle a ensuite modifiés pour ses propres opérations de piratage. « Les composants [de Stolen Goods 2.0] ont été prélevés sur un logiciel malveillant connu sous le nom de Carberp, un rootkit suspecté d'appartenir à des Russes », est-il indiqué dans les documents de la CIA. Et d’ajouter : « Le code source de Carberp a été publié en ligne et a permis [à nos équipes] d'emprunter facilement des composants du malware. » Cela confirme, comme le cas du botnet Mirai, que lorsque le code d’un malware est publié en ligne, cela peut-être très dangereux pour la sécurité des systèmes informatiques.

La CIA explique toutefois dans les documents publiés par WikiLeaks que la plupart des composants de Carberp n'étaient pas utilisés dans Stolen Goods 2.0. Seuls le module de persistance et les parties de l'installateur ont été pris et modifiés pour répondre à ses besoins. « Une grande majorité du code Carberp d'origine utilisé a été fortement modifiée. Très peu de morceaux du code original existent sous une forme non modifiée ». La CIA assure également qu’avant de les utiliser, « tous les composants pris en charge par Carberp ont été soigneusement analysés pour chercher des fonctionnalités cachées, backdoors, vulnérabilités, etc.

WikiLeaks explique que les 27 documents publiés dans cette nouvelle vague donnent un aperçu de la façon dont la CIA maintient la persistance sur les ordinateurs Windows infectés ; ce qui devrait, selon le lanceur d’alerte, donner des directives à ceux qui cherchent à défendre leurs systèmes, pour identifier tout compromis existant.

Sources : Communiqué de WikiLeaks, Grasshopper v2 (guide d’utilisateur), Stolen Goods 2.0 (manuel d’utilisateur)

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Qu’en pensez-vous ?
Avatar de Pierre GIRARD Pierre GIRARD - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 12/04/2017 à 17:29
Ça fait un argument de plus pour les Chinois et les Russes de fuir les produits "Made In USA". Pendant ce temps là l'Europe, dont la France, continue à investir massivement dans les PC à base de Windows.
Avatar de Bam92 Bam92 - Membre régulier https://www.developpez.com
le 14/04/2017 à 14:29
Je ne sais pas si j'ai bien lu, mais il me semble que GNU/Linux n'est pas la cible. Merci mon Debian.
Aux autres j'en appelle à l'adoption de la culture libre (vivre la transparance)
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 24/04/2017 à 10:04
Weeping Angel : WikiLeaks publie le guide utilisateur de l'implant de la CIA
pour transformer les smart TV de Samsung en dispositifs d’écoute

Weeping Angel faisait partie de la première vague de documents de la CIA qui ont été publiés par WikiLeaks, dans son opération baptisée Vault 7. Développé en collaboration avec le MI5, le service de la sécurité intérieure britannique, l’outil aurait permis à la CIA de pirater des smart TV de Samsung et les transformer en dispositifs d’écoute des conversations privées des utilisateurs. Il s’agit en effet d’un implant conçu pour enregistrer les bruits aux alentours de la smart TV grâce à son microphone intégré. Les données audio sont ensuite exfiltrées ou stockées sur l’appareil pour une récupération ultérieure.

Dans le guide utilisateur publié ce weekend, WikiLeaks fournit des détails sur les principales fonctionnalités de l’implant. Le document décrit toutefois une des premières versions de l’outil, celle initialement développée par le MI5, avant que la CIA ne l’adapte pour ses propres besoins. Cette version baptisée « EXTENDING » dans le guide utilisateur a été conçue pour les téléviseurs intelligents Samsung F Series.

L’implant EXTENDING peut être installé à l'aide d'une méthode d'accès physique. Son programme d'installation est chargé sur une clé USB qui doit être ensuite insérée dans le téléviseur cible pour être exécuté. Le programme d'installation va déployer l'implant sur l’appareil avec un fichier de configuration qui sera utile pour diverses opérations, telles que l’exfiltration des enregistrements, l’écoute des enregistrements en direct ou encore la désinstallation du programme malveillant. Une fois installé sur le téléviseur, EXTENDING va attendre le prochain démarrage de l’appareil pour commencer à opérer.

Il y a deux manières possibles d’exfiltrer les données enregistrées. La première consiste à les récupérer en ayant un accès physique à la smart TV. Pour exfiltrer des fichiers par accès physique, une clé USB doit être insérée sur l’appareil. La clé USB contient un certain fichier avec une certaine chaine telle que définie dans le fichier de configuration, lui-même déjà copié sur le téléviseur pendant l’installation. Lorsqu’elle est insérée dans le téléviseur, les fichiers sont automatiquement copiés sur la clé USB.

Il est également possible de récupérer le fichier audio à distance, via un point d’accès WI-FI. Pour exfiltrer les fichiers sur un point d'accès Wi-Fi, le point d'accès doit être configuré dans la portée du téléviseur avec un SSID préconfiguré, tel que défini dans le fichier de configuration installé sur l’appareil. Les fichiers sont ensuite exfiltrés sur ce réseau Wi-Fi vers un serveur tel que configuré dans le fichier de configuration. Grâce à un outil baptisé Live Listening Tool, l’implant permet d’écouter l’enregistrement en direct, alors qu'il est exfiltré sur le point d’accès WI-FI.

L’une des fonctionnalités les plus importantes de l’outil est le mode « Fake-off » qui permet d’enregistrer les conversations, même quand les utilisateurs croient avoir éteint leur téléviseur. EXTENDING est capable d’intercepter la commande qui permet d’éteindre le téléviseur, et dès qu'il intercepte, il éteint plutôt l'écran du téléviseur en laissant son processeur en marche ; ce qui lui permet de continuer à enregistrer. L'implant peut également être désinstallé en insérant une clé USB avec un fichier contenant une certaine chaine telle que définie dans le fichier de configuration. Lorsque cette clé USB est insérée dans le téléviseur, l'implant se désinstalle. Il est aussi possible de définir dans le fichier de configuration une date et une heure à laquelle l’implant doit se désinstaller automatiquement.

L’installation de l’implant EXTENDING se faisant par un accès physique, la menace est donc très limitée et plutôt ciblée. On ne peut toutefois pas en dire autant pour Weeping Angel, qui est une version améliorée par la CIA pour répondre à des besoins plus exigeants. Lors de la première vague de documents de la série Vault 7, les documents publiés par WikiLeaks (datant de 2014) ont révélé encore que dans une version future, il serait prévu d’étendre les fonctionnalités de Weeping Angel, pour permettre l'enregistrement d'images et de vidéos, pour les smart TV avec une caméra intégrée.

Source : WikiLeaks, Guide utilisateur EXTENDING

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 08/05/2017 à 13:20
Archimedes : WikiLeaks publie un outil de la CIA pour mener des attaques man-in-the-middle
au sein des réseaux locaux d'entreprise

WikiLeaks continue de déballer le lot de documents et outils de piratage de la CIA qui est en sa possession ; lequel a commencé à être publié le 7 mars à travers l’opération baptisée Vault 7. Pratiquement chaque semaine, le lanceur d’alertes a mis en ligne, vague après vague, de nombreux manuels utilisateur et des bouts de code de certains outils de l’arsenal de l’agence américaine. La liste est longue et l'on peut citer l’outil Weeping Angel, un implant pour transformer les smart TV de Samsung en dispositifs d’écoute, ou encore Marble, qui permet à la CIA de masquer ses traces après ses attaques et orienter les chercheurs en sécurité sur des pistes de hackers chinois ou russes. L’un des derniers que nous avons signalés était Grasshopper, un outil pour développer des malwares personnalisés ciblant les PC Windows, mais également échapper à la détection des antivirus.

Ce weekend, WikiLeaks a révélé l’existence d’un autre outil baptisé Archimedes, qui lui-même était une mise à jour d’un autre outil de la CIA, baptisé Fulcrum. Ce dernier vise à attaquer un réseau LAN distant et d'après le guide utilisateur publié par WikiLeaks, Fulcrum « facilite l'utilisation d'une machine contrôlée [par la CIA] pour pivoter vers une autre machine cible non compromise qui se trouve sur le même LAN. L'application effectuera une attaque man-in-the-middle sur l'ordinateur cible. L'application va surveiller ensuite le trafic HTTP de la machine cible et rediriger la cible vers l'URL fournie lorsque les conditions appropriées sont respectées. »

Avant d’aller plus loin, rappelons qu’un réseau local ou LAN (Local Area Network) est un réseau informatique à travers lequel les terminaux qui y participent s'envoient des trames au niveau de la couche de liaison sans utiliser d’accès à internet, ce qui permet notamment de limiter les risques d’attaques informatiques. L’attaque de la CIA repose donc sur une « machine pivot », une machine contrôlée sur laquelle Fulcrum est exécutée.

« Fulcrum n'est pas un exploit ou un ver », est-il précisé dans le guide utilisateur. « Il ne fera pas d'exécution de code arbitraire sur une machine distante et ne créera pas d'escalade de privilège sur la machine pivot. Il n'affectera pas les applications ou les systèmes d'exploitation sur les machines pivots ou cibles. Fulcrum ne va pas se répliquer ou cibler automatiquement les machines sur un réseau local ... Fulcrum dirigera le trafic HTTP d'une machine cible vers l'URL de choix de l'attaquant ».

L’attaque de la CIA est une attaque main-in-the-middle basée sur l’ARP spoofing. Pour information, l’Address Resolution Protocol (ARP, protocole de résolution d’adresse) est un protocole effectuant la traduction d’une adresse de protocole de couche réseau (typiquement une adresse IPv4) en une adresse MAC (typiquement une adresse Éthernet), ou même de tout matériel de couche de liaison. Il se situe à l’interface entre la couche réseau et la couche de liaison. Fulcrum se concentre uniquement sur l'environnement IPv4 et Ethernet ; la combinaison d'IPv4 et Ethernet représentant l'écrasante majorité des réseaux locaux (LAN), est-il indiqué dans le manuel utilisateur.

La technique ARP Spoofing est utilisée sur un réseau local pour permettre à une machine contrôlée par un attaquant d'intercepter des trames de données de machines du réseau, allant vers d'autres destinations. Cela place la machine de l'attaquant au milieu de tout trafic de la machine de la cible vers une autre destination.

La CIA explique dans son manuel que « l'ARP Spoofing compromet la traduction d'adresse IPv4 des machines cibles en adresses MAC en envoyant des paquets ARP falsifiés qui associent l'adresse MAC de l'attaquant à l'adresse IP d'un autre hôte (par exemple, la passerelle par défaut). Tout le trafic destiné à cette adresse IP serait donc envoyé par erreur à l'attaquant », comme vous pouvez le voir sur la figure suivante.


Fulcrum utilise l'ARP spoofing pour se placer entre la machine cible et la passerelle par défaut sur le réseau local afin qu'il puisse surveiller tout le trafic quittant la machine cible. Une fois que tout le trafic réseau de la machine cible est acheminé vers la machine pivot, Fulcrum surveille des messages HTTP spécifiques. Connaissant l'activité de la machine cible, la CIA peut créer une fausse page Web identique à un site visité par la machine cible. Et quand la victime tentera d’accéder à ce site, Archimedes va la piéger en ouvrant la copie, par exemple pour récupérer des informations, des identifiants, etc. Ce logiciel a été spécialement conçu pour les environnements Windows XP, Vista et Seven.

Sources : Communiqué de WikiLeaks, Guide utilisateur Archimedes, Guide utilisateur Fulcrum
Avatar de Lyons Lyons - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 08/05/2017 à 17:20
Mouais c'est pas la révélation du siècle non plus. L'ARP spoofing est vraiment une technique de base, y'a pléthore d'outil gratuits et opensource pour faire des ARP spoofing et tout ce qui s'en suit (spying, DNS spoofing, DoS...).
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 09/05/2017 à 3:00
pourquoi wikileaks diffuse des outils de piratage ? pour avoir plus de documents envoyés ? ou pour faire chier les particuliers ?
Avatar de domi65 domi65 - Membre actif https://www.developpez.com
le 12/05/2017 à 11:20
Marble, qui permet à la CIA de masquer ses traces après ses attaques et orienter les chercheurs en sécurité sur des pistes de hackers chinois ou russes.
Je me disais aussi, « sont cons ces hackers russes, supposés ultra performants, à se laisser gauler aussi facilement !»
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 20/05/2017 à 7:57
Vault 7 : WikiLeaks révèle que le logiciel Athena, utilisé dans les opérations d'espionnage de la CIA,
peut infecter toutes les versions de Windows

WikiLeaks a publié le dernier numéro de sa série de fuites Vault 7, qui propose au public d’avoir des informations sur certains des outils de piratage de la CIA. Cette fois-ci, WikiLeaks a divulgué des informations sur un outil appelé Athena.

Selon les documents divulgués, WikiLeaks a indiqué qu’Athena est un implant (un terme technique de la CIA pour désigner les « logiciels malveillants ») qui peut cibler et infecter tout système Windows, de Windows XP à Windows 10, la dernière version du système d'exploitation de Microsoft.

Les documents qui ont filtré hier comportent des dates qui vont de septembre 2015 à février 2016, montrant que la CIA avait la possibilité de pirater Windows 10 quelques mois après son lancement, malgré le fait que Microsoft mettait fièrement en avant la difficulté de pirater son nouveau système d'exploitation.

Sur le plan technique, Athena n'est pas si spécial en comparaison aux autres logiciels malveillants développés pour les opérations d'espionnage numérique de l’agence. Selon les documents, un agent de la CIA dispose d'un constructeur avec des options pour générer une charge utile du malware Athena. Cette charge utile peut être spécifiquement assemblée pour fonctionner avec un serveur C&C en ligne, hors ligne ou en mode RAM uniquement (également connu sous le nom de mode sans disque/sans fichier).

Pour l'installation d'Athena, les opérateurs disposent de différentes méthodes allant des méthodes de livraison classiques à la compromission de la chaîne d'approvisionnement, et même via un opérateur sur le terrain, si cela devait s’avérer nécessaire.

Une fois sur le PC d'une cible, Athena communique avec un serveur C&C d'où il reçoit des instructions ou des charges utiles supplémentaires qu'il faudrait installer sur l'ordinateur de sa victime. Le malware fournit une capacité de balisage (y compris la configuration et la gestion des tâches), le chargement/déchargement de la mémoire de charges utiles malveillantes pour des tâches spécifiques et la livraison et la récupération de fichiers vers/depuis un répertoire spécifié sur le système cible. Il permet à l'opérateur de configurer les paramètres pendant l'exécution (pendant que l'implant est sur la cible) pour le personnaliser à une opération.

Ce qui est plus intéressant, c'est que les documents révèlent que la CIA a été épaulée par un entrepreneur non gouvernemental lors du développement du logiciel malveillant : l’entreprise Siege Technologies. Cette dernière est une société de cybersécurité basée dans le New Hampshire, qui a été acquise le 15 novembre 2016 par Nehemiah Security, une autre société américaine basée à Tysons, en Virginie, à la périphérie de Washington et près du quartier général de la CIA. Une zone qui regorge de divers entrepreneurs militaires et de la défense.


Dans un courriel, Jason Syversen, fondateur de Siege Technologies qui a des antécédents en cryptographie et en hacking, a déclaré que son entreprise envisage des améliorations qui fourniraient en temps réel des commentaires sur la question de savoir si un exploit a réellement atteint sa cible. Les commandants militaires « veulent un cratère fumant pour prouver une attaque ayant réussi », a-t-il dit, tout en rappelant que « Nous n'avons pas cela dans le numérique. »

Syversen a expliqué qu'il avait l'intention de créer l'équivalent des soi-disant métriques militaires de probabilité de tuer, une analyse statistique pour savoir si une attaque est susceptible de réussir. « Je me sens plus à l'aise en travaillant sur la guerre électronique », a-t-il affirmé, « C'est un peu différent des bombes et des armes nucléaires – c'est un domaine moralement complexe. Ici, au lieu de bombarder des choses et d'avoir des dommages collatéraux, vous pouvez réellement réduire les victimes civiles, ce qui est une victoire pour tout le monde. »

Depuis mars, WikiLeaks a fait neuf publications relatives à « Vault 7 », qui comprennent notamment (en dehors de cette publication) :
  • AfterMidnight - permet aux opérateurs de charger et d'exécuter dynamiquement les charges utiles des logiciels malveillants sur une machine cible ;
  • Archimedes - un outil d'attaque MitM prétendument créé par la CIA pour cibler les ordinateurs à l'intérieur d'un réseau local (LAN) ;
  • Scribbles - un logiciel prétendument conçu pour intégrer des « balises web » dans des documents confidentiels, permettant à l'agence de suivre les initiés et les dénonciateurs ;
  • Grasshopper - un framework qui a permis à l'agence de créer facilement des logiciels malveillants personnalisés pour entrer dans Microsoft Windows et contourner la protection antivirus ;
  • Marbre - a révélé le code source d'un cadre anti-forensique secret, fondamentalement un obscurcisseur ou un emballeur utilisé par la CIA pour masquer la source réelle de ses logiciels malveillants ;
  • Dark Matter - axé sur les exploits de piratage de l'agence conçus pour cibler des iPhones et des Macs ;
  • Weeping Angel - outil d'espionnage utilisé par l'agence pour infiltrer les téléviseurs intelligents, en les transformant en micros secrets ;
  • Year Zero - des exploits de piratage de la CIA pour infiltrer du matériel et des logiciels populaires.

Source : WikiLeaks
Avatar de mh-cbon mh-cbon - Membre habitué https://www.developpez.com
le 20/05/2017 à 10:41
EDIT:
Roh lol j'ai répondu à un post de la première page.
Y'a un truc qui ne fonctionne pas bien dans la nav, des fois j'arrive à la dernière page, des fois à la première.

M'enfin bon, pas très grave, le post reste d'une actualité tout à fait brûlante,
en fait

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Citation Envoyé par emutramp Voir le message
Merci pour cet article très intéressant

Si il était évident que les agences gouvernemental se donnait a cœur joie d’insérer des backdoor / exploiter des vulnérabilités / espionner a grande échelle… sur les smartphone / objets connectés / ordinateurs ayant une parti (voir intégralement) un code source fermé (malheureusement, la politique / intégrité des ces organisations est loin de ce qu’ils affirment / devraient être), j’ai lu sur un autre site que les systèmes Linux était également visé.

Sans être dans l’illusion qu’un système complètement open source est synonyme de secu "bulletproof" (complet jusqu’au drivers de la carte graphique par exemple, nouveau pour les cartes nvidia et non le drivers propriétaire…), il serait intéressant de savoir jusqu’à ou ils ont poussé pour s’introduire sur ces OS.

Est-ce qu’un kernel utilisant le patch grsecurity, sur un système hardened comme Gentoo voir openBSD, avec des applications sandboxed, IDS… ont pu être bypass permettant un remote accès ou autre «*security leaks*»*?
Ne te berces pas trop d'illusions, amha, tous les systèmes sont trouées par la nsa, souviens toi de l'iran avec son système scada qui s'est fait bouffer à coups de clefs usb interposés.

Faut être réaliste nux n'est meilleur qu'en cela que les scripts kiddies et autres mangeurs d'argent nous foutent la paix avec leurs vers.

Citation Envoyé par emutramp Voir le message
Une hypothèse qui pourrait se confirmer avec cette affaire, sont les services de VPN (torguard / ivpn...) offrant, de ce qu’ils affirment, un non log de l’activité du trafic, vie privée etc etc pour quelques euros par mois, tout en proposant leurs logiciels vpn au code source fermé et arguant qu’openvpn peut être utilisé.
</hypothèse>
J'utilise un VPN, par contre, faudrait être stupide, ou naïf de croire que cela protège véritablement.
Je le vois plutôt ainsi, mieux vaut qu'une société privé sans droit particulier puisse voir mes logs sentencieux, et le cas échéant me promette de tout supprimer, qu'un état pourvu du droit de sentence.
Dans le même ordre d'idée, prendre un vpn dans un état non-otan, non-ue c'est encore mieux, c'est comme lorsque tu joues à l'évasion fiscale, tu installes des barrières entre ton pognon et ton administration, parce qu'au fond, tout pourrait se savoir très très très facilement.

Au sujet de la news,
il n'y a que cette tournure qui me chiffonnes,
en anglais ça sonne bien "the shoot to kill metric",
en français ça demande plus d'effort,
des idées?

Syversen a expliqué qu'il avait l'intention de créer l'équivalent
des soi-disant métriques militaires de probabilité de tuer métrique
Avatar de marsupial marsupial - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 20/05/2017 à 14:11
« Je me sens plus à l'aise en travaillant sur la guerre électronique », a-t-il affirmé, « C'est un peu différent des bombes et des armes nucléaires – c'est un domaine moralement complexe. Ici, au lieu de bombarder des choses et d'avoir des dommages collatéraux, vous pouvez réellement réduire les victimes civiles, ce qui est une victoire pour tout le monde. »

Euh...
Les avis divergent...

Je ne saurai dire pourquoi, mais fichtrement vraiment pas pourquoi, j'ai comme l'impression que le NHS et plus de 300.000 victimes à travers plus de 150 pays ont un profond désaccord au sujet de cette opinion.

Mais je peux me tromper
Avatar de Battant Battant - Membre actif https://www.developpez.com
le 25/05/2017 à 20:58
Bonjour,

On dirait le film traque sur internet ou les prétoires pourrait être non seulement la NSA, CIA comme commandants et autre mais également Facebook Google amazone pour la publicité

Normalement, si un système comme Linux et free-bsd sont open source, ils sont expertisables

A quand les antivirus qui enlève ces programmes pour éviter de participer à une guerre numériques ?

A quand des expertises indépendantes mêmes des programmées propriété pour savoir ce que font réellement nos ordinateurs tant du point de vu logiciel que matérielle ?

A quand le développement de matériels libres ?
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Mat%C3%A9riel_libre

https://korben.info/wiki/materiel_libre

Si vous pouviez voter pour un parti qui s'occupe de ces questions seriez-vous prêt à voter pour le parti pirate ?
Suisse
https://www.partipirate.ch/le-parti/

France
https://partipirate.org/

Que pensez-vous ?

Salutations
Avatar de Coriolan Coriolan - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 02/06/2017 à 18:00
Vault 7 : WikiLeaks révèle Pandemic, un outil de la CIA qui s'appuie sur un serveur Windows
Pour infecter des machines dans un réseau ciblé

WikiLeaks a publié encore une fois plus d’informations sur les outils de piratage de la CIA dans le cadre de sa série de fuites Vault 7. Cette fois-ci, le site a divulgué des détails sur un implant pour serveur nommé Pandemic. Il permet d’infecter des machines dans un réseau ciblé puis mener plusieurs actions.

« Pandemic » commence par contaminer un serveur, une fois l’implant en place, la CIA est en mesure d’infecter les ordinateurs des utilisateurs à distance avec n’importe quel malware qu’ils désirent. Lorsque les machines ciblées essaient d’accéder à un fichier dans le serveur infecté, Pandemic utilise une technique de diversion pour délivrer une version malicieuse du fichier sans se faire détecter, en effet, le fichier initial se transforme précisément au cours du transfert, ce qui complique sa détection. Le trojan est ensuite exécuté dans les ordinateurs ciblés. Chaque application détournée et installée place à son tour un implant dans la machine cliente, elle devient à son tour un vecteur d’infection pour d’autres ordinateurs, ce qui a donné son nom à ce type d’attaque.

Selon les documents publiés ce jeudi, il faut 15 secondes seulement à Pandemic pour qu’il soit installé sur un serveur. Toutefois, la méthode de cette infection n’a pas été précisée, elle pourrait s’appuyer sur une exploitation d’une faille de sécurité ou encore requérir un accès physique au serveur, comme c’est le cas pour de nombreux outils de la CIA.

Cette méthode consiste à passer par de fausses applications pour infecter les machines ciblées, une technique que la CIA a également suivie en détournant certains programmes populaires comme VLC et Notepad++ pour infecter ses cibles. La méthode de Pandemic consiste elle à remplacer des applications au moment du transit, pour éviter d’être détecté, et la machine ciblée se trouve avec le même exécutable du programme. Pandemic peut remplacer jusqu’à 20 logiciels de cette manière, à condition que chaque programme ne doive pas dépasser plus de 800 Mo.

Les documents publiés ce jeudi informent que Pandemic s’installe en tant que « File System Minifilter Driver ». Le chercheur en sécurité Jake Williams a informé ARS que le pilote en question doit être signé par un certificat valide ou qu’il soit installé en exploitant une faille de sécurité. Le certificat en question peut être soit acheté soit volé par l’agent. Ces restrictions et d’autres détails techniques laissent entendre que l’outil a été conçu pour des cas bien précis et non pas pour un usage général. En effet, les grandes entreprises n’ont pas recours aux serveurs de fichiers Windows la plupart du temps. On en conclut que Pandemic vise surtout les petites organisations. Le chercheur de sécurité a également informé que les documents publiés par Wikileaks ne permettent pas d’exploiter l’outil et qu’il manque certainement d’autres documents.

La divulgation de ces nouveaux détails sur les techniques de la CIA donne un autre coup dur aux services de renseignements américains qui ont été incapables de préserver au secret leurs exploits avancés et exploités lors des opérations d’espionnage. Toutefois, les fuites de Vault 7 et les outils de la CIA ne sont pas aussi sensibles que ceux de la NSA. L’agence américaine a connu aussi une vague de fuites lancées par un groupe de hackers connu sous le nom Shadow Brockers. Les outils de la NSA qui sont souvent conçus pour s’exécuter à distance sur un large éventail de machines sont plus avancés que ceux de la CIA. De plus, les Shadow Brockers ont publié des informations détaillées permettant de se faire une idée précise sur le fonctionnement des outils. La publication successive de ces fuites continue donc de nuire à la capacité offensive des agences américaines comme la CIA et la NSA.

Source : WikiLeaks

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi :

Vault 7 : WikiLeaks révèle que le logiciel Athena, utilisé dans les opérations d'espionnage de la CIA, peut infecter toutes les versions de Windows
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre expert https://www.developpez.com
le 06/06/2017 à 8:48
Citation Envoyé par Coriolan Voir le message
Cette méthode consiste à passer par de fausses applications pour infecter les machines ciblées, une technique que la CIA a également suivie en détournant certains programmes populaires comme VLC et Notepad++ pour infecter ses cibles.
Les salauds !

Si une équipe de créateur de ransomware mettait la main sur certains outils de la CIA ou du NSA ça pourrait peut être poser problème.
Avatar de Battant Battant - Membre actif https://www.developpez.com
le 06/06/2017 à 11:05
Bonjour,

Est-ce que outes les versions de VLC et notepad++ sont affectés par la CIA ?

Ce sont des programmes open source source donc normalement on peut corriger les failles non ?

Il ne reste pas moins que si quelqu'un en mettez la main sur les outils de la CIA ou la NSA Et créer des virus ou des ressent moins basé là-dessus ça pourrait poser de gros problèmes les éditeurs ont donc intérêt à corriger ses failles

J'ai entendu dans une émission il me semble que c'était l'échos des gnus dimanche soir à 19h sur radio campus lile http://campuslille.com/ Qu'une faille ou une méthode employée par la NSA ou la CIA peau de toutes façons un jour ou l'autre être employé par d'autres personnes malveillantes

De toutes façons je considère que la CIA ou la NSA sont eux-mêmes des pirates du moment qu'il nous vole notre vie privée. Il nous track to comme Google Microsoft et autres

J'espère que l'Europe interviendra pour faire bouger les choses dans le sens du respect de la vie privée

Salutations
Avatar de Malick SECK Malick SECK - Community Manager https://www.developpez.com
le 16/06/2017 à 3:42
Vault 7 : WikiLeaks révèle que le projet CherryBlossom de la CIA permettait de surveiller les internautes,
de nouveaux documents publiés

Les révélations de WikiLeaks dans le cadre de la campagne Vault 7 continuent de plus belle. En effet, ce dernier vient de porter à l'attention du public que le projet CherryBlossom de la CIA (Agence centrale de renseignement) avait comme objectif de surveiller l'activité des internautes sur la toile. Pour étayer ses dires, WikiLeaks a publié un nouveau lot de documents relatifs à ce projet développé et mis en œuvre par la CIA en collaboration avec le SRI International plus connu sous le nom de « Stanford Research Institute », une société américaine spécialisée dans la recherche dans différents domaines scientifiques et technologiques au profit soit du gouvernement des États-Unis soit des entreprises privées.

Selon WikiLeaks, l'exploitation des documents publiés montre qu'avec le projet CherryBlossom, la CIA avait comme principal objectif de développer des outils qui exploitent les vulnérabilités des périphériques de réseaux sans fil, tels que les routeurs sans fil et les points d'accès, cela dans l'optique de mener une surveillance de l'ensemble des activités de la cible. WikiLeaks soutient que cela fait plusieurs années que la CIA espionne les internautes grâce à la mise en place de ce projet. Il ajoute également que l'ensemble des dispositifs ciblés sont largement utilisés dans les réseaux Internet domestiques, dans les lieux publics comme les hôtels, les bars, les aéroports, etc. Les petites et moyennes entreprises (PME) ne sont pas également épargnées.

L'analyse des documents publiés montre que les routeurs sans fils ciblés par la CIA à travers son projet CherryBlossom sont ceux de DLink, Linksys et Belkin. WikiLeaks ajoute que ces appareils permettent idéalement aux pirates de mener des attaques de type « Man-In-The-Middle » encore appelé attaque de l'homme du milieu (HDM). Ainsi, ils pourront facilement surveiller, contrôler et manipuler le trafic Internet des utilisateurs connectés notamment en modifiant le flux de données entre l'utilisateur et les services Internet.


Source : WikiLeaks

Pour rappel, L'attaque de l'homme du milieu (HDM) ou man-in-the-middle attack (MITM), parfois appelée attaque de l'intercepteur, est une attaque qui a pour but d'intercepter les communications entre deux parties, cela sans que ni l'une ni l'autre ne puisse se douter que le canal de communication entre elles a été compromis.

L'infection des dispositifs se fait par implantation d'un microprogramme CherryBlossom. Une fois que l'implant est en place, le périphérique infecté est transformé en un « FlyTrap » connecté via Internet à un serveur contrôlé et commandé par la CIA et dénommé CherryTree. Sur ce dernier sont enregistrées les informations confidentielles de sécurité transmises par l'implant. En réponse à cette information, CherryTree envoie une requête à l'implant avec des tâches bien définies par les opérateurs de la CIA. Ces derniers, selon WikiLeaks, sont en mesure de visualiser l'état du « FlyTrap » et les informations confidentielles, cela en se servant d'une interface utilisateur dénommée CherryWeb. Avec cette interface utilisateur, les opérateurs seraient également en mesure de planifier de nouvelles tâches et d'effectuer des travaux assimilables à de l'administration système.

« Les tâches envoyées par les opérateurs ciblent généralement les utilisateurs connectés et pour ce faire, elles se basent soit sur les adresses IP, soit sur les adresses de courrier électronique, soit sur les adresses MAC, soit sur les noms d'utilisateurs dans les chats, soit sur les numéros VoIP », déclare WikiLeaks.

Sources : WikiLeaks - CherryBlossom - System Req Spec (CDRL-10) - CherryBlossom - Guide de démarrage rapide - CherryBlossom - Manuel d'utilisation (CDRL-12) - Périphériques WiFi - CherryBlossom - Guide d'installation

Et vous ?

Que pensez-vous de cette nouvelle révélation de WikiLeaks sur la CIA ?

Voir aussi

Vault 7 : WikiLeaks révèle que le logiciel Athena, utilisé dans les opérations d'espionnage de la CIA, peut infecter toutes les versions de Windows

Vault 7 : WikiLeaks révèle Pandemic, un outil de la CIA qui s'appuie sur un serveur Windows pour infecter des machines dans un réseau ciblé

Archimedes : WikiLeaks publie un outil de la CIA pour mener des attaques man-in-the-middle au sein des réseaux locaux d'entreprise
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 23/06/2017 à 15:15
Vault 7 : Brutal Kangaroo, la boîte à outils développée par la CIA pour cibler les réseaux sensibles,
protégés par un air wall

WikiLeaks a publié le dernier numéro de sa série de fuites Vault 7, qui propose au public d’avoir des informations sur certains des outils de piratage de la CIA. Cette fois-ci, WikiLeaks a divulgué des informations sur une boîte à outils baptisée Brutal Kangaroo (v1.2.1) qui est utilisée par la CIA pour viser les réseaux informatiques fermés et les ordinateurs protégés par un air wall, autrement dit non reliés à Internet. Rappelons qu’il s’agit là d’une technique employée dans des organisations sensibles afin de placer hors de portée des pirates des systèmes manipulant des informations très confidentielles.

La version précédente de Brutal Kangaroo, EZCheese, exploitait une faille inconnue de l’éditeur jusqu’en mars 2015, bien que la version la plus récente utilisait la « vulnérabilité de fichier de lien inconnue (Lachesis / RiverJack) liée à la fonctionnalité de bibliothèque du système opérateur. »

L’exploit EZCheese, qui a été neutralisé par un patch que Microsoft semble avoir publié en 2015, était lancé chaque fois qu'une icône de fichier malveillant a été affichée par l'explorateur Windows. Un exploit ultérieur connu sous le nom de Lachesis a utilisé la fonctionnalité autorun de Windows pour infecter les ordinateurs exécutant Windows 7. Lachesis n'a pas exigé que l'explorateur affiche des icônes. L'exploit de RiverJack, quant à lui, a utilisé la fonction Windows Library-ms pour infecter les ordinateurs exécutant Windows 7, 8 et 8.1. Riverjack n'était lancé que lorsqu'une jonction de bibliothèque était visualisée dans l’Explorateur.

Comme le font de nombreuses méthodes d’infection air gap, l’outil infecte d'abord un ordinateur connecté à Internet au sein de l'organisation (appelé « hôte principal ») et installe le logiciel malveillant. Lorsqu'un utilisateur se sert de cet ordinateur et y insère une clé USB, le logiciel-espion se reproduit sur celle-ci et infecte d'autres ordinateurs si cette clé USB est utilisée pour copier des données entre les ordinateurs dans le réseau fermé.


« Si plusieurs ordinateurs sur le réseau fermé sont sous le contrôle de la CIA, ils forment alors un réseau secret pour coordonner les tâches et échanger des données. Bien que non explicitement indiquée dans les documents, cette méthode de compromission des réseaux fermés est très similaire à la façon dont Stuxnet a fonctionné » , a expliqué WikiLeaks.
.
« Les composants Brutal Kangaroo créent un réseau caché personnalisé dans le réseau fermé cible et fournissent des fonctionnalités pour l'exécution des sondages, des listes de répertoires et des exécutables arbitraires », indique un manuel de la CIA qui a été divulgué.

Au cœur de Brutal Kangaroo se trouvent deux exploits (Giraffe et Okabi), des vecteurs d’attaque se basant sur LNK. Notons que, depuis février 2016, Microsoft a publié plusieurs correctifs relatifs à la façon dont ses systèmes gèrent ces fichiers. Dont un en ce mois de juin.

Source : WikiLeaks
Avatar de Battant Battant - Membre actif https://www.developpez.com
le 23/06/2017 à 17:49
Citation Envoyé par mh-cbon Voir le message
EDIT:
Roh lol j'ai répondu à un post de la première page.
Y'a un truc qui ne fonctionne pas bien dans la nav, des fois j'arrive à la dernière page, des fois à la première.

M'enfin bon, pas très grave, le post reste d'une actualité tout à fait brûlante,
en fait

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Ne te berces pas trop d'illusions, amha, tous les systèmes sont trouées par la nsa, souviens toi de l'iran avec son système scada qui s'est fait bouffer à coups de clefs usb interposés.

Faut être réaliste nux n'est meilleur qu'en cela que les scripts kiddies et autres mangeurs d'argent nous foutent la paix avec leurs vers.

J'utilise un VPN, par contre, faudrait être stupide, ou naïf de croire que cela protège véritablement.
Je le vois plutôt ainsi, mieux vaut qu'une société privé sans droit particulier puisse voir mes logs sentencieux, et le cas échéant me promette de tout supprimer, qu'un état pourvu du droit de sentence.
Dans le même ordre d'idée, prendre un vpn dans un état non-otan, non-ue c'est encore mieux, c'est comme lorsque tu joues à l'évasion fiscale, tu installes des barrières entre ton pognon et ton administration, parce qu'au fond, tout pourrait se savoir très très très facilement.

Au sujet de la news,
il n'y a que cette tournure qui me chiffonnes,
en anglais ça sonne bien "the shoot to kill metric",
en français ça demande plus d'effort,
des idées?

Syversen a expliqué qu'il avait l'intention de créer l'équivalent
des soi-disant métriques militaires de probabilité de tuer métrique
Bonjour,

Il faut expertiser tous les systèmes qu'il soit open source ou non mais en particulier les systèmes open source qui sont plus facile à expertiser par 18 universitaire expert en sécurité et ensuite les mandater sais mais j'ai universitaire pour colmater toutes les failles de sécurité exploitée par la NSA

Les systèmes open source sont peut-être troué mais ils sont plus facile à réparer car ouvert

En Europe on a le droit à notre vie privée

Ce qui est sure c'est que c'est la guerre mais c'est très effrayant

Vont-ils s'introduire dans tous les ordinateurs pour installer des logiciels espions non détectable par antivirus ?

Quand est-ce qu'on aura droit à ne plus être espionné au nom du droit à la vie privée ?

Faut-il élire des parties spécialisés comme le parti pirate
Suisse
https://www.partipirate.ch/

France

http://partipirate.org/

Que pensez-vous ?

Salutations
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