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API Java : la Cour suprême a retenu la date du 24 mars pour les audiences sur l'affaire opposant Google à Oracle
Son verdict sera sans appel

Le , par Stéphane le calme

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6  0 
En novembre, la Cour suprême américaine a décidé de revoir quatre affaires après que des pétitions ont été déposées, parmi lesquelles celle opposant Google à Oracle sur une affaire de droit d'auteur impliquant du code informatique. L’affaire remonte en août 2010, lorsqu’Oracle a accusé Google d'avoir utilisé sans autorisation plus de 37 API Java et 11 lignes de code source du logiciel Java d'Oracle dans le système d'exploitation Android. Les API permettent aux logiciels de communiquer entre eux. La poursuite a été déposée moins d’un an après l’acquisition de Java par Oracle en concluant l’achat de Sun Microsystems.

La bataille juridique qui oppose les deux entreprises a connu de nombreux rebondissements, chaque partie ayant remporté des victoires juridiques au cours du chemin parcouru. En effet, en mai 2012, un jury a statué que l’acte de Google d’utiliser les API Java n'avait violé aucun brevet appartenant à Oracle. Mais Oracle a gagné en appel et l'affaire a été renvoyée à la cour inférieure. Google a encore gagné puisque le jury a décidé que les API Java étaient couvertes par la doctrine du fair use qui permettait à Google de les utiliser sans la permission d'Oracle. La Cour d'appel du circuit fédéral des États-Unis a annulé la décision précédente en mars 2018 et a renvoyé l'affaire devant un tribunal inférieur pour calculer les dommages-intérêts.

Pendant ce temps, les API sont passées de l'état d'objets non protégés par le droit d'auteur, ce qui a joué en faveur de la défense de Google, à celui d'objets protégés par le droit d'auteur permettant à Oracle d’avoir le dessus. L'affaire est maintenant devant la Cour suprême des États-Unis, qui avait initialement décidé de ne pas entendre l'affaire en 2014 lorsque Google l'a demandé. L'éditeur d'Android a demandé à la Cour suprême d'entendre l'affaire en janvier 2019, de même que les 175 entreprises, organisations à but non lucratif et individus qui ont signé 15 mémoires en justice soutenant le plaidoyer de Google.

Début janvier, Kent Walker, directeur juridique chez Google, a prévenu que les pratiques de développement de logiciels dans le monde entier pourraient être bouleversées si Oracle remporte la victoire, alors que le procès entre dans sa dernière phase (en effet, une décision de la Cour Suprême sera sans appel) : « Nous demandons à la Cour de réaffirmer l'importance de l'interopérabilité des logiciels qui a permis à des millions de développeurs d'écrire des millions d'applications qui fonctionnent sur des milliards d'appareils. Comme Microsoft l'a dit dans un précédent dépôt dans cette affaire : "Les consommateurs ... s'attendent à pouvoir prendre une photo sur leur téléphone Apple, la sauvegarder sur les serveurs en nuage de Google, et la modifier sur leurs tablettes Surface ».

Et de noter que « La Cour examinera si le droit d'auteur devrait s'étendre aux interfaces logicielles et, si oui, s'il peut être juste d'utiliser ces interfaces pour créer de nouvelles technologies, comme l'a conclu le jury dans cette affaire ». Il a aussi résumé la position de Google dans l’affaire en disant : « Les interfaces logicielles sont les points d'accès qui permettent aux programmes informatiques de se connecter les uns aux autres, comme les fiches et les prises. Imaginez un monde dans lequel chaque fois que vous vous rendez dans un bâtiment différent, vous avez besoin d'une fiche différente pour s'adapter à la prise propriétaire, et personne n'est autorisé à créer des adaptateurs ».

Walker a soutenu que les interfaces ouvertes entre les programmes « sont les éléments de base de nombreux services et produits que nous utilisons aujourd'hui, ainsi que de technologies que nous n'avons pas encore imaginées ». « Une victoire d'Oracle bouleverserait la façon dont l'industrie de la technologie a toujours abordé la question importante des interfaces logicielles. Il accorderait pour la première fois aux détenteurs de droits d'auteur un pouvoir monopolistique pour bloquer la création de nouvelles implémentations et applications. Et cela rendrait plus difficile et plus coûteux pour les développeurs et les startups de créer plus de produits pour les gens », a ajouté Walker.


En mars dernier, Oracle avait demandé à la Cour suprême des États-Unis de rejeter la demande faite par Google pour que la plus haute juridiction des USA examine la dernière décision de justice concluant que Google avait violé le droit d'auteur d'Oracle sur la plateforme Java lors de la construction du système d'exploitation mobile Android. Selon les avocats d’Oracle, la stratégie de Google aurait empêché Oracle non seulement de vendre des licences, mais également de se lancer sur le marché des smartphones. « Naturellement, [Google] a infligé à Oracle des dommages incalculables sur le marché », avaient-ils dit.

Dans son article de blog, Google dit que l’affaire API Java fera une différence pour tous ceux qui touchent à la technologie, des startups aux grandes plateformes technologiques, des développeurs de logiciels aux fabricants de produits, des entreprises aux consommateurs. En effet, selon Walker, l'interopérabilité – la capacité de différents systèmes logiciels à échanger des informations – permet aux consommateurs d’avoir plus de choix quant à la façon d'utiliser les outils logiciels. Elle permet également aux développeurs et aux startups de défier les plus grandes plateformes. Avec l’interopérabilité, les entreprises peuvent aussi transférer des données d'une plateforme à l'autre sans en perdre une seule fois, a-t-il écrit.

Google a affirmé à maintes reprises qu'il était légal d'utiliser des parties du langage de programmation Java d'Oracle pour aider Android à communiquer plus facilement avec d'autres logiciels. Mais Oracle affirme qu'il lui doit au moins 8,8 milliards de dollars pour avoir utilisé le code sans licence. Selon le demandeur, une grande partie du succès commercial de Google au cours de la dernière décennie est venue de sa capacité à placer son moteur de recherche et ses annonces sur des téléphones fonctionnant sous Android, qui représentent environ un smartphone sur quatre dans le monde.

En raison du grand impact que l’issue de ce procès pourrait avoir sur l’univers informatique, plusieurs des plus grandes entreprises américaines ont pris parti pour Google dans cette affaire. Si la Cour venait à proclamer une victoire d’Oracle prochainement, Google paierait des milliards de dollars en dédommagement. Les amicus curiae se sont multipliés. Il s'agit de personnalités ou d'organismes, non directement liés aux protagonistes d'une affaire judiciaire, qui proposent au tribunal de lui présenter des informations ou des opinions pouvant l'aider à trancher l'affaire, sous la forme d'un mémoire (un amicus brief), d'un témoignage non sollicité par une des parties, ou d'un document traitant d'un sujet en rapport avec le cas


C'est ainsi que des entités comme Microsoft, l'Electronic Software Foundation, American Antitrust Institute, 72 spécialistes de la propriété intellectuelle, Developers Alliance, IBM, Python Software Foundation, ont apporté leur soutien à Google. Même certains groupes moins intuitifs ont déposé des mémoires pour soutenir Google, notamment l'Auto Care Association et le fabricant de cartouches d'imprimante Static Control Components.

D'autres analyses suggèrent qu’une victoire d’Oracle rendra plus difficile la coexistence de projets orientés open source avec un tel code. Par contre, une victoire de Google permettra aux développeurs de continuer à répliquer le code, y compris par l'utilisation ouverte continue des API, qui sont des moyens par lesquels les programmes définissent comment d'autres programmes peuvent communiquer avec eux. Selon IBM, cela nuira aux entreprises et à l’innovation.

« Nous devons continuer à favoriser un environnement où les entreprises de toutes tailles peuvent utiliser des interfaces ouvertes pour alimenter la recherche et l'innovation qui ont remodelé notre monde », a déclaré l'avocate générale d'IBM, Michelle Browdy, dans un communiqué. D’un autre côté, Microsoft a déclaré que les développeurs comptent sur la modification, l'amélioration et le partage du code écrit précédemment afin de créer de nouveaux produits et développer de nouvelles fonctionnalités. Selon la société, le développement sera impacté.

« Sans la possibilité de réutiliser le code fonctionnel pour créer de nouvelles choses, le développement de suivi innovant sera compromis », a déclaré Microsoft. Les mémoires sont une preuve de soutien à la vision de Google pour l'avenir. Environ 30 mémoires regroupant plusieurs sociétés ont été déposées depuis le début de l’année. Toutefois, même si les alliés se multiplient pour Google dans cette affaire, il ne faut pas oublier qu’Oracle a également la chance de rallier des alliés pour essayer de faire pencher la balance de son côté dans les semaines à venir.

Ce n'est que le 31 janvier que la Cour suprême a fixé le calendrier des audiences de mars 2020 et que les deux entreprises ont appris qu'elles seront entendues le 24 mars.

Source: calendrier des audiences

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Avatar de la.lune
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 14/02/2020 à 8:21
Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
Oracle, pour sa part, estime que ces appréhensions n’ont pas lieu d’être, car si Google a permis aux développeurs Java de créer facilement des applications Android, les applications Java et Android ne sont pas totalement compatibles. Et pour tous ceux qui vantent les vertus de l'interopérabilité Oracle rappelle que Google a admis avoir délibérément rendu Android incompatible avec Java.
Sur ce point là je trouve que Oracle a tapé fort car on nous crie pour l'innovation et l'interopérabilité entre les programmes et pourtant Google est le premier en casser cette interopérabilité. Malheureusement même une appli qui n'utilise pas le graphisme et qui tourne sur Oracle JDK/Open JDK ne peut pas tourner sur Dalvik. Et Google savait ce qu'il fait en créant le .apk aussi. Si au moins, les développeurs Java avaient la flexibilité entre un programme destiné à Dalvik et JDK , Google serait pour moi dans le bon sens mais là il faut être aveugle pour ne pas observer la malhonnêteté de Google.
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Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/02/2020 à 14:46
Sun n'a pas hésité a faire un célèbre procès à Microsoft pour son utilisation abusive de la marque Java, a le gagner et à virer la firme du Redmont du marché des serveurs d'application pour 10 ans, coincé avec son catastrophique serveur IIS+DCOM pire que Netscape Server.
Donc M$ peut bien jouer les vierges effarouchées défenseure du logiciel libre, cela ne trompe que les imbéciles. Microsoft est là pour faire du chiffre et couper l'herbe sous le pied de la concurrence.

Si Netscape avait fait de même a temps (et sorti un browser version 4 correct), Si Jonathan Schwartz avait attaqué Google dès le début en leur faisant courir le risque de perdre du marché des téléphones portables au détriment de Microsoft, si Borland ... peut-être auraient-ils survécu.

Donc ce n'est pas un petit procès mettant en jeu quelques milliards de dollars qui doit impressionner Oracle.
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Avatar de darklinux
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 03/02/2020 à 10:42
Entre la fin de la diffusion en simultané de Star trek Picard et ça , la semaine d ' anniversaire , va être terrible
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/02/2020 à 11:48
J'en pense que tu radotes fortement avec des propos de moins en moins clair.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 18/02/2020 à 14:16
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
De mémoire, il s'agissait effectivement d'une incomparabilité au niveau de la relation entre java et ActiveX, Microsoft ayant fournit la possibilité dans sa JVM d'en faire nativement appel. Leur JVM présentait d'ailleurs de très bonnes performances (grâce sans aucun doute aux appels aux API cachées) et leur IDE J++ intégré dans Visual Studio tenait la route.
Que Sun ait fait un procès à Microsoft à tord ou a raison d'un point de vue technique, je ne me prononce pas là dessus. Sans doute y ont-ils vu une menace et ont eu peur de finir comme Borland, ou IBM avec son OS/2. Par contre, personne ne les accusa de vouloir attaquer "la liberté artistique du genre humain".
En effet J++ avait probablement des qualités (je ne programmais pas en Java a l'époque) mais l'argument de vente principal de Java : Write Once Run Everywhere, en prenait du plomb dans l'aile. C'est pour cela que le juge a interdit a Microsoft d'utiliser la marque Java, rien de plus.
Il n'y a jamais été question de copyright. Il n'a jamais été reproché a Microsoft de réimplémenter Java, juste d'utiliser la marque Java sans en respecter les conditions.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
En conséquence, Microsoft n'est pas devenu le leader de Java, et google n'a pas eu à sortir un langage G# pour téléphones. Et si Microsoft soutient Google, c'est à mon avis autant pour prendre sa revanche que par crainte de se voir accuser de violation de droit d'auteur.
Je ne crois pas vraiment a l'argument de la revanche. Microsoft n'a pas vraiment cette réputation, de plus quasiment tous les dirigeants de l'époque sont partis.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Mais si la court d'appel de Californie juge par deux fois que Google a commit un pillage d'une oeuvre originale comme l'assure Oracle, et que l'architecte en chef d'android Andy Rubyn dit la même chose, alors Google n'est peut-être pas tout à fait dans son droit.
Et une court a aussi statué le contraire, bizarrement, celle qui avait un juge qui s'y connaissait un minimum en informatique. Bref je ne serait certainement pas catégorique sur le sujet.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Oui et non, si Google avait fait des API incompatibles, Sun et Oracle n'auraient rien pu dire. Et Google n'aurait pas pu profiter de l'écosystème déjà en place.
Justement c'est tout l’intérêt du procès. L'écosystème Java n'appartient pas a Oracle, donc c'est pas forcément illégitime à un tiers de vouloir en profiter sans dépendre d'Oracle.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Oui, oracle est pointilleux sur le respect de ses licences, d'un autre coté ils accordent de très grosses ristournes pour qui négocie.
Ne que je n'ai pas dit que Oracle sont toujours en tort (même si dans le cas précis je pense que oui). Je dis juste que leur approche plus agressive, rend beaucoup plus de client bien plus méfiants et n'a pas l'air de payer tant que ça au final si on compare à Microsoft par exemple.
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Avatar de Battant
Membre averti https://www.developpez.com
Le 14/02/2020 à 16:32
Bonjour,

Pour être plus clair les API ont toujours pu être payante car ça pourrait être assimilé à des logiciels destinés aux développeurs J’en veux pour preuve que qt. Par exemple est payant à des fins commerciales alors que c’est une API.

À mon sens si Google utilise L’api standard java ce n’est pas conforme et aura que la raison de se plaindre Car la licence ne permet pas de changer toutes les implémentation sans changer l’interfaces Mais c’est ce que permet de faire open JDK au python

Donc maintenant il faudrait savoir ce que Google a utilisé dans Android

Est-ce que quelqu’un connaît la réponse ?

Salutations

Battant
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Avatar de ManPaq
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 16/02/2020 à 6:06
Mis dans le contexte de cette réplique de Blade Runner, Google se comporte comme un réplicant: c'est vous qui nous avez fait et vous devez en payer les conséquences et Oracle de se voir canoniser par les bons soins de Google.Les API permettent de gagner beaucoup de temps sur la normalisation des produits mais pas leur connaissance et c'est cette voie que Google entreprend maintenant, traqué par la firme et la police!
Rattrapé par le temps, voilà où en est Google et la distinction des micro-api qui permettent la communication entre les logiciels tiers et les patterns qui permettent de le faire partout mais varient d'une api à l'autre, se fera bon gré mal gré... Les api m'intimident mais les interfaces sont indispensables pour obtenir des signatures et tous les langages s'en dotent: python, c++, php... Cette affaire est instructive et la rédaction fait bien d'insister, merci.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 17/02/2020 à 9:08
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Sun n'a pas hésité a faire un célèbre procès à Microsoft pour son utilisation abusive de la marque Java, a le gagner et à virer la firme du Redmont du marché des serveurs d'application pour 10 ans, coincé avec son catastrophique serveur IIS+DCOM pire que Netscape Server.
Donc M$ peut bien jouer les vierges effarouchées défenseure du logiciel libre, cela ne trompe que les imbéciles. Microsoft est là pour faire du chiffre et couper l'herbe sous le pied de la concurrence.
Le cas de Microsoft est différent de celui de Google, c'est pour ainsi dire même l'inverse. Sun ne reprochait pas à Microsoft d'avoir fait un Java sur sa plateforme, au contraire, au début, ça l’intéressait. Le cœur du problème, c'est que Microsoft a fait une version de Java, volontairement incompatible au niveau des API. Or le respect de la compatibilité fait parti du contrat de licence pour pouvoir utiliser la marque déposée Java.

C'est plutôt ironique que Oracle reproche maintenant à Google d'avoir fait des API compatibles.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Si Netscape avait fait de même a temps (et sorti un browser version 4 correct), Si Jonathan Schwartz avait attaqué Google dès le début en leur faisant courir le risque de perdre du marché des téléphones portables au détriment de Microsoft, si Borland ... peut-être auraient-ils survécu.

Donc ce n'est pas un petit procès mettant en jeu quelques milliards de dollars qui doit impressionner Oracle.
C'est clair que Oracle a toujours eu la main lourde au niveau procès, et ce n'est pas un procès de plus ou de moins qui leur fait peur, surtout quand les enjeux sont aussi élevés. Mais ça a aussi un coût au niveau de la réputation. C'est en parti pour cela que chez pas mal de nos clients, il y a de plus en plus de méfiance si a vis des produits Oracle et que chez certains, on essaie de les éviter a tout prix, même si ce n'est parfois pas justifié.

Citation Envoyé par Battant Voir le message
Pour être plus clair les API ont toujours pu être payante car ça pourrait être assimilé à des logiciels destinés aux développeurs J’en veux pour preuve que qt. Par exemple est payant à des fins commerciales alors que c’est une API.
Je vais expliquer pour la vingtième fois sur ce sujet qu'il faut faire attention à la définition de API qui est assez vague. On utilise souvent le terme de API en tant que synonyme de bibliothèque, mais dans le cas présent ça n'est pas le cas.

Dans le cadre de ce procès, quand Oracle reproche à Google d'avoir repris l'API de la bibliothèque java, on parle de l'interface de la bibliothèque standard : c'est à dire le nom des constantes, classes et méthodes(avec leur paramètres). L'implémentation de ces éléments n'a pas été reprise.

Qt réclame en effet des royalties pour pouvoir utiliser la bibliothèque de manière incompatible avec la LGPL. Mais ce qu'il fait payer c'est avant tout l'implémentation de la bibliothèque.
Vu qu'il n'y a pas a ma connaissance de ré-implémentation tierce de Qt, le problème de l'interface ne se pose pas, de toute façon.

Citation Envoyé par Battant Voir le message
À mon sens si Google utilise L’api standard java ce n’est pas conforme et aura que la raison de se plaindre Car la licence ne permet pas de changer toutes les implémentation sans changer l’interfaces Mais c’est ce que permet de faire open JDK au python
Cette phrase n'a aucun sens, tant sur la forme que le fond.

Citation Envoyé par Battant Voir le message
Donc maintenant il faudrait savoir ce que Google a utilisé dans Android
Est-ce que quelqu’un connaît la réponse ?
Ça on le sait déjà depuis le tout début de l'affaire : ce qui a été repris, c'est les interfaces de la bibliothèque standard et rien de plus (à 9 lignes triviales près).
La seule vraie question levée par ce procès, c'est : " Est-ce que l'interface d'une bibliothèque peut quand même être réutilisée au nom du fair-use ? "

Citation Envoyé par ManPaq Voir le message
Mis dans le contexte de cette réplique de Blade Runner, Google se comporte comme un réplicant: c'est vous qui nous avez fait et vous devez en payer les conséquences et Oracle de se voir canoniser par les bons soins de Google.Les API permettent de gagner beaucoup de temps sur la normalisation des produits mais pas leur connaissance et c'est cette voie que Google entreprend maintenant, traqué par la firme et la police! Rattrapé par le temps, voilà où en est Google
J'ai beau aimer Blade Runner et apprécier la belle prose, cette comparaison n'a vraiment aucun sens, ou alors il va falloir préciser. Parce qu'une belle envolée lyrique ne rend malheureusement pas une comparaison correcte.

Citation Envoyé par ManPaq Voir le message
la distinction des micro-api qui permettent la communication entre les logiciels tiers et les patterns qui permettent de le faire partout mais varient d'une api à l'autre, se fera bon gré mal gré... Les api m'intimident mais les interfaces sont indispensables pour obtenir des signatures et tous les langages s'en dotent: python, c++, php... Cette affaire est instructive et la rédaction fait bien d'insister, merci.
Je propose un moratoire sur le terme "API" qui est utilisé pour tout et pour rien mais quasiment jamais pour ce que dont on parle dans ce procès.
Dans le cadre de ce procès on parle uniquement de l'interface de la bibliothèque standard. Toute autre définition de API, micro-API, ... est hors-sujet.
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Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/02/2020 à 9:58
Citation Envoyé par Uther Voir le message
Le cas de Microsoft est différent de celui de Google, c'est pour ainsi dire même l'inverse. Sun ne reprochait pas à Microsoft d'avoir fait un Java sur sa plateforme, au contraire, au début, ça l’intéressait. Le cœur du problème, c'est que Microsoft a fait une version de Java, volontairement incompatible au niveau des API. Or le respect de la compatibilité fait parti du contrat de licence pour pouvoir utiliser la marque déposée Java.
De mémoire, il s'agissait effectivement d'une incomparabilité au niveau de la relation entre java et ActiveX, Microsoft ayant fournit la possibilité dans sa JVM d'en faire nativement appel. Leur JVM présentait d'ailleurs de très bonnes performances (grâce sans aucun doute aux appels aux API cachées) et leur IDE J++ intégré dans Visual Studio tenait la route.
Que Sun ait fait un procès à Microsoft à tord ou a raison d'un point de vue technique, je ne me prononce pas là dessus. Sans doute y ont-ils vu une menace et ont eu peur de finir comme Borland, ou IBM avec son OS/2. Par contre, personne ne les accusa de vouloir attaquer "la liberté artistique du genre humain".

En conséquence, Microsoft n'est pas devenu le leader de Java, et google n'a pas eu à sortir un langage G# pour téléphones. Et si Microsoft soutient Google, c'est à mon avis autant pour prendre sa revanche que par crainte de se voir accuser de violation de droit d'auteur.

Mais si la court d'appel de Californie juge par deux fois que Google a commit un pillage d'une oeuvre originale comme l'assure Oracle, et que l'architecte en chef d'android Andy Rubyn dit la même chose, alors Google n'est peut-être pas tout à fait dans son droit.

Citation Envoyé par Uther Voir le message
C'est plutôt ironique que Oracle reproche maintenant à Google d'avoir fait des API compatibles.
Oui et non, si Google avait fait des API incompatibles, Sun et Oracle n'auraient rien pu dire. Et Google n'aurait pas pu profiter de l'écosystème déjà en place.

Citation Envoyé par Uther Voir le message
C'est clair que Oracle a toujours eu la main lourde au niveau procès, et ce n'est pas un procès de plus ou de moins qui leur fait peur, surtout quand les enjeux sont aussi élevés. Mais ça a aussi un coût au niveau de la réputation. C'est en parti pour cela que chez pas mal de nos clients, il y a de plus en plus de méfiance si a vis des produits Oracle et que chez certains, on essaie de les éviter a tout prix, même si ce n'est parfois pas justifié.
Les procès sont légions entre géants du NASDAQ et de la High Tech, c'est de bonne guerre. Après que certains relayent une campagne de dénigrement parce qu'il sont surpris que Oracle exige le respect de son droit et de ses clufs, ou que le cigref défende un de ses membres faisant n'importe quoi avec les bases de l'éditeur (genre tout mettre sur vmware, faut-il être idiot), ce sont des choses normales. Peut-être que la génération Napster a des soucis avec l'idée du droit d'auteur, et approuverait qu'un Gafa vienne s'octroyer le fruit de son travail.
Oui, oracle est pointilleux sur le respect de ses licences, d'un autre coté ils accordent de très grosses ristournes pour qui négocie.

Et en face, tu as des cas comme ce monsieur Monty, payé une véritable fortune pour revendre son produit, et qui sort sa MariaDB juste pour emmerder le monde, en criant sur tous les toits que Oracle "veut détruire Mysql". Ca va 5 minutes.
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Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/02/2020 à 15:46
Citation Envoyé par Uther Voir le message
En effet J++ avait probablement des qualités (je ne programmais pas en Java a l'époque) mais l'argument de vente principal de Java : Write Once Run Everywhere, en prenait du plomb dans l'aile. C'est pour cela que le juge a interdit a Microsoft d'utiliser la marque Java, rien de plus.
Il n'y a jamais été question de copyright. Il n'a jamais été reproché a Microsoft de réimplémenter Java, juste d'utiliser la marque Java sans en respecter les conditions.
Oui voila, J/Direct et des API modifiées. Donc tu admets implicitement que ce procès n'était pas malvenu.

Citation Envoyé par Uther Voir le message
Je ne crois pas vraiment a l'argument de la revanche. Microsoft n'a pas vraiment cette réputation, de plus quasiment tous les dirigeants de l'époque sont partis.
C'est faire fi de la culture d'entreprise, mais je n'émettais qu'une opinion.

Citation Envoyé par Uther Voir le message
Et une court a aussi statué le contraire, bizarrement, celle qui avait un juge qui s'y connaissait un minimum en informatique. Bref je ne serait certainement pas catégorique sur le sujet.
Mais le jugement de la court en question n'est pas supérieur à la court suprême de Californie. Le fait que Sean Parker s'y connaissait en informatique ne rendait pas sa démarche plus légitime en terme de droit, et tu ne prend pas en compte l'avis d'Andy Rubyn. Ni celui de James Gosling.

Citation Envoyé par Uther Voir le message
Justement c'est tout l’intérêt du procès. L'écosystème Java n'appartient pas a Oracle, donc c'est pas forcément illégitime à un tiers de vouloir en profiter sans dépendre d'Oracle.
On ne fait pas le procès de l'écosystème Java mais celui du respect de la propriété intellectuelle. Et c'est à la court suprême des états-unis de trancher puisque Google refuse de se conformer au verdict de la court suprême de Californie, sinon demain qui va payer des Royalties à ARM par exemple ? fair use.

Citation Envoyé par Uther Voir le message
Ne que je n'ai pas dit que Oracle sont toujours en tort (même si dans le cas précis je pense que oui). Je dis juste que leur approche plus agressive, rend beaucoup plus de client bien plus méfiants et n'a pas l'air de payer tant que ça au final si on compare à Microsoft par exemple.
Microsoft a toujours eu beaucoup d'aficionados.
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