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Des personnes auraient lancé des poursuites contre des individus factices
Pour inciter Google à appliquer une censure dans les résultats de recherche

Le , par Stéphane le calme

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Comme d’autres services en ligne, il ne suffit pas d’envoyer une requête à Google pour le voir enlever des matériaux (dans le cas d’espèce, il s’agit de désindexer), ce qui est en un sens logique. Mais une conclusion du tribunal estimant que des matériaux sont par exemple diffamatoires aura tendance à voir le service enlever les matériaux incriminés par la justice (rappelons le droit à l’oubli en Europe qui ne nécessite pas d’en arriver là pour le cas du moteur de recherche de Google).

En se basant sur le rapport de transparence de Google, Google indique que plus de la moitié (56,8 %) des URL ne sont pas supprimées. Nous pouvons supposer que le pourcentage d’URL désindexées par l’entreprise en dehors de l’Europe est dans ces eaux, ce qui peut s’avérer problématique pour certaines personnes physiques ou morales qui proposent des biens ou des services. Mais les SEO pourrait avoir trouvé un moyen d’obliger les plateformes à enlever la mauvaise presse. Mais comment ?


C’est le Washington Pöst qui va mettre en lumière cette stratégie. Le quotidien rappelle de prime abord qu’il arrive que les plateformes internet éprouvent des difficultés à déterminer si l’injonction qui a été prononcée contre l’auteur de la diffamation supposée s’adresse à une personne réelle. Par la suite, il va évoquer pas moins de 25 cas suspects sur lequel il a mené ses propres enquêtes, par exemple :

Matthew Chan, un résident de Georgie, qui a fait des commentaires négatifs sur Mitul Patel, un dentiste dans la même région, sur Yelp et d’autres sites. Quelques mois plus tard, Chan déclare que Yelp lui a fait parvenir un courriel, lui indiquant que son commentaire allait être supprimé parce que le service a reçu une conclusion de la Cour qui lui était défavorable et qui indiquait que son commentaire était diffamatoire. Cependant, selon le quotidien, « de ce que nous savons, il n’existe pas de Matthew Chan en Georgie ». Aucune poursuite n’a été engagée contre Matthew Chan par Mitul Patel. D’autres plaignants ont eux aussi choisi de ne pas engager de poursuite, mais le lien commun à plusieurs de ces affaires est qu’ils ont engagé une « entreprise de gestion de réputation » pour faire quelque chose.

Steve Rhode, qui vit en Caroline du Nord, tient un blog où il écrit entre autres des billets sur les pratiques douteuses sur les entreprises d’allègement de dette. Il a critiqué des entreprises comme les Californiens Financial Rescue et Rescue One Financial. Au courant des treize derniers mois, trois plaintes ont été déposées dans la cour fédérale du Rhode Island, du Maryland et de Floride à propos de plusieurs commentaires qui étaient estimés diffamatoires. Au Rhode Island, la plainte évoquait le commentaire d’une certaine Deborah Garcia qui avait donné une fausse adresse.

Des éléments lient certains de ces cas à Richard Ruddie, propriétaire de RIR 1984 LLC, SEO Profile Defense Network LLC ainsi qu’à Profile Defenders. Toutes sont des entreprises qui gèrent les réputations des entreprises. Ci-dessous, une vidéo publiée sur le site Profile Defenders qui illustre certaines pratiques pour la gestion de la réputation de leurs clients.

https://vimeo.com/35733973

Source : Washington Post

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Avatar de Khamaris
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 12/10/2016 à 12:51
Bonjour,

Je pense qu'il manque quelques infos dans l'article pour rendre plus clair la supercherie à lencontre de Matthew Chan (article du Washinghton Post) :

  1. Matthew Chan, résidant à Columbus, état de Géorgie, a posté une série de commentaires négatifs (notamment sur Yelp) à propos de Mitul Patel, un dentiste de Suwannee, état de Géorgie.
  2. Mitul Patel porte plainte, auprès de la cour de Baltimore, état du Maryland, contre Mathew Chan (vous noterez le "t" perdu) sous prétexte que sa résidence principale se trouve dans cet état.
  3. Patel accompagne sa plainte d'un document affirmant que lui et ce Mathew Chan (qui n'est donc pas celui de l'état de Géorgie ayant posté les commentaires) ont trouvé un arrangement et sont tombés d'accord sur l'établissement d'une ordonnance de suppression des commentaires.
  4. Le juge Philip Senan Jackson de la cour de Baltimore signe l'ordonnance.
  5. Le juge déclare donc que les commentaires sont faux et diffamatoires et ordonne la suppression, par ce Mathew Chan, du Maryland, des commentaires émis sur les différents sites.
  6. Dans le même temps, anticipant une non suppression rapide par Mathew Chan, le juge autorise Patel à demander directement aux 5 sites web, ainsi qu'aux moteurs de recherche, la suppression des propos diffamatoires à son encontre. Ordonnance de la cour à l'appui.
  7. A ce moment la Matthew Chan, de Géorgie, reçoit un message de Yelp pour le prévenir que son commentaire va être supprimé conformément à l'injonction de la cour, sauf si il a des arguments à faire valoir.
  8. Matthew Chan, de Géorgie, n'étant pas un noob en la matière, il ne va pas se laisser faire, remonter jusqu'à la fameuse ordonnance de la cour du Maryland, expliquer à Yelp que la fameux jugement en diffamation de le concerne pas et que le commentaire n'a pas à être supprimé.
  9. Yelp comprend la situation et va indiquer, sur la page Yelp du dentiste, un magnifique message :


Consumer Alert: Questionable Legal Threats

This business may be trying to abuse the legal system in an effort to stifle free speech, including issuing questionable legal threats against reviewers. As a reminder, reviewers who share their experiences have a First Amendment right to express their opinions on Yelp.
L'arroseur arrosé...
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 12/10/2016 à 15:33
Effectivement c'est tout de suite plus clair.

Et pour le coup, la vidéo est juste une pub pour une entreprise qui truque les réputations sans sourciller. Plus c'est gros, et plus ça marche...
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