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Les réseaux sociaux non réglementés constituent une menace pour la démocratie, déplore Barack Obama
Qui appelle chacun à "choisir son camp"

Le , par Nancy Rey

114PARTAGES

15  1 
Barack Obama a prononcé jeudi dernier un discours, à l'université de Stanford, où il a accusé les grandes plateformes d'avoir largement amplifié « les pires instincts de l'humanité ». Il a soutenu pendant son propos qu’il est temps de « choisir un camp » sur la question de savoir si les entreprises de médias sociaux doivent être réglementées par le gouvernement et rendues plus responsables du contenu publié sur leurs services. Il estime que la "désinformation" en ligne menace l'avenir de la liberté dans le monde. Dans le même ordre d’idées, les États membres de l'UE, la Commission et le Parlement ont finalisé samedi une nouvelle législation qui permettra de mieux lutter contre les dérives de l'internet comme les discours de haine, les campagnes de désinformation ou la vente de produits contrefaits.


L'une « des plus grandes raisons de l'affaiblissement des démocraties est le changement profond qui s'opère dans la façon dont nous communiquons et consommons l'information. Chacun d'entre nous, qu'il travaille dans une entreprise technologique ou qu'il consomme des médias sociaux, qu'il soit parent, législateur, annonceur sur l'une de ces plateformes, le moment est venu de choisir son camp. Nous avons un choix à faire en ce moment. Est-ce que nous laissons notre démocratie s'étioler ou est-ce que nous la rendons meilleure ? », a déclaré Obama à l'auditoire dans un discours-programme prononcé lors d'un symposium du Cyber Policy Center de Stanford.

Les raisons qui ont poussé l’ancien président à entrer dans le débat politique après sa présidence n'ont pas été précisées. Le leader démocrate a reconnu qu'il n'aurait « peut-être pas été élu » sans des sites comme MySpace ou Facebook, et a évoqué le travail bénéfique de sensibilisation et de mobilisation réalisé par des militants dans le monde entier, au travers des réseaux. Mais il a surtout détaillé le revers du succès de Facebook ou YouTube, dont le modèle économique (la publicité ciblée à grande échelle) repose sur l'économie de l'attention. « Malheureusement, ce sont les contenus inflammatoires, polarisants qui attirent l'attention et encouragent la participation des utilisateurs », a-t-il noté.


Depuis qu'Obama a quitté la Maison-Blanche en 2017, les politiciens, les experts politiques, les journalistes et les personnalités du monde de la technologie se concentrent de plus en plus sur des concepts tels que la "désinformation" (information qui se trouve être fausse) et la "désinformation" (information qui est délibérément et malicieusement fausse) pour tenter d'expliquer la croissance des théories du complot et la perte de confiance dans les institutions aux États-Unis.

Ces préoccupations n'ont fait que croître au cours des deux dernières années, alors que des conspirations mortelles se sont répandues sur la sécurité des vaccins COVID-19 et qu'une foule de partisans de Trump a pris d'assaut le Capitole des États-Unis pour tenter de renverser l'élection du président Joe Biden en 2020. « Des gens comme le président russe Vladimir Poutine et l'ancien conseiller de Trump Steve Bannon, d'ailleurs, comprennent qu'il n'est pas nécessaire que les gens croient ces informations pour affaiblir les institutions démocratiques. Il suffit d'inonder la place publique d'un pays avec suffisamment d'eaux usées brutes. Il suffit de soulever suffisamment de questions, de répandre suffisamment de saletés, d'implanter suffisamment de théories du complot pour que les citoyens ne sachent plus quoi croire », a déclaré Obama.

Obama a imputé une partie du problème aux entreprises technologiques, qui, selon lui, ont intérêt à promouvoir les contenus attrayants et à ne pas expulser les utilisateurs de leurs services, même s'il estime que de nombreux leaders technologiques font des efforts de bonne foi pour améliorer leurs services. « Il faut applaudir, mais je pense aussi que des décisions comme celle-ci ne devraient pas être laissées uniquement aux intérêts privés. Ces décisions nous concernent tous, et comme toute autre industrie qui a un impact important dans notre société, cela signifie que ces grandes plateformes doivent être soumises à un certain niveau de surveillance et de réglementation publique », a déclaré Obama.

L’Europe durcit la législation

L'entrée d'Obama dans le débat politique sur la réglementation des médias sociaux intervient à un moment où les visions s'affrontent au niveau mondial sur les attentes envers les entreprises technologiques pour modérer le contenu ou bannir les utilisateurs qui partagent des discours potentiellement dangereux.

Aux États-Unis, où de nombreuses entreprises technologiques ont abandonné les idéaux absolutistes de liberté d'expression au cours des dernières décennies en faveur de politiques de modération du contenu plus soigneusement adaptées. Dans des pays autoritaires comme la Russie et la Chine, où les droits d'expression sont fortement restreints, les autorités ont réglementé de manière stricte les contenus critiques à l'égard des responsables ou des politiques du gouvernement. Dans ses remarques jeudi, Obama a cité à plusieurs reprises les mesures de répression internes prises par la Russie à l'encontre de la liberté d'expression et du journalisme indépendant dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine comme un exemple du pire scénario de « ce qui se passe lorsque les sociétés perdent la trace de ce qui est vrai ».

Les États membres de l'UE, la Commission et le Parlement ont finalisé samedi une nouvelle législation qui permettra de mieux lutter contre les dérives de l'internet comme les discours de haine, les campagnes de désinformation ou la vente de produits contrefaits. Un accord a été trouvé entre les institutions européennes au sujet du Règlement des services numériques ("Digital Services Act", DSA) qui imposera aux grandes plateformes, comme Facebook (Meta) ou Amazon, de mieux éradiquer les contenus illicites et dangereux en ligne, a annoncé sur Twitter le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton, initiateur du projet avec sa collègue à la Concurrence Margrethe Vestager. « Cet accord est historique. Nos nouvelles règles vont protéger les utilisateurs en ligne, assurer la liberté d'expression et des opportunités pour les entreprises », s'est félicitée la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen,

Le règlement sur les services numériques constitue l'un des deux volets d'un plan d'envergure présenté en décembre 2020 par l'exécutif européen. Le premier volet, qui règlemente les marchés numériques ("Digital*Markets Act", DMA), s'attaque aux pratiques anticoncurrentielles, il a été conclu fin mars. Le DSA, lui, met à jour la directive e-commerce née il y a 20 ans quand les plateformes géantes étaient encore embryonnaires. L’objectif ici est de mettre fin aux dérives des réseaux sociaux qui ont souvent défrayé la chronique.

La face sombre d'internet concerne aussi les plateformes de vente envahies de produits contrefaits ou défectueux, qui peuvent s'avérer dangereux à l'instar des jouets d'enfants ne respectant pas les normes de sécurité. Le nouveau règlement institue l'obligation de retirer "promptement" tout contenu illicite (selon les lois nationales et européennes) dès qu'une plateforme en a connaissance. Il contraint les réseaux sociaux à suspendre les utilisateurs violant "fréquemment" la loi.

Dans un clin d'œil à la croissance de l'activisme des travailleurs dans le secteur de la technologie, Barrack Obama a déclaré que les travailleurs de ce secteur avaient également un rôle à jouer en demandant des comptes à leurs employeurs. « Vous pouvez plaider pour le changement, vous pouvez faire partie de cette refonte. Et si ce n'est pas le cas, vous pouvez voter avec vos pieds et aller travailler avec des entreprises qui essaient de faire ce qu'il faut », a déclaré Obama.

Source : Barack Obama

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des déclarations de l’ancien président américain ? Partagez-vous ses opinions ?

Voir aussi :

Barack Obama : les sociétés de médias sociaux « font des choix éditoriaux, qu'elles les aient ou non enfouis dans des algorithmes », elles devraient être réglementées d'une certaine manière

Pour Mark Zuckerberg, il n'est pas question d'envisager le démantèlement de Facebook, le PDG penche plutôt pour une « régulation d'internet »

USA : la FCC va passer à l'action pour affaiblir le bouclier juridique des médias sociaux. Ils n'ont pas droit « à une immunité spéciale refusée aux autres médias »

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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/04/2022 à 10:30
Je suis à la fois d'accord et à la fois méfiant.

Les lois que les l'UE s'apprêtent à prendre peuvent être bonnes et mauvaises.

Qu'est-ce que l'on considère comme "fausses informations" ? Quand c'est le gouvernement qui ment, comme en Russie actuellement, mais aussi en France quand on parle de vandalisme des Gilets Jaunes, alors que ce sont des groupuscules comme les Blacks block qui sont responsables de ces actes de vandalisme. Quand le gouvernement protège les policiers qui commettent des actes répréhensibles (une fois encore ce qui s'est passé lors des manifs des Gilets Jaunes est consternant). On peut aussi se souvenir des mensonges du gouvernement sur le fait que les masques n'étaient pas utiles contre le Covid-19.

Quelles autorités vont décidées que telle information est "fausse" et telle autre est "vraie" ?

Quand le gouvernement et les médias "officiels" mentent sciemment ou pas, qui va pouvoir les dénoncer sans encourir les foudres de la loi ?

Aujourd'hui, dans nos "démocraties", il existe encore un semblant d'opposition, politique et journalistique, capable de dénoncer ces mensonges d'état, mais demain ? Avec un Macron au pouvoir, ce petit Benito de bacs à sable, les libertés sont de plus en plus bafouées et remises en question. Il faut être très vigilant quand aux lois qui interdisent tels ou tels propos. Même si, au demeurant, elles peuvent paraître pleine de bonnes intentions. Ce qui s'est déroulé au Capitole américain a été traumatisant pour les américains, mais réagir à un fait divers n'est jamais une bonne solution.

L'enfer est pavé de bonnes intentions. Si on veut lutter contre la désinformation, le complotisme, et autres fléaux se répandant aisément sur la toile, il faudrait déjà :
  • Rétablir la confiance dans les médias, en ayant de vrais médias indépendants
  • Rétablir la confiance dans les personnages politiques
  • Que ces personnages politiques cessent de procéder de la même manière que ceux qu'ils blâment en répondant illico-presto, au moindre "tweet", à la dernière publication sur Facebook, Tik-tok, instagram, tweeter, sans faire la moindre recherche, sans chercher à savoir d'où vient cette publication, sans aucune vérification, juste pour faire le buzz !

Lutter contre la désinformation, c'est avant tout répondre à celles-ci par des informations fiables et vérifiées. Certes, ça n'empêchera pas quelques imbéciles de croire n'importe quoi, parce que "on ne peut pas faire confiance au gouvernement, à la police, aux scientifiques -qui sont à la solde du gouvernement ou des multinationales -, aux journalistes - n'importe quel journaliste. Mais, ça permettra de faire réfléchir ceux qui en sont capables et surtout d'opposer des faits vérifiables à des rumeurs, des croyances sorties de l'imagination d'illuminés.
Plus on interdira, censurera, plus ces illuminés du bulbe auront "raison", puisque leurs seuls arguments sont : "Les institutions nous mentent", "Le gouvernement nous cache des choses", "les journalistes sont complices", ...

Bref, le sujet est important, il est nécessaire de lutter contre ces trucs, mais la loi est-elle vraiment la solution ?
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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/04/2022 à 14:13
Citation Envoyé par OrthodoxWindows Voir le message
Avec votre logique, il faudrait aussi interdire de diffuser une information à son voisin. L’aboutissement de votre logique, se sont les le pays qui surveille les gens dans la moindre action, jusqu’à envoyer des "mouchard" dans certain lieu public.
Votre discours me rappelle la Chine, qui a interdit aux citoyens de s'exprimer sans un "permis de réseau social" (je ne retrouve plus la source). Et pour finir : https://www.lemonde.fr/pixels/articl...3_4408996.html
Votre discours emploie la même logique que les pires dictatures, car elle suppose une "incapacité par défaut" des citoyens de s'exprimer.
J'ai du mal avec votre logique pour arriver à une telle conclusion. La remarque d'escartefigue me parait très juste au contraire. L'anonymat permet de dire ce que l'on veut sans prendre le risque d'être inquiété, poursuivi ou simplement jugé (par les siens) pour ses propos.

Je pense que nombre de personnes balançant des énormités sur les réseaux sociaux, forum, ... sous un pseudo, n'auraient pas le même discours dans un lieu public. Le risque serait d'être lu par des amis, des collègues, des clients qui seraient surpris et choqués par les affirmations tenues, et de devoir s'expliquer. Là, aucun risque. Personne ne me connait, alors je peux balancer les pires saloperies, je ne risque rien.

Je ne vois pas en quoi, ça a un rapport avec le permis social chinois, ou l'installation de mouchard. C'est juste d'être responsable des propos comme on en est responsable dans une réunion publique.
Quand on diffuse une information à son voisin, on n'est pas anonyme. Le voisin vous connait.
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Avatar de d_d_v
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/04/2022 à 11:57
La menace pour la démocratie (qui en fait n'a jamais existé), ce sont les gouvernants corrompus et traîtres ainsi que les médias détenus par la caste d'ultra riches. Il suffit de voir (enfin pour ceux qui ont une tv) le narratif autour du covid et de l'ukraine diffusé et contrôlé par ces médias.
Avec le rachat de twitter par Elon Musk, qui fait un peu bande à part et a l'air de s'amuser comme un petit fou à semer la zizanie, on va bien s'amuser.
9  6 
Avatar de escartefigue
Modérateur https://www.developpez.com
Le 27/04/2022 à 13:40
Citation Envoyé par OrthodoxWindows Voir le message
Avec votre logique, il faudrait aussi interdire de diffuser une information à son voisin. L’aboutissement de votre logique, se sont les le pays qui surveille les gens dans la moindre action, jusqu’à envoyer des "mouchard" dans certain lieu public.
Votre discours me rappelle la Chine, qui a interdit aux citoyens de s'exprimer sans un "permis de réseau social" (je ne retrouve plus la source). Et pour finir : https://www.lemonde.fr/pixels/articl...3_4408996.html
Votre discours emploie la même logique que les pires dictatures, car elle suppose une "incapacité par défaut" des citoyens de s'exprimer.
Voila une réaction sans le moindre rapport avec ce que j'ai écrit , nulle part je n'ai proposé de moucharder tout le monde.

N'ayant pas la science infuse, je n'ai malheureusement de solution clefs en mains à proposer, je fais simplement un constat je ne vois aucune "logique" la dedans, c'est de l'observation, nuance
4  1 
Avatar de noremorse
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 27/04/2022 à 11:07
J'ai monté mon propre réseau social Mastodon et il n'y aura pas de censures, ni d'auto-censures
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Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 27/04/2022 à 14:47
Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
J'ai du mal avec votre logique pour arriver à une telle conclusion. La remarque d'escartefigue me parait très juste au contraire. L'anonymat permet de dire ce que l'on veut sans prendre le risque d'être inquiété, poursuivi ou simplement jugé (par les siens) pour ses propos.

Je pense que nombre de personnes balançant des énormités sur les réseaux sociaux, forum, ... sous un pseudo, n'auraient pas le même discours dans un lieu public. Le risque serait d'être lu par des amis, des collègues, des clients qui seraient surpris et choqués par les affirmations tenues, et de devoir s'expliquer. Là, aucun risque. Personne ne me connait, alors je peux balancer les pires saloperies, je ne risque rien.

Je ne vois pas en quoi, ça a un rapport avec le permis social chinois, ou l'installation de mouchard. C'est juste d'être responsable des propos comme on en est responsable dans une réunion publique.
Quand on diffuse une information à son voisin, on n'est pas anonyme. Le voisin vous connait.
Je suis en phase.
Il est temps de remettre de la responsabilité dans tout ça.
Nous sommes responsables de nos actions mais aussi de notre parole car l'un comme l'autre ont des conséquences.
L'auto-censure est une forme de régulation qui fait sens et peut être bien plus efficace que la loi.
4  2 
Avatar de totozor
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 28/04/2022 à 8:25
Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
L'enfer est pavé de bonnes intentions. Si on veut lutter contre la désinformation, le complotisme, et autres fléaux se répandant aisément sur la toile, il faudrait déjà :
  • Rétablir la confiance dans les médias, en ayant de vrais médias indépendants
  • Rétablir la confiance dans les personnages politiques
  • Que ces personnages politiques cessent de procéder de la même manière que ceux qu'ils blâment en répondant illico-presto, au moindre "tweet", à la dernière publication sur Facebook, Tik-tok, instagram, tweeter, sans faire la moindre recherche, sans chercher à savoir d'où vient cette publication, sans aucune vérification, juste pour faire le buzz !
Je penses qu'une des grandes erreurs des représentants et défenseurs de "l'information" et de ne se concentrer que sur la désinformation.
La désinformation maitrise bien mieux les moyens de communications modernes (autant tiktok, twitter que les memes, les shorts etc) que l'information.
Tant que l'information se considèrera comme le bien par principe et qu'elle n'envisagera pas de se moderniser elle perdra contre la désinformation.

On se retrouve en plus avec des armées de combattants de l'information qui tirent à vue sur quiconque a fait une erreur d'approximation.
Oui on a le droit de dire en connerie en pensant que c'est vrai et en espérant faire avancer les choses. C'est le meilleur moyen de recevoir l'information qu'il nous manque. Le problème est que bien souvent la réponses se limite à "T'es con, renseignes toi". Ce qui mène les gens à se braquer et à se réfugier dans leur domaine et à ne surtout pas s'intéresser à d'autre choses.
On devrait accepter que tout le monde n'a pas le même niveau d'information tel ou tel sujet et donc que certains donneront des informations incomplètes voire fausses et que la réponses n'est pas l'agression mais l'accompagnement.
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 27/04/2022 à 12:41
Citation Envoyé par walfrat Voir le message
Références obligatoire sur le sujet :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Parado...tol%C3%A9rance

https://xkcd.com/1357/

Pour moi c'est clair, le manque de faire prendre certaines personnes leurs responsabilités de leurs paroles devant la justice a cause des dégâts à la démocratie, notamment avec le secteur de la médecine dernièrement.
Le problème, c'est que le paradoxe de la tolérance fonctionne dans les deux sens ; si la haine est érigée en norme, c'est la tolérance qui devient "dangereuse" socialement.

Je n'ai pas de solution magique au paradoxe de la tolérance, mais je constate que dans l'histoire, c'est toujours les propos haineux (quelle que soit leur orientation religieuse ou politique) qui créent de l’intolérance. Et notre époque n'est pas en reste. La haine des criminels en tout genre, des délinquants sexuels, des politiciens corrompus ou de Obama pour la désinformation fait partie d'un climat délétère pour la démocratie, car la haine ne fait que détruire, elle n'est jamais constructive (dans l'histoire ce sont souvent des haines "légitime" comme celles que je viens d'évoquer qui ont débouché sur des meurtres de masse). Il est tout à fait possible d'agir pour le bien commun sans haine, c'est juste que cela va à l'encontre d’instincts ancrés très profondément dans l'homme, c'est tout le problème.
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Avatar de escartefigue
Modérateur https://www.developpez.com
Le 27/04/2022 à 13:07
Le problème des réseaux sociaux, c'est l'anonymat : on peut dire des choses justes comme des choses volontairement ou pas injustes, mais caché derrière un pseudo.
C'est ce qui change tout dans une démocratie, où les média peuvent dire à peu près tout ce qu'ils souhaitent selon leur sensibilité politique ou leur éthique et leur ligne électorale, mais où ils engagent leur responsabilité. La loi française oblige tout média qui diffuse une information erronée à publier un démenti.

Plus encore, les réseaux sociaux utilisent à fond les outils de ciblage liés à l'internet, qui enferment le public dans un monde de plus en plus restreint. Bien plus qu'avec la presse écrite, la radio ou la télévision, internet nous incite à ne consulter que les sites qui nous ressemblent le plus, nous enfermant dans une vision monolithique des choses.
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Avatar de sanderbe
Membre averti https://www.developpez.com
Le 01/05/2022 à 15:20
Bonjour,

Les réseaux sociaux non réglementés constituent une menace pour la démocratie, déplore Barack Obama qui appelle chacun à "choisir son camp"

Quel est votre avis sur le sujet ?
Plutôt d'accord , car on a transformé Facebook, Twitter et d'autres réseaux sociaux en espèce de "comptoir de café" ou l'on parle de tout et rien ... en "politisant" ou "religieusant" les débats. Alors qu'a la base ces sites n'étaient pas du tout destiné à cela ^^ .

Quelle était la vocation première de Facebook ? Rester en contact avec ses ami(e)s. Suivre éventuellement des pages / groupes sur des personnalités du showbuis , culture, sport, ... Idem suivre des groupes à but non lucratif sur des thématiques sportives ou culturelles.

Je remets la question fatales : " Qui achète en supermarché un discours, politique et / ou religieux comme il achète sa baguette de pain ou un service bancaire ? " Personne ... C'est des pas des biens ni des services. Cela relève de la pure idéologie.

Reporter le débat politique et / ou religieux des partis politiques, des instances religieuses, des autorités locales / nationales sur des sites de débats / forum aurait (de mon point de vu) plus de sens ...

Citation Envoyé par OrthodoxWindows
Dans ce cas, Obama, n'a cas promouvoir le modèle décentralisé ; comme par hasard, il n'en parle pas. Ce qui est logique puisqu’il s’appuie sur le sophisme des "très grandes plateformes" . Sans les "très grandes plateformes" qu’est-ce qui reste de ce discours ? Rien, ci ce n'est une proposition pour instaurer une surveillance étatique, un grand par-feu et un patriotisme du web. Comme en......
Ton commentaire me fait penser à ce projet soutenu par le gouvernement américain : https://commotionwireless.net/ . Un internet décentralisé en se connectant grace "à son voisin" de manière anonyme . Censé porter l'anonyma et soutenu et financé par le gouvernement US lui même

Citation Envoyé par Jon Shannow
Je pense que nombre de personnes balançant des énormités sur les réseaux sociaux, forum, ... sous un pseudo, n'auraient pas le même discours dans un lieu public. Le risque serait d'être lu par des amis, des collègues, des clients qui seraient surpris et choqués par les affirmations tenues, et de devoir s'expliquer. Là, aucun risque. Personne ne me connait, alors je peux balancer les pires saloperies, je ne risque rien.

Je ne vois pas en quoi, ça a un rapport avec le permis social chinois, ou l'installation de mouchard. C'est juste d'être responsable des propos comme on en est responsable dans une réunion publique.
Quand on diffuse une information à son voisin, on n'est pas anonyme. Le voisin vous connait.
J'accepte de prendre le risque de dire "je pense que" , "mon opinion est que" ... Après on est d'accord avec ou pas ...

Citation Envoyé par Saverok
L'auto-censure est une forme de régulation qui fait sens et peut être bien plus efficace que la loi.
L'autocensure est nocive pour des personnes qui tenteraient de "briser la loi du silence" . Des sujets tabous, par exemple ou dénoncer une système. Il devient difficile de "parler" sans se faire repérer. "L'omerta" règne comme diraient certaine

Citation Envoyé par totozor
On se retrouve en plus avec des armées de combattants de l'information qui tirent à vue sur quiconque a fait une erreur d'approximation.
Oui on a le droit de dire en connerie en pensant que c'est vrai et en espérant faire avancer les choses. C'est le meilleur moyen de recevoir l'information qu'il nous manque. Le problème est que bien souvent la réponses se limite à "T'es con, renseignes toi". Ce qui mène les gens à se braquer et à se réfugier dans leur domaine et à ne surtout pas s'intéresser à d'autre choses.
On devrait accepter que tout le monde n'a pas le même niveau d'information tel ou tel sujet et donc que certains donneront des informations incomplètes voire fausses et que la réponses n'est pas l'agression mais l'accompagnement.
Comme dit plus haut, savoir prendre le risque de dire "je pense que " , "mon opinion est que" . Si il y a des d'accords / pas d'accords ils finiront forcement par parler.
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