IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Les recherches de Facebook montrent qu'Instagram est nocif pour les adolescents, mais l'entreprise relativise
Et défend que cela dépend de leur état d'esprit et la manière dont ils l'utilisent

Le , par Michael Guilloux

623PARTAGES

7  0 
Les recherches de Facebook montrent qu'Instagram est nocif pour les adolescents, mais l'entreprise relativise
et défend que cela dépend de leur état d'esprit et la manière dont ils l'utilisent

Des études menées au cours des trois dernières années par les chercheurs de Facebook ont fait ressortir qu'Instagram est « nuisible pour un pourcentage important » de jeunes utilisateurs, en particulier les adolescentes. D'après le Wall Street Journal qui cite les documents internes de l'entreprise, Instagram aurait détérioré l'image corporelle d'une adolescente sur trois. Ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à l'impact de l'application de partage de photos sur la santé mentale des adolescents. Instagram aurait également augmenté les taux d'anxiété et de dépression des adolescents.

Au cours des dernières années, de nombreuses études se sont intéressées à l'impact des médias sociaux sur le bien-être des utilisateurs, en particulier les plus jeunes. S'il n'y a pas de consensus sur la question, la balance penche du côté de ceux qui estiment que les médias sociaux sont nocifs chez les enfants, adolescents et jeunes. C'est par exemple le cas d'une étude menée par l'Education Policy Institute et le Prince's Trust qui conclut que les médias sociaux nuisent à la santé mentale des adolescents. Et avant elle, bien d'autres études ont abouti à des conclusions similaires.

Qui parle de médias sociaux parle indirectement de Facebook, géant du domaine. Réunissant trois des plus grandes plateformes de médias sociaux dans le monde (Facebook, WhatsApp et Instagram), Facebook est donc accusé de participer à la détérioration de la santé mentale de ses jeunes utilisateurs. Le géant des médias sociaux réfute toutefois ces allégations, affirmant que les corrélations entre l'utilisation de ses plateformes et la dépression ne sont pas concluantes. Que dire alors de ses propres recherches qui aboutissent à la conclusion selon laquelle Instagram serait nocif pour les adolescents ?

Rebondissant sur les révélations du Wall Street Journal, Karina Newton, Instagram ne les nie pas, mais exhorte à prendre avec des pincettes ses propres études, estimant qu'il n'y a pas encore suffisamment de preuves pour dire que les médias sociaux ont un effet négatif sur les utilisateurs.

« La question qui préoccupe beaucoup de gens est de savoir si les médias sociaux sont bons ou mauvais pour les gens », a écrit Karina Newton, responsable des politiques publiques chez Instagram, dans un article de blog. « La recherche à ce sujet est mitigée ; la réponse peut être oui et non. Chez Instagram, nous examinons les avantages et les risques de ce que nous faisons. Nous sommes fiers que notre application puisse donner la parole à ceux qui ont été marginalisés, qu'elle puisse aider les amis et les familles à rester connectés aux quatre coins du monde, qu'elle puisse provoquer un changement sociétal ; mais nous savons aussi que cela peut être un endroit où les gens vivent des expériences négatives, comme le WSJ l'a annoncé aujourd'hui. Notre travail consiste à nous assurer que les gens se sentent bien dans l'expérience qu'ils ont sur Instagram, et y parvenir est quelque chose qui nous tient à cœur. »

Poursuivant ses propos, elle explique que « la recherche externe sur l'impact des médias sociaux sur les gens est encore relativement naissante et en évolution, et les médias sociaux eux-mêmes évoluent rapidement. Certains chercheurs soutiennent que nous avons besoin de plus de preuves pour comprendre l'impact des médias sociaux sur les gens. Chaque étude a des limites et des mises en garde, donc aucune étude ne sera concluante », dit-elle. Avant d'ajouter que « nous devons nous appuyer sur un corpus sans cesse croissant de recherches multiméthodes et de contributions d'experts ».


Pour en venir aux conclusions des recherches internes, Karina Newton affirme que « les médias sociaux ne sont pas intrinsèquement bons ou mauvais pour les gens ». Elle estime que beaucoup peuvent les trouver utiles un jour et problématiques le lendemain. Ce qui semble donc le plus important, « c'est la façon dont les gens utilisent les médias sociaux et leur état d'esprit lorsqu'ils les utilisent ».

La responsable des politiques publiques chez Instagram cite plusieurs études externes pour soutenir sa position. Une étude de méthodes mixtes de Harvard aurait par exemple décrit le « basculement » des expériences positives et négatives que les adolescents américains ont sur les réseaux sociaux. La même personne peut avoir une conversation intéressante avec son ami un jour et se disputer avec lui le lendemain. Selon une étude de Pew Internet sur les adolescents aux États-Unis, 81 % des adolescents auraient déclaré que les médias sociaux les rendaient plus connectés à leurs amis, tandis que 26 % auraient déclaré que les médias sociaux leur faisaient se sentir plus mal dans leur vie.

« Nos constats étaient similaires », déclare Karina Newton. « Beaucoup ont déclaré qu'Instagram améliore les choses ou n'a aucun effet, mais certains, en particulier ceux qui se sentaient déjà déprimés, ont déclaré qu'Instagram pourrait aggraver les choses ». Elle estime encore qu'étant donné que des problèmes tels que la comparaison sociale négative et l'anxiété existent dans le monde réel, ce n'est pas surprenant qu'ils existent également sur les réseaux sociaux. Tout cela sous-entend que l'impact des médias sociaux sur les utilisateurs dépend de l'état d'esprit de ces derniers avant même de les utiliser.

Toutefois, Instagram dit prendre au sérieux les résultats de ses recherches et avoir mis en place des mesures spécifiques pour changer Instagram pour le mieux. Newton a ajouté qu'Instagram a effectué « un travail approfondi sur l'intimidation, le suicide, l'automutilation et les troubles de l'alimentation » pour faire de l'application un endroit sûr pour tout le monde. La société dit également se concentrer sur la lutte contre les comparaisons sociales et l'image corporelle négatives. Elle développerait aussi des moyens d'intervenir si elle voit « des gens s'attarder sur certains types de contenu ».

Sources : Wall Street Journal, Instagram

Et vous ?

Comme le dit Karina Newton, l'impact des médias sociaux sur les adolescents dépend-il de leur état d'esprit et la manière dont ils les utilisent ?
Les médias sociaux ne font-ils qu'amplifier les réalités vécues par leurs utilisateurs dans le monde réel ?
Vous avez lu gratuitement 578 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/02/2026 à 11:01
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Les droits fondamentaux et libertés des individus doivent être respectées.
Bullshit!

1. Le RESPECT commence par celui que l'on doit envers les autres et pas ce que vous considérer comme une "liberté des individus"!

2. Ses propres DROITS se terminent quand ils empiètent sur ceux des autres!

Est-ce un droit fondamental et une liberté individuelle de se droguer ou d'avoir 2 grammes d'alcool dans le sang et de prendre le volant pour finir par tuer des usagers de la route qui n'avaient rien demandé?
7  0 
Avatar de popo
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 25/02/2026 à 10:04
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Suis-je dangereux pour les autres parce que j'accède à un réseau social qui a une interface "addictive" (sur quel critère d'ailleurs) ? Est-ce qu'un réseau social est dangereux car l'interface est "addictive" ?
Oui, quand tu consulte ton RS au volant.
Oui, quand tes enfants te voient passer des heure sur ton RS et qu'il suivent ton exemple.
Oui, quand tu es tellement absorbé par ton RS que tu ne vois pas ton gosse qui s'étouffe ou qui joue avec des allumettes.
Oui, quand tu es tellement absorbé par ton RS que tu ne prends même plus la peine de regarder avant de traverser la rue.
Oui, quand tu traines sur ton RS au lieu de faire ton boulot, cela a des conséquences pour la boite qui t'emploie.
etc.
6  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/02/2026 à 0:00
Après 16 heures de connexion sur 24h, il reste 8 heures

Ces 8 heures qui sont la durée moyenne de sommeil conseillée par le monde médical pour les adultes mais avant tout pour les ados.

24 heures - 16 h de connexion - 8 h de sommeil = ?

Ben 0 mon bon monsieur! 0 heure pour boire/manger, se laver, se nourrir, discuter avec son entourage, etc, etc, etc... En résumé: Vivre sa vie, vivre dans le monde réel!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais être connecté 16 h par jour, cela ne relève pas de l'addiction

Je l'avais écrit il y a quelques temps, la totalité des CEO des GAFAM & Cie sont des tarés qui démontrent, chaque fois qu'ils ouvrent la bouche, leur total déconnexion du monde réel...
5  0 
Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 12/02/2026 à 15:14
Sur youtube j'ai bloqué quasiment tout le contenu de la page sauf le player.
Non seulement la page charge plus vite mais en plus on est quitte de subir les suggestions infernales.
4  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/02/2026 à 12:08
Roooooooooooooh! Tout de suite les grands mots... Quelle addiction?

Quand je vois des couples ou des collègues mangeant au resto en tête-à tête, ne s'échangeant pas un seul mot, les 2 ayant le nez planté sur leur smartphone,

la populace se promener dans la rue, le smartphone en main comme un "doudou" (perso, j'ai arrêté de me promener avec mon ours en pluche préféré à 1 an et demi),
les idiots se jeter sous les roues de ma voiture en traversant la route sans même lever un oeil de leur écran
ou encore les open-space où on entend sonner toutes les 10 secondes une sonnerie de smartphone annonçant la dernière news qui va changer le monde...

... On se demande bien comment certains peuvent conclure à de l'addiction
3  0 
Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 12/02/2026 à 16:13
Je dois être chanceux mais je n'ai jamais eu une seule pub sur youtube (firefox + uBlock origin).

Et sinon, un coup de shell avec :
Code : Sélectionner tout
yt-dlp url_de_la_video
3  0 
Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 15/02/2026 à 7:16
Les shorts sont vraiment de la m* addictive et qui affaiblie le cerveau à petit feu. Heureusement il y a une extension Chrome pour rendre invisible tous les shorts sur youtube.

Sinon j'utilise (et paie) Blocksite pour bloquer l'accès à youtube lorsque je veux rester concentré. Le déblocage nécessite un mot de passe assez long. Cela n'empêche pas ponctuellement de regarder une vidéo sur un thème précis en passant par la recherche de vidéo google et dans un lecteur intégré (si la vidéo le permet).

Pour moi c'est clair que Youtube peut avoir une tendance addictive dans la mesure où je pouvais y aller, me sentir moins bien après y être aller (sensation de lassitude, écoeurement) et pourtant y revenir après comme si le cerveau n'avait pas eu sa dose de micro-satisfaction.
3  0 
Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 22/02/2026 à 21:44
On commence enfin à nommer ces comportements addictifs au même titre que les jeux d'argents. Ils isolent et contribut à l'instabilité psychologique... Les gens le savent, les médecins le savent, les entreprises qui les gèrent le savent également... Il ne reste que l'Etat !
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/02/2026 à 12:36
Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
Ce procès est d'une mauvaise foi indécente :
- Vous ouvrez un magazine pour enfant, vous avez des pubs ciblant les enfants.
- Vous allumez la TV, vous avez des pubs ciblant les enfants (programme pour enfants).
- Vous vous promenez dans la rue, vous avez des pubs ciblant les enfants (Noël, fêtes, jouets).

Bref, que les parents soient responsables, un enfant n'a pas à trainer seul sur Internet !
Les parents sont tout autant soumis à l'addiction que leur enfants!!!

Et donc le docteur Artaeus considère que ce sont des drogués qui vont limiter l'usage de la drogue???
3  0 
Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 23/02/2026 à 16:40
Artaeus -> Quand des multinationales demandent spécifiquement à des neurologues/sociologues de travailler le design et les mécanismes d'un logiciel ou d'un site internet pour exploiter au maximum les biais cognitifs des utilisateurs dans le seul but de les rendre captifs et dépendants, oui il faut réguler. Soit tu interdis ces pratiques à la conception, soit tu régules l'accès aux outils qui ont été conçus dans le seul objectif de baiser la gueule du plus grand nombre utilisateurs. T'as pas remarqué qu'on n'avait jamais fait ce genre de reproche à Word ou à Gimp ? Ça te vient pas à l'esprit qu'il puisse y avoir une raison à ça ?
Ça n'a rien à voir avec une atteinte à tes libertés fondamentales.
Enfin si, justement : en mettant des bâtons dans les roues de ces multinationales et de leurs pratiques pernicieuses, on protège les utilisateurs les plus faibles. T'as qu'à passer un coup de fil à un addictologue et lui demander ce qu'il en pense.

La santé n'a pas à être prétexte à toutes les mesures liberticides comme ce fut le cas il y a quelques années avec le Covid.
T'es allé faire un tour dans une maison de retraite ou dans un service hospitalier pendant le covid ?
T'as des potes médecins ou infirmiers ? T'as débriefé avec eux ? Ils t'ont parlé de ce qu'ils ont vécu ?
Oui la crise a été très mal gérée et c'était déjà très mal parti avant même le premier contaminé (on était en train d'incinérer nos stocks de masques quand la pandémie a commencé). On ne parlera même pas de la qualité de la communication de nos politiciens qui étaient complètement paumés/cons.
D'un autre côté, on ne pouvait pas connaître les conséquences de la maladie. Demander à la population de rester chez elle pour préserver les plus faibles, on appelle ça de la restriction de liberté ou bien de la bienveillance envers les plus faibles, ça dépend du point de vue qu'on décide d'adopter.
Y'a des plus de 60/70 ans dont tu te sens proche ? T'es allé leur claquer la bise pendant le confinement ? Tu leur recommandes de ne pas se faire vacciner contre la grippe ?
Oui, c'est sûr, la façon dont le confinement a été mis en place et les réactions des populations vont être épluchées par des sociologue et les dirigeants vont se faire un plaisir de lire ces études pour voir à quel point on peut manipuler une foule. Mais tu as l'air de penser que ces décisions ont été prises dans le seul but de te nuire : faut quand même faire preuve d'un certain égoïsme pour en arriver là, non ?

Moi non plus je les ai pas bien vécus les confinements. Mais si tu crois que tu peux qualifier ça de restriction de liberté fondamentale injustifiée, patiente encore un peu et tu verras que ton mètre étalon va prendre un sacré coup dans la gueule.
Et si t'es vraiment impatient, regarde ce qui se passe dans d'autre régions du monde tous les jours de l'année, crise sanitaire ou non. Ou bien ce qui s'est passé pour les générations passées. Les exemples ne manquent pas.

Edit :
Citation Envoyé par Artaeus
Ce procès est d'une mauvaise foi indécente :
- Vous ouvrez un magazine pour enfant, vous avez des pubs ciblant les enfants.
- Vous allumez la TV, vous avez des pubs ciblant les enfants (programme pour enfants).
- Vous vous promenez dans la rue, vous avez des pubs ciblant les enfants (Noël, fêtes, jouets).

Bref, que les parents soient responsables, un enfant n'a pas à trainer seul sur Internet !
Tu fais semblant de ne pas comprendre la différence avec le sujet traité dans cette actualité ou bien t'as vraiment pas compris ? (pas de condescendance, c'est une vraie question).
4  1