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L'audience sur la domination de la Big Tech sur les organes de presse inclura le témoignage de Microsoft
Qui soutient toute tentative US d'adopter des lois antitrust pour les médias

Le , par Bill Fassinou

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La sous-commission de la Chambre des Représentants statuant sur les questions antitrust organise des auditions ce printemps pour faire le suivi de son enquête d'un an et de son rapport détaillé sur la Big Tech et l'antitrust. Dans le cadre de ces audiences, la sous-commission devrait entendre vendredi trois témoins qui représentent un éventail d'organismes de presse avec des préoccupations sur la façon dont les grandes plateformes technologiques comme Facebook et Google dominent de plus en plus leur industrie. Brad Smith de Microsoft a été invité à témoigner et les auditions devraient contribuer à l'élaboration d'une législation.

Les rapports entre les éditeurs et Google et Facebook interpellent davantage

La façon dont Google et Facebook utilisent les articles de presse sur leurs plateformes respectives a attiré davantage l'attention des régulateurs ces dernières années. De nombreux organes de presse dans le monde et des auteurs ont entrepris des actions en justice contre ces deux géants les accusant d'utiliser leur travail sans aucune compensation en retour. L'Australie s'y est intéressée de près tout récemment et a voté une loi en la matière au début de l'année. La loi oblige Facebook et Google à partager convenablement les revenus qu'ils tirent de l'exploitation du travail des éditeurs de nouvelles.



Brad Smith

Même si Google et Facebook se sont montrés quelque peu réticents à la loi, elle a été saluée notamment par les organismes de presse à travers le monde et d'autres acteurs pour le moins inattendus. C'est le cas du président de Microsoft Brad Smith. Il a déclaré qu'il estime que la règle australienne « méritait une considération sérieuse, y compris aux États-Unis ». Dans un article de blogue traitant du sujet, Smith a exprimé ouvertement son soutien à l'arrivée de telles lois en Europe et aux États-Unis. Il n'a également pas manqué de souligner que sa société partageait déjà les revenus avec les éditeurs via son produit Microsoft News.

La position de Smith sur la question relative aux éditeurs et aux groupes technologiques a probablement attiré l'attention des membres de la sous-commission de la Chambre des Représentants chargée des questions antitrust. En effet, des personnes proches du dossier ont déclaré que Smith devrait témoigner ce 12 mars devant la sous-commission au sujet de la domination technologique des organes de presse. Son témoignage représenterait la prochaine étape pour montrer que Microsoft soutiendra toute tentative américaine d'adopter des lois antitrust pour les médias et la technologie.

Par ailleurs, les témoins invités à l'audition du 12 mars incluent David Chavern, chef de la News Media Alliance qui regroupe notamment News Corp et USA Today ; Emily Barr, qui représente la National Association of Broadcasters et le Graham Media Group, qui compte 7 chaînes de télévision locales ; et Jonathan Schleuss, président de la NewsGuild-CWA, un syndicat représentant les journalistes, selon la déclaration. Quant à Smith, ses motivations seraient liées au moteur de recherche Bing de Microsoft, qui devrait avoir une chance de concurrencer Google si de telles lois sont adoptées.

Le représentant David Cicilline (D-RI) a déclaré que la sous-commission examinait de près les efforts de l'Australie alors qu'elle peaufine ses propres propositions. Les membres bipartisans du Congrès devraient présenter prochainement un projet de loi qui permettra aux petits organes de presse de négocier plus facilement de meilleurs accords avec les plateformes de la Big Tech et d'augmenter leurs revenus.

Biden charge son administration avec les critiques les plus éminents de la Big Tech

Le président Biden continue de remplir les chaises vides de son administration et la rumeur indique qu'il devrait nommer prochainement Lina Khan, une critique du pouvoir de marché de la Big Tech, à un siège à la Federal Trade Commission (FTC). Khan est professeur de droit à l'université de Columbia et ancienne collaboratrice démocrate à la FTC et au Congrès. Elle a fait partie du personnel de la sous-commission antitrust de la Chambre des représentants qui a rédigé un rapport en octobre qui conclut qu'Amazon, Apple, Facebook et Alphabet détiennent un pouvoir de marché important et durable.

La sous-commission avait expliqué que cela se traduit par "moins d'innovation, moins de choix pour les consommateurs et une démocratie affaiblie". La nomination de Khan pourrait signaler une application plus agressive des lois pour assurer la concurrence. Khan a également fait partie d'un groupe de progressistes qui ont suggéré des changements plus profonds, dont la suggestion du rapport de la Chambre des représentants selon laquelle le Congrès devrait envisager de forcer les entreprises à séparer les grandes plateformes en ligne des autres secteurs d'activité.

En tant qu'un des cinq membres de la FTC, Khan serait en mesure d'influencer les politiques, l'élaboration des règles et les mesures d'application dans une agence ayant autorité pour administrer les lois antitrust et de protection des consommateurs. Selon les analystes, elle ne pourra pas dicter les décisions, étant donné qu'elle sera probablement l'un des trois membres de la majorité démocrate. Le groupe de pression Public Citizen a qualifié la nomination attendue de "signe d'espoir que l'administration Biden a l'intention d'adopter une approche plus agressive", en soulignant son expérience en tant que membre du personnel du Congrès.

Avant cette rumeur, la Maison Blanche a annoncé vendredi la nomination de Tim Wu, un défenseur d'une application plus stricte de la législation antitrust et de la dissolution des grandes entreprises technologiques telles que Facebook, au poste d'assistant spécial du président pour la technologie et la politique de concurrence au Conseil économique national. Wu est l'auteur d'une maxime souvent cité qui décrit le compromis que les utilisateurs des moteurs de recherche et des réseaux sociaux font avec leurs données personnelles : "Quand un service en ligne est gratuit, vous n'êtes pas le client. Vous êtes le produit".

Il a décrit la richesse et la puissance des entreprises de la Big Tech comme créant un "nouvel âge d'or" semblable à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Il s'agit de l'époque de la construction des chemins de fer américains et des "barons du vol". Il a déclaré que sa "mission de vie" est de "combattre les tyrans". Le rôle de Wu, axé sur la politique de la concurrence, sera nouveau au sein du Conseil économique national. Il se concentrera aussi sur la concurrence dans la politique du travail, comme les clauses de non-concurrence appliquées par les entreprises, et la concentration du pouvoir dans l'industrie pharmaceutique et dans l'agriculture.

Les idées de Wu semblent être soutenues par les démocrates et les groupes antimonopole. « Tim est un défenseur de longue date de l'antitrust, et il a poussé les responsables publics à se séparer et à freiner la Big Tech », a déclaré vendredi la sénatrice démocrate Elizabeth Warren. « Je suis heureuse de le voir dans ce rôle », a-t-elle ajouté. « Cette nomination donne le ton d'une nouvelle ère dans l'application de la législation antitrust », a déclaré la sénatrice Amy Klobuchar du Minnesota, présidente démocrate de la sous-commission judiciaire du Sénat sur les questions antitrust.

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