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Pourquoi Elon Musk, le milliardaire de la Tech, ne peut pas juridiquement devenir le roi de Mars ?
Le "traité sur l'espace extra-atmosphérique" l'en empêcherait

Le , par Bill Fassinou

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8  0 
Le marathon pour atteindre la planète Mars se joue entre les gouvernements et certaines grandes entreprises privées de la Tech. Parmi ces dernières, il y a SpaceX qui dispose d'une longueur d'avance sur les autres, car la société possède de grandes ressources, à la fois logicielles et matérielles, qui pourraient lui permettre de réaliser ce voyage d'ici les cinq prochaines années. Si SpaceX semble conscient de son avance, il a d'ores et déjà commencé par déclarer qu'il ne reconnaît aucune loi régissant l'espace et qu'il définira ses propres lois lorsqu'il atterrira sur Mars.

Starlink, le réseau satellitaire de SpaceX conçu pour offrir une connexion Internet à haut débit depuis l'espace au monde entier, est actuellement en bêta publique, après une bêta privée plus tôt cet été. Toutefois, il est à noter que Starlink n'est pas destiné seulement à offrir une connexion Internet à la Terre. SpaceX l'a conçu pour qu'il desserve également d'autres entités dans l'espace, en particulier Mars. Pour ce faire, l'entreprise a mis à la disposition des participants au bêta test une application mobile devant les aider à configurer facilement les paramètres du réseau.

Pour beaucoup, le projet d'Elon Musk est ambitieux et "admirable". Mais une chose qui anime le débat depuis le 28 octobre, jour où l'application a été publiée, est un paragraphe des conditions d'utilisation du service Starlink. Dedans, SpaceX informe les utilisateurs du service que les services Starlink fournis à la Terre ou à la Lune pourraient être régis par les lois de l'État de Californie, mais au-delà de notre planète et de son satellite, en particulier sur Mars, les lois et règlements auxquels SpaceX se conformera n'existent pas encore. La société se chargera de les définir une fois qu'elle sera arrivée sur la planète rouge.

« Les services fournis à, sur, ou en orbite autour de la planète Terre ou de la Lune [...] seront régis et interprétés conformément aux lois de l'État de Californie aux États-Unis. Pour les services fournis sur Mars, ou en transit vers Mars via un vaisseau spatial ou tout autre vaisseau spatial de colonisation, les parties reconnaissent que Mars est une planète libre et qu'aucun gouvernement basé sur la Terre n'a d'autorité ou de souveraineté sur les activités martiennes. En conséquence, les différends seront réglés par des principes d'autonomie, établis de bonne foi, au moment du règlement martien », a écrit SpaceX.



En effet, le paragraphe stipule clairement que l'entreprise ne reconnaît aucune loi régissant la vie sur Mars, ou juste en dehors de la Terre. Ainsi, elle se réserve le droit de les définir si elle arrive en premier sur la planète. Autrement dit, SpaceX a l'intention d'appliquer le principe du “premier arrivé, premier servi”. Alors, cela est-il réellement possible ? Beaucoup estiment que non.

Elon Musk et les siens devraient réétudier les lois sur l'espace

De nombreuses critiques s'accordent à dire qu'Elon Musk ne peut pas devenir le "président de Mars" pour la simple et bonne raison qu'il existe déjà des lois, dont certains sont plus vielles que lui, régissant l'espace et la colonisation spatiale que le milliardaire et SpaceX n'ont pas pris la peine de bien étudier. Cristian van Eijk, étudiant en dernière année de licence de droit à l'université de Cambridge, s'est, de son côté, basé sur le "traité sur l'espace extra-atmosphérique" (Outer Space Treaty - OST) pour démontrer que SpaceX n'est pas en mesure de faire ses propres lois sur Mars.

D'après lui, l'espace est déjà soumis à un système de droit international, et même Elon Musk ne peut en colombiner un nouveau. Pour comprendre cela, Eijk affirme qu'il faut avant tout chercher à savoir qui est responsable d'Elon Musk. Deux dispositions du traité sur l'espace extra-atmosphérique, toutes deux également coutumières, sont particulièrement pertinentes ici :

  • Article II de l'OST : « l'espace extra-atmosphérique, y compris la lune et les autres corps célestes, ne fait l'objet d'aucune appropriation nationale par revendication de souveraineté, par voie d'utilisation ou d'occupation, ou par tout autre moyen » ;
  • Article III de l'OST : « les États [...] mènent des activités d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris [...] les corps célestes, conformément au droit international ».

SpaceX est une entité privée, et n'est pas liée par l'OST, mais cela ne signifie pas qu'elle peut s'en retirer. Ses actions dans l'espace pourraient avoir des conséquences pour les États-Unis de trois façons. Premièrement, les États-Unis, en tant qu'État de lancement de SpaceX, assument une responsabilité fondée sur la faute pour les blessures ou les dommages que les objets spatiaux de SpaceX causent aux personnes ou aux biens d'autres États. Deuxièmement, les États-Unis, en tant qu'État d'immatriculation de SpaceX, sont le seul État qui conserve sa juridiction et son contrôle sur les objets de SpaceX.

Toutefois, selon Eijk, ces deux articles font référence aux objets dans l'espace et ne sont pas pertinents. Selon l'article VI de l'OST, les États "assument la responsabilité internationale des activités nationales menées dans l'espace extra-atmosphérique", y compris sur Mars, y compris celles menées par des "entités non gouvernementales". Les États-Unis, en tant qu'État d'incorporation de SpaceX, doivent autoriser et superviser en permanence les actions de SpaceX dans l'espace afin de garantir la conformité avec l'OST et le droit international.

En pratique, cette tâche est effectuée par la Commission fédérale américaine des communications, qui délivre les licences et réglemente SpaceX. L'article VI de l'OST établit une règle d'attribution spécifique, qui complète les règles coutumières de la responsabilité des États. SpaceX agit avec l'autorisation des États-Unis, et son comportement dans l'espace dans le cadre et au-delà de cette autorisation est attribuable aux États-Unis. En l'absence de circonstances excluant l'illicéité, le résultat est simple. Si SpaceX viole une obligation américaine en vertu du droit international, les États-Unis sont responsables d'un acte internationalement illicite.

Le principe de non-appropriation introduit par l'OST

Selon Eijk, en déclarant qu'il établira ses propres lois sur Mars, SpaceX risque de violer l'article II de l'OST, la "règle cardinale" du droit spatial. Ce principe est une norme de jus cogens établissant que Mars est une res communis (une chose qui ne peut pas être appropriée), plutôt qu'une terra nullius (un territoire sans maître). Selon l'étudiant en droit, SpaceX a, en partie, raison lorsqu'il affirme que les États n'ont aucune souveraineté sur Mars. Cependant, cela ne fait pas de Mars une "planète libre" à saisir, et SpaceX n'a pas de souveraineté non plus.

Par conséquent, une tentative de SpaceX de prescrire sa propre juridiction sur Mars constituerait une revendication souveraine en violation de l'article II de l'OST, et entraînerait la responsabilité des États-Unis pour un fait internationalement illicite. Eijk estime que même si SpaceX n'a pas encore atteint Mars, il y a tout de même lieu de s'inquiéter par rapport à ce qui suivra. Pour cause, la Commission fédérale des communications (FCC) se serait toujours montrée accommodante envers les acteurs commerciaux de l'espace, SpaceX en particulier, préférant laisser la réglementation aux marchés plutôt qu'aux organismes de réglementation.



C'est peut-être également le cas de la FAA (US Federal Aviation Administration), car rappelons-le, l'année dernière, des rapports ont fait état de ce que la FAA aurait assoupli le processus d'approbation du logiciel MCAS du Boeing 737 Max en 2017. Deux avions, munis du MCAS, se sont par la suite crashés en octobre 2018 (Vol 610 Lion Air) et en mars 2019 (Vol 302 Ethiopian Airlines). Aucun survivant n'a été retrouvé dans chacun de ces deux cas et les informations recueillies lors des enquêtes ont révélé que le système MCAS était à l'origine des deux accidents.

« Il n'est pas imprévisible que la FCC donne la priorité aux objectifs de l'entreprise plutôt qu'aux principes, et sous une administration de plus en plus méprisante de l'état de droit international, pourrait ne pas réglementer SpaceX en cas de violation. Tant les actions de SpaceX que l'inaction de la FCC risquent de violer l'article II de l'OST, et pourraient laisser les États-Unis confrontés à des demandes de réparation de la part du ou des États lésés », a déclaré Eijk.

À quoi pourrions-nous nous attendre dans les décennies à venir ?

Selon Eijk, le droit de l'espace est un ensemble de règles bien établies susceptibles de connaître de fortes modifications dans les décennies à venir. Et bien qu'Elon Musk soit le bienvenu à la table des négociations, il ne peut pas continuer à vouloir "régner en maître sur Mars". Il est essentiel de noter que SpaceX n'est pas un acteur international. C'est une société américaine soumise au droit américain et à la surveillance permanente des États-Unis. En outre, Eijk a déclaré que trois préoccupations principales ressortent de son analyse.

Premièrement, la non-appropriation est cardinale pour une raison : si elle est violée, la paix et la sécurité internationales dans l'espace sont en jeu. Deuxièmement, le simple fait de signaler sans censure la mise en œuvre d'une disposition si contraire aux obligations des États-Unis risque de mettre en péril l'État de droit international. Enfin, la préoccupation la plus pragmatique selon Eijk, la vulnérabilité des États-Unis face aux futures demandes d'autres États devrait concerner les citoyens américains ; c'est leur argent, leur réputation nationale qui est en jeu.

Pour lui, les acteurs commerciaux dans le domaine spatial présentent un grand potentiel d'innovation et de développement pour l'humanité tout entière, mais leur rôle dit "d'autorégulation" ou administratif doit être pris avec un sain scepticisme. « Nous savons déjà comment cette histoire se termine. Comme l'a dit Bleddyn Bowen, "[l]a poursuite du terme "colonies" dans la description de l'avenir potentiel de l'humanité dans l'espace devrait immédiatement tirer la sonnette d'alarme politique et morale étant donné les 500 dernières années de relations internationales », a-t-il déclaré.

Laisserions-nous les milliardaires diriger leurs "colonies" comme ils dirigent leurs usines et traiter leurs citoyens comme ils traitent leurs employés les moins bien payés ? Cela n'est pas souhaitable. Ainsi, Eijk estime que, à mesure que l'humanité s'étend dans l'espace, l'on a besoin de nouvelles règles juridiques et de nouvelles conceptions de la souveraineté pour régir le processus. L'ordre juridique actuel est un cadre critique qui, sans supplément, s'avérera un jour incomplet. La gouvernance juridique de Mars en est un excellent exemple.

Il continue en disant que ces nouvelles lois doivent s'inscrire dans ce contexte ; elles ne peuvent pas rester suspendues dans le vide. « Nous avons vu précédemment les dangers d'une gouvernance imprudente du patrimoine mondial basée sur l'aspiration et la faim de ressources. Le sol martien ne peut pas devenir les nodules de manganèse de ce siècle. Au contraire, il est impératif que nous reconnaissions et corrigions les inégalités que les règles actuelles ont créées avant d'en proposer de nouvelles », a-t-il conclu.

Source : Cristian van Eijk

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Voir aussi

Selon les conditions d'utilisation du service Starlink, SpaceX pourrait faire ses propres lois sur Mars. Peut-être qu'Elon Musk, le milliardaire de la Tech, sera président

La FAA aurait assoupli le processus d'approbation du logiciel MCAS du Boeing 737 Max en 2017, selon les résultats d'une enquête

La FCC approuve le routeur WiFi de Starlink pour le réseau Internet de SpaceX. Le routeur supportera les normes Wi-Fi 802.11b, 8.2.11a/g, 802.11n et 802.11ac et fonctionnera sur 2,4 GHz et 5 GHz

Le vaisseau cargo spatial Crew Dragon de SpaceX s'est amaré avec succès sur l'ISS, ses ordinateurs tournent sur Linux et les commandes sont gérées par écrans tactiles

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Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/03/2021 à 22:40
Quel est votre avis sur le sujet ?

Les lois sont créés par ceux qui sont assez puissant pour les faire appliquer chez eux, c'est aussi simple que ça.

C'est d’ailleurs pour cela que l'on a créé des États, pour qu'il y est une masse critique d'individus dans un périmètre donné sur lesquels faire appliquer les lois décidé par un petit commité ayant le pouvoir de les mettre en œuvre.

C'est aussi pour cela que l'on aura jamais de gouvernement mondiale à proprement parlé, même si le fonctionnement de certains systèmes transcende les États, démontrant le paradoxe du système.
En effet en théorie, tout doit ce produire à l'intérieur des États et sous leurs contrôle, dès lors, comment expliqué que des transactions physique ou virtuel puisse avoir lieux en dehors de ceux-ci ?

Que pensez-vous des affirmations de SpaceX ?

SpaceX, ...ou Elon Musk plutôt non ?
Globalement ce qu'il explique en sous titre, c'est qu'il ne compte pas dépendre des lois et du fonctionnement Terrien sur d'autres planètes.
Et puis bon, les loi de certains États Terrien sur Mars, ...sérieux ?
A la limite une charte à minima de choses à ne pas faire, pour le reste, ce sera aux colons de décider sur site, donc Mr Musk à plutôt raison je trouve.

Et si le gouvernement US ou autre n'est pas d'accord, qu'il se rappelle d'où ils viennent et on en rediscutera .
Des traités Inter-Nationaux pour gérer une autre planète sans Nation, c'est le paradoxe de la débilité humaine qui ressurgit à mon avis .
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Avatar de Voyvode
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 03/03/2021 à 0:07
L’esbroufard continue d’esbroufer.

Coloniser l’Amérique ne s’est pas fait en un claquement de doigts, alors que l’on parle :
  • d’un endroit sur Terre
  • réunissant toutes les conditions pour pouvoir vivre sur place sans dépendre de personne.


Pourtant, il a fallu des siècles avant d'y voir un État autonome et indépendant.

Mars est aux antipodes de cela. (Bien pire que les antipodes, en fait. )

C’est une planète froide, pratiquement sans atmosphère, donc sans pression et irradiée.

Eu égard à la distance, toute installation sur Mars devra avoir un minimum d’autonomie, mais l’hostilité extrême du milieu rendra ses habitants dépendants de la Terre pour longtemps.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 28/04/2021 à 8:44
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message

Mars craint.

Son climat craint. Sa distance craint. Son atmosphère craint. Le peu d'eau qu'elle a, ça craint.

Elle craint depuis des milliards d'années. Et ça le sera encore pendant des milliards d'années.

Tu sais ce qui ne craint pas ? Moi, la Terre.

J'ai la vie. J'ai de vastes océans et des forêts luxuriantes. J'ai des rivières pour nager. De l'air à respirer.

Mais la façon dont je suis traitée, cette partie-là est nulle.

Vous m'utilisez et me polluez. Vous me surchauffez. Vous utilisez toutes les ressources que j'ai et vous en rendez très peu d'où elles viennent.

Et puis, vous rêvez de Mars. Un trou de l'enfer. Une terre stérile, désolée, en friche, sur laquelle on ne peut pas mettre les pieds assez vite.

Pourquoi ne pas utiliser une partie de cette énergie créative et de ces milliards pour me sauver ? Vous savez, la planète qui vous donne ce dont vous avez besoin pour vivre en ce moment.
Le gros du texte est intéressant, la conclusion loupée, dommage.

En effet Mars ne sera bien sur jamais une échapatoire aux problèmes terrestres. Les conditions de vie là-bas seront forcément pire que sur Terre.
Cependant réduire l'écologie a une question de moyen en opposant Terre et Mars, c'est se tromper de combat. L'exploration martienne n'étant de toute façon possible qu'avec une Terre en bonne santé pour la soutenir.

Protéger la Terre, n'est malheureusement pas seulement une question de moyen. Attribuer l'argent de l'exploration spatiale a des projets écologiques serait insignifiant. On ne sauvera la terre qu'en acceptant de réduire notre consommation pour laquelle la conquête spatiale n'est qu'un fragment marginal.
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 28/04/2021 à 19:41
On ira pas habiter sur mars, tout comme on ira pas habiter sur la lune. Il n'y a qu'une seule planète pour accueillir l'humanité, unique, c'est la terre.

Il n'y a pas, il n'y aura pas, il ne peut pas y avoir de plan B.

Tout au plus ça sera une centaine de personnes qui, potentiellement, arriveront à s'installer, mais jamais en complète autonomie. Il y aura toujours une dépendance forte à la terre, ne serait-ce que pour construire les infrastructures sur place, et ensuite les maintenir en état.

Il faut 18 mois en vol direct pour aller sur mars. Il est communément admis qu'aucun humain ne peut survivre 18 mois dans capsules comme les soyous, les spaceX ou les apolo qui avaient permis le voyage sur la lune.
Il faudra des vaisseaux plus volumineux, type ISS, voire même plus gros. Mais ça ce n'est pas possible de le faire décoller de terre. Il faudra donc les construire dans l'espace, bout par bout, il faudra des années.

Et donc, un voyage habité vers mars ne se fera pas en direct, il y aura donc une étape dans l'espace proche. Ce qui signifie que le voyage durera pas 18 mois, mais bien plus.
Et quid du retour ? Car les problèmes qui se posent depuis la terre, se poseront au retour depuis mars.
Avec 2 problèmes majeurs en plus, sur place il n'y a pas de carburant, donc le carburant du retour devra donc être amené à l'aller. Et en cas d’imprévus, impossible d'envoyer une navette d'intervention depuis la terre.

Quand EM dit qu'il y aura des morts, évidemment il faut le prendre au pied de la lettre. Mais aussi il faut se faire à l'idée, je pense, qu'un voyage habité vers mars, sera, très certainement, un voyage sans retour !
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Avatar de forthx
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 08/01/2021 à 11:25
Quel est votre avis sur le sujet ?
Sceptique : déjà on ne sais pas faire des robots autonomes capable de construire des maison a partir de "rien". et de gérer leur énergie sur la durée. (ou j'ai raté de grosses évolutions).
Après l'auto réplication... hors réplication organique j'imagine qu'il y a encore du boulot: même une imprimante 3D "intelligente" ne sais pas trouver du filament toute seul

On pourrai envisager d’envoyer une centrale de production pour régler le problème approvisionnement en énergie a court terme.
mais ca exclue une croissance exponentiel des robots car il n'y aurais de la "nourriture" en quantités limitée.
Ce n'est pas une question de science ou d'ingénierie, juste des paramètres pris en comptes pour présenter une théorie.

Notez que même si on en est loin ca n’empêche pas de rêver et de travailler dans cette direction.

Je pense que si on arrive a quelque chose sur mars, je parierai sur une solution hybride :
- robots presque autonomes, presque capable de se répliquer (a quelques pièces près)
- infrastructures indispensable pour l’énergie et la production de "quelques pièces près"
- quelques humais pour gérer tout ça au cas ou ça ne se passe pas comme prévu (j'ai pas de statistique pour le moment)
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Avatar de spyserver
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 03/03/2021 à 16:30
Elon je l'aime bien mais la faut redescendre sur terre, à vouloir faire passer un message pacifique, c'est clairement le contraire qui se produit avec ce genre d'annonce, ses motivations ne sont pas claires mais on dirait qu'il cherche déjà à se couvrir en disant ça ...
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 27/04/2021 à 14:22
Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
Ça ressemble à quelqu'un qui fait marche arrière et qui veut faire oublier ses propos, tout ça
Ou quelqu'un qui est en train de dire subliminalement à tous "Oubliez, Abandonnez vos projets pour aller sur Mars et laissez moi faire tout seul de mon coté pour que j'en ai le monopole ensuite !"
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 27/04/2021 à 16:30
Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
Ça ressemble à quelqu'un qui fait marche arrière et qui veut faire oublier ses propos, tout ça
Je vois pas en quoi c'est une marche arrière. J'ai pas souvenir qu'il ait jamais dit que le monde parfait sur Mars était pour demain.
Tous ceux qui se sont un minimum renseigné sur le sujet savent bien qu'un voyage sur Mars c'est tout sauf des vacances.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/04/2021 à 9:00
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Son climat craint. Sa distance craint. Son atmosphère craint. Le peu d'eau qu'elle a, ça craint.
Certes mais on s'en fout, le projet ce n'est pas de déménager là-bas, l'objectif c'est de faire avancer la technologie.
La Nasa aimerait y envoyer une femme :
Alyssa Carson, l'adolescente prête à conquérir Mars
Apparemment elle y sera de 2033 à 2036.

Peut-être qu'en 2050 il y aura, sur mars, un village de 4 scientifiques, mais c'est pas gagné.

Dans cet article de 2017 il y a une liste de difficultés :
Mars, le voyage sans retour
Tout sera terriblement dangereux, le voyage, l’atterrissage, le séjour sur place. Mais la planète Rouge est aujourd’hui à notre portée
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 28/04/2021 à 23:39
Citation Envoyé par Uther Voir le message
En effet Mars ne sera bien sur jamais une échapatoire aux problèmes terrestres. Les conditions de vie là-bas seront forcément pire que sur Terre.
Cependant réduire l'écologie a une question de moyen en opposant Terre et Mars, c'est se tromper de combat. L'exploration martienne n'étant de toute façon possible qu'avec une Terre en bonne santé pour la soutenir.
Oui mais justement elle ne l'est pas.

Citation Envoyé par Uther Voir le message
Protéger la Terre, n'est malheureusement pas seulement une question de moyen
Si justement, une étude a montré qu'il serait parfaitement possible de sauver la terre si on s'en donnait les moyens.

Citation Envoyé par Uther Voir le message
Attribuer l'argent de l'exploration spatiale a des projets écologiques serait insignifiant
Pas du tout, regarde ce qu'a couté le programme Apollo, l'équivalent actuel de 250 milliards de dollars, mais aller sur la lune c'est rien, c'est la porte à coté, le cout pour "coloniser mars" serai infiniment supérieur.
Le projet de la Nasa de commencer à tester les technologies sur la Lune est bien plus raisonnable, parce qu'il faut pas oublier que quasiment tout le savoir faire de l'époque d'Appolo est perdu et il faut tout refaire.

Citation Envoyé par Uther Voir le message
On ne sauvera la terre qu'en acceptant de réduire notre consommation pour laquelle la conquête spatiale n'est qu'un fragment marginal.
Alors il faudrait faire de la décroissance, à commencer par de la décroissance de la population, mais la conquête spatiale c'est pas du tout marginal comme tu dis, sauf si on se contente des sondes robots.
Quelqu'un avait calculé le cout d'envoi du carburant juste pour faire un aller retour sur mars et c'est colossal, et en terme de gaz à effet de serre c'est très important, sans compter tous les à coté.
On a pas encore d'ascenseur spatial ou de téléporteurs, et pas non plus de vaisseaux avec des réacteurs à anti matières, on es pas dans Star Trek ! Pour aller sur mars dans les 20 ans qui viennent on a que la propulsion chimique, et il va donc falloir envoyer dans l'espace des tonnes de carburants , et la rentabilité des envois est très mauvaise, c'est à dire qu'il faut énormément de carburant pour envoyer dans l'espace une petite quantité de carburant pour le voyage aller ( et retour ?), donc le cout en gaz à effet de serre est colossal, rien que pour un seul voyage. Alors prévoir de fabriquer 1000 vaisseaux pour coloniser mars en terme de cout et de génération de gaz a effet de serre c'est très loin d'être "négligeable" ...

Elon Musk est un très bon business man, il veux constuire 1000 vaisseaux pour aller coloniser mars, vous imaginez la somme sur le bon de commande ? en plus pas de risque de plainte, ceux qui auront pris la fusée seront mort, c'est lui même qui le dit. Enfin ca fera quand même cher pour des cercueils volants.
En fait sa pub ca va être : Inscrivez-vous pour un enterrement spatial (donc un "enspacialement" de première classe : 100 millions la place !

Cet article Wikipedia est pas trop mal mais je pense que les couts et les dangers restent encore largement sous estimés.
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