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Allemagne : Facebook condamnée à une amende de 2 millions d'euros pour défaut de transparence
Dans le traitement des plaintes pour discours de haine

Le , par Bruno

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Alors que les autorités françaises et Facebook collaborent pour lutter contre la haine sur le réseau social, les autorités allemandes affirment avoir infligé à Facebook une amende de 2 millions d'euros (2,3 millions de dollars) en vertu d'une loi visant à lutter contre les discours de haine. En effet, le président français Emmanuel Macron avait annoncé, en fin d’année dernière, dans un discours au Forum sur la gouvernance de l’Internet, la mise en place d’un groupe de travail commun avec Facebook. Le groupe de Mark Zuckerberg avait alors donné son accord à une expérience de six mois, dans laquelle des représentants des autorités françaises devraient pouvoir accéder aux outils et au personnel du réseau social chargés de faire la chasse aux contenus racistes, antisémites, homophobes ou sexistes. « C’est une première. Et une démarche expérimentale très innovante, qui illustre la méthode coopérative que je prône », avait déclaré M. Macron.


Malheureusement, pour le groupe dont le siège est basé en Californie, entre les soupçons d’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine, l’audition de M. Zuckerberg devant le Congrès américain en marge du scandale Cambridge Analytica et les innombrables procédures judiciaires et enquêtes de régulateurs, il n’en finit plus d’être sous les feux de la déclivité.

L’Office fédéral de la justice a déclaré mardi que Facebook n’avait pas satisfait aux exigences de transparence en matière de traitement des plaintes pour discours de haine. L'agence a déclaré que le rapport de Facebook pour le premier semestre de 2018 ne reflétait pas le nombre réel de plaintes pour contenu présumé illégal, qui incluent en Allemagne des insultes antisémites et du matériel conçu pour inciter à la haine contre des personnes ou des groupes en raison de leur religion ou de leur origine ethnique. Les informations sur les compétences linguistiques et la formation du personnel chargé de traiter les plaintes pour discours de haine étaient également incomplètes. Pour rappel, la loi allemande sur la transparence des réseaux impose aux plates-formes de médias sociaux de signaler le nombre de plaintes pour contenu illégal reçu. « Le rapport de Facebook ne contient qu’une fraction des plaintes relatives à des informations illégales », indique l’organe judiciaire allemand.


Facebook a déclaré avoir reçu 1 048 plaintes pour contenu illégal sur sa plate-forme au cours du second semestre 2018, selon le rapport sur la transparence remis à l’Office fédéral de la justice. Par comparaison, Twitter et YouTube (Google) ont fait état tous les deux de plus de 250.000 plaintes sur l’ensemble de l’année. « Cela crée une image faussée de l’ampleur du contenu illégal sur la plate-forme et de la manière dont Facebook traite le problème », ajoute l’organe judiciaire allemand. De plus, la ministre de la Justice nouvellement nommée, Christine Lambrecht, a déclaré que l'option de déposer une plainte en vertu de la loi sur la transparence était plus difficile à trouver sur Facebook qu'une option permettant de se plaindre du fait qu'un poste contrevenait aux normes communautaires de la plate-forme. « Il est clair que les normes de la communauté Facebook ne correspondent pas aux normes de la loi », a-t-elle déclaré à la presse à l'aéroport de Francfort.

Pour sa défense, Facebook a déclaré s'être conformé à ses obligations de transparence en vertu de la loi, connue sous le nom de « NetzDG », ajoutant que certains aspects de la loi « manquaient de clarté ». Le groupe déclare se réserver le droit de faire appel de la décision après l'avoir étudiée. « Nous voulons éliminer le discours de haine aussi rapidement et efficacement que possible et travailler dur pour le faire », a déclaré un porte-parole de Facebook en réponse à l'amende. « Nous sommes convaincus que nos rapports « NetzDG » publiés sont conformes à la loi, mais comme l'ont souligné de nombreux critiques, cette loi manque de clarté ». Motivé par une certaine expérience, l’Allemagne possède certaines des lois les plus strictes au monde en matière de vie privée et de discours de haine, combinées récemment avec des réglementations les plus strictes en matière de médias sociaux.


Source : Reuters

Et vous ?

Quelle appréciation faite-vous de cette amende contre Facebook ?

Que pensez-vous de la méthode prônée par M. Macron ?

Par comparaison aux rapports de transparence de Twitter et du service vidéo YouTube de Google qui fait état de plus d'un quart de million de plaintes pour toute l'année, les chiffres avancés par Facebook peuvent-ils être crédible ?

Voir aussi :

Facebook aurait menti à propos de Libra ? Un expert de la blockchain en est convaincu, car c'est une cryptomonnaie centralisée dédiée aux plus riches

Régulation d'Internet : Zuckerberg salue le plan français contre les contenus haineux comme un modèle pour l'UE. Après avoir rencontré Emmanuel Macron

Facebook fournira des données des gens soupçonnés d'incitation à la haine, y compris leur adresse IP, aux juges français, une première mondiale

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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/07/2019 à 9:15
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Le groupe de Mark Zuckerberg avait alors donné son accord à une expérience de six mois, dans laquelle des représentants des autorités françaises devraient pouvoir accéder aux outils et au personnel du réseau social chargés de faire la chasse aux contenus racistes, antisémites, homophobes ou sexistes. « C’est une première. Et une démarche expérimentale très innovante, qui illustre la méthode coopérative que je prône », avait déclaré M. Macron.
Ça doit être pratique pour surveiller ceux qui critiquent le gouvernement comme les gilets jaunes par exemple.
Les outils de Facebook pourraient être utilisé pour rendre les messages des autres partis politique moins visible, sur Facebook on ne verrait plus que du contenu pro LREM.
L’expérience ne durera que 6 mois, donc ça va, ça pourrait être pire.
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