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Pour Walter Isaacson, les algorithmes de Facebook et Twitter incitent les gens à la nervosité,
à la perte de contrôle d'eux-mêmes et à transmettre de fausses informations

Le , par Bill Fassinou

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Alors que les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la vie des gens et que ces derniers semblent ne plus être en mesure de s'en passer, de nombreux chercheurs étudient également les dangers potentiels afin d'avertir le public des risques liés à ces plateformes. Il est apparu à plusieurs reprises que les algorithmes de Twitter et Facebook ont été conçus de manière à développer une dépendance chez les gens, mais rarement à les rendre "nerveux". En s'exprimant récemment sur la question, l'auteur Walter Isaacson a déclaré que ces algorithmes sont dangereux, cela au point d'inciter les gens à la nervosité et perdre le contrôle d'eux-mêmes.

Facebook et Twitter nourriraient la désinformation et rendraient les gens enragés

Walter Isaacson, né le 20 mai 1952 à La Nouvelle-Orléans, est un auteur, journaliste et professeur américain. Il a été président et directeur général de l'Aspen Institute, une organisation non partisane d'études politiques basée à Washington, président et directeur général de CNN, et rédacteur en chef du Time. Isaacson est l'auteur de plusieurs livres, dont : "The Innovators : How a Group of Hackers, Geniuses, and Geeks Created the Digital Revolution" (2014), American Sketches (2009), "Einstein : His Life and Universe (2007)", etc. Mais il est surtout connu pour avoir écrit et publié une biographie du regretté Steve Jobs en 2011.



Walter Isaacson

Dans une interview accordée à Yahoo Finance mercredi, Isaacson a déclaré que les plateformes de médias sociaux devraient assumer davantage de responsabilités pour l'extrémisme et les informations trompeuses qu'elles favorisent. Il a formulé une critique virulente des algorithmes qui déterminent ce que les utilisateurs voient, les qualifiant de "dangereux". « Les algorithmes des médias sociaux nous font perdre le contrôle et nous poussent à avoir un comportement de plus en plus extrême », a déclaré Isaacson, auteur d'un nouveau livre intitulé "The Code Breaker".

Ce récit, publié mardi, est une histoire de découverte scientifique. Dedans, Isaacson parle de la technologie d'édition des gènes Crispr (Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats) et de l'avenir de la race humaine. « Des espaces numériques comme Facebook et Twitter, et d'autres endroits ayant des algorithmes qui ont tendance à inciter les gens à la nervosité et à transmettre de fausses informations, c'est quelque chose dont les plateformes de ce type devraient prendre davantage la responsabilité », a poursuivi le professeur.

Un rapport publié mardi par le "Center for Countering Digital Hate", un groupe de défense basé au Royaume-Uni, a révélé qu'Instagram, qui est une propriété de Facebook, a recommandé de fausses informations sur le Covid-19 et l'élection présidentielle américaine de 2020. La plateforme aurait suggéré environ un faux article par semaine à chacun des 15 profils créés par le groupe de défense. Dans ses propos, Isaacson a déclaré avoir constaté de visu comment les algorithmes des médias sociaux poussent les utilisateurs vers des contenus extrêmes, ajoutant qu'il blâme le modèle de revenus publicitaires qui incite les utilisateurs à rester sur le site.

« Même lorsque je vais sur Facebook, Twitter ou autre, on me recommande toujours, dès que je lis quelqu'un qui a un penchant politique particulier, de m'indigner davantage contre quelqu'un qui a une opinion encore plus tranchée », a-t-il déclaré. « Ce genre de choses se produit lorsque vous disposez d'un modèle publicitaire dont l'algorithme est basé sur ce que l'on appelle l'engagement, mais que l'on devrait plutôt appeler l'enragement », a-t-il fait savoir.

Les PDG des GAFA devraient témoigner une nouvelle fois devant le Congrès

Facebook et Twitter ont fait face à des critiques élevées l'automne dernier à l'approche de l'élection de 2020, qui se sont poursuivies au lendemain de l'attaque du Capitole par des partisans de l'ancien président Donald Trump. Facebook a suspendu indéfiniment les comptes de Trump sur Facebook et Instagram le 7 janvier, le lendemain de l'attaque. Twitter a banni Trump de façon permanente le 8 janvier. En mai dernier, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a réaffirmé que la plateforme n'interviendrait pas dans les publications incendiaires de Trump, ce qui a suscité les protestations des employés.

Certains annonceurs ont également boycotté Facebook en raison de son refus de mettre fin aux discours haineux, ce qui a incité Facebook à ajouter des étiquettes à certains messages. Dans l'ensemble, Twitter a adopté une approche plus agressive pour traiter les messages de Trump qui violent ses règles. Des alertes jointes à ses messages ont mis en garde les utilisateurs contre des problèmes allant de contenus trompeurs à contenus manipulés. La nouvelle administration de la Maison Blanche a témoigné son désir de reprendre le contrôle sur l'industrie de la Tech, notamment sur les entreprises de la Big Tech.

Pour cela, les PDG de Facebook, Twitter et Google devraient bientôt faire une nouvelle apparition devant le Congrès. Mark Zuckerberg de Facebook, Jack Dorsey de Twitter et Sundar Pichai de Google ont accepté de témoigner lors d'une audience de la commission de l'énergie et du commerce (ECC – Energy and Commerce Committee) de la Chambre des représentants le 25 mars. L'audience portera sur "les fausses informations et la désinformation qui tourmentent les plateformes en ligne", notamment la gestion par les entreprises de la désinformation concernant les vaccins Covid-19 et l'élection de 2020.

« Qu'il s'agisse de faussetés sur le vaccin Covid-19 ou d'affirmations démenties sur la fraude électorale, ces plateformes en ligne ont permis à la désinformation de se répandre, intensifiant les crises nationales avec des conséquences réelles et sinistres pour la santé et la sécurité publiques », a déclaré l'ECC dans un communiqué. « Selon l'ECC, cette audition poursuivra le travail de la commission visant à tenir les plateformes en ligne responsables de la montée croissante de la désinformation et de la mésinformation. Elle a ajouté que pendant trop longtemps, la Big Tech a manqué de jouer son rôle en la matière.

« L'autorégulation du secteur a échoué. Nous devons commencer à changer les incitations qui poussent les entreprises de médias sociaux à autoriser, voire à promouvoir, la désinformation et les fausses informations », a-t-elle conclu. Notons que, lors de sa campagne, Joe Biden a déclaré que les plateformes de médias sociaux devraient assurer davantage leur responsabilité en matière de désinformation et de contenus haineux. Il s'est également montré favorable la révocation ou la modification de la section 30 de la "Communications Decency Act", un genre de bouclier juridique derrière lequel se cachent souvent les plateformes de médias sociaux.

La section 230 est en effet une partie de la loi qui prévoit généralement l'immunité des plateformes de sites Web contre le contenu de tiers. En outre, Biden compose son administration avec de plus en plus de critiques de la Big Tech, ce qui laisse entrevoir une application stricte des règles antitrust à l'avenir. Il a nommé Tim Wu, un défenseur d'une application plus stricte de la législation antitrust et de la dissolution des grandes entreprises technologiques telles que Facebook, au poste d'assistant spécial du président pour la technologie et la politique de concurrence au Conseil économique national.

Selon la rumeur, il devrait nommer prochainement Lina Khan, une critique du pouvoir de marché de la Big Tech, à un siège à la Federal Trade Commission (FTC). Khan est professeur de droit à l'université de Columbia et ancienne collaboratrice démocrate à la FTC et au Congrès. Elle a déjà travaillé avec plusieurs sous-commissions de la Chambre sur des questions antitrust. Elle soutient également des propositions visant à démanteler certaines entreprises de la Big Tech pour réduire leur monopole sur le marché.

Sources : Walter Isaacson, Communiqué de l'ECC

Et vous ?

Que pensez-vous des propos de Walter Isaacson ?
Pensez-vous que les algorithmes de Facebook et Twitter poussent les gens à la nervosité ?
Selon vous, comment les médias sociaux peuvent-ils résoudre le problème de la désinformation ?

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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/03/2021 à 11:07
les algorithmes de Facebook et Twitter incitent les gens à la nervosité et à perdre le contrôle d'eux-mêmes
Cela ne se limite pas à "Fessebook" et "Touiiiiit", c'est l'environnement global de l'internet qui en est responsable...

Une réunion au travail? Tout le monde a le nez sur son smartphone et personne n'écoute ce qui se dit!

J'ai encore un souvenir d'avant Covid: je vois 2 dames la cinquantaine sorties du bureau qui mangent ensembles dans un resto: Elles se sont assises face-à-face, ont toutes 2 dégainé leur smartphone et pendant tout le repas, elles ne se sont pas échangé un mot. Voyant le spectacle, en fin de repas, je n'ai pas pu m'empêcher de leur demander à pouvoir photographier la scène "une table en cours de repas avec 2 portables qui se font face"

Je ne parle pas des gens qui sont abonnés à une collection de services qui font "biper" leur smartphone toutes les 5 secondes pour les informer d'une news sans-intérêt. Est-il possible dans ces conditions de se concentrer sur sa tâche du moment sans être stressé en permanence et augmenter sa "nervosité"?
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Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 11/03/2021 à 13:43
ça ne date pas d'ajourd'hui.... À la fin des années 90, dinant en couple dans un grand restaurant parisien, la table ronde d'à côté avec 6 jeunes hommes, n'a pratiquement jamais communiqué que par smartphone.... Je m'étais dit qu'on étais bon pour revenir à un individualisme forcené avec toutes les dérives qui va avec !

Et bien depuis quelques années on y est. raison pour laquelle je fais du fesse de bouc au plus 5h par an, et du tweetmerde dans la même proprotion...

En conclusion, ne me cherchez pas sur les réseaux sociaux....
Même dans mes présentations professionnelles, comme dans les show que j'ai fais dans le cadre des événements Microsoft, mon dernier slide montrait les logos de ce réseaux barrés en rouge avec tout simplement mon email et mon n° de téléphone !

A +
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Avatar de smarties
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 12/03/2021 à 8:33
Je garde Facebook pour rester en contact avec quelques personnes et aussi pour être au courant de soirées salsa et swing.
Twitter me sert plus pour garder quelques liens et éléments shazamés mais je cherche (pas activement) une solution pour ça (de toute façon, je ne dois pas avoir de follower).
Dommage que la communication se fasse essentiellement sur ça. En plus, c'est impressionnant le nombre de personnes qui poste des choses sans intérêt tout la journée
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