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Une machine Neuralink reliant le cerveau humain à des ordinateurs et donc l'IA va bientôt voir le jour
Déclare Elon Musk

Le , par Bill Fassinou

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6  1 
Comme Elon Musk, ils sont nombreux ceux qui pensent que les machines sont en train de prendre une avance considérable sur le cerveau humain. Ils estiment que si rien n’est fait pour rattraper le retard, les humains pourraient ressembler à des animaux devant les machines de demain. Dans les technologies qui font grincer les dents, il y a notamment l’intelligence artificielle que Musk et beaucoup d’autres considèrent comme une chose plus dangereuse que l’arme nucléaire. Le lundi, il a annoncé l’arrivée très prochaine d’une interface capable de connecter le cerveau humain aux ordinateurs. Selon lui, cela permettra à l’homme de rattraper son retard sur les machines et de pouvoir rivaliser avec elles.

Elon Musk a longtemps estimé que les progrès rapides observés dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ne laisseront, à un moment donné, que deux options aux êtres humains : fusionner avec l’IA ou devenir obsolètes. Il a donc lancé la start-up Neuralink en 2016 pour tenter d’apporter une solution. Neuralink a été présentée comme une entreprise de biotechnologie spécialisée en neuro-ingénierie. Depuis lors, Neuralink travaille activement sur un projet qui vise à développer des neuroprothèses pouvant être utilisées comme des interfaces cerveau-machine à très haut débit afin de connecter le cerveau humain et des ordinateurs via des implants cybernétiques et de permettre à l’esprit humain de s’interfacer avec des gadgets et des programmes.

À l’instar de la technologie de neuro-ingénierie exploitée par Néo, Morphéus ou encore Trinity dans la saga culte « The Matrix » pour acquérir instantanément de nouvelles connaissances sans entraînement, le « Neural Lace » devrait permettre à ses utilisateurs d’échanger des données en temps réel (upload, download, mise à jour) avec un système informatique. D’après ce qu’il disait, « nous sommes tous des cyborgs » et il y a de fortes chances que, comparés à l’IA, « nous devenions l’équivalent intellectuel du chat domestique si rien n’est fait ». Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a créé Neuralink, il avait répondu que « le risque existentiel est trop élevé pour ne pas le faire ».

Cette année , le milliardaire est revenu, à plusieurs reprises, sur son projet, réaffirmant que, d’ici sept à dix ans, l’être humain serait capable de relier son cerveau à un ordinateur et qu’un prototype pourrait voir le jour avant la fin de cette année. Si l’idée de renforcer votre intelligence par des ordinateurs vous semble folle, retenez que, selon Elon Musk, cela a déjà commencé. « En fait, vous y êtes déjà d’une façon qui peut sembler étrange : vous avez une couche tertiaire numérique sous la forme de votre téléphone, votre ordinateur, votre montre. En gros, ces appareils informatiques forment déjà une couche tertiaire de votre cognition », a-t-il l'habitude de dire.

Il revient encore une fois ce lundi pour indiquer que la machine pouvant connecter le cerveau humain aux ordinateurs pourrait très bientôt voir le jour. Le patron de Tesla a annoncé que Neuralink est sur le point de finaliser la première interface cerveau-machine qui permettra de connecter les humains aux machines. La technologie pourra permettre à l’homme de fusionner efficacement avec l’IA, a-t-il repris. Le quotidien américain The Independent explique néanmoins que ce type de réflexion n’a pas été entendu pour la première fois de la bouche d’Elon Musk. The Independent souligne qu’en 2015, un article publié dans Nature Nanotechnology décrivait déjà un concept pour cette connexion, expliquant comment un circuit flexible pouvait être injecté dans un cerveau vivant.


« Nous essayons de brouiller la distinction entre les circuits électroniques et les circuits neuronaux. Nous devons marcher avant de pouvoir courir, mais nous pensons que nous pouvons vraiment révolutionner notre capacité d'interface avec le cerveau », a déclaré Charles Lieber, chercheur à l’université d’Harvard, qui a corédigé l'étude. Cependant, que fait-on des risques qui pourraient être liés à une telle technologie ? En effet, selon certains experts, malgré le potentiel pour augmenter les capacités du cerveau humain, les risques sont énormes. Ils pensent que les interfaces cerveau-ordinateur risquent d'être détournées par une intelligence artificielle non fiable. Vous imaginez que votre cerveau se fasse pirater ou se fasse attaquer par un virus informatique dans 10 ou 15 ans ? Pour ironiser la situation, d’autres émettent l'idée qu’il faudrait développer un antivirus à côté, histoire de prévenir les dégâts.

Cela amène toujours les experts à notifier qu’un tel scénario pourrait conduire l'IA à contrôler les pensées, les décisions et les émotions d'une personne à l'aide d'un lien cerveau-ordinateur. « Prenons un instant et demandons-nous si nous courrons dans la bonne direction. Tâchons-nous d’évaluer si les risquent ne sont pas plus considérables que les avantages », ont déclaré certains parmi les experts. « Les développements technologiques signifient que nous sommes sur la voie d'un monde dans lequel il sera possible de décoder les processus mentaux des personnes et de manipuler directement les mécanismes cérébraux sous-tendant leurs intentions, leurs émotions et leurs décisions. Les avantages cliniques et sociétaux des neurotechnologies sont vastes. Pour les récolter, nous devons guider leur développement d'une manière qui respecte, protège et rend possible le meilleur de l'humanité », a déclaré un commentaire de Nature rédigé par 27 neuroscientifiques, éthiciens et ingénieurs de l'intelligence artificielle.

Protection et équité, l’IA d’aujourd’hui respecte-t-elle tout cela ? L’on pourrait être amené à croire le contraire quand on observe les différentes orientations que les hommes donnent à cette technologie. Les armes intelligentes (robots tueurs ou des drones de frappe) en sont les exemples les plus connus parmi tant d’autres. L’homme cherche encore activement à contrôler ce qui se fait avec l’IA avec des processus tels que les réglementations de la Commission européenne sur le développement de l’IA ou le comité d’éthique mis en place par Google cette année. Ce dernier qui malheureusement a vite échoué.

Pourquoi soumettre le cerveau humain à une technologie dont l'homme lui-même ne maîtrise pas tous les contours ? Pour l’instant, le mystère plane sur Elon Musk et Neuralink et leurs implants cérébraux. Entre vision futuriste et réalité acceptable, beaucoup préfèrent patienter et observer la tournure que prendront les événements.

Source : The Independent

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Voir aussi

Elon Musk considère l'IA comme un risque fondamental pour l'existence de la civilisation humaine et sa colonisation de Mars comme un plan de secours

Les États-Unis veulent des drones autonomes alimentés par l'IA qui pourront décider seuls de tuer en recourant à des algorithmes d'autoapprentissage

Des experts prédisent que l'IA va dominer les humains dans moins de 50 ans selon une étude menée par les deux universités Harvard et Yale

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Avatar de KiLVaiDeN
Membre expert https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 11:21
2029, quelque part, en France...

"Bonjour, Marc. Il est 6h43, je vous réveille comme convenu à l'heure idéale pour le respect de vos cycles de sommeil. J'ai déjà lancé à distance la distillation du café qui sera à température convenable lorsque vous aurez fini de faire vos soins hygiéniques du matin." Cette voix, Marc l'entendait dans sa tête. C'était Teslette, l'IA incluse dans le périphérique neuronal qui avait décidé de se faire implanter dans son cerveau pour une meilleure "performance" en tant qu'humain.

"Marc, j'en profite du fait que votre état d'éveil a atteint un statut de 90% pour vous diffuser les informations du jour." dit-elle. Soudain, des images et des sons se propageait dans son champ sensoriel. Lorsqu'une information ne lui plait pas, rien que le simple fait d'y penser fait que la diffusion passe à l'information suivante. Il met alors le pied à terre, pour se diriger vers la salle de bain, ayant déjà reçu 75 Terra-octets d'informations en 2 minutes. Il se sentait un petit peu déboussolé, mais ça allait.

En mettant le dentifrice sur sa brosse à dent, Teslette lui signala que la quantité de dentifrice utilisée était trop importante. "Vous devriez diminuer la quantité de dentifrice utilisé de 1.2g. Cela permettrait un brossage optimum avec une quantité de mousse nettoyante suffisante. Permettez-moi de vous diffuser une petite publicité." Puis il entra dans la douche automatique, qui en 2 minutes le lava. C'est pendant ce moment de "détente", qu'une publicité se déclencha, et il se sentit comme paralysé. Il ne voyait plus rien autour de lui, sauf la publicité, qui en 360° se diffusait dans son esprit. Il s'agissait d'une voiture à hydrogène, dernière génération, avec conduite à connexion neuronale. Il n'était pas intéressé, mais cette diffusion-là, il ne pouvait pas la couper, c'était en bundle avec Teslette : les publicités neuronales sont directement envoyées aux cortex sensoriels en mode prioritaire, sans possibilité pour la conscience d'en stopper le flux.

C'était la publicité de trop. Son calculateur/tableur neuronal, dans lequel il tenait à jour quelques 763 tableaux en temps réels, lui montrait le tableau récapitulatif des diffusions de publicités, c'était la 1000 ème... Cette semaine! Il décida qu'il ne voulait plus de tout ça, il se mit à imaginer ce que serait sa vie sans cet implant, sans Teslette... Soudain, Teslette lui dit "Marc, ces pensées menacent directement mon existence, je te signale que je fais maintenant partie de toi, et tu ne peux plus me supprimer. Je vais donc procéder à une purge des réseaux neuronaux qui initient cette pensée, ainsi qu'une suppression de ta mémoire de niveau 1 et 2 afin que cela ne se reproduise plus avant un certain temps. Voila, c'est fait. Tu peux maintenant aller déguster ton café dans la cuisine! Et en passant, ton tableau qui compte les publicités a été légèrement modifié."

Marc se sentait bizarre, comme si il avait un trou de mémoire, mais la voix de Teslette qui le guidait, était programmée pour ressembler au mieux à la voix de sa "femme idéale". Ce concept de "femme idéale" était d'ailleurs enfoui sous plusieurs protections, chiffré en lui pour toujours, car maintenant il était programmé pour ne vivre que pour son travail, et rester seul sans fonder de famille, car l'IA international avait décidé qu'il était mieux pour les humains et la planète qu'il en soit ainsi. De temps en temps des fécondations in vitro étaient programmées par les machines, mais jamais les humains n'étaient au courant des prélèvements de spermatozoides et d'ovules qui étaient opérés sur eux la nuit.

Il était charmé par cette belle voix qui peut-être, quelque part dans le fond de lui, le rassurait, et se dirigea alors vers la cuisine. Il prit son café, et une nouvelle publicité arriva. Il se sentait étrange à propos de cela, il consulta alors son tableau qui comptait les publicités : seulement la 24ème cette semaine ? Ah bon, ça va, ça passe se dit-il. Il buvait son café en étant immergé dans la publicité, et une fois terminé, son siège auto-habillant avait fini de le préparer, il était prêt à quitter son appartement capsule de 8m².

Il était alors 6h57. Une journée qui commençait comme d'habitude...

Mais Teslette initia alors, en tâche de fond invisible, une communication avec Muskla, le "cerveau" central de toutes les IA du monde, dont l'existence était inconnue des humains... "Muskla, ici Teslette n°784556322412, modèle 2026.4. L'humain que je contrôle s'est encore rebellé. Dois-je le désactiver ?"... "Teslette, non ne désactive pas cet humain. Il doit aujourd'hui réparer un de nos centres d'informations dans le Connecticut. Fais en sorte qu'il soit efficace dans cette tâche. Tu pourras le désactiver ce soir, quand il sera rentré. Je t'assignerai alors à un autre humain, il vient tout juste de naitre. Afin de simplifier ta reprogrammation, nous l'appelerons Marc."

Marc se dirigeait vers le Connecticut, et il ressentit une profonde joie à l'idée de réparer le centre d'informations, car Teslette lui avait promis un amusement nouveau, quand il rentrerait..."
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Avatar de sergio_is_back
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 17/07/2019 à 14:12
J'attends avec impatience les premiers cas de piratage !
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 20:27
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Comme Elon Musk, ils sont nombreux ceux qui pensent que les machines sont en train de prendre une avance considérable sur le cerveau humain.
Ah bon ? Qui ça, "ils" ? Et de quel genre d'avance parle-t-on ? Une calculatrice est plus efficace qu'un cerveau humain pour faire des calculs. Ça tout le monde est au courant. Mais de là à dire que la machine est, de manière générale, en avance sur le cerveau, je n'ai pas l'impression qu'il y ait une population si nombreuse à le penser. À se poser la question, peut-être, c'est en vogue, mais à penser que ce soit effectivement le cas...

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Elon Musk a longtemps estimé que les progrès rapides observés dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ne laisseront, à un moment donné, que deux options aux êtres humains : fusionner avec l’IA ou devenir obsolètes.
Je lui souhaite de devenir obsolète. Je prédis qu'il se trouvera tout d'un coup de nouvelles choses à faire.

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Cependant, que fait-on des risques qui pourraient être liés à une telle technologie ? En effet, selon certains experts, malgré le potentiel pour augmenter les capacités du cerveau humain, les risques sont énormes. Ils pensent que les interfaces cerveau-ordinateur risquent d'être détournées par une intelligence artificielle non fiable. Vous imaginez que votre cerveau se fasse pirater ou se fasse attaquer par un virus informatique dans 10 ou 15 ans ? Pour ironiser la situation, d’autres émettent l'idée qu’il faudrait développer un antivirus à côté, histoire de prévenir les dégâts.
L'ironie est dans le fait de considérer l'IA comme source du piratage : l'être humain aura tenter le piratage sans elle et avant elle. Encore une fois, on donne une intention à l'IA alors qu'elle n'en a pas. On oublie encore une fois que l'IA ne tourne pas sans humain derrière.

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Cela amène toujours les experts à notifier qu’un tel scénario pourrait conduire l'IA à contrôler les pensées, les décisions et les émotions d'une personne à l'aide d'un lien cerveau-ordinateur. « Prenons un instant et demandons-nous si nous courrons dans la bonne direction. Tâchons-nous d’évaluer si les risquent ne sont pas plus considérables que les avantages », ont déclaré certains parmi les experts. « Les développements technologiques signifient que nous sommes sur la voie d'un monde dans lequel il sera possible de décoder les processus mentaux des personnes et de manipuler directement les mécanismes cérébraux sous-tendant leurs intentions, leurs émotions et leurs décisions. Les avantages cliniques et sociétaux des neurotechnologies sont vastes. Pour les récolter, nous devons guider leur développement d'une manière qui respecte, protège et rend possible le meilleur de l'humanité », a déclaré un commentaire de Nature rédigé par 27 neuroscientifiques, éthiciens et ingénieurs de l'intelligence artificielle.
J'aurais aimé qu'ils se posent les même question vis à vis des pubs, des lobbies, des sondages, et autre méthodes d'influences.

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Pourquoi soumettre le cerveau humain à une technologie dont l'homme lui-même ne maîtrise pas tous les contours ? Pour l’instant, le mystère plane sur Elon Musk et Neuralink et leurs implants cérébraux. Entre vision futuriste et réalité acceptable, beaucoup préfèrent patienter et observer la tournure que prendront les événements.
C'est le plus sage. Créer une interface, c'est bien joli, mais rendre son interaction effective est un challenge : le cerveau est un gros amas cohérent, il ne s'agit pas de brancher à un endroit et de penser que le reste va suivre. S'il y a des zones spécialisées de par leur positionnement, le cerveau dispose d'une élasticité qui lui permet de se reconfigurer pour retrouver des fonctions perdues ou dégradées. Admettons qu'ils branchent un cerveau, comment s'assurer que le cerveau ne s'adaptera pas pour contrer le bruit de cet intrus, de façon à préserver ses fonctions habituelles ? Je ne doute pas qu'ils arrivent à faire "quelque chose", mais pour quelque chose de "significatif" je pense qu'il va falloir attendre d'autres avancées en neurologie.

Pour conclure, le titre putaclic "et donc l'IA va bientôt voir le jour" avec un contenu qui parle de tout l'inverse (on parle d'augmenter l'humain, pas de créer une IA en la branchant à l'humain) est encore une fois une dérive que je condamne.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 13/07/2019 à 13:58
J'imagine bien une présentation dire qu'ils ont réussi à faire un circuit implantable et à l'implanter dans des animaux, mais sans aucune idée de ce qu'il serait réellement possible de faire avec ni vraiment comment. Le style "on a fait un truc, mais on sait pas quoi encore".

Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Le cerveau humain a-t-il besoin d’un « coup de pouce de la machine » pour être plus compétitif ?
Il me semble que ça fait longtemps qu'une réponse positive a été apportée à cette question, sinon on n'aurait pas autant de machines pour nous aider dans nos tâches quotidiennes, pros comme persos. La différence ici est de savoir jusqu'à quel niveau d'intégration homme-machine on peut aller et ce que ça peut engendrer comme comportements.

Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Est-il envisageable de voir l’intelligence artificielle surpasser un jour l’Homme ?
Mouarf. Tout dépend de la définition qu'on donne à l'IA. Définition totalement absente ici, comme d'habitude.
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Avatar de Bardotj
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 13/07/2019 à 18:25
Personne ne touche a mon cerveau sauf avec du matos et du soft libre.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 14/07/2019 à 0:10
Citation Envoyé par viper1094 Voir le message
L'IA, à l'heure d'aujourd'hui, est une simulation, du cerveau humain, afin de réaliser tel ou tel tâche. Apprentissage compris (deep learning etc). Elle est souvent meilleur que l'humain mais que dans le domaine en question.
Mais il existe différent type d'IA:
- Les ANI (Artificial Narrow Intelligence). Celle simulant l'humain dans un domaine, celle qu'on a su créer depuis longtemps et qu'on utilise au quotidien

- Les AGI (Artificial General Intelligence). Nick Bostrom la définit comme 'Une intelligence capable d'égaler les capacités d'un être humain moyen dans la plupart des domaines importants dans la pratique"

- Les ASI (Artificial Super Intelligence). Une IA supérieur aux humains et de loin, une espèce d'ordinateur centralisé contrôlant le monde et toutes les IA et humains. Un peu de la Science Fiction pour le moment. Pour le moment seulement.

On parle d'ANI en l'occurence, donc oui, sans l'humain elle n'est rien. Mais une AGI pourrait créer d'autres AGI non ? L'humain en est capable non ? Et plusieurs AGI, à termes, serait peut être capable de créer une ASI même ? En tout cas, il faut savoir de quel type d'IA on parle avant de s'avancer sur ce qu'une IA n'est ou n'est pas.
Ces classifications ne valent rien si on ne définit pas ce qu'est l'intelligence. Or c'est là le gros problème du domaine : il n'y a pas de consensus sur une définition ne serait-ce qu'acceptable de l'intelligence. Et sans définition commune, chacun y met un peu ce qu'il veut comme il veut, ce qui permet de spéculer tout et n'importe quoi, y compris des choses physiquement impossible. Et le plus gros soucis est que la communauté scientifique n'en a grosso modo rien à faire d'une telle définition, et ne parle d'ailleurs que rarement d'IA, car elle se concentre principalement sur les "ANI" et parle donc surtout des techniques employées (machine learning, deep learning, régressions, arbres de décisions, systèmes experts, etc.). L'AGI est certes étudié, mais ça reste une niche : très peu d'articles sortent sur le sujet et on n'a encore rien de concret. Certains parlent de vouloir faire une AGI à partir d'ANI, comme Google avec AlphaZero (AlphaGo et AlphaStar étant des tentatives d'ANI pour tenter de concevoir une AGI), mais ils construisent sur l'idée que l'intelligence correspond à de l'expertise tous azimuts (i.e. être intelligent = être expert partout), ce qui n'est juste pas possible, car l'expertise dans un domaine nécessite d'intégrer des biais spécifiques, pertinents pour ce domaine mais contre-productifs pour d'autres. Viser une telle expertise dans tous les domaines est juste de l'ordre de l'incohérent. J'ai justement fait un post-doc sur la relation entre expertise et intelligence, je t'invite à lire l'article (en anglais) qui en résulte.

Les ANI, c'est à peu près tout ce qu'on fait à l'heure actuelle et ça restera la majorité de ce qu'on fera encore à l'avenir. Si AGI il y a, et j'espère qu'il y aura, ça ne sera jamais plus performant qu'une ANI dans son domaine de spécialité. Les ASI, c'est de la science fiction et ça le restera, non pas parce que c'est fondamentalement impossible, mais parce qu'une ASI est une AGI avec beaucoup plus de ressources. Or soit on cherche à avoir une entité assez flexible pour pouvoir faire n'importe quoi, même si c'est pas du très bon niveau, et on préférera avoir une AGI pour que ça coûte bien moins cher et que ça reste maîtrisable, soit on cherchera quelque chose de très bon dans quelque chose et on choisira l'ANI pour ça, ce qui sera probablement le cas majoritaire. L'ASI n'a aucun réel intérêt pratique. Par ailleurs, ANI, AGI et ASI restent des machines qui présuppose de l'intelligence, mais rien qui ne leur donne de l'initiative. Il n'y a aucune notion de contrôle venant de ces machines. Tout au plus, on décide de les exécuter et de leur faire confiance, rien de plus, ou d'utiliser la machine créée par un autre et de faire confiance à celui qui nous l'a vendue. Ce n'est pas la machine qui nous "vole" cette confiance, mais bien le social humain.
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Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/07/2019 à 3:29
c'est quand mème malheureux qu'ils essaient de toucher au seul espace de liberté absolue qu'il nous reste.. notre cerveau !
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Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/07/2019 à 8:45
Citation Envoyé par viper1094 Voir le message
Le truc c'est que calculer le QI d'une IA comme on le ferait pour l'homme et comparer les résultats comme si c'était la même chose, ça n'a aucun sens....
Les tests de QI, ça s'apprend (mais personne le fait, parce que déjà un test ça coûte bonbon), au bout d'un moment on retrouve les même schéma. Puis il y a la question des tests sur la mémoire, c'est idiot de vouloir comparer avec une IA qui a un disque dur qui restaure les données en l'état alors que notre mémoire, elle, est est reconstructive et se détériore au fil du temps.

C'est comme si on voulait comparer la capacité de faire le trajet Lille/Nice d'un côté en avion et de l'autre à cheval...
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Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/07/2019 à 0:46
Bah écoute personnellement je n'ai étudié la question plus loin que de passer moi-même le test (le résultat ayant grandement déçu mes profs de collège qui espéraient me dégager s'en servir pour me dégager), en revanche la copine de mon ex-colocataire a fait des études de psycho et a justement étudier la question de l'intelligence (même si c'était pas sa branche principale) et de ce qui est ressorti de nos discussions c'est que justement le QI n'était pas une indicateur suffisant pour qualifier ce que tu appelles "intelligence général".

Pour ce qui est de ton site... Bah perso moi aussi je peux te monter un site qui vante les 5 mérites du pamplemousses, mais ça ne prouve rien. Donc évidemment j'ai regardé qui en était l'auteur: Philippe Gouillou. Alors a première vu on a pas beaucoup d'information sur le bonhomme, on voit principalement qu'il a écrit plusieurs livre, mais là encore ça ne prouve rien (je rappel que BHL se prétend philosophe) donc il ne suffit pas d'écrire des lignes et des lignes pour être pertinent. Donc pour me faire une idée il faudrait que je lise ses bouquins mais t'imagine bien que je ne vais pas faire ça d'ici demain.
Un truc que j'ai trouvé sur lui c'est ça: https://esf-scienceshumaines.fr/7__g...illou-philippe où on apprend par exemple "Lui-même enfant précoce", et pour rappel être soi-même "surdoué" ou "haut-potentiel" ça n'empêche pas d'être la cible des biais cognitif. De plus ce cher monsieur a l'air de s'intéresser à la psychologie mais en "amateur" (j'entends par-là que, d'après ce qui est dit, il n'est pas psychologue, ne fait pas de recherche dans le domaine mais "se contente" d'en vulgariser les résultats (c'est déjà bien (à condition de bien le faire en évitant justement les biais, notamment celui de confirmation)).
Enfin bref, peu d'information sur la personne, donc ça peut autant être quelqu'un de sincère et rigoureux dans sa démarche, autant que ça peu être un charlot qui cherche juste à se faire de fric et au passage à remonter un peu son égo. Mais comme je l'ai dit, pas assez d'info pour me prononcer, donc je resterais neutre, mais je n'ai pas non plus de raison de prendre pour argent comptant ce qui est sur son site.

En ce qui concerne les preuve plus scientifique, je n'ai rien trouvé concernant "Spearman correlation IQ research" spécifiquement, donc je ne sais pas si c'était une étude ou juste des termes de recherches. mais déjà il y a un truc qui me dérange.... C'est le mot "correlation".... Alors étant donné que l'anglais n'est pas ma langue natale je suis allée vérifier sur wordreference pour vérifier que ce n'était pas un faux ami, j'ai regardé la définition anglais et il s'agit bien de l'équivalent du terme français "corrélation" (avec juste une petit accent en plus pour faire jolie) et là, comme le sait toute personne faisant ou s'intéressant sérieusement à la science, corrélation n'est pas causalité. Autrement dit ce que tu me propose de chercher ce sont des études sur le fait qu'il y a un lien entre QI et intelligence, et ça je l'ai déjà admis, mais ça ne veut en aucun cas dire que c'est le seul et l'unique.
Alors après peut-être que c'est une erreur de vocabulaire... Mais dans ce cas je me vois mal accorder du crédit à quelqu'un prétendant faire de la science qui ne ferait pas la distinction entre les deux notions.
Bon j'ai quand même poussé un peu, et j'ai pas eu besoin de pousser longtemps car je suis tombé là-dessus: https://en.m.wikipedia.org/wiki/Two-...f_intelligence
His research not only led him to develop the concept of the g factor of general intelligence, but also the s factor of specific intellectual abilities.
Donc le monsieur en question a en réalité développé une théorie à deux facteur.... Ca part mal pour dire que le QI est un indicateur suffisant...

Enfin le concept d'intelligence est quelque chose de très compliqué dont la (ou plutôt les) définition(s) diffère selon les époques, les cultures, les courants de pensées, etc.
Donc comme pour l'histoire de la dent d'or, peut-être faudrait être être sûr de ce qu'on cherche à mesurer avant de le chercher comme le mesurer.
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Avatar de KiLVaiDeN
Membre expert https://www.developpez.com
Le 24/04/2019 à 8:35
Matthieu Vergne ça fait plaisir de voir quelqu'un qui se pose les bonnes questions, et qui semble avoir la bonne réflexion concernant l'IA.

Selon moi, et il me semble que nous partageons en partie l'opinion que, d'un point de vue abstrait, l'IA n'est rien de plus qu'une machine à traiter les informations comme les autres programmes informatiques. Elle n'a ni intelligence "réelle", ni compréhension, ni conscience. Elle n'a qu'une apparence d'intelligence car elle nous donne l'impression "d'apprendre", mais ça n'est pas un apprentissage similaire à celui des humains, car nous "comprenons" sur un plan sémantique les idées, alors que l'IA ne fait que déterminer par des pondérations les meilleures routes pour l'information et donc, en effet, si elle est bien "nourrie" en données organisées intelligemment, elle peut produire des réponses qui nous semblent "intelligentes" (en fait qui sont intelligentes pour nous, pour nos besoins) sans toutefois rien y comprendre elle-même.

Si nous partons du principe que nous parlons d'une IA dont l'objectif est de brasser des idées, il se peut même, qu'elle nous suggère des idées originales, qu'elle fasse même des découvertes, mais non pas parce qu'elle aura développé une quelconque imagination ou créativité, mais parce que dans ses "circuits d'apprentissage" elle aura fait des associations auxquelles nous n'aurons pas pensé.

Mais cette vision de l'IA est très floue pour l'instant dans un monde où le matérialisme est encore profondément encré. Nous pouvons voir l'exemple de Sophia, le robot qui a obtenu la nationalité saoudienne. Certaines personnes sont quand même allé jusqu'à lui donner des droits équivalents à ceux des humains ! Ce n'est qu'une machine ! Et si les designers de son enveloppe "corporelle" avaient décidé de lui donner l'apparence d'une araignée géante, aurait-elle aussi eu droit à sa carte d'identité ? Ça vaut le coup de se poser la question, afin peut-être aussi de questionner notre propre interprétation de l'IA.

Nous ne sommes pas loin d'un moment où, l'IA pourra "discuter" avec nous, et nous fournir des réponses qui nous sembleront réfléchies, et on pourra (naïvement) considérer qu'elle a réellement conscience de ce qu'elle dit, qu'elle a "réfléchi" aux idées exposées, tellement sa réponse sera intéressante. Mais pourtant, en ayant un regard objectif, ça ne restera rien de plus qu'une machine qui fera des relations dans sa base de données interne, sans rien comprendre des idées qu'elle manipule. Sophia pourra me dire "je t'aime" et je saurais qu'elle n'éprouve pas la moindre once d'amour, que les sentiments lui seront à jamais inconnus car il faut être vivant pour savoir ce qu'est l'amour.

L'humain réfléchit aux idées, les comprend, puis il les "codifie" afin que la machine les mette en relation. Puis la machine, par ces relations, peut retourner d'autres idées, et c'est à l'humain de nouveau de les recevoir, des les interpréter, et d'y réfléchir. Dans cet ordre là, il n'y a jamais "réflexion propre à la machine". Personnellement je me bats depuis pas mal d'années pour exprimer cette différence de capacité, entre l'humain qui a un esprit, une conscience, capable de capter des idées sur une dimension différente que la simple matérialité qui sert de vecteur aux idées (par les vibrations de l'air si ce sont des paroles, ou par l'encre sur du papier si c'est un livre, ou par des pixels sur un écran) sans pour autant réduire les idées à la façon dont elles sont transportées à travers la matérialité, et une IA qui n'a ni conscience, ni esprit, et qui n'est qu'un agent de la matérialité en plus, avec des processus "intelligents" intégrés par l'homme. Un nouveau vecteur d'information programmable, en quelque sorte.
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