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Les régulateurs américains auraient rejeté la demande de Neuralink visant à tester des puces cérébrales sur des humains en raison de risques de sécurité
Et de graves problèmes dans ses plans

Le , par Bill Fassinou

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7  0 
Les autorités américaines de régulation auraient répondu par la négative à la demande Neuralink, la société d'implants cérébraux d'Elon Musk, de faire des tests sur des humains. Les régulateurs auraient évoqué des risques importants pour la santé humaine. Cela constitue un revers majeur pour l'ambitieuse, mais controversée startup, même si Musk affirme que les puces cérébrales de Neuralink sont sans risque. Cette révélation est surprenante, car Musk a déclaré à la fin de l'année dernière que les essais sur des humains pour Neuralink pourraient avoir lieu dès mai 2023. Elle démontre une fois de plus le peu de poids que les délais infâmes de Musk ont en réalité.

Neuralink est une société de neurotechnologie qui vise à créer des implants cérébraux pour traiter les maladies et intégrer de nouvelles capacités logicielles avancées au cerveau humain. Outre le traitement potentiel de maladies cérébrales telles que l'épilepsie et la maladie de Parkinson, le dispositif crânien agirait également comme une sorte de "couche numérique" qui fusionne la matière grise humaine avec des outils technologiques avancés. Elle teste déjà ses prototypes sur des animaux (singes et porcs). Plusieurs rapports font état d'un nombre élevé de décès parmi ces animaux, mais Musk affirme que la startup est prête pour des essais sur les humains.

Musk a affirmé que les implants cérébraux de Neuralink sont suffisamment sûrs pour être insérés dans son cerveau et celui des enfants. Cependant, un rapport détaillé publié jeudi par Reuters révèle que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a rejeté la demande de Neuralink. Le rapport mentionne que la demande de Neuralink a été soumise à la FDA au début de 2022. Le refus serait lié au fait que les régulateurs avaient identifié des dizaines de problèmes qui devaient être résolus en premier, ainsi que des problèmes de sécurité concernant les projets de l'entreprise de Musk d'implanter des batteries au lithium à l'intérieur du corps humain.


Musk n'a jamais mentionné ce refus dans ces nombreuses déclarations affirmant que les essais cliniques étaient imminents. Moins d'un an après le refus, Musk a renouvelé sa promesse que les essais sur l'homme ne seraient plus qu'une question de mois sans d'autres d'explications. Mais le rapport estime qu'il est maintenant presque certain que Neuralink ne respectera pas la date du 7 mars 2023 que Musk avait fixée l'an dernier pour obtenir l'approbation de la FDA. Des sources au fait du dossier ont déclaré que c'était un "pari" que de fixer une date pour le début des essais sur des humains, compte tenu de l'opposition des autorités réglementaires.

En bref, les membres du personnel doutent que l'entreprise soit en mesure de résoudre ces problèmes à temps pour respecter les délais trop ambitieux de Musk. Mais les personnes interrogées par le média affirment que le PDG milliardaire serait remonté contre le personnel à cause de la situation. Selon le rapport, fin 2020 Musk a crié sa colère sur la lenteur de l'entreprise à obtenir l'approbation réglementaire jusqu'à environ 2 heures du matin. Certains ont déclaré qu'ils sont restés sous le choc. « Il [Musk] ne peut pas se rendre compte que ce n'est pas une voiture. C'est le cerveau d'une personne. Ce n'est pas un jouet », aurait déclaré l'une des sources.

En remontant plus loin en arrière, le rapport fait remarquer que Musk promet depuis au moins 2019 que les tests sur humains commenceraient de manière imminente. En 2020, il a promis que les essais de la puce cérébrale de l'entreprise, de la taille d'une pièce de monnaie, conçue pour permettre à terme aux patients handicapés de bouger et de communiquer à nouveau, démarreraient dans "moins d'un an". En février 2021, il a tweeté que l'entreprise travaillait avec la FDA pour commencer des essais sur l'homme plus tard cette année-là. Mais la demande n'avait pas encore été déposée. Dix mois plus tard, son calendrier est passé à "l'année prochaine".

Enfin, en décembre dernier, Musk a promis que les essais sur l'homme n'étaient que "dans six mois". Et selon les analystes, la partie est loin d'être terminée pour l'entreprise, car il s'agit d'un cas assez fréquent. Le rapport indique en effet que seuls deux tiers environ de toutes les demandes d'essais sur l'homme déposées auprès de la FDA sont approuvés après la première demande. Malgré les circonstances, Neuralink n'est pas techniquement tenue d'avouer que sa demande a été rejetée ni de donner les raisons. Aucune loi en vigueur aux États-Unis n'oblige la startup à expliquer publiquement pourquoi la FDA juge sa technologie non sécurisée pour l'homme.

Musk, en revanche, a fait des promesses extrêmement audacieuses sur l'avenir de la technologie qui ne tenaient pas compte de ces difficultés en coulisses. Cet aspect de l'homme d'affaires milliardaires n'est pas nouveau : Musk communiqué régulièrement depuis au moins 2015 sur l'arrivée imminente d'une technologie de conduite autonome complète pour les voitures Tesla, mais l'on attend toujours. Son logiciel Autopilot peine à satisfaire convenablement les exigences du niveau 2 de la conduite autonome. Mais encore, Musk est également connu pour ses prises de bec avec les régulateurs, qu'il considère en grande partie comme un obstacle.

Comme dans le cas de ses autres entreprises, notamment Tesla et SpaceX, l'approche de Musk a consisté, de manière générale, à "aller vite et à casser des choses". Dans le domaine médical, cependant, ce genre d'état d'esprit peut ne pas vous mener très loin. « Tout le monde dans l'industrie disait : "Oh, bon sang, ils vont se heurter à un mur de briques". Neuralink ne semble pas avoir l'état d'esprit et l'expérience nécessaires pour mettre cela sur le marché dans un avenir proche », a déclaré à Reuters Kip Ludwig, ancien directeur de programme pour l'ingénierie neuronale au National Institutes of Health (NIH) des États-Unis.

Un rapport publié en décembre dernier a révélé que Neuralink fait l'objet d'une enquête fédérale pour de potentielles violations de la législation américaine sur le bien-être des animaux, l'Animal Welfare Act. Un rapport d'enquête portant sur des documents et des sources internes suggère que les tests sur les animaux sont effectués trop rapidement, ce qui fait souffrir les animaux inutilement et cause leur mort. Neuralink aurait tué 1 500 animaux en quatre ans et est poursuivie pour cruauté envers les animaux. La précipitation dans les tests aurait conduit à des erreurs graves, ce que les régulateurs cherchent à éviter dans les cas des humains.

Aujourd'hui, Neuralink s'efforce d'obtenir davantage de données issues des essais sur les animaux pour apaiser les inquiétudes de la FDA. Mais l'entreprise risque de se heurter à d'autres obstacles réglementaires. Le mois dernier, un autre rapport a allégué que Neuralink pourrait avoir déplacé illégalement des agents pathogènes dangereux, enfreignant ainsi la loi fédérale. Et pendant ce temps, la startup Synchron, une concurrente de Neuralink, a déjà reçu le feu vert des régulateurs pour commencer les essais sur l'homme l'année dernière. Neuralink doit également faire face à d'importants bouleversements au sein de sa direction.

Les sources ont révélé que Musk lui-même est déjà très occupé par ses autres projets et accorde très peu d'attention à Neuralink. La société a clairement du pain sur la planche pour obtenir l'approbation de la FDA. Après tout, les risques encourus sont palpables : introduire un dispositif alimenté par une batterie dans le cerveau pour en stimuler certaines zones est assez invasif. Les dommages potentiels sur les participants aux tests pourraient être irréversibles.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

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Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 17/07/2023 à 22:26
en meme temps c'est le but inavoué de ces gens de penetrer le dernier espace de liberté absolu qu'il nous reste.
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 18/06/2023 à 14:03
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Conseilleriez-vous à un de vos proches de se faire implanter un de ces dispositifs ?
Non, et encore moins si ça vient de Musk ou des GAFAM.
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Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/06/2023 à 8:45
Citation Envoyé par daerlnaxe Voir le message
@ddoumeche
Au début j'ai trouvé que tu y allais un peu fort mais j'adhère sur le fond. Mais par contre il n'y aura plus de monde fasciste, je me doute que tu exagères un peu mais j'avais envie de rebondir un peu dessus. Ou si un monde fasciste revient ça sera sur la volonté du peuple lui même et non imposé. Malheureusement le contrôle des foules et +/- en place, il suffit de maîtriser l'information, l'éducation et d'endoctriner les gens en douceur.
Il suffit de lire l'oeuvre de Masamune Shirow : bimbo mécanique avec des gros fusils, robots musclés à gros bras, servant d'un régime policier dirigé par des entités cybernétiques, il s'agit bien d'un régime fasciste comme souvent dans les romans d'anticipation, même si attention, fasciste ne veut pas forcément dire totalitaire ou expansionniste. Vous pouvez aussi revoir le film démolition man avec Silvester Stallone pour un autre exemple de société fasciste, c'est frappant car tout ou presque y est annoncé.
La tentation fasciste transparait d'ailleurs clairement dans le discours des transhumanistes, simplement vous le voyez pas car vous avez baigné dedans depuis des années. Et depuis 10-20 ans on assiste de plus à la plus à la naissance d'une industrie de la surveillance et de la censure, et à son corollaire le retour du discours autoritaire. Comme si la technologie était la réponse à tous les problèmes.

Le peuple a -t'il voté pour le retour à l'autoritarisme ? quand on lui a posé la question en 2005, il répondu non. Et depuis il tente de faire la révolution dans les rues et cela ne s'arrêtera pas de sitôt.

Je ne brosse pas le trait, je vais à l'essentiel.
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Avatar de totozor
Membre expert https://www.developpez.com
Le 18/07/2023 à 7:56
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des préoccupations soulignées par l'UNESCO ?
Que pensez-vous des risques liés aux implants cérébraux ?
Les implants cérébraux introduisent-ils de nouveaux risques de sécurité des données ?
Selon vous, les avantages des implants cérébraux l'emportent-ils sur les inconvénients ?
Les entreprises vont-elles détourner les implants cérébraux pour espionner les pensées ?
J'ai l'impression que l'UNESCO s'en tracasse un peu tôt mais mieux vaut trop tôt que trop tard.

J'ai de gros doutes sur le fait que les implants soient capables de transmettre une pensée complexe mais qu'ils n'en ont pas tant besoin que ça. Quant au fait de pouvoir "écrire" quelquechose d'utilisable, on ne doit pas encore y être.
Mais je penses avant tout que ses implants doivent devenir la propriété de celui qui le porte et qu'ils ne devraient pas avoir de moyens de communication à "grande distance" ni en émission ni en réception, sous peine de tous les abus imaginables. (Oui je me rend aussi bien compte que de toute façon si le fournisseur veut forcer une transmission regulière il n'aura aucun mal à le faire.)

Pour certaines personnes les implants ont un avantage à peine contrebalançable mais je penses que je ne ferais jamais confiance à Musk pour ce genre de chose.
Cet homme aime trop le pouvoir et n'a aucune éthique, la question n'est pas s'il fera du chantage mais quand il le fera.
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Avatar de L33tige
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 30/01/2024 à 12:27
Hâte d'avoir des pubs ou des échantillons de consommation directement dans la tête, des odeurs pour tester des produits du gout, pour ACHETER, VENDRE ALLEZ HOP HOP HOP.

Comme d'habitude, ça sera utilisé à 5% dans la recherche et le militaire, tout le reste ça sera pour la consommation, nous vendre des choses inutiles, on est dans le futur de robocop, pas dans celui d'avatar.
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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 30/01/2024 à 14:40
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Par exemple l'UE pourraient mettre les opposants politiques dans des camps d'extermination.
Pas besoin d'implants pour ça. Regarde du coté de Poutine, il y arrive très bien sans technologies futuristes.
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Avatar de totozor
Membre expert https://www.developpez.com
Le 06/03/2023 à 7:57
Si on était dans l'industrie (et je suppose que le secteur médical est encore plus exigeant) il faudrait :
1. des pages et des pages de procédures pour expliquer les méthodes de test, d'implantation, les exigences de certification du personnel de recherche etc.
2. Prouver qu'on suit ce que disent ces pages

Ce qui n'est visiblement pas le cas quand on voit le nombre d'animaux tués inutilement. Je ne parle pas des expériences qui échouent mais d'opérations qui ne respectent pas la base d'hygiène ou de l'implantation de la mauvaise puce.
Je n'ai jamais cru qu'ils auraient cette autorisation et je m'inquièterais s'ils l'avaient eu.

Musk a affirmé que les implants cérébraux de Neuralink sont suffisamment sûrs pour être insérés dans son cerveau
Alors je propose qu'il soit le patient humain 0
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Avatar de petitours
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 27/11/2023 à 7:56
Citation Envoyé par ManPaq Voir le message
Au moins des patients humains devront être consentant pour l'usage de telles pratiques
Pas sur que l'on puisse qualifier de consentants les travailleurs de Tesla qui ont dormi dans leur usine pendant le covid. Sur que les Ouïgours et autres humains opprimés ne sont pas consentants de grand chose.
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 30/01/2024 à 18:03
La Chine y arrive avec plusieurs moyens à la fois, mais le premier reste la surveillance de l'espace publique.
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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 30/05/2023 à 10:43
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Non, mais par contre pour celui qui a un handicap très lourd, ça peut être très intéressant.
Peut-être qu'une personne paralysée pourrait retrouver de la mobilité grâce à cette technologie.
Je sais pas pourquoi, mais j'ai plus confiance dans ceci
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