Oculus condamnée à verser 500 millions de dollars à Zenimax pour plusieurs manquements
Mais le vol de secrets commerciaux n'a pas été retenu

Le , par Olivier Famien, Chroniqueur Actualités
Après avoir entendu toutes les parties dans le procès opposant ZeniMax, l’entreprise mère de Bethesda Softworks et Id Software à Oculus VR, l’entreprise accusée de vol de secrets commerciaux dans la conception du casque de réalité virtuelle, le jury du tribunal fédéral de Dallas vient de rendre son verdict. Et le moins qu’on puisse dire, est que tous les témoignages des représentants de Facebook et d’Oculus VR n’ont pas suffi à convaincre le jury qui a condamné Oculus à plusieurs niveaux.

En effet, selon le jury du Texas le cofondateur d’Oculus Palmer Luckey et par ricochet Oculus VR n’ont pas respecté l’accord de non-divulgation que Luckey a signé avec Zenimax. En conséquence, Oculus devra verser à Zenimax la coquette somme de 500 millions de dollars. Il faut souligner qu’on est bien loin des 2 milliards requis par Zenimax pour compensation et 4 autres milliards de dollars exigés pour dommages et intérêts. Toutefois, c’est un montant non négligeable.

Sur les 500 millions de dollars qu’Oculus devra verser à Zenimax, Oculus devra payer 200 millions de dollars pour violation d’accord de non-divulgation et 50 millions de dollars pour avoir enfreint les droits d’auteur de Zenimax. Oculus devra également payer 50 millions pour fausse désignation, de même que Palmer Luckey. Brendan Iribe, le cofondateur d’Oculus, devra également payer 150 millions pour les mêmes motifs.

Lors du procès, Zenimax avait ouvertement accusé Oculus d’avoir volé ses secrets commerciaux pour concevoir le casque Oculus Rift. Et pour soutenir cet argument, John Carmack, le cocréateur du jeu Doom et ex-employé de Zenimax fut accusé d’avoir réutilisé les codes d’Id Software chez Oculus, tandis que Mark Zuckerberg a été accusé d’avoir intentionnellement bouclé la transaction d’acquisition d’Oculus en l’espace d’un week-end tout en faisant fi des recherches préliminaires à entreprendre dans une telle transaction pour éviter des violations de droits. Mais ce point de vol de secrets technologiques qui constituait la base des plaintes d’Oculus n’a toutefois pas été retenu par le jury.

À ce propos, un porte-parole d’Oculus expliquait après la lecture du verdict que « le cœur de cette affaire était de savoir si Oculus a volé les secrets commerciaux de ZeniMax, et le jury a penché de manière décisive en notre faveur. Nous sommes évidemment déçus par quelques autres aspects du verdict d’aujourd’hui, mais nous ne sommes pas intimidés. Les produits Oculus sont construits avec la technologie Oculus. Notre engagement envers le succès à long terme de la VR reste le même, et toute l’équipe poursuivra le travail qu’elle a accompli depuis le début : développer la technologie VR qui transformera la façon dont les gens interagissent et communiquent. Nous avons hâte de déposer notre appel et éventuellement de mettre ce litige derrière nous ».

Si l’on s’en tient à ces allégations, Facebook à travers Oculus ne compterait pas s’en tenir à cette décision de justice et pourrait éventuellement faire appel pour casser ce jugement.

Source : New York Times

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