IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Antitrust : le régulateur australien de la concurrence envisage une action coercitive contre Google
Pour abus de sa position dominante sur le marché de la technologie de publicité numérique

Le , par Stéphane le calme

195PARTAGES

10  0 
Fin juillet, le gouvernement australien, à travers la Commission australienne de la concurrence et des consommateurs (abrégée ACCC en anglais), a annoncé qu’il allait contraindre Facebook et Google à payer une rémunération aux groupes de presse du pays pour les contenus qui sont relayés sur leurs plateformes.

Pour ce faire, la Commission australienne de la concurrence a publié un projet de code obligatoire qui va définir un cadre qui permettra « aux entreprises de médias d’information de négocier individuellement ou collectivement avec Google et Facebook sur le paiement de l’inclusion de contenus » sur leur plateforme respective. Dans ce projet de loi, il est stipulé que « si les entreprises de presse et les plateformes numériques ne peuvent pas conclure un accord dans le cadre d’un processus formel de négociation et de médiation de trois mois, un arbitre indépendant choisirait alors l’offre finale des deux parties la plus raisonnable dans un délai de 45 jours ouvrables ». « Des accords de paiement pourraient être conclus dans les six mois suivant l’entrée en vigueur du code si un arbitrage est nécessaire », souligne la Commission australienne de la concurrence australienne.

Les élus planchent pour une application cette année, l’Australie deviendrait ainsi le premier pays à obliger Google et Facebook à payer les éditeurs pour les contenus dès qu'ils sont affichés sur leurs vitrines en ligne. En outre, si le projet de code ne s’applique qu’à Google et Facebook pour l’instant, d’autres plateformes numériques pourraient être ajoutées si elles atteignent à l’avenir un déséquilibre du pouvoir de négociation avec les entreprises de médias d’information australiennes.

Pour mieux comprendre les motivations du gouvernement australien, il faut savoir que depuis 2018, l’ACCC a publié un rapport sur la santé du marché de la presse et la puissance des plateformes numériques américaines. Dans son rapport, ACCC déclare avoir identifié un déséquilibre fondamental du pouvoir de négociation entre les entreprises de médias d’information australiennes et Google et Facebook. Comme recommandations, le régulateur australien a préconisé l’introduction de codes de conduite pour réguler les rapports de force inégale entre les deux partis. Le 12 décembre 2019, le gouvernement australien a demandé à l’ACCC de travailler avec Google et Facebook et les entreprises des médias d’information pour mettre en œuvre des codes de conduite volontaires. Les discussions n’ayant pas abouti, le gouvernement australien a demandé le 20 avril dernier à l’ACCC d’élaborer un code de conduite obligatoire, avec un projet de code pour consultation publique avant la fin de juillet 2020, ainsi qu’un code final à définir peu après. C’est ce projet de code qui a été mis à la disposition du public.

Google va bloquer son moteur de recherche en Australie s'il est obligé de payer pour les extraits d'actualités sur sa plateforme

Google a déclaré vendredi le 22 janvier qu'il bloquerait son moteur de recherche en Australie si le gouvernement venait à valider son projet de loi qui l'obligerait, ainsi que Facebook Inc, à payer les entreprises de médias pour le droit d'utiliser leur contenu. La menace de Google fait monter d'un cran la tension dans la bataille contre des éditeurs tels que News Corp, bataille qui est étroitement surveillée à l'international. La grande enseigne de la recherche avait averti que ses 19 millions d'utilisateurs australiens seraient confrontés à des expériences de recherche et de YouTube dégradées si le nouveau code était appliqué.

« Associé au risque financier et opérationnel ingérable si cette version du Code devenait loi, cela ne nous donnerait pas d'autre choix que d'arrêter de rendre Google Search disponible en Australie », a déclaré Mel Silva, directeur général de Google pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, devant un comité sénatorial. Silva n'a fait aucune mention de YouTube dans les remarques préparées, car le service vidéo devrait être exempté en raison des révisions du code le mois dernier.

Les commentaires de Google ont été vivement réprimandés par le Premier ministre australien Scott Morrison, qui a déclaré que le pays établissait ses règles pour « ce que vous pouvez faire en Australie ». « Les gens qui veulent travailler avec ces règles en Australie, vous êtes les bienvenus. Mais nous ne répondons pas aux menaces », a déclaré Morrison aux journalistes.

Lors de l'enquête, le président de la Commission australienne de la concurrence et de la consommation, Rod Sims, qui a supervisé les nouvelles règles, a déclaré qu'il ne pouvait pas prédire ce que les géants de la technologie feraient, mais a déclaré « qu'il y a toujours de la responsabilité dans les négociations sérieuses ». « Ils parlent d’accords commerciaux où ils contrôlent totalement l’accord », a-t-il déclaré. « À mon avis, ce n’est pas un accord commercial. »

Google a qualifié le code de trop large et a déclaré que sans révisions, offrir même un outil de recherche limité serait trop risqué. La société ne divulgue pas les ventes en Australie, mais les annonces de recherche sont son principal contributeur aux revenus et aux bénéfices à l'échelle mondiale.

La menace de Google de limiter ses services en Australie est intervenue quelques heures seulement après que le géant de l'internet a conclu un accord de paiement de contenu avec certains éditeurs de presse français dans le cadre d'une action de 1 milliard de dollars sur trois ans pour soutenir les éditeurs.
Le témoignage de Google « fait partie d'un modèle de comportement menaçant qui fait froid dans le dos pour quiconque apprécie notre démocratie », a déclaré Peter Lewis, directeur du Centre pour la technologie responsable de l'Australian Institute.


Le régulateur australien de la concurrence envisage une action coercitive contre Google

Le régulateur australien de la concurrence envisage une action coercitive contre Google sur des allégations selon laquelle Google exerce sa domination sur le marché de la technologie de publicité numérique de 3,4 milliards de dollars pour étouffer ses rivaux. La Commission australienne de la concurrence et de la consommation examine également si une réglementation supplémentaire est nécessaire pour répondre aux préoccupations que Google utilise son pouvoir pour « auto-préférer » ses propres produits et consolider davantage ses activités.

« De nombreuses entreprises se plaignent du fait que Google "corrige sa propre copie" concernant l'efficacité des publicités qu'il fournit », a déclaré le président de l'ACCC, Rod Sims. « Cela se traduit très souvent par un Google qui agit au nom des éditeurs et des annonceurs pour la même vente d'annonces dans l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement des technologies publicitaires, tout en vendant également son propre inventaire d'annonces ».

L'ACCC envisage ces mesures à la suite de la publication de son rapport préliminaire sur le secteur des services de publicité numérique, publié jeudi, selon lequel Google détenait entre 50 et 100% des quatre marchés utilisés pour acheter, vendre et publier de l'affichage publicitaire. Les services de technologie publicitaire sont ceux qui fournissent de la publicité d'affichage numérique, à savoir des images ou des vidéos qui apparaissent avant ou à côté du contenu consulté en ligne.

Sims a déclaré que le régulateur était toujours en train de décider si des mesures coercitives étaient nécessaires et qu'il examinait de près les propositions des régulateurs du Royaume-Uni et d'Europe, annoncées le mois dernier, concernant de nouvelles règles pour résoudre les problèmes de conflit d'intérêts sur le marché des technologies publicitaires.

Angela Flannery, partenaire des données et de la protection de la vie privée au sein du cabinet d'avocats national Holding Redlich, a déclaré qu'il était « décevant » que l'ACCC n'ait pas encore résolu d'utiliser ses pouvoirs existants pour prendre des mesures contre Google pour des allégations de comportement anticoncurrentiel.

« Si vous regardez les choses du point de vue des entreprises australiennes qui utilisent ces services de technologie publicitaire et qui paient potentiellement trop d'argent, et des éditeurs australiens qui ne reçoivent potentiellement pas une part équitable des revenus publicitaires, cela va prendre du temps pour qu'une nouvelle réglementation soit adoptée », a déclaré Flannery.

Le directeur général de Guardian Australia, Dan Stinton, a déclaré que des mesures étaient nécessaires pour empêcher Google « d'exploiter son pouvoir de marché pour préférer sa propre entreprise et que le marché doit fonctionner avec plus de transparence pour donner aux consommateurs, aux annonceurs et aux éditeurs plus de confiance dans la façon dont il fonctionne ».

Free TV Australia, qui fait du lobbying au nom des chaînes de télévision commerciales australiennes, s’est également félicitée des résultats.

« Avec moins d'argent gaspillé dans le système, plus d'argent sera disponible pour les diffuseurs de télévision et autres créateurs de contenu pour continuer à investir dans une excellente programmation locale et des informations fiables », a déclaré la directrice générale Bridget Fair.

Source : The Sydney Morning Herald

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Réaction face à la menace de Google qui a indiqué son intention de bloquer son moteur de recherche si le projet de loi de l'ACCC aboutissait ? Simple coïncidence ?

Voir aussi :

Antitrust : la Commission européenne ouvre une procédure d'examen contre Google relative à ses pratiques de collecte de données et de publicité

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Arya Nawel
Membre actif https://www.developpez.com
Le 01/02/2021 à 20:32
Vous inquiétez pas, Google va vite revenir à la table des négociations. Pas sûr qu'ils laissent le marché australien à la concurrence, surtout que d'autres pays doivent suivre avec intérêt ce qui se passe là-bas pour suivre le mouvement. Un acte de résistance contre Google? Ça serait possible ?
4  0 
Avatar de Kulvar
Membre averti https://www.developpez.com
Le 03/02/2021 à 21:34
Autant je déteste Google, mais obliger quelqu'un à faire quelque chose et le lui facturer, c'est inacceptable.
6  2 
Avatar de tanaka59
Membre expert https://www.developpez.com
Le 14/02/2021 à 13:01
Bonjour,

Citation Envoyé par cduigou Voir le message
A quel titre ? Dans quel but ?
C'est une manœuvre politique pour avoir dans la poche , le centre, la gauche et la droite modérée ... Facebook , Twitter et Google sont sous le feu des critiques, par certains partis plus ancrés à l’extrême droite et / ou "populistes" .

Les dérives modératrices arbitraires et automatiques, qui masque l'inaction de Facebook et Twitter a réellement modérer les contenus correctement ... Des PME, commerçants et particuliers font les frais de ces "automates" quotidiennement. Les médias et les GAFAM eux même font tout pour ne pas communiquer dessus ... C'est un sujet sensible.

Encore une fois tout est question de bien "pensance" et de "bien scéance" vu que les médias sont plutôt orientés à gauche ou au centre ...
3  0 
Avatar de Kulvar
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/02/2021 à 14:18
Je rappelle que le projet de loi Australien c'est "On vous oblige à faire quelque chose, et on vous oblige à verser des sous quand vous le faites".

Soit c'est obligatoire et gratuit, soit c'est optionnel et payant, mais pas obligatoire et payant.
3  0 
Avatar de amosdesable
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 29/01/2021 à 16:56
Finalement je ne sais pas ceux l'Australie veut. Vous avez vos lois et Google a ces lois, si vos lois ne l'arrange pas elle va arrêter de faire affaire chez vous c'est tout. Après vous nous parler de position dominante. Concevez votre propre Internet et moteur de recherche. En chine on parle pas de Google.
Les décideurs ne comprennent rien dans la tech. Sinon la situation actuel arrange tout le monde, les médias gagnent en audience à travers Google. Et puis les médias ne comprennent pas que s'ils font payer Google, ils seront moins visible. D'habitude ce sont les entreprises qui payent Google pour être visible sur Internet.
3  1 
Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 31/01/2021 à 19:02
Population de l'Australie, ~25M d'Âmes.
CA de Google, ~162Md USD.
Possibilité que Google ne soit plus présente en Australie si cela lui fait perdre de l'argent, 100% .
Quand je vois la façon de négocier des dirigeants Australien, ça me fait quand même bien penser aux dirigeants du Royaume-Unie lors du Brexit.
Ils/Elles veulent le beurre, l'argent du beurre et tout le reste (pour rester polie ).
0  0 
Avatar de JP CASSOU
Membre averti https://www.developpez.com
Le 18/02/2021 à 9:04
Citation Envoyé par TotoParis Voir le message
Bonhomme, on va mettre en ligne et gratuitement ton travail, et tu ne toucheras rien sur son utilisation, t'es OK ?
Dans ce cas, on demande à Google de rémunérer les groupes de presse. Par conséquent, il est normal que ceux-ci mettent leur contenu gratuitement en ligne.

Et le modèle de ne rien toucher sur l'utilisation de nos propres articles existe déjà avec ELSEVIER et consorts, qui vivent du travail des autres, en faisant payer aussi les auteurs des articles.
0  0 
Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/02/2021 à 22:19
Et le modèle de ne rien toucher sur l'utilisation de nos propres articles existe déjà avec ELSEVIER et consorts, qui vivent du travail des autres, en faisant payer aussi les auteurs des articles.
@JP CASSOU
Et les "organes" de presse qui ne font que relayer les articles des Agences de presse et qui pourtant ce clame de la presse libre et indépendante, on les classes où ?
Je n'est pas de connaissances approfondie sur le fonctionnement de la presse Australienne, mais en France l'accord entre Google et la presse n'est pas très reluisant quand on sais que 3/4 des thèmes/articles abordés par cette dernière ne sont que des articles fournie par l'AFP ou autre Agence.
Si au moins les articles étaient tous de qualités et présentaient une vrai plus value, ça pourrait ce justifier, mais demander à sont pays de faire pression sur les GAFAM pour leur extorquer de l'argent pour qu'ils aient le droit de faire ce qu'eux même font avec les Agences de presse, c'est ridicule.
Le pire c'est que Facebook ou Google, ne peuvent même pas refuser ou dire OK, nous allons donc créer notre propre organe de presse et ne plus relayer vos informations.
C'te méthode d'escroc .
0  0 
Avatar de JP CASSOU
Membre averti https://www.developpez.com
Le 25/02/2021 à 23:39
Citation Envoyé par TotoParis Voir le message
Bonhomme, on va mettre en ligne et gratuitement ton travail, et tu ne toucheras rien sur son utilisation, t'es OK ?
Dans ce cas de figure, les organes de presse seront financés par Google (et par les Etats + la pub). En contrepartie, on demande aux organes de presse de mettre gratuitement en ligne les articles concernés
0  0 
Avatar de cduigou
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 14/02/2021 à 9:41
Microsoft exhorte les États-Unis et l'UE à suivre l'Australie en introduisant des règles qui obligent les entreprises technologiques
à partager leurs revenus avec les organes de presse.
--------------------------------------------------------------

Ben voyons ! pour mieux les contrôler sans doute...
Microsoft (par l'intermédiaire de la fondation Bill Gates) a déjà subventionné le journal "Le Monde" à hauteur de 4 millions de dollars. A quel titre ? Dans quel but ?
0  1