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Pourquoi Elon Musk, le milliardaire de la Tech, ne peut pas juridiquement devenir le roi de Mars ?
Le "traité sur l'espace extra-atmosphérique" l'en empêcherait

Le , par Bill Fassinou

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9  0 
Le marathon pour atteindre la planète Mars se joue entre les gouvernements et certaines grandes entreprises privées de la Tech. Parmi ces dernières, il y a SpaceX qui dispose d'une longueur d'avance sur les autres, car la société possède de grandes ressources, à la fois logicielles et matérielles, qui pourraient lui permettre de réaliser ce voyage d'ici les cinq prochaines années. Si SpaceX semble conscient de son avance, il a d'ores et déjà commencé par déclarer qu'il ne reconnaît aucune loi régissant l'espace et qu'il définira ses propres lois lorsqu'il atterrira sur Mars.

Starlink, le réseau satellitaire de SpaceX conçu pour offrir une connexion Internet à haut débit depuis l'espace au monde entier, est actuellement en bêta publique, après une bêta privée plus tôt cet été. Toutefois, il est à noter que Starlink n'est pas destiné seulement à offrir une connexion Internet à la Terre. SpaceX l'a conçu pour qu'il desserve également d'autres entités dans l'espace, en particulier Mars. Pour ce faire, l'entreprise a mis à la disposition des participants au bêta test une application mobile devant les aider à configurer facilement les paramètres du réseau.

Pour beaucoup, le projet d'Elon Musk est ambitieux et "admirable". Mais une chose qui anime le débat depuis le 28 octobre, jour où l'application a été publiée, est un paragraphe des conditions d'utilisation du service Starlink. Dedans, SpaceX informe les utilisateurs du service que les services Starlink fournis à la Terre ou à la Lune pourraient être régis par les lois de l'État de Californie, mais au-delà de notre planète et de son satellite, en particulier sur Mars, les lois et règlements auxquels SpaceX se conformera n'existent pas encore. La société se chargera de les définir une fois qu'elle sera arrivée sur la planète rouge.

« Les services fournis à, sur, ou en orbite autour de la planète Terre ou de la Lune [...] seront régis et interprétés conformément aux lois de l'État de Californie aux États-Unis. Pour les services fournis sur Mars, ou en transit vers Mars via un vaisseau spatial ou tout autre vaisseau spatial de colonisation, les parties reconnaissent que Mars est une planète libre et qu'aucun gouvernement basé sur la Terre n'a d'autorité ou de souveraineté sur les activités martiennes. En conséquence, les différends seront réglés par des principes d'autonomie, établis de bonne foi, au moment du règlement martien », a écrit SpaceX.



En effet, le paragraphe stipule clairement que l'entreprise ne reconnaît aucune loi régissant la vie sur Mars, ou juste en dehors de la Terre. Ainsi, elle se réserve le droit de les définir si elle arrive en premier sur la planète. Autrement dit, SpaceX a l'intention d'appliquer le principe du “premier arrivé, premier servi”. Alors, cela est-il réellement possible ? Beaucoup estiment que non.

Elon Musk et les siens devraient réétudier les lois sur l'espace

De nombreuses critiques s'accordent à dire qu'Elon Musk ne peut pas devenir le "président de Mars" pour la simple et bonne raison qu'il existe déjà des lois, dont certains sont plus vielles que lui, régissant l'espace et la colonisation spatiale que le milliardaire et SpaceX n'ont pas pris la peine de bien étudier. Cristian van Eijk, étudiant en dernière année de licence de droit à l'université de Cambridge, s'est, de son côté, basé sur le "traité sur l'espace extra-atmosphérique" (Outer Space Treaty - OST) pour démontrer que SpaceX n'est pas en mesure de faire ses propres lois sur Mars.

D'après lui, l'espace est déjà soumis à un système de droit international, et même Elon Musk ne peut en colombiner un nouveau. Pour comprendre cela, Eijk affirme qu'il faut avant tout chercher à savoir qui est responsable d'Elon Musk. Deux dispositions du traité sur l'espace extra-atmosphérique, toutes deux également coutumières, sont particulièrement pertinentes ici :

  • Article II de l'OST : « l'espace extra-atmosphérique, y compris la lune et les autres corps célestes, ne fait l'objet d'aucune appropriation nationale par revendication de souveraineté, par voie d'utilisation ou d'occupation, ou par tout autre moyen » ;
  • Article III de l'OST : « les États [...] mènent des activités d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris [...] les corps célestes, conformément au droit international ».

SpaceX est une entité privée, et n'est pas liée par l'OST, mais cela ne signifie pas qu'elle peut s'en retirer. Ses actions dans l'espace pourraient avoir des conséquences pour les États-Unis de trois façons. Premièrement, les États-Unis, en tant qu'État de lancement de SpaceX, assument une responsabilité fondée sur la faute pour les blessures ou les dommages que les objets spatiaux de SpaceX causent aux personnes ou aux biens d'autres États. Deuxièmement, les États-Unis, en tant qu'État d'immatriculation de SpaceX, sont le seul État qui conserve sa juridiction et son contrôle sur les objets de SpaceX.

Toutefois, selon Eijk, ces deux articles font référence aux objets dans l'espace et ne sont pas pertinents. Selon l'article VI de l'OST, les États "assument la responsabilité internationale des activités nationales menées dans l'espace extra-atmosphérique", y compris sur Mars, y compris celles menées par des "entités non gouvernementales". Les États-Unis, en tant qu'État d'incorporation de SpaceX, doivent autoriser et superviser en permanence les actions de SpaceX dans l'espace afin de garantir la conformité avec l'OST et le droit international.

En pratique, cette tâche est effectuée par la Commission fédérale américaine des communications, qui délivre les licences et réglemente SpaceX. L'article VI de l'OST établit une règle d'attribution spécifique, qui complète les règles coutumières de la responsabilité des États. SpaceX agit avec l'autorisation des États-Unis, et son comportement dans l'espace dans le cadre et au-delà de cette autorisation est attribuable aux États-Unis. En l'absence de circonstances excluant l'illicéité, le résultat est simple. Si SpaceX viole une obligation américaine en vertu du droit international, les États-Unis sont responsables d'un acte internationalement illicite.

Le principe de non-appropriation introduit par l'OST

Selon Eijk, en déclarant qu'il établira ses propres lois sur Mars, SpaceX risque de violer l'article II de l'OST, la "règle cardinale" du droit spatial. Ce principe est une norme de jus cogens établissant que Mars est une res communis (une chose qui ne peut pas être appropriée), plutôt qu'une terra nullius (un territoire sans maître). Selon l'étudiant en droit, SpaceX a, en partie, raison lorsqu'il affirme que les États n'ont aucune souveraineté sur Mars. Cependant, cela ne fait pas de Mars une "planète libre" à saisir, et SpaceX n'a pas de souveraineté non plus.

Par conséquent, une tentative de SpaceX de prescrire sa propre juridiction sur Mars constituerait une revendication souveraine en violation de l'article II de l'OST, et entraînerait la responsabilité des États-Unis pour un fait internationalement illicite. Eijk estime que même si SpaceX n'a pas encore atteint Mars, il y a tout de même lieu de s'inquiéter par rapport à ce qui suivra. Pour cause, la Commission fédérale des communications (FCC) se serait toujours montrée accommodante envers les acteurs commerciaux de l'espace, SpaceX en particulier, préférant laisser la réglementation aux marchés plutôt qu'aux organismes de réglementation.



C'est peut-être également le cas de la FAA (US Federal Aviation Administration), car rappelons-le, l'année dernière, des rapports ont fait état de ce que la FAA aurait assoupli le processus d'approbation du logiciel MCAS du Boeing 737 Max en 2017. Deux avions, munis du MCAS, se sont par la suite crashés en octobre 2018 (Vol 610 Lion Air) et en mars 2019 (Vol 302 Ethiopian Airlines). Aucun survivant n'a été retrouvé dans chacun de ces deux cas et les informations recueillies lors des enquêtes ont révélé que le système MCAS était à l'origine des deux accidents.

« Il n'est pas imprévisible que la FCC donne la priorité aux objectifs de l'entreprise plutôt qu'aux principes, et sous une administration de plus en plus méprisante de l'état de droit international, pourrait ne pas réglementer SpaceX en cas de violation. Tant les actions de SpaceX que l'inaction de la FCC risquent de violer l'article II de l'OST, et pourraient laisser les États-Unis confrontés à des demandes de réparation de la part du ou des États lésés », a déclaré Eijk.

À quoi pourrions-nous nous attendre dans les décennies à venir ?

Selon Eijk, le droit de l'espace est un ensemble de règles bien établies susceptibles de connaître de fortes modifications dans les décennies à venir. Et bien qu'Elon Musk soit le bienvenu à la table des négociations, il ne peut pas continuer à vouloir "régner en maître sur Mars". Il est essentiel de noter que SpaceX n'est pas un acteur international. C'est une société américaine soumise au droit américain et à la surveillance permanente des États-Unis. En outre, Eijk a déclaré que trois préoccupations principales ressortent de son analyse.

Premièrement, la non-appropriation est cardinale pour une raison : si elle est violée, la paix et la sécurité internationales dans l'espace sont en jeu. Deuxièmement, le simple fait de signaler sans censure la mise en œuvre d'une disposition si contraire aux obligations des États-Unis risque de mettre en péril l'État de droit international. Enfin, la préoccupation la plus pragmatique selon Eijk, la vulnérabilité des États-Unis face aux futures demandes d'autres États devrait concerner les citoyens américains ; c'est leur argent, leur réputation nationale qui est en jeu.

Pour lui, les acteurs commerciaux dans le domaine spatial présentent un grand potentiel d'innovation et de développement pour l'humanité tout entière, mais leur rôle dit "d'autorégulation" ou administratif doit être pris avec un sain scepticisme. « Nous savons déjà comment cette histoire se termine. Comme l'a dit Bleddyn Bowen, "[l]a poursuite du terme "colonies" dans la description de l'avenir potentiel de l'humanité dans l'espace devrait immédiatement tirer la sonnette d'alarme politique et morale étant donné les 500 dernières années de relations internationales », a-t-il déclaré.

Laisserions-nous les milliardaires diriger leurs "colonies" comme ils dirigent leurs usines et traiter leurs citoyens comme ils traitent leurs employés les moins bien payés ? Cela n'est pas souhaitable. Ainsi, Eijk estime que, à mesure que l'humanité s'étend dans l'espace, l'on a besoin de nouvelles règles juridiques et de nouvelles conceptions de la souveraineté pour régir le processus. L'ordre juridique actuel est un cadre critique qui, sans supplément, s'avérera un jour incomplet. La gouvernance juridique de Mars en est un excellent exemple.

Il continue en disant que ces nouvelles lois doivent s'inscrire dans ce contexte ; elles ne peuvent pas rester suspendues dans le vide. « Nous avons vu précédemment les dangers d'une gouvernance imprudente du patrimoine mondial basée sur l'aspiration et la faim de ressources. Le sol martien ne peut pas devenir les nodules de manganèse de ce siècle. Au contraire, il est impératif que nous reconnaissions et corrigions les inégalités que les règles actuelles ont créées avant d'en proposer de nouvelles », a-t-il conclu.

Source : Cristian van Eijk

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Voir aussi

Selon les conditions d'utilisation du service Starlink, SpaceX pourrait faire ses propres lois sur Mars. Peut-être qu'Elon Musk, le milliardaire de la Tech, sera président

La FAA aurait assoupli le processus d'approbation du logiciel MCAS du Boeing 737 Max en 2017, selon les résultats d'une enquête

La FCC approuve le routeur WiFi de Starlink pour le réseau Internet de SpaceX. Le routeur supportera les normes Wi-Fi 802.11b, 8.2.11a/g, 802.11n et 802.11ac et fonctionnera sur 2,4 GHz et 5 GHz

Le vaisseau cargo spatial Crew Dragon de SpaceX s'est amaré avec succès sur l'ISS, ses ordinateurs tournent sur Linux et les commandes sont gérées par écrans tactiles

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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 19/01/2022 à 22:34
Pas assez de monde ?

On va probablement atteindre les 9 milliards d'ici 10 ans. Je sais pas ce qu'il lui faut.
Alors même s'il n'y a pas assez de monde, il trouveras toujours la 100ène des premiers péquins qui pourront aller habiter sur mars (à supposer que cela devienne possible) avant que lui-même ne disparaisse de ce monde, et ce, même en lui souhaitant d'avoir encore une 50ène d'années à vivre.

Je l'ai déjà dit et je le redis
On ira pas habiter sur mars, tout comme on ira pas habiter sur la lune. Il n'y a qu'une seule planète pour accueillir l'humanité, unique, c'est la terre.

Il n'y a pas, il n'y aura pas, il ne peut pas y avoir de plan B.

Tout au plus ça sera une centaine de personnes qui, potentiellement, arriveront à s'installer, mais jamais en complète autonomie. Il y aura toujours une dépendance forte à la terre, ne serait-ce que pour construire les infrastructures sur place, et ensuite les maintenir en état.
@ElonMusk, The Expanse, c'est de la fiction. Et ça ne deviendra pas réalité de ton vivant
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 06/06/2022 à 21:13
Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
Toute l'histoire de l'humanité a vu des explorateurs qui avaient pourtant plein de problèmes à la maison.
Ça n'est pas vraiment comparable. L'exploration terrestre se faisait sur des territoires viables. La plupart de gens qui y fuyaient le faisaient justement pour couper les ponts avec l'Europe.
Mars ne sera probablement jamais autonome, et pire, ses colons dépendront toujours d'une Terre qui accepte de dépenser des fortunes pour les maintenir en vie. Si le Terre n'est pas en bon état pour y consacrer d'énormes moyens et décide de couper les vivres, les colons sont condamnées à moyen terme.

Citation Envoyé par Madmac Voir le message
La radiation solaire sur Mars est le plus gros problème. Mais quand on prend en compte que la caldéra de Yellowstone pourrait entré en éruption à tout moment, l'exercice a du mérite.
C'est juste un gros problème parmi des centaines d'autres, et certainement pas le plus gros. On sait très bien comment s'en protéger avec les matériaux les plus basiques disponibles sur place.
Ça oblige certes à vivre quasi exclusivement en intérieur, mais les colons y seraient de toute façon déjà condamnés pour de très nombreuses autres raisons de toute façon, à commencer par l'atmosphère.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 23/01/2022 à 9:18
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
les européens ont colonisé toute l'Amériques alors qu'ils étaient que quelques millions
Staline à colonisé l'arctique et bati des villes alors que l'urss n'avait qu'une 100aine de millions d'habitant
La colonisation de nouveaux territoires sur terre et dans l'espaces sont quand même difficilement comparable. La vie était possible directement en auto suffisance en Amérique ou en Sibérie : pour preuve il y avait déjà des habitants sur place. Rien à voir avec Mars ou la Lune qui sont invivable en l'état et hostiles a la colonisation sur presque tous les niveaux, que ça soit le sol, l'atmosphère, les rayonnements, la gravité, ...
Pour survive dans ces milieux il faut un support sans faille d'une grosse industrie qui n'a aucune chance d'être auto-suffisante avec ces contraintes.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
L'effondrement de notre civilisation n'est pas forcément une mauvaise nouvelle, tout dépend de ce que sera la prochaine civilisation, les survivants ne sont pas obligé de créer un système pire que le système actuel.
En général ça se fait avec des milliers a des millions de mort au passage. Si on pouvait éviter d'en passer par là, ça me dérangerait pas du tout.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
C'est clair qu'aujourd'hui personne ne se dit "qu'elle période magnifique pour donner la vie, j'ai tellement confiance en l'avenir, la situation économique semble tellement saine . Les gens sont inquiets à propos de l'avenir et ils ont raison.
On voit toujours les problèmes au bout de son nez. En dehors de certaines époques d'après-guerre, on a rarement dit, sur le moment, qu'on vivait dans une époque formidable, chaque époque avait ses soucis.
Objectivement, il y a eu beaucoup de périodes bien pire qu'aujourd'hui et ça n’empêchait pas de faire des enfants. Ce qui fait qu'on en fait moins, c'est surtout qu'on en a plus autant besoin : les enfants arrivent presque toujours à l'âge adulte et ils ne constituent plus directement une assurance vieillesse.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
juste pour comparer: sur terre l'azote c'est 80% de notre atmosphere.
je vois pas avec quel technos tu va extraire tes 2 pauvres % d'azote, va en falloir des centrale nucléaires
En soi c'est pas un grave problème : on a pas besoin d'utiliser toute l’atmosphère dans une réaction sur un de ses composants. Si les autres composants de l'atmosphère n'interviennent pas dans la réaction, il faudra juste plus d'air en entrée, ce qui est loin d'être le problème le plus compliqué de la chaine.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Vraiment, je ne vois aucun dommage hormis un petit trou dans un panneau solaire. Voici une photo de Mir vers la fin, trouvez moi l'équivalent sur l'ISS

Encore une fois, on ne dit pas que l'ISS est en danger imminent, mais que les débris sont déjà on problème qui réduit sa durée de vie, et que si on ne contrôle pas bien leur augmentation ça va s’aggraver de façon rapide (pas linéaire).

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Ce sont les satellites qui a changé d'orbite et sont venu croiser celui de la station chinoise, vous ne lisez même pas la presse concernant l'incident alors qu'on en parle depuis 15 jours, mais je suis mésinformé, c'est incroyable.

C'est bien ça le problème : ils sont censés changer d'orbite automatiquement pour éviter les collisions mais pour le moment ça marche mal, avec des changement de trajectoires pas rassurants qui obligent tout de même les autres à s'adapter, et parfois pas du tout (on ne sait pas combien exactement, mais sur le paquet de satellites envoyés, certains ne répondent plus).

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Le CNES n'envoie pas d'hommes dans l'espace, vous confondez avec Roscosmos.
Tout dépend la largeur de la notion d'envoyer les gens dans l'espace. Si on veut être exact, le CNES forme des gens qui vont aller effectuer des missions pour leur compte dans une station spatiale, à laquelle ils ont participé. On a recours à Roscosmos pour les y transporter, ou Space X depuis peu.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
AHAH la tronche de cake, le youtube des ufologues. Pourquoi pas scientologie magazine tant qu'on y est, ou l'Humanité ?
Heu... Si il y a bien un truc que l'on ne peut pas reprocher à la tronche en biais, c'est d'être le youtube des ufologues ! Ils visent au contraire à promouvoir la rigueur scientifique et ils montrent bien que la plupart des "ufologues" en manquent totalement. Vous savez vraiment de quoi vous parlez ?

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Mais je met ce que je veux sur wikipedia, et les chiffres qu'on y trouve sont bidons, demandez à Uther. Où sont les explosions des fusées N1 dans vos sources wikipedesque ?
Wikidédia n'est pas un outil parfait et son contenu se doit d'être critiquable comme n'importe quelle source. Il est d'ailleurs prévu pour ça. Il y a entre autre, des systèmes de corrections, de suivi et on demande de fournir ses sources. Il est quand même reconnu comme relativement fiable en rapport au niveau attendu des sources généralistes d'information. Donc rejeter ipso facto ce qui en vient, sans argument, n'est pas une bonne démarche non plus.
Je sais pas trop pourquoi me prendre a parti pour l'article dont vous vous plaignez. Ce n'est pas moi qui l'ai sorti, il liste seulement les accidents qui ont, soit fait des morts, soit mis en danger des vies humaines, ce qui a ma connaissance pas le cas du N1, et en plus il ne me semble pas qu'il prétende être exhaustif.
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Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 10/06/2022 à 10:03
Citation Envoyé par cdubet Voir le message
le fait d envoyer des gens coloniser un territoire avec un taux de survie proche de 0 ca c est fait plein de fois dans l histoire : a votre avis quelle etaient les chances de survies des polynesiens qui partaient sur leurs radeaux ? ou meme des colons partant au 16eme sciecle pour l amerique (il y avait deja 1/3 des navires qui ne rentraient pas au port) ?
Bien plus élevée que l'établissement d'une colonie sur Mars : la destination était habitable. Là, on aurait des gusses qui partiraient pour plus de 6 mois confinés dans un vaisseau et arriveraient sur une planète sans atmosphère et sans champ magnétique (ou presque), donc totalement invivable en l'état. C'est un poil différent de faire un voyage vers la polynésie, non ?
7  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 07/06/2022 à 6:28
Les radiations solaires restent un problème tout à fait gérable. Il faut juste s'abriter dans une zone renforcée du vaisseau pendant les courtes périodes de vent solaire élevé, comme durant tout le voyage. En temps normal, les radiations sont certes plus élevées que sur Terre, ce qui augmente le risque de cancer sur le long terme, mais elles ne vont pas tuer rapidement. Ça réduirait certainement l'espérance de vie des premiers colons, mais ça fera partie des risques qu'ils auront du accepter de toute façon, comme un fumeur accepte le risque. Et des risques pour la santé, il y en a plein d'autres encore plus préoccupants comme la faible gravité.

Les robots sont une alternative possible, leur plus gros problème n'étant certainement pas les radiations : on a appris a gérer ça depuis longtemps dans le spatial notamment en blindant la partie électronique. Le vrai souci, c'est l'énorme complexité de mise en œuvre. On a pas encore de robots capables de faire ça sur terre de manière autonome.

Une autre alternative serait d'utiliser des cavernes naturelles, se qui simplifierait la construction des habitat, mais n’empêcherait pas l'exposition durant les 6 mois de voyage .
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Avatar de Fagus
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 07/06/2022 à 14:32
On pourrait aussi envoyer Musk sur Mars pour commencer...

Ou plus prosaïquement, envoyer les volontaires coloniser les endroits les plus inhospitaliers sur Terre. Déjà, ce sera incomparablement plus facile que sur Mars (pression, température, radiations...), et ensuite ça fera un retour d'expérience utile pour ce qui va nous arriver (alias le réchauffement climatique, et la perte prochaine d'habitabilité d'une portion de la Terre qui abrite un milliard de personnes...).

Franchement, j'aime bien rêver aux étoiles, mais on n'a ni les ressources disponibles, ni la technologie pour établir une colonie énorme sur un monde hostile ET en même temps gérer les problèmes ici-bas.

Pour mettre les choses en perspective, à >10 km de Paris, les investissement cyclables physiques depuis 30 ans sont environ de 0 (dans un rayon de plusieurs dizaines de km, je peux citer 50 m de bitume vraiment en fin de vie refait ces 20 dernières années). (Je ne considère pas que mettre un panneau et un dessin de vélo dans la bande d'arrêt d'urgence de la départementale à 80km/h sont un réel investissement) ; et les entretiens dans les transports en commun suffisent juste à réduire les pannes graves sur le réseau ferré. Ce n'est pas comme si la moitié de mes collègues voudraient faire leurs 5-10km de trajet autrement qu'en voiture vu les prix, mais avec un trajet mortel en extra-urbain, ils restent avec leur essence trop chère.
On a aussi nos centrale nucléaires à l'arrêt pour maintenance avec une chute de la production par manque d'entretien, et bientôt on sera en pénurie de gaz et pétrole.

Là où j'habite, même la nationale a été rétrocédée de l'état aux collectivités locales pour dégradation et incurie : l'état avait abandonné l'entretien depuis des années...

Bref, ça me paraît mal parti pour ajouter les étoiles au budget de la nation.
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 28/04/2021 à 19:41
On ira pas habiter sur mars, tout comme on ira pas habiter sur la lune. Il n'y a qu'une seule planète pour accueillir l'humanité, unique, c'est la terre.

Il n'y a pas, il n'y aura pas, il ne peut pas y avoir de plan B.

Tout au plus ça sera une centaine de personnes qui, potentiellement, arriveront à s'installer, mais jamais en complète autonomie. Il y aura toujours une dépendance forte à la terre, ne serait-ce que pour construire les infrastructures sur place, et ensuite les maintenir en état.

Il faut 18 mois en vol direct pour aller sur mars. Il est communément admis qu'aucun humain ne peut survivre 18 mois dans capsules comme les soyous, les spaceX ou les apolo qui avaient permis le voyage sur la lune.
Il faudra des vaisseaux plus volumineux, type ISS, voire même plus gros. Mais ça ce n'est pas possible de le faire décoller de terre. Il faudra donc les construire dans l'espace, bout par bout, il faudra des années.

Et donc, un voyage habité vers mars ne se fera pas en direct, il y aura donc une étape dans l'espace proche. Ce qui signifie que le voyage durera pas 18 mois, mais bien plus.
Et quid du retour ? Car les problèmes qui se posent depuis la terre, se poseront au retour depuis mars.
Avec 2 problèmes majeurs en plus, sur place il n'y a pas de carburant, donc le carburant du retour devra donc être amené à l'aller. Et en cas d’imprévus, impossible d'envoyer une navette d'intervention depuis la terre.

Quand EM dit qu'il y aura des morts, évidemment il faut le prendre au pied de la lettre. Mais aussi il faut se faire à l'idée, je pense, qu'un voyage habité vers mars, sera, très certainement, un voyage sans retour !
5  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 24/01/2022 à 18:54
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Je l'entend mais vous n'avez toujours pas prouvé que ce scénario catastrophe va se réaliser : Si vous avez une étude ou un modèle démontrant cela, je veux bien le lire, sinon vous êtes catastrophiste.
D'un coté il y a le catastrophisme qui dit que ça va forcément arriver, d'un autre il y a l'aveuglement qui dit que ça ne peut absolument pas arriver.
La position des astronomes actuel est entre les deux. De fait l'augmentation du nombre de satellite augmente mathématiquement un problème qui existe déjà aujourd'hui. On ne dit pas qu'un syndrome de Kessler est certain, mais toutes les agences reconnaissent que les débris sont un véritable problème. Si les agences travaillent toutes des projets de nettoyage de l'orbite basse, c'est pas parce que c'est des maniaques de la propreté.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Et en quoi l'ISS qui doit avoir prêt de 20 ans devrait-elle avoir une durée supérieure à Mir, Saliout et j'en passe ? Si un événement peut précipiter la fin de l'ISS, ce sera la fin des budgets alloués par le Congrès .... après tout, ISS a coûté sacrément cher.
L'ISS n'a bien sur jamais eu vocation a être éternelle, mais elle a quand même été prévue pour avoir une durée de vie supérieure a Mir, les ambitions des deux projets n'étant pas les mêmes. Comme pour une centrale nucléaire, prolonger ou non sa durée de vie dépend avant tout de son état. Son avenir est d'ailleurs encore en négociation, mais il est probable qu'elle soit démantelée en 2025 et que les parties encore en bon état soient revendues à des opérateurs privés. A partir de là, les nouveaux investissements pour les séjours spatiaux se feraient dans la station LOP-G prévue pour l'orbite lunaire.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Ils sont surtout censés changer d'orbite pour redescendre se consumer dans l'atmosphère comme les bonnes pratiques le recommandent, alors que les satellites en fin de vie en haute orbite sont censés se mettre sur une orbite de parking. Je n'ai pas entendu dire que certains ne répondaient plus mais c'est fort possible, et ils ne se seraient pas les premiers : quel est le pourcentage dans ce cas.
Redescendre se consumer dans l’atmosphère en fin de mission, c'est la procédure standard en fin de mission pour les satellites en orbites basse, ça n'a rien de nouveau. Les soucis remontés sur Starlink sont sur des satellites qui sont encore en mission. Space X ne communique pas sur le nombre exact de satellites HS, mais on sait qu'il y en a, ce qui n'a rien de surprenant rapporté au nombre qui a été envoyée.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Et d'ailleurs personne ne semble savoir pourquoi ces 2 satellites ont changé d'orbite, peut-être était-ce pour éviter un dos d'âne en effet, ou pour mettre un coup de stress aux chinois, peut-être se sont-ils fait pirater.
Encore une fois : c'est justement ça tout le problème. Space X n'est pas rassurant quant aux manœuvres de ses satellites et ne communique pas là dessus. Quand ce genre de problème était exceptionnel, ça allait, mais ça commence a devenir un peu trop récurrent et ils sont loin d'avoir lancé tout ce qu'ils ont prévus. S'ils veulent donner confiance en la capacité de leur constellation de ne pas foutre le bordel sur l'orbite basse, il va falloir qu'il fassent mieux que ce qu'ils font actuellement.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
C'est le youtube des ufologues animé par un gros prétentieux bien incapable de faire de la recherche, encore moins de publier [...]
J'espérais naïvement avoir des critiques constructives, après tout ils ne sont clairement pas exempts de défauts, mais bon là je vais pas prendre la peine de relever ce torrent d'attaque gratuites, on est déjà assez hors-sujet. Mais vu la façon dont vous tenez une argumentation, je comprend bien pourquoi vous ne les aimez pas.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Il n'y aucune étape de validation, ou de relecture sur Wikipédia, je peux écrire ce que je veux en lui donnant un semblant de vérité, et même citer une source disant l'inverse des faits rapportés. Soit par malice soit par fatigue. De plus, les rapporteurs ne prêtent aucun serment et cette encyclopédie exclut certaines sources d'actualité pour des raisons idéologiques.
Elle n'est donc ni neutre ni objective, et tout ce qu'on y lit doit être sujet à caution, et vérifié.
La relecture n'est pas systématique mais il y en a, particulièrement sur les articles sur lesquels il y a déjà eu des retours. Aucune source d'information généraliste n'est neutre et objective, il n'en reste pas moins que Wikipedia est en moyenne plutôt bon dans son domaine à savoir en tant que ressource encyclopédique, même si en effet on ne peut pas le considérer a l'abri de l'erreur.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Et où avez-vous vu que j'ai rejeté ipso facto cette source ? j'ai dit qu'elle était inexacte : on peut toujours arguer du fait que cette liste ne se voulait pas exhaustive ou que les explosions des fusées N1 se rangent dans la catégories des essais et non des accidents, dans ce cas il faut l'indiquer, ou alors compiler soit-même des accidents spatiaux et en tirer des statistiques.
Je répondais juste a la déclaration que Wikipédia est incorrect. L'article en question ne considère pas les explosions lors des essais comme des accidents, ce qui est plutôt logique vu que c'est un cas totalement anticipé. En lisant l'article, c'est assez clair qu'il traite des implication humaines. Ce n'est pas parce qu'il ne contient pas ce que vous voulez trouver qu'il est inexact.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Ce qui par ailleurs n'aurait pas d'intérêt si on voulait me contredire sur le fait que les fusées explosent surtout au décollage, ce qui est contestable.
Que cet article n'est pas une preuve que les explosion ont principalement lieu au décollage, je suis d'accord, mais ce n'ai pas moi qui vous l'ai proposé alors pas besoin de me prendre a parti dessus.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Aussi il faut se poser les bonnes questions dès le début, et réfléchir à décharge et seulement à charge, mais pour cela il faut penser.
Se poser des questions à charge et à décharge (je suppose que c'est ce que vous vouliez dire), c'est en effet une pratique très saine, à condition de faire les deux sens en même temps, et pas à charge quand ça arrange et à décharge quand ça arrange. Quitte a réclamer ça aux autres, je vous invite à réfléchir si le niveau de preuve que vous réclamez est le même dans les deux sens sur tous les sujets. Spoiler : absolument pas.
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 24/01/2022 à 19:39
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Et en quoi l'ISS qui doit avoir prêt de 20 ans devrait-elle avoir une durée supérieure à Mir, Saliout et j'en passe ? Si un événement peut précipiter la fin de l'ISS, ce sera la fin des budgets alloués par le Congrès .... après tout, ISS a coûté sacrément cher.
Mir est resté en orbite 15 ans. Et de l'avis des spécialistes à l'époque, il était urgent qu'elle soit projetée dans l'atmosphère car elle n'était quasiment plus manœuvrable et commençait à montrer des signes de début de dislocation. Les russes étaient en réalité, sur le point d'en perdre le contrôle. Elle serait de toute façon, retombée sur terre d'elle même en quelques mois sans doute, de manière totalement incontrôlée et possiblement sur une zone habitée, car il devenait impossible de la stabiliser sur son orbite.
D'ailleurs la chute de Mir était une inconnue car, de l'aveu des russes eux-mêmes à l'époque, ils n'étaient pas sur qu'il lui reste suffisamment de carburant, et qu'ils puissent en garder le contrôle suffisamment longtemps pour qu'elle ne tombe pas sur des zones habitées

l'ISS a été conçu pour une durée de vie de 25 ans. Le premier module a été lancé en 1998, soit il y a 24 ans.
Les programmes spatiaux prévoient une utilisation, actuellement, jusqu'en 2028.
l'ISS est en fin de vie elle aussi et, pour le moment, il ne semble pas y avoir de programme pour la remplacer.

A priori, l'ISS devrait chuter en plusieurs morceaux car elle est trop grosse pour rentrer entière dans l'atmosphère, et à priori, le premier module envoyé dans l'espace en 1998 devrait faire partie du dernier package à revenir sur terre. Donc plus de 30 ans après le lancement, pour une durée de vie initiale de 25 ans.

Sauf s'ils trouvent le moyen, entre-temps, de pouvoir remplacer module par module, les plus abimés ou obsolètes.
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Avatar de OnTheSky
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Le 09/06/2022 à 8:12
Non mais ce type est une blague et les médias lui donnent trop d'importance. Il est mégalomaniaque et ressemble à une parodie de méchants de James Bond.
Son projet n'est pas un fantasme selon plusieurs avis scientifiques, c'est plutôt le contraire il n'y a aucun scientifique qui dit que ce projet est viable.
Mis à part faire rêver quelques journalistes qui n'ont absolument plus aucun recul ni culture scientifique, juste l'appat du clique; tout le monde d'un petit peu intelligent peut déjà dire qu'envoyer 1 million de personnes vivre sur Mars est une hérésie.

De plus, il n'y a absolument aucun avantage à aller vivre sur Mars, la seule planète vivable pour les êtres humains est la Terre. Il faut arrêter de regarder Star Wars ou Les gardiens de la Galaxie. On nage dans un pure délire mégalo.

Pour être plus terre à terre, cela fait 10 ans que Musk nous annonce une voiture autonome et on en est encore loin ...
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