Création d'un OS souverain français : un non-sens technologique
Estime le responsable de la sécurité informatique de l'État

Le , par Victor Vincent, Chroniqueur Actualités
Le responsable de la sécurité informatique de l'État, Guillaume Poupard, s'est exprimé en marge de la tenue du forum international de la cybersécurité (FIC) de Lille sur la question de l’OS souverain français. Le directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) estime que cette question est « technologiquement un non-sens » et prévient qu’il n’hésitera pas à s’y opposer « si c’est pour que l’État mette plein de saletés dedans ». Cette idée d’un système d’exploitation français ne semble pas convaincre beaucoup de Français en dehors des membres de l’Assemblée nationale. Elle a été lancée lors de l’examen du projet de loi numérique quand les députés ont demandé au gouvernement de travailler à la mise en place d’un commissariat de la souveraineté numérique, qui serait notamment chargé de créer un système d’exploitation souverain, pour proposer une alternative aux systèmes d’exploitation tels que Windows, Android et autres iOS qui sont tous américains.

Les craintes des utilisateurs potentiels sont nombreuses à ce sujet. Certains estiment qu’il pourrait s’agir d’un moyen pour l’État de contrôler tous les faits et gestes des citoyens sous le prétexte de la sécurité nationale. Le gouvernement pourrait par exemple imposer des mouchards dans le système lui permettant de déchiffrer les messages échangés entre les internautes. Cette prise de position ouverte du directeur de l’Anssi ne risque en tout cas pas d’aider le gouvernement à faire adopter ce système d’exploitation par la population. Pour rappel, l’Anssi a déjà développé un OS baptisé CLIP, qui est basé sur FreeBSD et qui se veut ultra-sécurisé. Ce système d’exploitation est réservé aux activités de fonctionnaires couverts par le secret-défense et n’est donc pas ouvert et accessible à la population. Une autre variable qui joue en défaveur de ce projet est la question du financement. Qu’est-ce que cela va coûter au contribuable de faire développer un tel système d’exploitation ?

Source : Le Monde

Et vous ?

Que pensez-vous de cette déclaration du directeur de l'Anssi ?

Voir aussi

Des députés français demandent la création d'un OS souverain pour permettre au pays de retrouver sa souveraineté numérique
L'OS souverain pour la France existe-t-il déjà ? Faut-il partir d'un système existant ou partir de zéro ?


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Avatar de kolodz kolodz - Modérateur https://www.developpez.com
le 26/01/2016 à 22:09
Pour la réaction de cette personne, il n'est visiblement pas totalement incompétent dans son domaine.
Avatar de marc.collin marc.collin - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 26/01/2016 à 22:46
En quoi utiliser windows, ios et cie permet au gouvernement de ne pas contrôler les faits et gestes des internautes?
La chine en est un bon exemple.
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 26/01/2016 à 22:52
Comment convainc-tu Adobe de faire une version de Photoshop pour ton French OS ?
Comment convaincre les éditeurs de sortir une version de GTA V, Saints Row IV, Office, pour ton French OS ?
T'a rien compris

On vas crée notre propre suite bureautique souveraine, puis notre propre suite de retouche multimédia, et nos propres jeux vidéos souverain avec des FPS comme "Champ de Bataille" montrant de beau soldat Français bien musclé au Mali aider les populations locale.

Ton OS sera t-il POSIX ? little ou big endian ? Un dérivé de BSD, de Linux ou de Haiku ?
Rien de tous ceci, on fait un truc a partir de 0, faudra tout racheter (des nouvelle machines pour gérer les nouveau protocole...etc), tous sa produit en France évidement.

Comment adapter Apache, PostgresQL, OpenJdk dessus ?
Pareil on crée un nouveau SGBD Francais (optimisé pour notre alphabet, nos dates etc)

Quel type de CPU sur ton french PC, du ARM, du Power PC, du Motorola, une nouvelle architecture CPU ?
Comme les russes on feras notre propre architecture avec des processeurs gravé en 120nm pour la première génération de processeur qu'on appelleras Victor Hugo.

Ironie Inside (enfin avec nos politiciens impossible n'est pas Français).
Avatar de lingtalfi lingtalfi - Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
le 26/01/2016 à 22:55
Bien ouèj Guillaume Poupard, ouaich ouaich
Avatar de ticNFA ticNFA - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 26/01/2016 à 23:44
Après l'Inria qui avait montrer son scepticisme pour la loi renseignement, voici un autre expert démontant le délire de l'OS "souverain".
Messieurs, mesdames les députés, continuez, au moins on s'amuse.
Avatar de Benjîle Benjîle - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 27/01/2016 à 1:05
il y a un point qui me perturbe.

Aujourd'hui l'OS est au cœur de l'activité de nombreux acteurs de la société civile: administration, industriels, services. Les journalistes par exemple utilisent au quotidien des ordinateurs. L'ordinateur est devenu un outil transversal dans la société.

Un OS d'état crée un contrôle fort de la législation sur le contenu. Le pouvoir politique pourra légiférer sur les composants de l'OS. L'alternance des pouvoirs politiques en France doit nous pousser à nous demander quel genre d'outil peut on permettre à un gouvernement de contrôler.

Concrètement je pense que si un tel projet voit le jour, son périmètre doit être limité.
Avatar de Mingolito Mingolito - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 27/01/2016 à 1:11
Citation Envoyé par Benjîle Voir le message
Concrètement je pense que si un tel projet voit le jour, son périmètre doit être limité.
Le budget verra le jour, donc encore des milliards jetés par les fenêtres, mais ce projet fera flop, parce que les gens continuerons d'utiliser Windows et Linux, c'est du même niveau que hadopi ou les avions renifleurs.
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 27/01/2016 à 7:31
Un OS d'état crée un contrôle fort de la législation sur le contenu. Le pouvoir politique pourra légiférer sur les composants de l'OS.
Les OS propriétaire aussi, Mac OS ne s'installe (oficielement) que sur des mac, Windows 10 ne marche que sur des pc "récent" (des processeur supportant NX), Windows et Mac/Microsoft,Apple sont obligé d'obéir à la NSA une agence du gouvernement américain.

Si l'état veut être indépendant, il n'ont qu'a utilisé Debian, ou une distrib avec une philosophie équivalente.
Avatar de Jiji66 Jiji66 - Membre averti https://www.developpez.com
le 27/01/2016 à 8:23
Citation Envoyé par sazearte Voir le message
Les OS propriétaire aussi, Mac OS ne s'installe (oficielement) que sur des mac, Windows 10 ne marche que sur des pc "récent" (des processeur supportant NX), Windows et Mac/Microsoft,Apple sont obligé d'obéir à la NSA une agence du gouvernement américain.

Si l'état veut être indépendant, il n'ont qu'a utilisé Debian, ou une distrib avec une philosophie équivalente.
Je rajouterais : Faciliter activement le peuple à pouvoir utiliser des solutions linux/open souce; Favoriser/inciter le bon peuple et surtout sa jeunesse à mettre son nez dans la programmation afin de pouvoir la cas échéant faire de l'auto contrôle souverain !!!
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 27/01/2016 à 8:34
L’Assemblée nationale adopte le projet de loi numérique
Avec 356 voix « Pour » et une voix « Contre »

C’est en l’absence de la secrétaire d’État chargée du numérique Axelle Lemaire que les députés se sont prononcés sur le projet de loi porté par cette dernière. Hier soir, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture l’ensemble du projet de loi pour la République numérique presque à l’unanimité, avec un suffrage de 365 voix « Pour » et une voix « Contre ». Il faut en revanche noter que les députés Les Républicains se sont abstenus de voter.

Ce vote fait suite à une série de discussions sur des articles et amendements au projet initial de Lemaire. Certaines propositions ont été rejetées et d’autres acceptées pour, en fin de compte, aboutir à un texte consolidé qui a été dévoilé la semaine dernière. En ce qui concerne la secrétaire d’État chargée du numérique, elle peut se réjouir d’avoir vu les principaux points de son texte adopté par l’Assemblée nationale.

Ce qu’il faut retenir dans ce texte, c’est qu’il prévoit l’ouverture des données publiques et la portabilité des données d’un service à un autre. Il annonce encore un droit à l’oubli numérique renforcé et la mort numérique pour les mineurs, ces derniers passant plus de temps sur internet sont en effet les plus exposés. Il aborde aussi le revenge-porn qui est soumis à une pénalisation allant jusqu’à deux ans de prison et 60 000 euros d’amende. Le texte considère également l’internet comme un bien de première nécessité et suggère donc le maintien de la connexion internet des foyers les plus démunis en cas d’impayé temporaire. Il est inutile de rappeler que le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale inclut la création d’un OS souverain made in France. Un autre point important est qu’il vise aussi à donner plus de pouvoir à la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) pour sanctionner les géants du Net qui seront en violation de la loi « informatique et libertés ». Le montant maximum des amendes que la CNIL pourra en effet infliger passe de 150 000 à 20 millions d’euros ou 4 % de leur chiffre d’affaires annuel.

Le texte examiné par procédure accélérée ne permet qu’une seule lecture par Chambre. Après son adoption par l’Assemblée nationale, il devra maintenant aller au Sénat.

Projet de loi pour le numérique après les délibérations de l’Assemblée nationale

Source : Europe 1

Voir aussi :

Loi sur le numérique : des députés proposent de rendre publics les algorithmes utilisés par le gouvernement
Loi sur le numérique : des députés proposent un amendement pour préciser l'étendue des droits d'auteur sur les liens hypertextes
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