Procès Oculus : pour Mark Zuckerberg, la plainte de ZeniMax contre Oculus est non fondée
Et visait à obtenir des gains de l'acquisition d'Oculus

Le , par Olivier Famien, Chroniqueur Actualités
Le procès afférent aux technologies intégrées dans le casque de réalité virtuelle bat son plein et comme il a été requis, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook s’est présenté à la barre devant le jury pour répondre aux questions de la cour.

En 2014, Facebook s’est rapprochée d’Oculus VR afin de mettre la main sur le casque Oculus Rift qui selon certains avait une longueur d’avance sur la concurrence. Initialement, Brendan Iribe, le cofondateur d’Oculus a demandé la bagatelle de 4 milliards de dollars. Mais après discussions, les enchères sont descendues à 2 milliards de dollars.

Toutefois, quelques mois avant la finalisation de l’acquisition et plus précisément après que Facebook ait annoncé son intention d’acquérir Oculus, ZeniMax, l’entreprise mère de Bethesda Softworks et Id Software, est sortie de l’ombre pour porter plainte contre Oculus en affirmant que John Carmack, cocréateur de Doom et ex-employé de l’entreprise ZeniMax, a volé des secrets de technologie appartenant à ZeniMax afin de les intégrer au casque Oculus lorsqu’il est passé directeur technique d’Oculus en 2013.

Devant le tribunal fédéral de Dallas, Zuckerberg a ouvertement soutenu « nous sommes très confiants que les produits Oculus sont construits sur la technologie Oculus ». Et d’ajouter que « l’idée selon laquelle les produits Oculus sont basés sur la technologie de quelqu’un d’autre est tout simplement fausse ». Avançant dans les échanges, l’avocat de ZeniMax a abordé le fait que Facebook n’a pas pris suffisamment de temps (2 jours seulement) pour investiguer sur tous les contours de l’entreprise avant de conclure la transaction, car elle aurait pu savoir qu’une plainte avait été introduite contre Oculus.

Aussi, lui a-t-il posé la question suivante : « Votre plan était de commencer la diligence juridique vendredi et de signer l’accord lundi ? » « Oui », a répondu Zuckerberg. Continuant toujours dans les échanges, l’avocat a avancé que cela prend beaucoup plus de temps pour inspecter une maison. À cette insinuation, Zuckerberg a rétorqué qu’il n’est pas vraiment qualifié pour parler de calendrier qu’il faut pour inspecter une maison.

En outre, en abordant toujours le fait de la méconnaissance de cette plainte contre Oculus, Zuckerberg n’a pas usé de faux-fuyants et a affirmé qu’il « est assez fréquent lorsque vous annoncez une grosse transaction ou faites quelque chose de ce genre, toutes sortes de personnes sortent de l’atelier et prétendent simplement qu’ils possèdent une partie de l’affaire ». « Comme la plupart des gens dans la cour, je n’ai jamais entendu parler de ZeniMax auparavant. Je sais que notre équipe juridique se penchera sur ce point et l'examinera, mais ils ne vont pas prendre beaucoup de mon temps sur quelque chose qu’ils estiment non crédible », a soutenu Zuckerberg.

En fin de compte, il faut retenir du témoignage de Zuckerberg que John Carmack n’a pas réutilisé les codes de programmation d’id Software chez Oculus. « Il n’y a rien de semblable avec notre code », a-t-il avancé. Nous rappelons que ZeniMax demande 2 milliards de dommages et intérêts à Oculus pour avoir volé et intégré ses secrets technologiques dans le casque de réalité virtuelle.

Source : New York Times, Reuters

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Selon vous, l’entreprise Oculus a-t-elle vraiment volé les secrets de ZeniMax ?

Ou pensez-vous que ZeniMax cherche à se faire de l’argent ?

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Avatar de Olivier Famien Olivier Famien - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 03/02/2017 à 2:46
Oculus condamnée à verser 500 millions de dollars à Zenimax pour plusieurs manquements,
mais le vol de secrets commerciaux n’a pas été retenu

Après avoir entendu toutes les parties dans le procès opposant ZeniMax, l’entreprise mère de Bethesda Softworks et Id Software à Oculus VR, l’entreprise accusée de vol de secrets commerciaux dans la conception du casque de réalité virtuelle, le jury du tribunal fédéral de Dallas vient de rendre son verdict. Et le moins qu’on puisse dire, est que tous les témoignages des représentants de Facebook et d’Oculus VR n’ont pas suffi à convaincre le jury qui a condamné Oculus à plusieurs niveaux.

En effet, selon le jury du Texas le cofondateur d’Oculus Palmer Luckey et par ricochet Oculus VR n’ont pas respecté l’accord de non-divulgation que Luckey a signé avec Zenimax. En conséquence, Oculus devra verser à Zenimax la coquette somme de 500 millions de dollars. Il faut souligner qu’on est bien loin des 2 milliards requis par Zenimax pour compensation et 4 autres milliards de dollars exigés pour dommages et intérêts. Toutefois, c’est un montant non négligeable.

Sur les 500 millions de dollars qu’Oculus devra verser à Zenimax, Oculus devra payer 200 millions de dollars pour violation d’accord de non-divulgation et 50 millions de dollars pour avoir enfreint les droits d’auteur de Zenimax. Oculus devra également payer 50 millions pour fausse désignation, de même que Palmer Luckey. Brendan Iribe, le cofondateur d’Oculus, devra également payer 150 millions pour les mêmes motifs.

Lors du procès, Zenimax avait ouvertement accusé Oculus d’avoir volé ses secrets commerciaux pour concevoir le casque Oculus Rift. Et pour soutenir cet argument, John Carmack, le cocréateur du jeu Doom et ex-employé de Zenimax fut accusé d’avoir réutilisé les codes d’Id Software chez Oculus, tandis que Mark Zuckerberg a été accusé d’avoir intentionnellement bouclé la transaction d’acquisition d’Oculus en l’espace d’un week-end tout en faisant fi des recherches préliminaires à entreprendre dans une telle transaction pour éviter des violations de droits. Mais ce point de vol de secrets technologiques qui constituait la base des plaintes d’Oculus n’a toutefois pas été retenu par le jury.

À ce propos, un porte-parole d’Oculus expliquait après la lecture du verdict que « le cœur de cette affaire était de savoir si Oculus a volé les secrets commerciaux de ZeniMax, et le jury a penché de manière décisive en notre faveur. Nous sommes évidemment déçus par quelques autres aspects du verdict d’aujourd’hui, mais nous ne sommes pas intimidés. Les produits Oculus sont construits avec la technologie Oculus. Notre engagement envers le succès à long terme de la VR reste le même, et toute l’équipe poursuivra le travail qu’elle a accompli depuis le début : développer la technologie VR qui transformera la façon dont les gens interagissent et communiquent. Nous avons hâte de déposer notre appel et éventuellement de mettre ce litige derrière nous ».

Si l’on s’en tient à ces allégations, Facebook à travers Oculus ne compterait pas s’en tenir à cette décision de justice et pourrait éventuellement faire appel pour casser ce jugement.

Source : New York Times

Et vous ?

Que pensez-vous de ce verdict ?

Pensez-vous qu’Oculus a été condamnée à juste titre ? Ou l’a-t-elle été à tort ?

Voir aussi

Procès Oculus : pour Mark Zuckerberg, la plainte de ZeniMax contre Oculus est non fondée et visait à obtenir des gains de l'acquisition d'Oculus
  Selon Zenimax, l'Oculus Rift serait conçu à partir de technologies volées, l'entreprise réclame 2 milliards de dollars de dommages et intérêts

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Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 23/06/2017 à 19:02
Zenimax revient à la charge contre Facebook en réclamant l’interdiction totale du casque Oculus Rift
ou 20 % sur les ventes des produits Oculus

Au début de l’année 2017, Zenimax, l’entreprise mère de Bethesda Softworks et Id Software, avait ouvertement accusé la société Oculus VR, filiale du géant technologique Facebook, d’avoir volé ses secrets commerciaux pour concevoir le casque Oculus Rift. L’affaire était allée devant la justice et c’est le jury du tribunal fédéral de Dallas qui, au mois de février, avait rendu le verdict définitif. Ce jury avait estimé que Palmer Luckey, le cofondateur d'Oculus VR, n’a pas respecté l’accord de confidentialité qui le liait à son ancien employeur Zenimax. En conséquence, Facebook a été condamnée à verser 500 millions USD à Zenimax à titre de dommage puisque l’entreprise Oculus VR lui appartient.

Palmer Luckey a été obligé de quitter Facebook après cet incident. D’après le média The New York Times, ce jeune entrepreneur de seulement 24 ans travaillerait actuellement sur un nouveau projet de start-up spécialisée dans les technologies de surveillance soutenu par l’administration Trump. Confortée dans sa position de victime après ce résultat, ZeniMax a décidé, trois mois plus tard, de s’attaquer à Samsung en déposant une nouvelle plainte devant la même instance juridique, la Cour fédérale de Dallas. Elle estimait cette fois que le casque de réalité virtuelle du Sud-Coréen, le Samsung Gear VR, était conçu sur la base de technologies qui sont la propriété intellectuelle de ZeniMax. Étant donné que le Samsung Gear VR est officiellement basé sur le logiciel d’Oculus, Zenimax en a conclu que l’entreprise sud-coréenne continue à promouvoir et à vendre des appareils électroniques en profitant sciemment et de manière illégale des technologies et des secrets commerciaux de ZeniMax.

Loin d’être satisfaite de l’état actuel des choses, l’entreprise ZeniMax a décidé de mettre la barre encore plus haut devant les tribunaux pour protéger ses propriétés intellectuelles et ses technologies contre tout usage non autorisé. Elle a une nouvelle fois saisi un tribunal afin d’obtenir une injonction permanente contre la vente du casque Oculus Rift. Dans sa requête, la société précise que s’il n’est pas possible d’appliquer l’injonction qu’elle réclame, elle voudrait en contrepartie percevoir une redevance d’au moins 20 %, pendant les 10 prochaines années, sur les ventes des produits Oculus.

Pour contrer cette nouvelle attaque, Oculus VR soutient que « ZeniMax n’est pas en mesure de démontrer qu’elle souffre d’un préjudice continu » à cause des actions d’Oculus étant donné que « ZeniMax n’offre aucun produit qui rivalise avec les plateformes de réalité virtuelle et les casques d’Oculus ». La filiale de Facebook estime que toute injonction sur son matériel lui « imposerait une contrainte excessive » et serait même « nuisible à l’intérêt public ».

Facebook cherche, désormais, à réduire le montant de la première amende qui lui avait été infligée en février à titre de dommages à la faveur de ZeniMax. Ses avocats pensent qu’une « offre de 50 millions USD serait plus que généreuse » pour réparer le préjudice dont a été victime Zenimax.

Source : Business Insider, The New York Times, Law360

Et vous ?

Quel est votre avis sur cette affaire ?

Voir aussi

Selon Zenimax, l'Oculus Rift serait conçu à partir de technologies volées, l'entreprise réclame 2 milliards de dollars de dommages et intérêts
Facebook annonce le rachat d'Oculus VR pour 2 milliards de dollars, un spécialiste dans la technologie de la réalité virtuelle immersive
Avatar de Aurelien Plazzotta Aurelien Plazzotta - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 24/06/2017 à 20:40
L'impossibilité de Zenimax de produire un casque de réalité virtuelle rivalisant avec l'Occulus Rift démontre assez bien le préjudice continu je trouve.
En clair, l'entreprise est tellement pénalisée par son vol de technologies qu'il serait suicidaire pour Zenimax de commercialiser son propre casque, qui ne présenterait probablement aucun avantage par rapport aux concurrents cités dans l'article.

Le paradoxe, c'est qu'en l'absence de casque commercialisé, Facebook va effectivement gagner les procès suivants :/

Mais tout ça, je suppose, avait été prévu par Facebook de longue date. L'histoire est crapuleuse depuis le début, le directeur technologique d'Id Software de l'époque refusait de vendre ses technologies à Facebook pour finir comme par hasard écrasé par une bagnole volée par une brigand en course-poursuite avec les forces de l'ordre. Ou comment maquiller un assassinat (meurtre avec préméditation) en accident abracadabrant.

Vous me prenez pour un taré parano ? Relisez les actualités du passé, vous vous rappellerez alors que la vente du prototype de Zenimax fût conclue avec Facebook 1 mois après la mort du directeur de Zenimax pour 2 milliards de $...

Dans le monde, des gens tuent pour quelques centaines de $, alors 2 milliards justifient bien un complot.

D'ailleurs, ça ne serait pas justement Palmer Luckey qui avait validé la vente à l'époque ? Si c'est le cas, aujourd'hui il sert de bouc-émissaire après s'être enrichi lui et Facebook.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 25/06/2017 à 19:22
Citation Envoyé par Aurelien Plazzotta  Voir le message
L'impossibilité de Zenimax de produire un casque de réalité virtuelle rivalisant avec l'Occulus Rift démontre assez bien le préjudice continu je trouve.
En clair, l'entreprise est tellement pénalisée par son vol de technologies qu'il serait suicidaire pour Zenimax de commercialiser son propre casque, qui ne présenterait probablement aucun avantage par rapport aux concurrents cités dans l'article.

Le paradoxe, c'est qu'en l'absence de casque commercialisé, Facebook va effectivement gagner les procès suivants :/

Mais tout ça, je suppose, avait été prévu par Facebook de longue date. L'histoire est crapuleuse depuis le début, le directeur technologique d'Id Software de l'époque refusait de vendre ses technologies à Facebook pour finir comme par hasard écrasé par une bagnole volée par une brigand en course-poursuite avec les forces de l'ordre. Ou comment maquiller un assassinat (meurtre avec préméditation) en accident abracadabrant.

Vous me prenez pour un taré parano ? Relisez les actualités du passé, vous vous rappellerez alors que la vente du prototype de Zenimax fût conclue avec Facebook 1 mois après la mort du directeur de Zenimax pour 2 milliards de $...

Dans le monde, des gens tuent pour quelques centaines de $, alors 2 milliards justifient bien un complot.

D'ailleurs, ça ne serait pas justement Palmer Luckey qui avait validé la vente à l'époque ? Si c'est le cas, aujourd'hui il sert de bouc-émissaire après s'être enrichi lui et Facebook.


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