IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Des chercheurs construisent de minuscules puces sans fil et injectables, visibles uniquement au microscope :
Le plus petit système monopuce qui pourrait changer la donne pour les implants médicaux

Le , par Nancy Rey

217PARTAGES

8  0 
Les implants médicaux ne datent pas d'hier et les chercheurs qui tentent chaque année de mettre au point des implants plus petits et plus efficaces sont de plus en plus nombreux. Des ingénieurs de l'université de Columbia viennent de créer une puce microscopique, sans fil et injectable qui peut être utilisée pour surveiller les processus corporels grâce à des ultrasons. Ce dispositif est censé être le plus petit système monopuce au monde, qui constitue un circuit électronique complet et fonctionnel. La puce implantable n'est visible qu'au microscope et ouvre la voie au développement de puces pouvant éventuellement être injectées dans le corps à l'aide d'une aiguille.

Les chercheurs s'intéressent aux dispositifs médicaux implantables sans fil et miniaturisés pour surveiller toute une série de conditions médicales, notamment la fièvre, l'hypertension, les constantes respiratoires et bien d’autres paramètres, en vue de procéder à des interventions. Les implants modernes ne peuvent pas être produits en grande quantité, car ils nécessitent plusieurs puces, un emballage, des fils, des transducteurs externes et des batteries pour le stockage de l'énergie. Les chercheurs de Columbia ont donc conçu un système qu'ils affirment être le plus petit système monopuce au monde, avec un "volume inférieur à 0,1 mm cube".

Le système est aussi petit qu'un acarien et n'est visible qu'au microscope. Pour y parvenir, l'équipe a utilisé des ultrasons pour alimenter le dispositif et communiquer avec lui sans fil. L'étude a été publiée en ligne le 7 mai dans Science Advances.

« Nous voulions voir jusqu'où nous pouvions repousser les limites de la taille d'une puce fonctionnelle que nous pouvions fabriquer. Il s'agit d'une nouvelle idée de "puce en tant que système" : une puce qui, à elle seule, sans rien d'autre, constitue un système électronique complet et fonctionnel. Cela devrait être révolutionnaire pour le développement de dispositifs médicaux implantables sans fil et miniaturisés qui peuvent détecter différentes choses, être utilisés dans des applications cliniques et finalement approuvés pour un usage humain », a déclaré le responsable de l'étude, Ken Shepard, professeur d'ingénierie électrique et professeur d'ingénierie biomédicale.


L'équipe comprenait également Elisa Konofagou, professeur d'ingénierie biomédicale et professeur de radiologie, ainsi que Stephen A. Lee, doctorant dans le laboratoire de Konofagou, qui a participé aux études sur les animaux. La conception a été réalisée par le doctorant Chen Shi, qui est le premier auteur de l'étude. La conception de Chen Shi est unique par son efficacité volumétrique, c'est-à-dire la quantité de fonctions contenues dans un volume donné. Les liaisons de communication radiofréquence traditionnelles ne sont pas possibles pour un appareil aussi petit, car la longueur de l'onde électromagnétique est trop grande par rapport à la taille de l'appareil. Les longueurs d'onde des ultrasons étant beaucoup plus petites à une fréquence donnée parce que la vitesse du son est bien inférieure à celle de la lumière, l'équipe a utilisé les ultrasons pour alimenter le dispositif et communiquer avec lui sans fil. Ils ont fabriqué l’ « antenne » pour communiquer et s'alimenter en ultrasons directement sur la puce.

La puce, qui constitue l'intégralité de la particule implantable ou injectable sans emballage supplémentaire, a été fabriquée par la Taiwan Semiconductor Manufacturing Company, des modifications supplémentaires ayant été apportées au processus dans la salle blanche de la Columbia Nano Initiative et dans le centre de nanofabrication de l'Advanced Science Research Center de la City University of New York. Shepard a déclaré : « Il s'agit d'un bel exemple de technologie : nous avons introduit de nouveaux matériaux dans un métal-oxyde-semiconducteur complémentaire standard pour obtenir une nouvelle fonction. Dans ce cas, nous avons ajouté des matériaux piézoélectriques directement sur le circuit intégré pour transposer l'énergie acoustique du capteur en énergie électrique ». Elisa Konofagou a aussi ajouté : « L'importance clinique des ultrasons ne cesse de croître à mesure que de nouveaux outils et techniques deviennent disponibles. Ce travail s'inscrit dans cette tendance ».

Pour l'instant, la preuve de concept de l'implant a été démontrée sur des souris vivantes, où il a été utilisé pour la neuro-stimulation par ultrasons. Au cours de l'expérience, ils ont implanté jusqu'à sept souris à la fois par injection intramusculaire à l'aide d'une seringue. L'objectif de l'équipe est de mettre au point des puces qui peuvent être injectées dans le corps à l'aide d'une aiguille hypodermique et qui communiquent ensuite avec l'extérieur du corps à l'aide d'ultrasons, fournissant des informations sur quelque chose qu'elles mesurent localement. Les dispositifs actuels mesurent la température du corps, mais l'équipe travaille sur de nombreuses autres possibilités.

Source : Science Advances

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet
Quelles sont, selon vous, les limites de cette technologie ?

Voir aussi :

Des chercheurs démontrent la première utilisation humaine d'une interface cerveau-ordinateur sans fil à large bande passante, une percée pour les personnes souffrant de paralysie

Facebook fabrique un bracelet qui permet de contrôler les ordinateurs avec le cerveau, ce dispositif permettrait d'interagir avec ses prochaines lunettes de réalité augmentée par la seule pensée

Max Hodak, cofondateur de Neuralink, quitte la société d'implants cérébraux d'Elon Musk, dont un produit permettra à un patient paralysé « d'utiliser un smartphone avec son esprit »

Les ultrasons permettent de lire le cerveau des singes, ouvrant une nouvelle voie pour contrôler les machines par la pensée, les patients pourraient préférer cette technologie moins invasive aux puces

Des Australiens dévoilent un implant cérébral de la taille d'un trombone qui permet de contrôler les ordinateurs par la pensée, battant ainsi Neuralink d'Elon Musk lors des premiers essais sur l'Homme

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Sarénya
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 19/05/2021 à 1:39
Citation Envoyé par cybermec Voir le message
"car la longueur de l'onde électromagnétique est trop grande par rapport à la taille de l'appareil. Les longueurs d'onde des ultrasons étant beaucoup plus petites à une fréquence donnée parce que la vitesse du son est bien inférieure à celle de la lumière,"
C'est moi qui ait mal compris? La longueur d'onde du son serait plus courte que celle de la lumière? Je croyais que la longueur d'onde était inversement proportionnelle à la fréquence.
tout est dans le "à une fréquence donnée", par exemple une oscillation à 10kHz pour du son va mesurer 34cm (340m/s avec 10 000 oscillations par secondes) alors que 10kHz pour une onde électromagnétique va avoir une oscillation de 30km (300 000km/s)
1  0 
Avatar de forthx
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 18/05/2021 à 15:27
a quand la version 5G

J'ai pas regardé plus en détail, mais je reste perplexe sur la partie alimentation électrique ...
Et comment se fait l'élimination d'un tel dispositif une fois qu'il n'y en a plus besoin ?

C'est un bel exploits, ca fait un peu peur, et je pense qu'on a encore du chemin avant de se retrouver avec une solution réellement exploitable:

"Je vais prendre votre température, ca va piquer un peu"

0  0 
Avatar de Arya Nawel
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/05/2021 à 15:36
Ben dis-donc... Ça craint hein
0  0 
Avatar de cybermec
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 18/05/2021 à 16:37
"car la longueur de l'onde électromagnétique est trop grande par rapport à la taille de l'appareil. Les longueurs d'onde des ultrasons étant beaucoup plus petites à une fréquence donnée parce que la vitesse du son est bien inférieure à celle de la lumière,"
C'est moi qui ait mal compris? La longueur d'onde du son serait plus courte que celle de la lumière? Je croyais que la longueur d'onde était inversement proportionnelle à la fréquence.
0  0 
Avatar de cybermec
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 18/05/2021 à 16:52
De puce finalement, ce n'est qu'un capteur de température utilisant les ultrasons pour en partie s'alimenter.
On pourrait croire en lisant l'article qu'on a un micro controleur ou processeur microscopique. On n'en est pas encore là. ça fait déjà moins peur.
0  0 
Avatar de Arya Nawel
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 09/06/2021 à 7:21
La technologie utilisée semble pour le moins intéressante, mais nous savons tous que les gens aiment prendre quelque chose de bien et l'utiliser pour des tâches néfastes. Il semble qu'il ne faudra pas longtemps avant que cela soit utilisé pour traquer les gens pour le gouvernement. Et avant que vous ne me traitiez de paranoïaque, comprenez que je n'ai pas de papier d'aluminium sur la tête mais une vision réaliste du monde empoisonné dans lequel nous vivons.

Je me demande si le système immunitaire des gens va attaquer/rejeter cette puce ou si elle sera placée sous la peau, là où il n'y a pas de vaisseaux/veines, ou si elle circule dans le flux sanguin en passant par le cœur.

Tant de questions !
0  0