USA : les agents de douane américaine ont fouillé plus d'appareils électroniques en février
Que toute l'année 2015

Le , par Coriolan, Chroniqueur Actualités
Durant le mois de février, il a été rapporté que les autorités américaines seraient en train d’étudier la possibilité de rendre obligatoire, pour certains demandeurs de visa, la fourniture des mots de passe leur permettant d’accéder aux différents réseaux sociaux. Selon l’administration Trump, le but de cette mesure serait de renforcer davantage les contrôles faits en amont de l’octroi d’un visa.

Si cette proposition fait polémique, des incidents sont toutefois survenus et ont vu des agents de douane refuser l’entrée à des individus après avoir exigé les mots de passe de leurs profils sur les réseaux sociaux. De nouveaux chiffres publiés par le service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis ( US Customs and Border Patrol en abrégé CBP) indiquent que le nombre d’appareils électroniques perquisitionnés et fouillés entre 2015 et 2016 a été multiplié par 5 entre 2015 et 2016. Cette année, ces fouilles vont dépasser les totaux des deux années précédentes. En effet, NBC a rapporté que 2017 va battre un record en termes de perquisitions et fouilles d’appareils électroniques effectuées aux frontières. Selon cette source, 5000 appareils ont été perquisitionnés rien qu’en février, soit plus que toute l’année 2015.

« En 2016, la CBP a traité 390 millions d’arrivées et enregistré 23 877 perquisitions d’appareils électroniques. C’est l’équivalent de la CBP fouillant 0,0061 % du total des arrivées. Ceci est une augmentation comparé aux chiffres de 2015 où 4764 fouilles d’appareils électroniques ont été réalisées (0,0012 % des arrivées). Les agents de douane ont traité 383 millions d’arrivées en 2015. » a dit Robert Brisley, porte-parole de la CBP basé à Atlanta. « Moins de voyageurs ont dû faire face à des fouilles d’appareils électroniques en février 2017 comparé à février 2016. Le nombre de personnes trouvées inadmissibles pour entrer aux États-Unis a été également plus faible en février 2017 comparé à février 2016. »

La loi américaine autorise les agents de douane à perquisitionner et à fouiller les appareils électroniques sans mandat. Si votre appareil est verrouillé ou chiffré, vous êtes dans l’obligation d’aider les agents à le déverrouiller. En cas de refus, l’appareil peut être saisi. Sachant qu’aujourd’hui les smartphones et les ordinateurs contiennent de larges quantités d’informations et de données personnelles, cette réalité est troublante et fait polémique.

Ce qui a changé

La perquisition des smartphones et autres appareils électroniques n’a pas commencé avec l’élection de Donald Trump. Cette mesure a débuté il y a plus de dix ans, avec l’administration de George W. Bush, mais elle était concentrée sur certains individus.

Les nouvelles tactiques plus agressives qui datent des deux dernières années ont commencé après des incidents domestiques en 2015 et 2016, après que le système de Watchlist et le FBI ont échoué à prévenir que des citoyens américains allaient mener des attaques. Les perquisitions reflètent également les nouvelles possibilités d’extraction des listes de contacts, les habitudes voyage et les autres données des téléphones de façon plus rapide.

Le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis a publié une douzaine de rapports détaillant sa capacité accrue à extraire les données des appareils mobiles, en dépit de la protection par mot de passe sur la plupart des terminaux d’Apple et Android. Les rapports indiquent que les autorités américaines sont en mesure d’accéder aux logs d’appels supprimés, les vidéos, les photos et les emails pour ne citer que ces éléments. En plus du contrôle des profils sur les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, Instagram, etc.

Les agents de douane américaine peuvent fouiller les voyageurs sans restriction et quel que soit le niveau de suspicion. Ils ont l’autorité légale de fouiller n’importe quel objet traversant les frontières, y compris les smartphones et les ordinateurs portables. Ils ont également le droit de saisir les appareils des voyageurs pendant cinq jours sans leur donner de justification. Cependant, en cas d’absence de cause probable, ils sont dans l’obligation de leur rendre leurs appareils.

Source : communiqué - NBC News

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi :

USA : une coalition dit non à l'exigence de mots de passe de réseaux sociaux aux ressortissants étrangers avant leur entrée dans le pays
Des agents de la douane américaine refusent l'entrée à un Canadien, après avoir exigé ses mots de passe et consulté ses profils sur les réseaux


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Avatar de hotcryx hotcryx - Membre émérite https://www.developpez.com
le 16/03/2017 à 14:40
"Ils ont également le droit de saisir les appareils des voyageurs pendant cinq jours sans leur donner de justification. Cependant, en cas d’absence de cause probable, ils sont dans l’obligation de leur rendre leurs appareils."

La loi 2.0.
Bientôt nous serons jugés sur place par un officier de police, juge et bourreau (Judge Dredd).
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 8:54
Quand je pense que février est justement le mois où je suis allé à San Francisco... J'ai eu du bol, visiblement.
Avatar de lilington lilington - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 9:00
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Quand je pense que février est justement le mois où je suis allé à San Francisco... J'ai eu du bol, visiblement.
peut etre que la douane californiene est plus souple, je suis arriver le 2 fevrier a LA, aucun controle non plus.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 9:20
Plus de contrôle d'appareils électroniques ça ne veut pas dire 100% de contrôle non plus...
De toute façon il y a un contrôle automatique dès que vous entamez la procédure pour demander l’autorisation d'aller aux USA.
Donc ils savent si vous êtes une menace éventuel avant même que vous ne soyez parti de chez vous.

Ces contrôlent ne peuvent pas être fait pour les personnes provenant de : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.
C'est pour ça que les USA ne sont pas trop chaud pour les laisser entrer directement...

C'est un concept que nous avons oublié, ça s'appelle "frontière" ça consiste à contrôler ce qui sort mais surtout ce qui rentre.
Bon après les USA pètent un peu un câble niveau récolte d'informations...
Ils en connaissent probablement plus sur vous que vous ne vous connaissez vous même.

Il faudrait un juste milieu.
Avatar de lilington lilington - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 10:06
Si je me base sur ce que tu dis, dis ils savent surment que je n'ai ni compte twitter ni compte facebook donc inutile de me controler?
si c'est vrai je l'ai trouve bien informe et la ca m'encourage a ne pas avoir de compte sur ces differents plateforme. quoique j'ai un compte gmail oups.
plus serieusement j'ai personnelement vu personne se faire controler et j'ai trainer a la douane pour avoir mal remplit mon formulaire. je suppose qu'en effet ils controlent des gens cible.
par exemple sur mon visa j'ai 2 etoiles pour les francais qui n'ont pas besoins de visa, les etoiles definissent le risque. a 0 etoile vous etes un risque et a 3 vous ne presente aucun risque
je vais donc supposer que ceux qui ont plus d'une etoile n'ont pas ete controle.

risque = terrorisme, sans papier potentiel et autre chose dont aucun pays ne veut.
Avatar de rawsrc rawsrc - Modérateur https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 10:35
A vrai dire, ils ne sont pas réellement obligés de retenir physiquement le téléphone portable pour aller se balader dedans...
Pensez à ôter votre batterie dans les aéroports
Avatar de hotcryx hotcryx - Membre émérite https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 10:42
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Quand je pense que février est justement le mois où je suis allé à San Francisco... J'ai eu du bol, visiblement.
Ca va t'es blanc, tu ne craignais pas grand chose.
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 13:17
Sauf que mon site perso dit explicitement (et en anglais) que je suis un individualiste et un anarchiste, ce que beaucoup de monde interprète très vite de travers.
Avatar de lilington lilington - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 13:32
anarchiste haha , faut pas dire ca hein.
pour la plus part (non pas pour beaucoup) ca veut dire = fouteur de merde = aucun respect des lois = tous sauf le vrai sens du mot
bref courage.
Avatar de Grogro Grogro - Membre expert https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 14:19
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Sauf que mon site perso dit explicitement (et en anglais) que je suis un individualiste et un anarchiste, ce que beaucoup de monde interprète très vite de travers.
Et tu es français, ce qui pour Trump n'arrange rien, bien au contraire.
Avatar de _Alain_ _Alain_ - Membre du Club https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 18:38
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Sauf que mon site perso dit explicitement (et en anglais) que je suis un individualiste et un anarchiste, ce que beaucoup de monde interprète très vite de travers.
Le mot 'volontariste' est moins rébarbatif, susceptible de susciter l'intérêt et permet de se distinguer des fouteurs de troubles.
Avatar de _Alain_ _Alain_ - Membre du Club https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 18:54
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 19:09
Sauf que je ne suis clairement pas un volontariste au sens philosophique du terme, et je ne me reconnais pas dans le volontarisme politique non plus, sentiment renforcé quand je lis que c'est très proche de l'anarcho-capitalisme qui semble justement rejeté par "la plupart des anarchistes individualistes", qui me correspond bien plus.
Avatar de _Alain_ _Alain_ - Membre du Club https://www.developpez.com
le 18/03/2017 à 7:31
Merci pour cette explication et ces précisions. J'avais mal compris.Prendre l'étymologie des mots comme point de départ demeure probablement la meilleure approche pour (essayer d')expliquer les choses à celles et ceux qui ont l'écoute curieuse et attentive.[AJOUT]Confronté à un fada de l'état, ce n'est pas évident.
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 18/03/2017 à 7:51
C'est en tout cas celle qui me semble la plus objective.
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 30/03/2017 à 10:39
Le gouvernement US poursuivi en justice pour les détentions et fouilles de dispositifs électroniques
à l’entrée des États-Unis

Le service américain des douanes et de la protection des frontières (CBP) et le département américain de la sécurité intérieure (DHS) font l’objet d’une poursuite en justice relative aux fouilles des appareils électroniques à l’entrée des États-Unis.

Des directives publiées en 2009 permettent en effet aux agents des douanes et de la protection des frontières de fouiller les dispositifs électroniques des voyageurs - y compris les téléphones cellulaires, les tablettes et les ordinateurs portables - à la frontière des États-Unis. Cette fouille doit cependant être « sans soupçon individualisé » et les agents du CBP ne doivent pas détenir les dispositifs électroniques des voyageurs indéfiniment.

En vertu de ces directives, les agents du CBP ont saisi et fouillé les appareils électroniques de milliers de personnes, y compris des citoyens des États-Unis, sans soupçon individualisé. Le nombre de recherches de dispositifs électroniques à la frontière s’est toutefois intensifié vers la fin du mandat de Barack Obama. De moins de 5000 appareils fouillés en 2015, on est passé à 25 000 appareils en 2016. Il faut également noter que pour le seul mois de février 2017, 5000 appareils ont été fouillés à l’entrée des États-Unis, avec le décret anti-immigration de Donald Trump.

Parmi les personnes dont les appareils électroniques ont été saisis et fouillés, plusieurs journalistes qui avaient des communications avec des sources confidentielles ont été soumis au contrôle du gouvernement. Les agents du CBP auraient par exemple détenu et interrogé un photojournaliste franco-américain lors de la fouille de son téléphone cellulaire où ils ont pu accéder à son contenu, y compris ses photos privées et ses messages WhatsApp avec une source syrienne de réfugiés. D’autres informations indiquent encore que les agents des frontières semblaient cibler les musulmans (citoyens américains ou non) pour les fouilles de leurs appareils électroniques à la frontière.

Les inquiétudes croissantes concernant ces fouilles à la frontière ont incité un important organisme de surveillance de la liberté d'expression à amener le gouvernement américain devant les tribunaux pour lui demander de divulguer ses règles sur la confidentialité numérique observées à la frontière. Dans sa plainte, le Knight Institute de Columbia Universty demande au tribunal de contraindre le DHS et le CBP à fournir les règles qu'ils utilisent pour les recherches « sans soupçon » sur des appareils mobiles de citoyens américains et non-citoyens.

Le Knight Institute avait déjà soumis, au DHS et au CBP, sa requête en vue d’obtenir les informations en question le 15 mars 2017, et a demandé que le traitement de sa requête soit accéléré (terminé dans les dix jours) ; ce que le gouvernement américain semble avoir ignoré. « Les défendeurs n'ont pas répondu à la requête du Knight Institute d'accélérer ce traitement dans les dix jours requis et n'ont pas répondu à la demande de documents et d'informations du Knight Institute », est-il indiqué dans le document de justice. L’organisme de surveillance se tourne donc maintenant vers les tribunaux pour demander une injonction pour assurer que le DHS et la CBP se conforment à sa requête.

« Il s'agit d'une action intentée en vertu du Freedom of Information Act (FOIA) en vue d'obtenir une injonction et d'autres mesures appropriées qui exigent que les défendeurs fassent un examen accéléré de la requête FOIA soumise par le Knight Institute à chaque défendeur le 15 mars 2017 », explique le Knight Institute. « La requête vise à obtenir les informations nécessaires pour que le public comprenne pleinement les politiques et pratiques du gouvernement en matière de fouille de dispositifs électroniques à la frontière. Plus précisément, elle cherche à obtenir des statistiques, des politiques et des dossiers d'évaluation concernant les recherches du gouvernement. En outre, la requête vise un traitement accéléré, compte tenu de l'urgence du débat public en cours. »

Parmi les documents demandés par l’institut, on peut citer les enregistrements dans les bases de données du DHS et du CBP couvrant le nombre et les raisons de chaque recherche, détention, conservation ou partage d'informations contenues dans les appareils électroniques fouillés. Il demande également les documents qui décrivent les politiques que la douane et le DHS utilisent concernant les fouilles des appareils électroniques à la frontière, mais aussi les documents couvrant les politiques et les procédures que les agents des frontières utilisent pour traiter les « documents privilégiés ou autres matériels sensibles », y compris ceux des journalistes. Il cherche en outre à savoir quelles sont les politiques antidiscrimination appliquées aux fouilles de dispositifs électroniques.

Sources : Document de justice, The Guardian
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 12:22
USA : l'administration Trump prévoit de ne plus rendre éligibles les développeurs informatiques
au programme de visa H-1B

L'administration de Trump a diffusé de manière silencieuse de nouveaux conseils stratégiques qui rendraient plus difficile pour les entreprises d'utiliser le programme de visa H-1B pour amener des développeurs informatiques étrangers aux États-Unis. Le programme de visa H-1B permet aux entreprises aux États-Unis d'employer temporairement des travailleurs étrangers dans des professions spécialisées telles que la science et les technologies de l'information.

Dans un Policy Memorandum publié ce weekend par les Services de citoyenneté et d'immigration des États-Unis (USCIC), il apparaît que la façon dont l'agence traitera les demandes de visa pour les postes de développement informatique est susceptible de changer, ajoutant de la complexité aux entreprises qui veulent débaucher ces types de profil à l’extérieur.

Une stratégie qui vient s'harmoniser avec l'objectif de l'administration de réserver les visas temporaires aux professionnels hautement qualifiés (et mieux rémunérés) tout en encourageant les entreprises à se tourner vers le local pour les autres emplois. D’ailleurs, rappelons que durant sa campagne, Donald Trump avait promis de s’attaquer aux entreprises qui favorisent l’emploi des étrangers face aux Américains.

Les entreprises qui demandent des visas H-1B pour les postes de développeurs informatiques vont devoir présenter des preuves supplémentaires montrant que les emplois sont complexes ou spécialisés et nécessitent des diplômes professionnels. Les salaires échelonnés attachés à ces demandes de visa seront également plus examinés en détail. Le changement semble cibler les entreprises de sous-traitance, qui utilisent généralement des travailleurs informatiques à faible niveau et peu payés.

Hier, le ministère de la Justice a publié un communiqué de presse mettant également en garde les employeurs qui demandent des visas H-1B et qui peuvent faire une discrimination des travailleurs américains. « Le ministère de la Justice ne tolérera pas que les employeurs utilisent mal le processus de visa H-1B pour discriminer les travailleurs américains », a déclaré le procureur général intérimaire, Tom Wheeler, de la Division des droits civils. « Les travailleurs américains ne devraient pas être placés dans un état défavorisé, et le ministère s'engage à poursuivre vigoureusement ces revendications ».

Le Ministère de la Justice a recommandé que les gens appellent une hotline s'ils voient la discrimination des travailleurs américains en fonction de leur nationalité. De même, l'USCIS a demandé que des conseils sur l'abus de visa soient envoyés à une adresse électronique nouvellement établie.

« Ces visites sur le site ne sont pas destinées à cibler les employés non immigrants pour tout type d'action criminelle ou administrative, mais plutôt d'identifier les employeurs qui abusent du système », a déclaré un porte-parole du département de la sécurité intérieure.

L'USCIS, qui effectue des visites dans les locaux des entreprises de manière fortuite depuis 2009, a déclaré qu'il ciblerait spécifiquement les employeurs dépendants de H-1B, ou les entreprises qui ont 15 % de leur main-d'œuvre américaine sur visa. Les employeurs qui ont des employés H-1B qui travaillent hors site dans une autre entreprise seront également assujettis à ces visites dans les locaux, de même que les entreprises qui ne disposent pas d'informations facilement disponibles sur leurs activités en ligne.

Alors que les visas H-1B sont utilisés pour combler le fossé des compétences des États-Unis, l'administration Trump a exprimé des inquiétudes au sujet de l'abus du programme. Dans certains cas, les entreprises de sous-traitance inondent le système auprès des demandeurs, obtiennent des visas pour les travailleurs étrangers et les sous-traitent auprès des entreprises technologiques. Les critiques affirment que, durant ce processus, les emplois américains sont parfois remplacés.

Source : Ministère de la Justice, Policy Memorandum du USCIS (au format PDF), CNN

Voir aussi :

Un ordinateur contenant les plans de la Trump Tower volé, son contenu était chiffré selon les services secrets
Un juge fédéral de l'État d'Hawaii a bloqué la version amendée du décret du président Trump, sur l'immigration de certains pays musulmans
USA : 97 grandes entreprises de technologie se liguent contre Donald Trump et son "MuslimBan" qui menacerait leurs capacités à attirer des talents
Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 13:11
Où est le problème???

Les sociétés américaines vont tout implement arrêter d'importer des développeurs étrangers aux USA et exporter leur travail de développement dans de sympathiques et accueillants pays asiatiques...

Vive Trump! Vive la technique du "je me tire une balle dans le pied et... C'est super cool" !!!
Avatar de TallyHo TallyHo - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 13:35
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Les sociétés américaines vont tout implement arrêter d'importer des développeurs étrangers aux USA et exporter leur travail de développement dans de sympathiques et accueillants pays asiatiques...
C'est vrai que la sous-traitance dans des pays étrangers n'existait pas avant son élection... Tu devrais faire un tour sur Graigslist et Fiverr entre autres...
Avatar de J@ckHerror J@ckHerror - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 13:51
En effet je vois bien une explosion de la sous-traitance dans les mois/années qui viennent !

Je pense même que sur du long terme, les entreprises numériques/informatiques/innovantes etc ... les petites et grosses start-up vont finir par migrer leur bureau d'étude, centre de recherche... vers des pays se voulant plus ouvert, si ce n'est complétement délocaliser. Pas dans 6 mois, mais après 5 ans d'une telle gouvernance, m'est avis que le rêve américain ne sera plus vraiment attractif ...

En tout cas ce qui est bien avec le gouvernement Trump c'est que la courbe de lol ptdr ne va faire que de grimper ! Pénurie de pop-corn en perspective.

J@ck.
Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 14:12
Citation Envoyé par TallyHo Voir le message
C'est vrai que la sous-traitance dans des pays étrangers n'existait pas avant son élection... Tu devrais faire un tour sur Graigslist et Fiverr entre autres...
Où est-ce que j'ai écris que la sous-traitance n'existait pas avant???
Avatar de Grogro Grogro - Membre expert https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 14:18
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Où est le problème???

Les sociétés américaines vont tout implement arrêter d'importer des développeurs étrangers aux USA et exporter leur travail de développement dans de sympathiques et accueillants pays asiatiques...

Vive Trump! Vive la technique du "je me tire une balle dans le pied et... C'est super cool" !!!
Je partage ton analyse. Il vient de signer une connerie monumentale qui va créer bien des galères pour la Silicon Valley et pour nous... c'est une chance historique ! A nous de faire ce qu'il faut, en Europe, pour endiguer la fuite des cerveaux. Sachant que si ça doit partir en yeukous aux states à cause de Trump, Vancouver et Montréal ont de très bonnes cartes à jouer eux aussi. Faudra être plus compétitif que le Canada en terme d'attractivité pour les travailleurs du numérique. C'est quand même jouable.

On dit merci Trump pour s'être tiré une nouvelle balle dans le pied.
Avatar de TallyHo TallyHo - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 14:40
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Où est-ce que j'ai écris que la sous-traitance n'existait pas avant???
C'est une touche ironique vu le smiley...

Ce que je voulais te dire, c'est que ce phénomène existait depuis x temps et ça a pris de l'ampleur, avec ou sans Trump. Il y a un certain temps, j'ai travaillé avec des amerlocs et des webmarketers, ils utilisaient déjà ce genre de sites.

De plus, il est écrit qu'il ne va pas arrêter mais rendre plus difficile l'obtention du Visa, c'est assez différent. Il faudrait voir en détail quelles sont les nouvelles conditions de Visa pour se prononcer. Si ça se trouve, les mesures sont bonnes et elles vont limiter les abus au niveau des sociétés de sous-traitance.

Je te ferais remarquer que nous avons aussi un peu ce genre de problématique avec les travailleurs détachés par exemple.
Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 16:50
Citation Envoyé par TallyHo Voir le message
Je te ferais remarquer que nous avons aussi un peu ce genre de problématique avec les travailleurs détachés par exemple.
Il y a tout de même une grosse différence:

- Le "travailleur détaché" polonais qui travaille sur un chantier en France est payé aux conditions polonaises!!!

- Le développeur français ou indien travaillant dans la Silicon Valley est payé aux conditions américaines!!!
Avatar de J@ckHerror J@ckHerror - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 17:13
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
- Le "travailleur détaché" polonais qui travaille sur un chantier en France est payé aux conditions polonaises!!!
Pas forcément, ca dépend des conditions et de la façon dont il est employé en France. Je n'ai pas les détails mais je peux me renseigner.
En effet dans 2-3 boites autours de moi il y a des polonais qui travaillent, avec un salaire français (surement pas bcp plus qu'un smic) ainsi, grosso modo, le polonais coute le même prix à l'entreprise que le français. Le gros avantage, c'est que le polonais il fait ce qu'on lui dit, il arrive à l'heure, il clope pas, il passe pas 2 heures par jour dans les toilettes et il a pas de smartphone !
C'est un peu débile, mais c'est la raison pour laquelle ces entreprises ont pris des polonais ... la gestion des ressources humaines à fondu, les chefs ne sont plus des flics ... la prod augmente ...

Bon c'est un peu hors sujet !

J@ck.
Avatar de TallyHo TallyHo - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 19:00
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
- Le "travailleur détaché" polonais qui travaille sur un chantier en France est payé aux conditions polonaises!!!
Il est payé au salaire minimum conventionnel français. Pour les charges versées en France ou dans le pays d'origine, c'est à l'appréciation de l'employeur et c'est là qu'il peut y avoir un souci. Après ça a peut être encore changé mais je n'en ai pas entendu parlé.

Citation Envoyé par J@ckHerror Voir le message
Le gros avantage, c'est que le polonais il fait ce qu'on lui dit, il arrive à l'heure, il clope pas, il passe pas 2 heures par jour dans les toilettes et il a pas de smartphone !
Depuis combien de temps n'as tu pas vu de polonais ? Parce que bonjour le cliché du paysan corvéable à merci et qui ne connait pas internet...
Avatar de lulu7 lulu7 - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 20:16
c'est une bonne chose, il y'a une tendance de ras-de-bol de ces gens qui nous volent notre travail.
Cette loi et part ailleurs bien accueillis avec mes collègues, elle vise surtout à nous protéger, nous salariées contre les patrons qui les embauchent moins cher que nous.

Importer ces individus et les former/payer moins cher et plus rentable aux entreprises chez nous que d'externaliser en Inde, le résultat final des projets est médiocre et au final la boite perd de l'argent. et je parle en connaissance de cause étant directement victime à rattraper les bourdes de ces sous techniciens incompétents.
Avatar de Mrsky Mrsky - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 04/04/2017 à 22:57
A voir comment ça va être appliqué au niveau des GAFAM + Silicon Valley dont une partie non-négligeable de leurs équipes techniques viennent des 4 coins du monde. Si vraiment c'est le verrou a fond, c'est une opportunité pour l'Europe et/ou les pays européens pour se rendre attractif.
Avatar de J@ckHerror J@ckHerror - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 05/04/2017 à 15:04
Citation Envoyé par TallyHo Voir le message
Depuis combien de temps n'as tu pas vu de polonais ? Parce que bonjour le cliché du paysan corvéable à merci et qui ne connait pas internet...
Non tu n'as pas vraiment compris mon propos je pense (enfin j'ai pas été clair ). Ce que je te dis là ce sont des faits, c'est à dire que c'est la justification que m'a donné un chef d'équipe dans l'entreprise que je citais, lorsque qu'il m'a expliqué qu'il faisait travailler des Polonais et que je lui ai demandé la principale raison.

Je trouve se genre de raison/vision, un peu limite, en effet. Mais de même que dans la boite où je suis on se demande parfois si les gens ont quelque chose entre les oreilles, entre les pauses aux chiottes de 45 minutes 2 fois par jour, les mec qui viennent te dire 'oui oui c'est bon j'ai tout fait c'est tout ok' alors qu'ont parle d'une visite de contrôle de l'ensemble des systèmes de sécurité incendie, et qu'il faut pas aller bien loin pour se rendre compte que le mec est juste allé dans le local fumer 2 clopes, les casses volontaires, les badgeages pour d'autres personnes ... etc etc ... c'est vrai que jouer aux flics ça prend du temps, ... surtout que je suis dans un petite boite ( 50 pers) que la direction est plutôt, voir très, cool (mais pas conne non plus ) et que l'on a une bonne réputation dans la région.
Et bien tous ces problèmes n'existent plus dans l'entreprise voisine qui a embauché des Polonais... au dire de ses responsables.

Bref ca doit être mon éducation paysanne qui ressort !

J@ck.
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 05/04/2017 à 17:04
Un projet de loi contre les fouilles d’appareils électroniques des voyageurs à la frontière des USA
exige un mandat délivré selon les règles fédérales

Quatre législateurs américains, dont deux démocrates et deux républicains, s’allient pour faire front contre les détentions et fouilles démesurées des dispositifs électroniques à l’entrée des États-Unis. À travers un projet de loi baptisé « Protecting Data at the Border Act », ils veulent interdire aux agents des frontières de fouiller les appareils des Américains sans mandat et sans soupçon.

« Traverser la frontière ne veut pas dire que le gouvernement a le droit de faire tout ce qu’il veut dans votre ordinateur », affirme Blake Farenthold, membre de la Chambre des représentants et du parti républicain. « Le gouvernement ne devrait pas avoir le droit d'accéder à vos appareils électroniques personnels sans cause probable… que vous soyez à la maison, marchiez dans la rue ou à la frontière », a ajouté le représentant démocrate Jared Polis, l’un des quatre initiateurs du projet de loi.

Le projet de loi stipule que le gouvernement ne devrait pas « accéder au contenu numérique de tout équipement électronique appartenant ou en possession d’un Américain à la frontière sans un mandat valide  » ; lequel mandat doit être « soutenu par une cause probable et délivré en utilisant les procédures décrites dans les règles fédérales de procédure pénale par un tribunal de juridiction compétente ». Il indique également que le gouvernement américain ne devrait pas refuser l'entrée ou la sortie des États-Unis à un Américain simplement parce que ce dernier refuse de divulguer des codes ou mots de passe pour accéder à son appareil ou ses comptes en ligne. Les Américains ne devraient pas non plus être retardés à la frontière pendant plus de quatre heures parce qu’ils refusent de fournir ces informations.

D’après le sénateur Ron Wyden, tel qu’énoncé, ce projet de loi vise à s’assurer que les agents frontaliers se concentrent sur les criminels et les terroristes au lieu de perdre leur temps à chercher des photos personnelles et d'autres données sur des Américains innocents.

Notons que la semaine dernière, c’est un organisme de surveillance de la vie privée qui a initié une poursuite judiciaire contre le gouvernement américain à propos des fouilles de dispositifs électroniques à l’entrée des États-Unis. Le Knight Institute a demandé au tribunal de contraindre le département US de la sécurité intérieure (DHS) et le service des douanes et de la protection des frontières (CBP) à fournir les règles qu'ils utilisent pour les recherches sur des appareils mobiles de citoyens américains et non-citoyens.

En parlant de non-citoyens, des rapports indiquent que des changements proposés par l’administration Trump pourraient bientôt forcer les visiteurs des États-Unis à révéler leurs contacts téléphoniques et mots de passe de réseaux sociaux, entre autres informations. Ils pourraient également être interrogés sur leur idéologie. Ces changements cibleraient un plus grand nombre de pays, y compris ceux qui participent au programme d’exemption de visa des États-Unis (Visa Waiver Program ou VWP). Il s’agit d’un programme du gouvernement fédéral des États-Unis permettant aux citoyens de certains pays de voyager aux États-Unis, y compris en cas de transit, pour une période maximale de 90 jours sans devoir obtenir un visa préalablement. Ce programme comprend 38 pays « entretenant de bonnes relations avec les États-Unis ». Ces pays dits « sûrs » ont été choisis par les agences américaines de sécurité intérieure. Il s’agit entre autres de la France, du Royaume-Uni, du Japon et de l’Australie. Avec les changements annoncés, cela voudrait-il dire que l’administration Trump ne les considère plus comme « sûrs » ?

Sources : Ron Wyden, Projet de loi, The Guardian

Et vous ?

Que pensez-vous de ce projet de loi ?
Qu’en est-il des changements relatifs au contrôle des visiteurs des États-Unis ?
Avatar de Elthorn Elthorn - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 06/04/2017 à 10:03
C'est du protectionnisme, ok, mais on fait la même chose.
L'europe a aussi la possibilité de faire la même chose:
https://fr.news.yahoo.com/visas-d%C3...111125258.html

Ce qui est ironique, c'est qu'à l'heure de la mondialisation, tout le monde ferme ses frontières et est suspicieux de l'autre (à tort ou à raison).
Avatar de hotcryx hotcryx - Membre émérite https://www.developpez.com
le 06/04/2017 à 10:14
Accédant aux appareils numériques, ils pourraient installer des spywares, virus, botnet...
Avatar de Grogro Grogro - Membre expert https://www.developpez.com
le 06/04/2017 à 10:51
Citation Envoyé par hotcryx Voir le message
Accédant aux appareils numériques, ils pourraient installer des spywares, virus, botnet...
Et surtout, maquiller des preuves pour accuser arbitrairement n'importe quel citoyen.
Avatar de TallyHo TallyHo - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 06/04/2017 à 13:32
Citation Envoyé par J@ckHerror Voir le message
Non tu n'as pas vraiment compris mon propos je pense (enfin j'ai pas été clair ). Ce que je te dis là ce sont des faits, c'est à dire que c'est la justification que m'a donné un chef d'équipe dans l'entreprise que je citais, lorsque qu'il m'a expliqué qu'il faisait travailler des Polonais et que je lui ai demandé la principale raison.

Je trouve se genre de raison/vision, un peu limite, en effet.
Ok je n'avais pas saisi dans quel sens tu le disais. Merci d'avoir précisé. Bon après c'est ce que l'entreprise voisine te dit et entre ce qui est dit et ce qui se passe réellement... Je suis frontalier et j'ai connu l'inverse, des boites qui sont "vaccinées" des travailleurs étrangers et qui ne font plus appel à eux que si il manque vraiment de bras.
Avatar de landry161 landry161 - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 06/04/2017 à 16:41
Hum
Avatar de Coriolan Coriolan - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 15/04/2017 à 0:02
USA : les fouilles d’appareils électroniques aux frontières américaines ont presque doublé
Selon le service de douane américaine

Au mois de mars, des rapports ont indiqué que les agents de douane américaine ont fouillé plus d'appareils électroniques en février que toute l’année 2015. En effet, depuis le mois de février, les autorités américaines ont été en train d’étudier la possibilité de rendre obligatoire, pour certains demandeurs de visa, la fourniture des mots de passe leur permettant d’accéder aux différents réseaux sociaux.

Cette tendance a été confirmée par de nouveaux chiffres publiés par le service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis ( US Customs and Border Patrol en abrégé CBP). Le nombre d’appareils fouillés est passé de 8383 à 14 993, soit une augmentation de 80 % entre octobre et mars, les six premiers mois de l’année fiscale de l’agence.

L’agence a indiqué que ces fouilles ont affecté 0,008 % des 189,6 millions de voyageurs qui sont arrivés aux États-Unis. Cela représente 2500 appareils fouillés sur tous les 31,6 millions de visiteurs qui arrivent chaque mois ou moins de 0,01 % de la totalité des visiteurs du pays.

En 2015, la CBP a vu arriver 383,2 millions de visiteurs et a fouillé les appareils électroniques de 0,002 % de la totalité des voyageurs. Pour l’année fiscale 2016, le nombre de voyageurs est passé à 390,6 millions et le pourcentage de fouilles d'appareils électroniques a augmenté pour atteindre 0,005 % (19,033 millions de visiteurs).

Selon la CBP, cette augmentation des fouilles d’appareils électroniques reflète la nature de la mission de l’agence qui consiste à protéger les citoyens américains et assurer la sécurité du pays à l’ère du numérique. « Les fouilles menées par le CBP aux frontières ont permis de trouver des preuves aidant à combattre des activités terroristes, la pornographie infantile, les violations des contrôles d’exportation ainsi que les fraudes de visa.

« Les appareils électroniques sont parfois cruciaux dans certains cas pour déterminer les intentions d’un individu avant d’entrer aux États-Unis, » a dit John Wagner, assistant exécutif adjoint au bureau des opérations de terrain. « Ces fouilles qui affectent moins d’un centième de pour cent des visiteurs internationaux ont contribué aux enquêtes de la sécurité intérieure et à faire face à la pornographie infantile et le trafic d’êtres humains. Les officiers de la CBP sont bien entrainés à mener des fouilles sur les appareils électroniques et protéger les données sensibles qui pourraient être trouvées. »

Des chiffres publiés par NBC le mois dernier ont indiqué que cette année va battre un record en termes de perquisitions et fouilles d’appareils électroniques effectuées aux frontières. Selon cette source, 5000 appareils ont été perquisitionnés rien qu’en février, soit plus que toute l’année 2015.

Il faut savoir que la loi américaine autorise les agents de douane à perquisitionner et à fouiller les appareils électroniques sans mandat. Si votre appareil est verrouillé ou chiffré, vous êtes dans l’obligation d’aider les agents à le déverrouiller. En cas de refus, l’appareil peut être saisi. Sachant qu’aujourd’hui les smartphones et les ordinateurs contiennent de grandes quantités d’informations et de données personnelles, cette réalité est troublante et fait polémique.

Source : CBP - NBC News

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi :

USA : un projet de loi contre les fouilles d'appareils électroniques des voyageurs à la frontière exige un mandat délivré selon les règles fédérales
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 15/04/2017 à 8:17
Citation Envoyé par Coriolan Voir le message
L’agence a indiqué que ces fouilles ont affecté 0,008 % des 189,6 millions de voyageurs qui sont arrivés aux États-Unis. Cela représente 2500 appareils fouillés sur tous les 31,6 millions de visiteurs qui arrivent chaque mois ou moins de 0,01 % de la totalité des visiteurs du pays.

En 2015, la CBP a vu arriver 383,2 millions de visiteurs et a fouillé les appareils électroniques de 0,002 % de la totalité des voyageurs. Pour l’année fiscale 2016, le nombre de voyageurs est passé à 390,6 millions et le pourcentage de fouilles d'appareils électroniques a augmenté pour atteindre 0,005 % (19,033 millions de visiteurs).

[...] « Ces fouilles qui affectent moins d’un centième de pour cent des visiteurs internationaux ont contribué aux enquêtes de la sécurité intérieure et à faire face à la pornographie infantile et le trafic d’êtres humains. [...] »
Méthode de présentation fallacieuse. Certes, une question pertinente est de savoir quel impact cela a sur la totalité, mais ce n'est pas la seule. Ils éludent complètement la question la plus important, celle de l'efficacité de la mesure, à savoir la précision et le rappel, de façon à évaluer la proportion de cas positifs effectivement contrôlés, et la proportion de cas négatifs sur lesquels on ne perd pas notre temps. Si les cas négatifs contrôlés augmentent significativement pour une amélioration de cas positifs quasi inexistante, ce n'est tout simplement pas rentable.
Avatar de Coriolan Coriolan - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 3:50
USA : le président Trump signe un décret pour réformer le programme de visa H-1B
Et encourager les entreprises à recruter des citoyens américains

Le président américain Donald Trump a signé hier un décret visant à réformer le programme de visa américain qui permet aux entreprises américaines, et particulièrement celles de la technologie, d’attirer des travailleurs qualifiés étrangers. Donald Trump a signé ce décret dans une usine au Wisconsin.

Le nouvel ordre prône le slogan « Achetez américain, recrutez américain » et appelle donc les agences fédérales américaines à revoir les conditions d’octroi du visa pour déceler les abus et les fraudes dans le système de l’immigration. L’administration Trump appelle les départements du Travail, de la Justice, de la Sécurité intérieure et d’État à fournir les recommandations appropriées pour changer le programme de visa H-1B par le biais administratif ou législatif.

Le premier objectif sera de modifier ou remplacer carrément le système actuel de loterie pour les visas H-1B et adopter un système basé sur le mérite. L’administration américaine espère à travers cette revue des conditions d’attribution des visas de limiter le système aux profils hautement qualifiés. Ce nouveau décret pourrait affecter des entreprises qui connectent souvent les firmes de la Silicon Valley avec des milliers d’ingénieurs et de programmeurs étrangers. À savoir que les ressortissants indiens sont les premiers bénéficiaires du programme de visa H-1B.

Durant sa campagne, Donald Trump avait promis de s’attaquer aux entreprises qui privilégient l’emploi des étrangers au lieu des Américains. Cette promesse emblématique est résumée par le slogan “America first”, qui affiche la volonté de l’administration Trump à donner la priorité aux Américains. À savoir que durant la campagne électorale, Trump avait appelé à mettre un terme au programme de visa H-1B qui anéantit selon lui l’employé américain et fait baisser globalement les salaires. Plus tard, le président américain a changé d’avis et le gouvernement a rouvert de nouveau les applications pour le programme au début de ce mois avec un quota de 85 000 non modifié par Trump.

L’administration Trump cherche donc à diriger le programme de visa h-1B vers ses objectifs originaux, mais elle n’a pas précisé si ce changement va se faire dans l’immédiat ou s’étaler dans le temps. La section qui a concerné les visas H-1B n’a pas mentionné un délai précis.

« Nous espérons que le but du décret signé par le président Trump est de réparer le programme H-1B et non pas de mettre un terme à son existence, » a dit Robert Atkinson, président de l’Information Technology and Innovation Foundation, un groupe majeur de l’industrie de la technologie.

Recourir à un système basé sur le mérite pourrait aider le programme à attirer des gens plus qualifiés et dotés de compétences avancées dans les domaines de la science et de la technologie, a dit Atkinson. Mais il a tiré l’attention sur des points qui pourraient rendre le système ineffectif, à savoir la nécessité de faire la publicité aux postes vacants pendant de longues périodes afin de prouver que le profil recherché est introuvable aux États-Unis.

Les critiques du programme prétendent que la plupart des visas H-1B sont octroyés aux entreprises qui pratiquent l’outsourcing pour des positions moins rémunérées, dont beaucoup sont basées en Inde. Le recrutement massif d’une main-d’œuvre moins couteuse prive non seulement les Américains d’emploi, mais contribue également à la baisse des salaires.

« Maintenant, l’abus généralisé de notre système d’immigration fait que des Américains de différents backgrounds sont remplacés par des employés venus de différents pays », a dit Trump.

Pour combler le fossé des compétences des États-Unis, les entreprises de technologie avaient soutenu la décision du président Trump de revoir et lancer des réformes du programme H-1B. Ces visas sont dédiés aux emplois spécialisés qui nécessitent des profils hautement qualifiés en science, ingénierie et informatique. Pour le moment, le gouvernement américain a recours à une loterie qui émet 65 000 visas annuellement et distribue aléatoirement 20 000 autres aux étudiants diplômés.

Les critiques une fois encore disent que cette loterie profite surtout aux firmes qui inondent le système auprès des demandeurs, obtiennent des visas pour les travailleurs étrangers et les sous-traitent auprès des entreprises technologiques.

« Pour le moment, les visas H-1B sont octroyés de façon aléatoire et c’est inacceptable. Au lieu de cela, ils devront être destinés aux profils les plus qualifiés et les mieux rémunérés et ne devront jamais être utilisés pour remplacer des Américains, » a dit le président Trump.

Source : The Telegraph

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi :

USA : l'administration Trump prévoit de ne plus rendre éligibles les développeurs informatiques au programme de visa H-1B
Avatar de TiranusKBX TiranusKBX - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 6:57
“America first” c'était pas le nom d'un partis ayant le vent en poupe aux USA juste avant le massacre de Pearl Harbor ? Un partie prônant l'isolationnisme, l'eugénisme et antisémitisme entre autres.
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 8:39
Quand bien même ce serait le cas, ce ne serait pas une raison pour faire de l'amalgame.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 8:53
Chaque nation doit naturellement se faire passer en premier...
Ça n'a rien d'exceptionnel, c'est de la pure logique.
L'inverse serait de la folie, faut arrêter avec votre mondialisme à tout prix.
C'est quoi votre projet ? Que chaque nation remplisse une seule fonction et que toutes les nations soient dépendantes des autres ?!
Ce serait beaucoup mieux que les nations soient le plus indépendante possible...

Quand t'es étasuniens c'est normal que t'essaies d'acheter "made in USA"...
C'est un cercle vertueux qu'ils appellent ça dans le jargon.

Je ne comprend pas pourquoi vous préférez acheter des trucs fabriqué par des enfants du tiers monde au lieu d'acheter du local...
Soyez écologique un peu.
Dans les pays du tiers monde ils n'ont pas les mêmes normes et les produits doivent traverser plusieurs milliers de km.
Avatar de TiranusKBX TiranusKBX - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 9:01
@Matthieu Vergne
C'est juste un rappel historique, je n'ai pas dit qu'il est de la même mouvance même si au début il prônait aussi l'isolationnisme.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 9:15
Ce n'est pas de l'isolationnisme c'est du protectionnisme, du patriotisme, du bon sens.

Par exemple en France c'est mieux d'acheter des fraises françaises que des fraises espagnole, ce n'est pas de l’isolationnisme.
En plus en Espagne les fraises poussent dans de la laine de roche, dans des serres.

On a la chance d'avoir les DOM TOM par conséquent on a la banane française de Guadeloupe et de Martinique.
On a le Rhum ! (La Martinique ; la Guadeloupe ; Haïti ; la Guyane française ; l'Île de la Réunion et l'Île Maurice)

Bon à ce moment l'argument du local ne fonctionne plus, parce que c'est loin de la métropole (cela dit proche de la métropole on produit pas tellement de banane).
Mais quelque part à chaque fois qu'on achète des bananes françaises on aide des français et ça c'est cool.
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:06
Citation Envoyé par TiranusKBX Voir le message
@Matthieu Vergne
C'est juste un rappel historique, je n'ai pas dit qu'il est de la même mouvance même si au début il prônait aussi l'isolationnisme.
Oui et Vercingetorix a perdu à Alésia. Y'a pas de raison de faire un rappel historique si ce n'est pas pour faire un lien avec le sujet.
Avatar de Lung Lung - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:06
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
l'Île Maurice
Depuis quand Maurice est française ?
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:13
Citation Envoyé par Lung Voir le message
Depuis quand Maurice est française ?
J'ai fais un copier/coller je n'ai pas vérifié, ça venait d'un magasin de rhum ça avait l'air sérieux.
Je suis nul à chier en géographie, c'est impressionnant !
Je savais même pas que la Guyane était une région en Amérique du Sud...

France d'outre-mer
Avatar de J@ckHerror J@ckHerror - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:13
Vos arguments sont certes valables, mais vous oubliez que l'on participe à une économie de marché...
Il n'y aurais pas de problèmes et ce que vous dites serait juste à 100% si chaque pays pouvait être auto suffisant, mais c'est loin d'être le cas.
En France on a des bananes, mais on a pas de fabricant de puces électroniques... donc si on veut des puces il faut ouvrir un marché avec les producteurs de puces, mais il vont pas vouloir nous vendre que des puces, ils vont vouloir nous vendre plein de choses dont des bananes ... sauf que leurs bananes coutent 2 fois moins chère parce que leur mains d'œuvres coutes moins chère. Donc en important des puces, on ouvre la bananes à la concurrence.
Et vous aurez bien compris qu'on ne peut pas dire : vous nous vendez que des puces, les bananes ont a déjà ! Car il vont soit surtaxer les puces, soit pas nous vendre de puces ... etc. Donc quoi on surtaxe la bananes étrangère à l'import ... pour qu'elle soit à égalité avec la française... c'est bien mais c'est con de faire payer une bananes 2 fois son prix aux consommateurs en plus d'être inefficace car les pays vers lesquels on exporte vont en faire de même !

C'est ma vision des choses, un peu caricaturale mais c'est comme ça que je vois les choses.

J@ck.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:26
On ne va pas se soumettre à l'économie de marché.
Ce serait normal de pouvoir mettre des taxes sur les produits qu'on peu importer alors qu'on les produits en France.

La Chine et les USA commercent énormément, chacun à besoin de l'autre et pourtant parfois ya des taxes :
USA : L'acier anti-corrosion chinois lourdement taxé
C'est la Chine qui est la plus sanctionnée, avec des droits anti-dumping de 210% et des droits anti-subvention variant de 39% à 241%. Des droits anti-dumping de 3% à 92% ont été imposés à l'acier anti-corrosion sud-coréen, italien, indien et taïwanais. Des droits anti-subvention ont également été infligés à la Corée du Sud, l'Italie et l'Inde mais pas à Taïwan.
Les droits douaniers anti-dumping qui frappent la Chine se substituent à des droits provisoires de 256% qui avaient été décidés en décembre 2015.
(...)
Washington a déjà relevé la semaine dernière les tarifs douaniers sur les importations chinoises d'acier plat laminé à froid, les faisant passer à 522%.
Ce n'est pas parce que les USA ont taxé l'acier Chinois, que la Chine va se fâcher...

Si on laisse le marché dirigé l'économie ça devient n'importe quoi...
C'est le pays avec le moins de charge et le moins de règle qui est avantagé.
Alors qu'avec les taxes à l'importation on peut protéger les français.
Ou même sans taxe, il faudrait favoriser le "produit en France".
Pour les bananes ils le font, il y a des autocollants "Banane Française" et ça peut insister des consommateurs à choisir ces bananes plutôt que des autres.
Avatar de J@ckHerror J@ckHerror - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 10:59
Oui c'est sur que de favoriser le Made in France c'est le top !
Mais je ne peux en vouloir a celui qui regarde plus son compte en banque que l'origine du produit.

Si tu taxe à l'entrée alors ton produit étranger deviendra plus chère pour le consommateur (et pas pour le pays/entreprise qui le produit), et donc son/ton pouvoir d'achat va diminuer... Alors même que rien ne garantie que ton producteur français va y gagner...

Bref je pense que l'idée est plutôt un juste milieu, et bien sur aller au table de négociation avec une grosse paire de c******s après avoir supprimé tous les lobbys et surtout les petits dessous de table qui vont bien.

J@ck.
Avatar de ZenZiTone ZenZiTone - Membre émérite https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 11:59
Citation Envoyé par J@ckHerror Voir le message
et surtout les petits dessous de table qui vont bien.
Il est bien là le problème. Et c'est peut-être aussi la cause de nombreux désaccords internationaux.
Avatar de Grogro Grogro - Membre expert https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 12:07
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
J'ai fais un copier/coller je n'ai pas vérifié, ça venait d'un magasin de rhum ça avait l'air sérieux.
Je suis nul à chier en géographie, c'est impressionnant !
Je savais même pas que la Guyane était une région en Amérique du Sud...

France d'outre-mer
T'es quand même vraiment un champion du monde toi...
Avatar de Traroth2 Traroth2 - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 12:17
Les conséquences ne se sont pas faites attendre : une partie du secteur high-tech étasunien a commencé à fuir vers Vancouver...

http://dailyhive.com/vancouver/busin...ravel-ban-2017

https://techvibes.com/2017/02/01/tru...-workers-trump

Même Breitbart le dit ! http://www.breitbart.com/california/...ing-vancouver/
Avatar de SkyZoThreaD SkyZoThreaD - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 12:19
En plus, la Guyanne n'est pas une région c'est une île... c'est bien connu.
Avatar de steflinux steflinux - Membre actif https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 14:05
Que des bonnes nouvelles.

Sauf si les SSII Indiennes viennent ensuite casser les prix en Europe.
Avatar de hotcryx hotcryx - Membre émérite https://www.developpez.com
le 19/04/2017 à 16:40
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
J'ai fais un copier/coller je n'ai pas vérifié, ça venait d'un magasin de rhum ça avait l'air sérieux.
Je suis nul à chier en géographie, c'est impressionnant !
Je savais même pas que la Guyane était une région en Amérique du Sud...

France d'outre-mer
t'inquiète CNN est aussi nulle en géo.
Avatar de SurferIX SurferIX - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 27/04/2017 à 16:18
Il n'y a rien à critiquer, au contraire : il faudrait qu'on prenne exemple. L'Australie (qui appartient toujours à l'Angleterre si mes souvenirs sont bons), n'accepte aucun travailleur étranger sur du long terme, sauf s'il arrive à justifier que son emploi n'est pas réalisable par un Australien. Ca c'est du protectionnisme. Et en France on ferait bien d'en prendre de la graine.
Avatar de J@ckHerror J@ckHerror - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 27/04/2017 à 16:41
Citation Envoyé par SurferIX Voir le message
Il n'y a rien à critiquer, au contraire : il faudrait qu'on prenne exemple. L'Australie (qui appartient toujours à l'Angleterre si mes souvenirs sont bons), n'accepte aucun travailleur étranger sur du long terme, sauf s'il arrive à justifier que son emploi n'est pas réalisable par un Australien. Ca c'est du protectionnisme. Et en France on ferait bien d'en prendre de la graine.
Et dans les faits ? ca donne quoi ? J'ai au moins 3 ou 4 potes qui sont allés en Australie, plus d'une année pour certains, ils ont tous travaillés, je ne saurais dire sous quelles conditions de visa etc, mais ils ont travaillés comme saisonnier dans des trucs de maraichage, comme serveur, et dans l'informatique... pour ce que je me rappel. Mais je doutes que ce qu'ils ont fait n'était pas faisable par un australien...
Je sais que ce que tu dis est vrai (tout comme le fait que personne ne peut obtenir de passeport Australien si tu ne l'a pas a la naissance) mais je pensais que c'était plus des quotats, et que de tout façon, sur place tu peux avoir des petits contrats ou autre.

Sinon franchement tu pense que de réserver les CDI aux personnes avec une carte d'identité française permettrait de faire baisser le chomage ? Perso je pense que l'impact sur le chômage sera nulle. Parce que des CDI en France pour des personnes étrangères et peuvent être remplacée par un français (qui lui voudra bien du taf) je suis pas sur qu'il y en ai des centaines de milliers... déjà en milliers ce serait presque beau.

J@ck.

[EDIT] De plus l'australie n'a pas le plein emploi pour autant. Ce ne peut donc pas être LA solution, au mieux un tout petit bout...
Avatar de shadowmoon shadowmoon - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 27/04/2017 à 18:20
J@ckHerror, quand SurferIX évoque "aucun travailleur étranger sur du long terme", je pense que l'expression "long terme" est à prendre dans un cadre "économico-professionnel" soit :

"court terme" = un an ou moins

"moyen terme" = entre un et trois an

"long terme" = trois an ou plus

De plus quand vous décrivez les cas de vos amis, vous mentionnez "travaillés comme saisonnier", donc surement une succession d'emplois à court terme, à l'opposé d'un poste unique "à long terme" évoqué par SurferIX.

De l'expérience personnelle de ma sœur qui a vécu presque 3 ans en Australie, je sais qu'elle a obtenu un visa avec autorisation de travailler car elle a précisé qu'elle ferait du "surf couching" dans des exploitations agricoles, fermes d'élevages ... à chaque fois pendant quelques mois, 6 au maximum.

Dans ce cas l’état australien ne bloque par l'entrée dans le pays car la personne étrangère déclare qu'elle occupera plusieurs emplois, chacun sur une courte période, même si la durée globale du séjour est plus longue.

Par contre, si ma sœur avait demandé un visa pour la même période, mais avec un seul et unique emploi durant ces 3 ans, elle aurait pu avoir un refus en réponse.

J@ckHerror et SurferIX expliquent des situations différentes, donc avec des résultats qui peuvent diverger.
Avatar de Kapeutini Kapeutini - Membre du Club https://www.developpez.com
le 27/04/2017 à 19:37
Cela n empeche pas de faire travailler des indiens a distance :-)
Avatar de Alpha3615 Alpha3615 - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 28/04/2017 à 10:27
Bonjour,
Je travaille principalement a l'étranger (hors Europe) et j'en suis a environ une vingtaine de pays.
Ce que je peut dire c'est que dans la grande majorité de ceux-ci la préférence nationale s'applique (et pour moi cela est normal). Comme expatriés on rencontre en effet principalement des indiens, pakistanais et plus récemment des indonésiens, des magrébins et des iraniens.
En ce qui concerne les indiens, les société qui les emploient le justifie par le fait qu'il sont très bon voir meilleurs que nous. Ce n'est pas le cas et la seule vrai raison est qu'il sont moins cher. (je travaille dans le milieu industriel et ce qu’il faut savoir c'est qu'un indien gagne généralement 10 (voir plus) fois le salaire qu'il aurait en Inde ce qui n'a rien a voir avec nous)
Les meilleurs avec qui j'ai eu le plaisir de travailler sont les thaïs, et les sud américains qui sont d'un très très bon niveau (les étasuniens n'étant pas toujours une référence)
Avatar de pierre.E pierre.E - Membre du Club https://www.developpez.com
le 29/04/2017 à 8:51
normal faut faire la même chose en france quitte à reformer notre "mamouth" pour qu il soit plus efficace.
Avatar de e-ric e-ric - Membre expert https://www.developpez.com
le 03/05/2017 à 7:52
Salut

Sans ménagement : cela concerne la politique intérieure des Etatsuniens et en gros ce n'est pas notre problème. Je suis bien plus préoccupé par le marché de l'emploi en France.

Cdlt
Avatar de Grogro Grogro - Membre expert https://www.developpez.com
le 03/05/2017 à 9:14
Citation Envoyé par e-ric Voir le message
Sans ménagement : cela concerne la politique intérieure des Etatsuniens et en gros ce n'est pas notre problème. Je suis bien plus préoccupé par le marché de l'emploi en France.
Et pourtant, cela nous concerne directement.
Si ce n'est pas notre "problème", et que nous n'avons de leçon à donner à personne, c'est une opportunité historique pour nous, en Europe, pour enrayer la fuite des cerveaux et faire revenir nos scientifiques et ingénieurs partis aux USA, là où il y avait du travail et un avenir pour eux. Autrement dit : il faut un État stratège et une politique de long terme, et ré-accepter enfin de financer la recherche scientifique.

Si les USA se tirent une balle dans le pied, on doit en profiter et il faudra être plus attractif que le Canada.
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 05/05/2017 à 22:04
Visa USA : certains demandeurs pourraient devoir fournir une liste de comptes de réseaux sociaux,
qu'ils ont utilisés au courant des cinq dernières années

L'administration Trump pourrait bientôt commencer à solliciter des demandeurs de visa, qu'elle craint être des menaces de sécurité, de fournir une liste de tous les comptes sociaux qu'ils ont utilisés au cours des cinq dernières années.

Environ deux mois après que le président Donald Trump a signé un ordre exécutif promettant un « contrôle extrême » pour les voyageurs étrangers et les réfugiés, le Département d'État a proposé, dans un avis public, que soient demandées les informations suivantes, si elles ne sont pas déjà incluses dans une demande, à un sous-ensemble de demandeurs de visa dans le monde entier, afin de « mener une évaluation plus rigoureuse des candidats en matière de terrorisme ou d'autres obligations nationales liées à la sécurité liée aux visas » :
  • l’historique de voyage au cours des quinze dernières années, y compris la source de financement pour le voyage ;
  • l’historique d'adresse au cours des quinze dernières années ;
  • l'historique d'emploi au cours des quinze dernières années ;
  • tous les numéros de passeport et pays de délivrance détenus par le demandeur ;
  • noms et dates de naissance de tous les frères et sœurs ;
  • nom et date de naissance de tous les enfants ;
  • noms et dates de naissance pour tous les conjoints actuels et anciens, ou les partenaires civils ou domestiques ;
  • plateformes et identifiants de médias sociaux utilisés au cours des cinq dernières années ;
  • numéros de téléphone et adresses mail utilisés au cours des cinq dernières années.

« La plupart de ces informations sont déjà collectées sur les demandes de visa, mais pour une période de temps plus courte, par exemple cinq ans au lieu de quinze ans. Les demandes de noms et dates de naissance des frères et sœurs et, pour certains candidats, des enfants sont nouvelles », note le Ministère.

« La demande d'identifiants de réseaux sociaux et des plateformes associées est nouvelle pour le Département d'État, même si elle est déjà collectée volontairement par le Department of Homeland Security (DHS) pour certaines personnes », a-t-il continué.

Le Département d’État estime que ce changement affecterait environ 65 000 demandeurs de visa chaque année : « Le nombre estimé de répondants représente une estimation des fonctionnaires pertinents du Département d'État selon laquelle 0,5 % des demandeurs de visa aux États-Unis ou dans la fourchette de 65 000 individus par année présenteront un profil de menace, en fonction des circonstances individuelles et des informations qu'ils fournissent, qui mèneront les fonctionnaires consulaires des États-Unis, étant à des postes dans le monde entier, de décider s’il faut que le demandeur passe par cet examen amélioré qui tient compte de l'information proposée de recueillir ».

Dans le cas où le demandeur venait à ne pas fournir ou à ne pas pouvoir fournir ces données, la porte d’entrée aux États-Unis ne va pas nécessairement se fermer devant lui : « Le défaut de fournir les informations demandées n'entraînera pas nécessairement un refus de visa, si le fonctionnaire consulaire détermine que le demandeur a fourni une explication crédible pour laquelle il ne peut répondre à une question ou fournir des documents justificatifs demandés, de sorte que le fonctionnaire consulaire est en mesure de conclure que le demandeur a fourni des informations adéquates pour déterminer l'admissibilité du candidat à recevoir le visa. »

Le Ministère précise tout de même que la collecte de plateformes et d'identifiants de réseaux sociaux ne sera pas utilisée pour refuser les visas en fonction de la race, de la religion, de l'origine ethnique, de l'origine nationale, des opinions politiques, du genre ou de l'orientation sexuelle des candidats.

Ce n’est pas le premier gouvernement des États-Unis à avoir invoqué l’optique d’améliorer la sécurité nationale pour justifier l’examen des médias sociaux des demandeurs de visa. En effet, des mois après l'attaque de 2015 à San Bernardino, en Californie, les législateurs ont demandé à une autre agence, le Department of Homeland Security, d'engager davantage de ressources pour surveiller des sites comme Facebook et Twitter pour des menaces potentielles.

C'est sous le prédécesseur de Trump, le président Barack Obama, que l'agence a commencé en décembre à collecter des identifiants de médias sociaux provenant de voyageurs arrivant sur un programme de visa différent. À l'époque, le DHS a souligné qu'il était facultatif : les visiteurs étrangers n'avaient pas à fournir leurs noms d'utilisateurs sur les sites sociaux pour entrer aux États-Unis. Cependant, les poids lourds de l’industrie technologique et les défenseurs des droits numériques se sont opposés à cette idée, arguant que demander aux voyageurs de partager ce type d’information exerçait une grande pression sur eux en plus de menacer la libre expression.

Sous Trump, le DHS a franchi un pas de plus : le nouveau chef de l'agence, le secrétaire John Kelly, a déclaré aux législateurs en février que le gouvernement envisageait d'exiger les mots de passe des médias sociaux étrangers : « S’ils ne veulent pas nous donner l'information, alors ils ne viennent pas », a-t-il déclaré sans contours.

Source : avis public
Avatar de Lyons Lyons - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 07/05/2017 à 0:44
« S’ils ne veulent pas nous donner l'information, alors ils ne viennent pas »
Et bien on viendra pas et je pense qu'on ne s'en portera pas plus mal.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 10:21
L’administration Trump approuve le renforcement des contrôles incluant les comptes de réseaux sociaux
Pour l'obtention de visa américain

Parmi les derniers projets en date initiés par le gouvernement Trump, on peut citer sa tentative d’instaurer une interdiction de voyager temporaire pour les personnes originaires de sept pays (Yémen, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Irak) ou encore son ambition, plus récente, d’interdire l’embarquement des laptops à bord de la cabine des avions qui sillonnent sur le territoire américain.

L’administration Trump a sorti un nouveau questionnaire pour les demandeurs de visa qui souhaitent se rendre aux États-Unis. Ce questionnaire fait partie d’un ensemble de mesures visant à renforcer les contrôles des personnes qui souhaitent se rendre aux États-Unis.


Le nouveau questionnaire exige de chaque demandeur de visa de fournir les identifiants des comptes qu’il ou elle a utilisés durant les cinq dernières années pour accéder aux réseaux sociaux ainsi que la biographie de ses quinze dernières années de vie. Toutefois, il est précisé dans le formulaire que les informations fournies ne peuvent en aucun cas retarder ou empêcher le traitement d’une demande de visa individuel.

Ce nouveau questionnaire a été approuvé le 23 mai 2017 par le Bureau de la Gestion et du Budget. Et ce, malgré les critiques formulées à son encontre par divers responsables de l’éducation et des groupes universitaires pendant sa période de consultation publique. Ces derniers lui reprochaient d’être excessivement contraignant pour le demandeur, d’alourdir les démarches administratives et de favoriser le découragement des étudiants et des scientifiques qui veulent venir aux États-Unis.

Les défenseurs et les avocats de l’immigration estiment que ces questions sont susceptibles de porter préjudice à des candidats innocents qui pourraient simplement avoir du mal à se souvenir, dans le détail, de tout ce qu’ils ont pu faire 15 ans auparavant ou qui pourraient avoir commis des erreurs par le passé sans incidence sur leur intégrité actuelle.

Les nouvelles procédures instaurées autorisent aussi les consulats qui le jugent nécessaire, à demander tous les anciens passeports, les adresses de messagerie, les numéros de téléphone et les identifiants des comptes utilisés sur les réseaux sociaux pendant les cinq dernières années, ainsi que la biographie des quinze dernières années de vie du demandeur, incluant son historique d’adresses, d’emplois et de voyages.

« Les États-Unis ont l’un des processus de demande de visa les plus stricts au monde », a déclaré Babak Yousefzadeh, un avocat basé à San Francisco et président de l’Ordre du barreau de l’Iran. Par ailleurs, il estime que ces nouvelles mesures (le questionnaire) accordent un « pouvoir arbitraire » aux consulats lors des procédures de traitement des demandes de visa, alors qu’il n’y a aucun moyen de contrôler les éléments qui influent sur leurs décisions.

Les services compétents pourront demander des informations supplémentaires lorsqu’ils estimeront « que ces informations sont nécessaires pour confirmer une identité ou pour mener des enquêtes plus rigoureuses liées à la sécurité nationale », a déclaré un responsable du département d’État.

Source : Reuters

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Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

USA : Donald Trump autorise les FAI à vendre l'historique Web des internautes sans leur consentement, quelles solutions pour les Américains ?
USA : la FCC vote pour entamer le processus de suppression de la neutralité du Net, la période des commentaires publics désormais ouverte
Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 12:17
Où est le problème?

Il y a plein de pays dans le monde qu'il est merveilleux de visiter, qui ne nécessite pas de fournir une photo de chaque poil de son c... pour avoir le droit d'y entrer et qui prennent les mesures pour contrer le réchauffement climatique!

Alors what else? Evitez ce pays dirigé par un gouvernement totalement à côté de la plaque...
Avatar de Lcf.vs Lcf.vs - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 14:18
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Alors what else? Evitez ce pays dirigé par un gouvernement totalement à côté de la plaque...
C'est sûr, ça va très vite être la conclusion n°1 de la majorité des gens.

Pô sûr que ça remplisse son objectif "America first"... que ce soit pour le tourisme ou pour créer sa boite ailleurs, les USA arriveront vite en dernier choix.
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre expert https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 15:11
et si on est pas inscrit sur un réseau social ?
Avatar de Lcf.vs Lcf.vs - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 15:23
Citation Envoyé par RyzenOC Voir le message
et si on est pas inscrit sur un réseau social ?
Hum, j'le savais, que t'étais un agent dormant
Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 16:54
Citation Envoyé par RyzenOC Voir le message
et si on est pas inscrit sur un réseau social ?
Ben mon gras, c'est simple... Tu es un mec "louche"! Donc dans le meilleur des cas, tu auras droit à un interrogatoire de 30 heures avec les services de l'immigration US, un touché rectal pour s'assurer que tu ne transportes pas une bombe cachée au plus profond de ton intimité et l'exigence de voir l'état de ton compte en banque pour savoir si tu n'es pas un de ces "Mexicains sans le sous" qui envahissent la belle amérique trumpienne!!!

Y-a-mieux pour débuter ses vacances, non?
Avatar de Lcf.vs Lcf.vs - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 17:01
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Donc dans le meilleur des cas, tu auras droit à un interrogatoire de 30 heures
Vraiment dans le meilleur des cas... pour rappel, en cas de suspicion de terrorisme, il n'y a plus de limites à la durée de détention. ^^

Des vacances prolongées, donc ?
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre expert https://www.developpez.com
le 03/06/2017 à 20:21
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Ben mon gras, c'est simple... Tu es un mec "louche"! Donc dans le meilleur des cas, tu auras droit à un interrogatoire de 30 heures avec les services de l'immigration US, un touché rectal pour s'assurer que tu ne transportes pas une bombe cachée au plus profond de ton intimité et l'exigence de voir l'état de ton compte en banque pour savoir si tu n'es pas un de ces "Mexicains sans le sous" qui envahissent la belle amérique trumpienne!!!

Y-a-mieux pour débuter ses vacances, non?
Quand je vais aux état unis c'est pas pour y passer des vacances... Dans mon cas je suis parfois obligé d'y aller pour raison professionnel, cela ne s'appliquera peut etre pas aux pros.
Avatar de LapinGarou LapinGarou - Membre averti https://www.developpez.com
le 04/06/2017 à 9:51
Et si les seuls réseaux sociaux ou l on me trouvent sont linkedin (jy passe une fois tous les 3 mois... Voire plus rarement) et qu'à une époque j'etais sur adopte et/ou tinder... Ils vont m envoyer voir Monsieur Ferrara pour passer un casting avec son harem, savoir si je suis a la hauteur de mes reseaux sociaux...?

Ca serait un bon debut de vacances aux States ça
Avatar de Grogro Grogro - Membre expert https://www.developpez.com
le 06/06/2017 à 17:53
Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
Ce nouveau questionnaire a été approuvé le 23 mai 2017 par le Bureau de la Gestion et du Budget. Et ce, malgré les critiques formulées à son encontre par divers responsables de l’éducation et des groupes universitaires pendant sa période de consultation publique. Ces derniers lui reprochaient d’être excessivement contraignant pour le demandeur, d’alourdir les démarches administratives et de favoriser le découragement des étudiants et des scientifiques qui veulent venir aux États-Unis.
Quelle bonne nouvelle pour nous, européens civilisés encore dotés d'un QI > 100. Revenez chez nous, restez en Europe. Si les buveurs de coca tiennent à se suicider, on a là une occasion historique pour renverser la fuite des cerveaux. Rapatrions la recherche et l'innovation en Europe !
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
le 12/07/2017 à 17:02
Trump s’attaque au visa des startups qui devait favoriser la création d’entreprises technologiques étrangères aux USA
La Silicon Valley condamne cette décision

Le gouvernement américain a décidé, ce mardi, de repousser l’entrée en vigueur du programme « International entrepreneur rule » (IER) adopté sous le mandat de l’ancien président Obama. Ce programme relatif à l’octroi d’un certain type de visa devait faciliter l’implantation sur le territoire américain de jeunes entreprises appartenant à des investisseurs étrangers pour une durée maximale de cinq ans. L’administration Trump a, malgré tout, choisi de repousser sa date d’entrée en vigueur jusqu’au 14 mars 2018. Il est fort probable qu’avant cette échéance, l’IER soit tout simplement annulée puisque le gouvernement américain a fait savoir qu’il mettrait en place une consultation publique afin de statuer sur son éventuel retrait définitif.

Cette décision est un coup dur pour la politique pro-immigration des entreprises technologiques. Il faut rappeler qu’elles sont déjà en désaccord avec le gouvernement américain sur deux sujets sensibles. Le premier concerne le décret signé par le président américain Donald Trump visant à réformer le programme de visa H-1B américain qui permet aux entreprises américaines, et particulièrement celles de la technologie, d’attirer des travailleurs qualifiés étrangers. Le second concerne la volonté du président américain de faire sortir les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat soutenu par les entreprises technologiques. Ce pacte non contraignant international qui vise à réduire collectivement l’empreinte carbone et, si possible, arrêter le changement climatique.

L’IER encore appelé « visa des startups » devait entrer en application à partir du 17 juillet 2017. À travers ce visa, le ministère de la Sécurité intérieure aurait pu accorder un séjour provisoire de cinq ans sur le sol américain aux entrepreneurs étrangers éligibles (environ 3000 candidats potentiels venant principalement de Chine, d’Inde, du Brésil et de Russie). La durée du séjour provisoire initial aurait été de 30 mois, avec la possibilité de le prolonger de 30 mois supplémentaires. Pour être éligibles, les entrepreneurs étrangers devaient prouver qu’ils ont des parts importantes dans une startup de moins de cinq ans d’âge et qu’ils disposent d’au moins 250 000 $ pour le financement de leur projet. Ils devaient également fournir un business plan solide et démontrer de quelle manière leur entreprise serait « bénéfique pour les États-Unis. »

« C’est indéniablement un revers pour les États-Unis dans la course mondiale pour le leadership des talents. Nous devrions encourager les personnes innovantes à venir dans notre pays avec leurs idées novatrices, leur expertise et leurs compétences uniques, plutôt que de les inciter à mettre leurs talents au service de nos concurrents à l’étranger », a déclaré Todd Schulte, président de FWD.us, un groupe de défense de l’immigration soutenue par les entreprises de l’industrie technologique.

Les défenseurs de la loi estiment que ce programme aurait permis aux États-Unis de continuer à concurrencer la Chine et l’Europe pour attirer les meilleurs talents du monde. Une étude de la Fondation nationale pour la politique américaine a révélé que plus de la moitié des startups dont la valeur est estimée à plus d’un milliard de dollars ont au moins un fondateur né à l’étranger, hors des États-Unis. La liste tient compte des entreprises établies actuellement et de leurs fondateurs, y compris des patrons de la Silicon Valley comme Elon Musk de Tesla ou Sergey Brin d’Alphabet.

« C’est malheureux », a confié Anastasia Tonello, avocat et président de l’American Immigration Lawyers Association, en ajoutant que l’IER aurait pu aider les jeunes diplômés qui cherchent à construire des petites entreprises. Peter Leroe-Muñoz, vice-président de la division technologie et innovation du groupe Leadership Group dans la Silicon Valley, a estimé pour sa part que cette action était symptomatique des efforts de l’administration de Trump qui souhaite compromettre la réforme sur l’immigration aux USA. Max Versace, cofondateur de la startup spécialisée en intelligence artificielle Neurala, pense que cette nouvelle mesure contreproductive du gouvernement Trump ne va contribuer qu’à décourager les travailleurs talentueux candidats à l’immigration pour les USA.

Source : Wall Street Journal (inscription), Daily Democrat

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Voir aussi

L'administration Trump approuve le renforcement des contrôles incluant les comptes de réseaux sociaux pour l'obtention de visa américain
USA : les géants de la technologie rejoignent un mouvement visant à rester dans l'accord de Paris sur le climat peu importe la décision de Trump
Avatar de Dalini71 Dalini71 - Membre averti https://www.developpez.com
le 12/07/2017 à 19:47
C'est le Canada qui va être content
Avatar de laerne laerne - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 13/07/2017 à 16:56
Bonne nouvelle pour nous en fait. Le "brain drain" vers les US n'a que trop duré.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
le 17/07/2017 à 6:08
USA : les agents des douanes n’ont pas le droit de rechercher des données liées à des serveurs distants
Sur le téléphone des voyageurs américains

Dans une lettre datant du 20 février 2017, le Sénateur américain Ron Wyden s'est adressé au ministre de la Sécurité intérieure des États-Unis, John F. Kelly. Il souhaitait lui communiquer ses inquiétudes au sujet de certaines pratiques non respectueuses des libertés individuelles des citoyens américains qui avaient cours dans le service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (US Customs and Border Patrol ou CBP). La CBP étant un organe du ministère de la Sécurité intérieure, il souhaitait ainsi clarifier une situation peu réjouissante liée à la pratique « profondément troublante » des agents des frontières qui profitaient des contrôles pour réclamer aux voyageurs américains leurs mots de passe pour ensuite accéder à leurs comptes sur les réseaux sociaux.

« Il existe des règles juridiques bien établies qui régissent la façon dont les organismes d’application de la loi peuvent obtenir des données auprès des entreprises des réseaux sociaux et des fournisseurs de messagerie électronique. Ce processus requiert, en général, l'autorisation formelle d’un tribunal. En réclamant les informations d’identification d’un voyageur américain, et en accédant directement à ses données, la CBP court-circuiterait les vérifications d’usage et les valeurs établies dans notre système actuel », a mentionné le Sénateur Ron Wyden dans sa lettre. Il a aussi ajouté que cette façon d’agir de la CBP détourne l’agence de sa mission principale et contribue à l’allocation inutile et inadéquate de ressources en son sein.


Dans un rapport de mars 2017 publié par la CBP, on apprenait que les agents de ce service avaient fouillé plus d’appareils électroniques pendant le seul mois de février 2017 que pour toute l’année 2015. Le nombre d’appareils fouillés était passé de 8383 à 14 993, ce qui correspond à une augmentation de 80 % entre octobre 2016 et mars 2017, les six premiers mois de l’année fiscale de l’agence. Ces chiffres ne prennent pas en compte les recherches effectuées sur les voyageurs étrangers ni celles effectuées par d’autres organes du ministère de l’Intérieur, notamment au niveau de l’immigration. Cette situation a conduit, en avril 2017, le Sénateur Ron Wyden et le Sénateur Rand Paul à introduire un projet de loi visant à interdire aux agents des frontières de rechercher ou de saisir des téléphones cellulaires sans raison valable à cause du trop grand nombre de téléphones saisis par la CBP.

Le ministère de la Sécurité intérieur a répondu par une lettre datant du 20 juin 2017 et signé par Kevin McAleenan, commissaire intérimaire de la CBP. Dans ce document, l’agence confirme la pratique décrite par le Sénateur Wyden en défendant le point de vue selon lequel cette pratique serait un moyen efficace pour lutter contre la pornographie infantile, le trafic de drogue, le terrorisme et d’autres menaces qui pèsent sur les USA.

Mais pour les défenseurs de la vie privée tels que l’American Civil Liberties Union et l’Electronic Frontier Foundation, le problème est ailleurs. Il s’agit plutôt de savoir si cette agence a le droit d’étendre son autorité à la fouille de données liées à des serveurs distants et qui ne sont pas stockées physiquement sur un téléphone. Ce à quoi McAleenan a répondu dans sa lettre en indiquant que les agents de la CBP avaient le droit de procéder comme ils le font (fouille du téléphone sans consentement et exceptionnellement sans mandat ou suspicion), mais uniquement en se limitant au contenu enregistré localement sur le périphérique. Cela inclut les historiques d’appels, les messages, les contacts, les photos ou les vidéos enregistrés localement.

« Les recherches aux frontières effectuées par la CBP ne devraient pas concerner les informations qui se trouvent sur des serveurs distants », a-t-il écrit, une disposition qui devrait concerner aussi bien les applications pour les services de messagerie et de réseaux sociaux (Twitter, WhatsApp, Telegram, Instagram, SnapChat, Facebook…) que les applications dédiées au stockage des données sur le cloud. Les voyageurs n’ont même pas besoin de débloquer leurs appareils ou de communiquer leurs mots de passe lorsqu’ils sont interrogés par les agents de la CBP. Cependant, s’ils y sont contraints, en cas de refus de collaboration par exemple, ces derniers peuvent « confisquer » l’appareil du voyageur, a précisé McAleenan. Il faut rappeler que le ministère de la Sécurité intérieure des USA a réalisé des progrès énormes en ce qui concerne le décodage des mots de passe et la protection PIN sur la plupart des appareils. Il a, d’ailleurs, publié de nombreux documents détaillant ses avancées en la matière.

Dans sa lettre, Kevin McAleenan a, toutefois, éludé la question du Sénateur Ron Wyden qui demandait que soient fournies des statistiques détaillant le nombre de recherches menées par la CBP pour le compte d’autres organismes gouvernementaux tels que le FBI, l’Administration antidrogue, le Centre national antiterroriste et autres qui seraient obligés de disposer d’un mandat s’ils envisageaient d’entreprendre eux-mêmes ces recherches.

Source : NBC News, Lettre du CBP PDF, Lettre de Ron Woden PDF

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Voir aussi

USA : Donald Trump a-t-il le droit de bloquer des personnes sur ses comptes Twitter publics ou serait-ce anticonstitutionnel ?
L'administration Trump approuve le renforcement des contrôles incluant les comptes de réseaux sociaux pour l'obtention de visa américain
USA : Twitter attaque le gouvernement fédéral en justice, pour s'opposer à une injonction visant à révéler l'identité réelle d'un compte anti-Trump
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 17/07/2017 à 17:38
ils vont s'en priver... ce que la douane veut, dieu veut, ou alors il faut emmener son avocat partout.
Avatar de Fagus Fagus - Membre régulier https://www.developpez.com
le 20/07/2017 à 23:44
quel pays merveilleux.
C'est sans doute pour cela que le concept de "Plausible deniability" en crypto en vient.
Mot de passe alternatif bootant un os bidon, comptes en ligne alternatifs bidons, etc.
Quelle perte de temps pour les honnêtes gens si leurs petites fouilles peuvent être contournées si simplement.
Avatar de Dwalin_7 Dwalin_7 - Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
le 21/07/2017 à 11:31
Merci à Fagus, c'est une idée que j'avais, je pensais bien que ça existait déjà, mais je ne connaissais pas le terme exact.

C'est vrai que c'est se donner beaucoup de mal juste pour éviter quelque chose qui ne devrait pas exister. Mais si ça évite à la fois le conflit avec la douane (si on refuse de coopérer) et l'atteinte à la vie privée (puisque faux compte), ça peut valoir le coup si on y va souvent (surtout que ça peut servir aussi si on a affaire à d'autres sortes de criminels plus classiques et sans uniforme).

Je note au passage que l'on ne semble s'intéresser qu'aux droits des citoyens américains, personnellement si j'étais dans une association chez nous équivalente à celles dont il est question ici, je m'attacherais à défendre également les droits des ressortissants d'autres pays que la France.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
le 15/09/2017 à 9:09
L'administration Trump attaquée en justice par l'EFF et l'ACLU à cause des fouilles et confiscations abusives
Menées aux frontières par ses douaniers

Un groupe d’une dizaine de personnes, composé de citoyens américains et d’un résident permanent légal des États-Unis, a récemment lancé une procédure judiciaire à l’encontre du ministère de la Sécurité intérieure des USA. Ce groupe est formé par des personnes qui estiment avoir été victimes d’abus de la part de la CBP (Customs and Border Protection), le service des douanes et de la protection des frontières de l’oncle Sam, au cours de leurs précédents voyages. Il comprend, entre autres, un développeur en informatique, un vétéran de l’armée, un ingénieur de la NASA et deux journalistes.

L’Electronic Frontier Foundation et l’American Civil Liberties Union, deux organismes qui sont chargés de représenter les voyageurs, ont déclaré que plusieurs des demandeurs remettant en cause les pratiques de la CBP, un organe du ministère de la Sécurité intérieure, sont des musulmans ou issus de minorités. Les plaignants reprocheraient à l’administration Trump d’encourager la poursuite de pratiques contraires à la Constitution du pays au sein de certains organes de l’État, notamment lors de recherches effectuées sans mandat sur les téléphones et les ordinateurs portables des citoyens américains qui sont arrêtés à la frontière par les agents du CBP.

Pour être plus précis, les demandeurs soutiennent que les recherches et la confiscation prolongée de leurs appareils électroniques (smartphones et ordinateurs portables) violent les lois encadrant la protection de la vie privée et la liberté d’expression telles qu’elles sont définies la Constitution des États-Unis. La plainte a été déposée devant un tribunal de district des États-Unis dans le Massachusetts. Ce procès survient dans un contexte particulier où l’on note une forte augmentation du nombre de fouilles sur les appareils électroniques et la désapprobation grandissante des défenseurs des droits civiques.

Il faut rappeler que la CBP a publié un rapport en mars 2017 dans lequel on apprenait que les agents de ce service avaient fouillé plus d’appareils électroniques pendant le seul mois de février 2017 que pour toute l’année 2015. Le nombre d’appareils fouillés était passé de 8383 à 14 993, ce qui correspond à une augmentation de 80 % entre octobre 2016 et mars 2017. En avril, la CBN avait signalé que le nombre de recherches était passé de 8500 au cours de l’exercice 2015 à environ 19 000 au cours de l’exercice 2016.

Un peu plus tôt, en février 2017, le sénateur américain Ron Wyden s’était adressé au ministre américain de la Sécurité intérieure pour lui communiquer ses inquiétudes au sujet de certaines pratiques non respectueuses des libertés individuelles des citoyens américains qui avaient cours au CBP. Il souhaitait ainsi clarifier une situation peu réjouissante liée à la pratique « profondément troublante » des agents des frontières qui profitaient des contrôles pour réclamer aux voyageurs américains leurs mots de passe pour ensuite accéder à leurs comptes sur les réseaux sociaux. Le ministre avait, par la suite, confirmé dans une lettre datée du 20 juin 2017 que les agents des douanes n’ont pas le droit de rechercher des données liées à des serveurs distants sur le téléphone des voyageurs.

Suhaib Allababidi, un citoyen américain qui vit au Texas et un demandeur dans l’affaire, a déclaré lors d’une interview qu’il a été arrêté par les douanes et la patrouille frontalière le 21 janvier dernier à l’aéroport de Dallas après son retour d’un voyage d’affaires à Dubaï. Il a confié qu’il avait refusé de débloquer son téléphone personnel pour les officiers après leur avoir permis de fouiller son second téléphone professionnel.

Allababidi a précisé que les officiers lui auraient alors confisqué ses deux téléphones et que son téléphone professionnel ne lui a été a rendu que deux mois plus tard. Cependant, le gouvernement ne lui a toujours pas rendu son téléphone personnel après plus de sept mois d’attente. « Vous êtes livré à vous-même, sans aucune réponse », s’est-il offusqué. « Est-ce que je récupérerai mon téléphone, est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? ... Ils ont pris mon téléphone, et c’est tout ce que je sais. »

En général, les lois des USA prévoient qu’il est nécessaire d’obtenir un mandat avant de pouvoir procéder à la fouille du contenu des appareils électroniques d’un citoyen américain. Mais une disposition spéciale baptisée « border search exception » permet aux autorités fédérales à perquisitionner et à fouiller les appareils électroniques sans mandat à moins de 160 km d’une frontière américaine. En cas de refus, l’appareil peut être saisi.

Source : Reuters

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

USA : les touristes sont désormais invités à fournir des informations relatives à leur présence sur les réseaux sociaux dans le formulaire ESTA
USA : un projet de loi contre les fouilles d'appareils électroniques des voyageurs à la frontière exige un mandat délivré selon les règles fédérales
Avatar de kolodz kolodz - Modérateur https://www.developpez.com
le 15/09/2017 à 14:53
passé de 8500 au cours de l’exercice 2015 à environ 19 000 au cours de l’exercice 2016.
Soit +123% entre 2015 et 2016, à mettre en comparaison avec :
80 % entre octobre 2016 et mars 2017
Investiture du président Trump vendredi 20 janvier 2017.
Mettre en avant Trump et son administration dans cette actualisé me semble biaisé sachant que l’augmentation était déjà présente avant l'administration Trump.

Même si l'abus provient de l'article traduit cela reste du "misleading title/misleading information"...

Cordialement,
Patrick Kolodziejczyk.
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