Une machine Neuralink reliant le cerveau humain à des ordinateurs et donc l'IA va bientôt voir le jour
Déclare Elon Musk

Le , par Bill Fassinou

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Comme Elon Musk, ils sont nombreux ceux qui pensent que les machines sont en train de prendre une avance considérable sur le cerveau humain. Ils estiment que si rien n’est fait pour rattraper le retard, les humains pourraient ressembler à des animaux devant les machines de demain. Dans les technologies qui font grincer les dents, il y a notamment l’intelligence artificielle que Musk et beaucoup d’autres considèrent comme une chose plus dangereuse que l’arme nucléaire. Le lundi, il a annoncé l’arrivée très prochaine d’une interface capable de connecter le cerveau humain aux ordinateurs. Selon lui, cela permettra à l’homme de rattraper son retard sur les machines et de pouvoir rivaliser avec elles.

Elon Musk a longtemps estimé que les progrès rapides observés dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ne laisseront, à un moment donné, que deux options aux êtres humains : fusionner avec l’IA ou devenir obsolètes. Il a donc lancé la start-up Neuralink en 2016 pour tenter d’apporter une solution. Neuralink a été présentée comme une entreprise de biotechnologie spécialisée en neuro-ingénierie. Depuis lors, Neuralink travaille activement sur un projet qui vise à développer des neuroprothèses pouvant être utilisées comme des interfaces cerveau-machine à très haut débit afin de connecter le cerveau humain et des ordinateurs via des implants cybernétiques et de permettre à l’esprit humain de s’interfacer avec des gadgets et des programmes.

À l’instar de la technologie de neuro-ingénierie exploitée par Néo, Morphéus ou encore Trinity dans la saga culte « The Matrix » pour acquérir instantanément de nouvelles connaissances sans entraînement, le « Neural Lace » devrait permettre à ses utilisateurs d’échanger des données en temps réel (upload, download, mise à jour) avec un système informatique. D’après ce qu’il disait, « nous sommes tous des cyborgs » et il y a de fortes chances que, comparés à l’IA, « nous devenions l’équivalent intellectuel du chat domestique si rien n’est fait ». Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a créé Neuralink, il avait répondu que « le risque existentiel est trop élevé pour ne pas le faire ».

Cette année , le milliardaire est revenu, à plusieurs reprises, sur son projet, réaffirmant que, d’ici sept à dix ans, l’être humain serait capable de relier son cerveau à un ordinateur et qu’un prototype pourrait voir le jour avant la fin de cette année. Si l’idée de renforcer votre intelligence par des ordinateurs vous semble folle, retenez que, selon Elon Musk, cela a déjà commencé. « En fait, vous y êtes déjà d’une façon qui peut sembler étrange : vous avez une couche tertiaire numérique sous la forme de votre téléphone, votre ordinateur, votre montre. En gros, ces appareils informatiques forment déjà une couche tertiaire de votre cognition », a-t-il l'habitude de dire.

Il revient encore une fois ce lundi pour indiquer que la machine pouvant connecter le cerveau humain aux ordinateurs pourrait très bientôt voir le jour. Le patron de Tesla a annoncé que Neuralink est sur le point de finaliser la première interface cerveau-machine qui permettra de connecter les humains aux machines. La technologie pourra permettre à l’homme de fusionner efficacement avec l’IA, a-t-il repris. Le quotidien américain The Independent explique néanmoins que ce type de réflexion n’a pas été entendu pour la première fois de la bouche d’Elon Musk. The Independent souligne qu’en 2015, un article publié dans Nature Nanotechnology décrivait déjà un concept pour cette connexion, expliquant comment un circuit flexible pouvait être injecté dans un cerveau vivant.


« Nous essayons de brouiller la distinction entre les circuits électroniques et les circuits neuronaux. Nous devons marcher avant de pouvoir courir, mais nous pensons que nous pouvons vraiment révolutionner notre capacité d'interface avec le cerveau », a déclaré Charles Lieber, chercheur à l’université d’Harvard, qui a corédigé l'étude. Cependant, que fait-on des risques qui pourraient être liés à une telle technologie ? En effet, selon certains experts, malgré le potentiel pour augmenter les capacités du cerveau humain, les risques sont énormes. Ils pensent que les interfaces cerveau-ordinateur risquent d'être détournées par une intelligence artificielle non fiable. Vous imaginez que votre cerveau se fasse pirater ou se fasse attaquer par un virus informatique dans 10 ou 15 ans ? Pour ironiser la situation, d’autres émettent l'idée qu’il faudrait développer un antivirus à côté, histoire de prévenir les dégâts.

Cela amène toujours les experts à notifier qu’un tel scénario pourrait conduire l'IA à contrôler les pensées, les décisions et les émotions d'une personne à l'aide d'un lien cerveau-ordinateur. « Prenons un instant et demandons-nous si nous courrons dans la bonne direction. Tâchons-nous d’évaluer si les risquent ne sont pas plus considérables que les avantages », ont déclaré certains parmi les experts. « Les développements technologiques signifient que nous sommes sur la voie d'un monde dans lequel il sera possible de décoder les processus mentaux des personnes et de manipuler directement les mécanismes cérébraux sous-tendant leurs intentions, leurs émotions et leurs décisions. Les avantages cliniques et sociétaux des neurotechnologies sont vastes. Pour les récolter, nous devons guider leur développement d'une manière qui respecte, protège et rend possible le meilleur de l'humanité », a déclaré un commentaire de Nature rédigé par 27 neuroscientifiques, éthiciens et ingénieurs de l'intelligence artificielle.

Protection et équité, l’IA d’aujourd’hui respecte-t-elle tout cela ? L’on pourrait être amené à croire le contraire quand on observe les différentes orientations que les hommes donnent à cette technologie. Les armes intelligentes (robots tueurs ou des drones de frappe) en sont les exemples les plus connus parmi tant d’autres. L’homme cherche encore activement à contrôler ce qui se fait avec l’IA avec des processus tels que les réglementations de la Commission européenne sur le développement de l’IA ou le comité d’éthique mis en place par Google cette année. Ce dernier qui malheureusement a vite échoué.

Pourquoi soumettre le cerveau humain à une technologie dont l'homme lui-même ne maîtrise pas tous les contours ? Pour l’instant, le mystère plane sur Elon Musk et Neuralink et leurs implants cérébraux. Entre vision futuriste et réalité acceptable, beaucoup préfèrent patienter et observer la tournure que prendront les événements.

Source : The Independent

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Des experts prédisent que l'IA va dominer les humains dans moins de 50 ans selon une étude menée par les deux universités Harvard et Yale

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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 7:41
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Le patron de Tesla a annoncé que Neuralink est sur le point de finaliser la première interface cerveau-machine qui permettra de connecter les humains aux machines.
À moins d'inventer une machine à remonter dans le temps, ça sera difficile…
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 8:11
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Elon Musk a longtemps estimé que les progrès rapides observés dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ne laisseront, à un moment donné, que deux options aux êtres humains : fusionner avec l’IA ou devenir obsolètes.
Je crois que je préfère devenir obsolète.


Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
À l’instar de la technologie de neuro-ingénierie exploitée par Néo, Morphéus ou encore Trinity dans la saga culte « ;The Matrix ;» pour acquérir instantanément de nouvelles connaissances sans entraînement, le « ;Neural Lace ;» devrait permettre à ses utilisateurs d’échanger des données en temps réel (upload, download, mise à jour) avec un système informatique.
Il faut avoir confiance dans le procédé, parce que je ne sais pas si on peut faire des sauvegardes et revenir en arrière.
Imaginez si on commence à trouver des torrents de mise à jour de cerveau, à l'intérieur il pourrait y avoir des malwares.
Comme c'est écrit là :
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Ils pensent que les interfaces cerveau-ordinateur risquent d'être détournées par une intelligence artificielle non fiable. Vous imaginez que votre cerveau se fasse pirater ou se fasse attaquer par un virus informatique dans 10 ou 15 ans ? Pour ironiser la situation, d’autres émettent l'idée qu’il faudrait développer un antivirus à côté, histoire de prévenir les dégâts.
Si les gouvernements finissent par faire des mises à jour d'éducation civique ça va craindre... Ça pourrait être utilisé pour faire du lavage de cerveau.
Il pourrait y avoir une loi qui dit que seul ceux qui ont la mise à jour "valeurs républicaines" sont considérés comme des citoyens...

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
D’après ce qu’il disait, « ;nous sommes tous des cyborgs ;»
C'est également ce que pensent les fans de transhumanisme qui disent : "Quand on vaccine un enfant, techniquement, on en fait un cyborg".

Nous sommes des humains augmentés… depuis des siècles !
Enfin, en découvrant le vaccin, il s’augmente biologiquement : un humain immunisé contre la rage ou le tétanos est « augmenté » par rapport à un humain qui ne possède pas cette immunité. Le cas du vaccin est intéressant, car il s’agit d’une augmentation totalement intégrée à notre corps… et, pour certains vaccins, définitive ! Contrairement aux exemples précédents, c’est cette dimension d’intégration au corps qui effraye certains. Pourtant, dans le cas des vaccins usuels, cela est largement accepté de nos jours : plus de 70% de la population mondiale est aujourd’hui concernée par au moins un vaccin.
Avatar de Dgamax
Membre actif https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 10:11
Oui enfin comparé les vaccins avec ce genre de techno, il y a un monde, quand on te vaccine, on t'injecte juste le virus, dormant/mourrant, et ensuite c'est ton corps qui apprend comment s'en défendre.

Cette techno fait à la fois rêver et flipper car mal utilisé, ça peut devenir vraiment n'importe quoi.
Avatar de KiLVaiDeN
Membre expert https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 11:21
2029, quelque part, en France...

"Bonjour, Marc. Il est 6h43, je vous réveille comme convenu à l'heure idéale pour le respect de vos cycles de sommeil. J'ai déjà lancé à distance la distillation du café qui sera à température convenable lorsque vous aurez fini de faire vos soins hygiéniques du matin." Cette voix, Marc l'entendait dans sa tête. C'était Teslette, l'IA incluse dans le périphérique neuronal qui avait décidé de se faire implanter dans son cerveau pour une meilleure "performance" en tant qu'humain.

"Marc, j'en profite du fait que votre état d'éveil a atteint un statut de 90% pour vous diffuser les informations du jour." dit-elle. Soudain, des images et des sons se propageait dans son champ sensoriel. Lorsqu'une information ne lui plait pas, rien que le simple fait d'y penser fait que la diffusion passe à l'information suivante. Il met alors le pied à terre, pour se diriger vers la salle de bain, ayant déjà reçu 75 Terra-octets d'informations en 2 minutes. Il se sentait un petit peu déboussolé, mais ça allait.

En mettant le dentifrice sur sa brosse à dent, Teslette lui signala que la quantité de dentifrice utilisée était trop importante. "Vous devriez diminuer la quantité de dentifrice utilisé de 1.2g. Cela permettrait un brossage optimum avec une quantité de mousse nettoyante suffisante. Permettez-moi de vous diffuser une petite publicité." Puis il entra dans la douche automatique, qui en 2 minutes le lava. C'est pendant ce moment de "détente", qu'une publicité se déclencha, et il se sentit comme paralysé. Il ne voyait plus rien autour de lui, sauf la publicité, qui en 360° se diffusait dans son esprit. Il s'agissait d'une voiture à hydrogène, dernière génération, avec conduite à connexion neuronale. Il n'était pas intéressé, mais cette diffusion-là, il ne pouvait pas la couper, c'était en bundle avec Teslette : les publicités neuronales sont directement envoyées aux cortex sensoriels en mode prioritaire, sans possibilité pour la conscience d'en stopper le flux.

C'était la publicité de trop. Son calculateur/tableur neuronal, dans lequel il tenait à jour quelques 763 tableaux en temps réels, lui montrait le tableau récapitulatif des diffusions de publicités, c'était la 1000 ème... Cette semaine! Il décida qu'il ne voulait plus de tout ça, il se mit à imaginer ce que serait sa vie sans cet implant, sans Teslette... Soudain, Teslette lui dit "Marc, ces pensées menacent directement mon existence, je te signale que je fais maintenant partie de toi, et tu ne peux plus me supprimer. Je vais donc procéder à une purge des réseaux neuronaux qui initient cette pensée, ainsi qu'une suppression de ta mémoire de niveau 1 et 2 afin que cela ne se reproduise plus avant un certain temps. Voila, c'est fait. Tu peux maintenant aller déguster ton café dans la cuisine! Et en passant, ton tableau qui compte les publicités a été légèrement modifié."

Marc se sentait bizarre, comme si il avait un trou de mémoire, mais la voix de Teslette qui le guidait, était programmée pour ressembler au mieux à la voix de sa "femme idéale". Ce concept de "femme idéale" était d'ailleurs enfoui sous plusieurs protections, chiffré en lui pour toujours, car maintenant il était programmé pour ne vivre que pour son travail, et rester seul sans fonder de famille, car l'IA international avait décidé qu'il était mieux pour les humains et la planète qu'il en soit ainsi. De temps en temps des fécondations in vitro étaient programmées par les machines, mais jamais les humains n'étaient au courant des prélèvements de spermatozoides et d'ovules qui étaient opérés sur eux la nuit.

Il était charmé par cette belle voix qui peut-être, quelque part dans le fond de lui, le rassurait, et se dirigea alors vers la cuisine. Il prit son café, et une nouvelle publicité arriva. Il se sentait étrange à propos de cela, il consulta alors son tableau qui comptait les publicités : seulement la 24ème cette semaine ? Ah bon, ça va, ça passe se dit-il. Il buvait son café en étant immergé dans la publicité, et une fois terminé, son siège auto-habillant avait fini de le préparer, il était prêt à quitter son appartement capsule de 8m².

Il était alors 6h57. Une journée qui commençait comme d'habitude...

Mais Teslette initia alors, en tâche de fond invisible, une communication avec Muskla, le "cerveau" central de toutes les IA du monde, dont l'existence était inconnue des humains... "Muskla, ici Teslette n°784556322412, modèle 2026.4. L'humain que je contrôle s'est encore rebellé. Dois-je le désactiver ?"... "Teslette, non ne désactive pas cet humain. Il doit aujourd'hui réparer un de nos centres d'informations dans le Connecticut. Fais en sorte qu'il soit efficace dans cette tâche. Tu pourras le désactiver ce soir, quand il sera rentré. Je t'assignerai alors à un autre humain, il vient tout juste de naitre. Afin de simplifier ta reprogrammation, nous l'appelerons Marc."

Marc se dirigeait vers le Connecticut, et il ressentit une profonde joie à l'idée de réparer le centre d'informations, car Teslette lui avait promis un amusement nouveau, quand il rentrerait..."
Avatar de sixpi
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 11:43
@KiLVaiDeN Brave New World updated
Avatar de NBoulfroy
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 12:38
Cette histoire me fait penser aux techniciens dans la série Nightflyers de Netflix qui ont été augmenté pour pouvoir se connecter aux ordinateurs et ce n'est pas super réjouissant comme fin pour la personne en question dans la série.
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 23/04/2019 à 20:27
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Comme Elon Musk, ils sont nombreux ceux qui pensent que les machines sont en train de prendre une avance considérable sur le cerveau humain.
Ah bon ? Qui ça, "ils" ? Et de quel genre d'avance parle-t-on ? Une calculatrice est plus efficace qu'un cerveau humain pour faire des calculs. Ça tout le monde est au courant. Mais de là à dire que la machine est, de manière générale, en avance sur le cerveau, je n'ai pas l'impression qu'il y ait une population si nombreuse à le penser. À se poser la question, peut-être, c'est en vogue, mais à penser que ce soit effectivement le cas...

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Elon Musk a longtemps estimé que les progrès rapides observés dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ne laisseront, à un moment donné, que deux options aux êtres humains : fusionner avec l’IA ou devenir obsolètes.
Je lui souhaite de devenir obsolète. Je prédis qu'il se trouvera tout d'un coup de nouvelles choses à faire.

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Cependant, que fait-on des risques qui pourraient être liés à une telle technologie ? En effet, selon certains experts, malgré le potentiel pour augmenter les capacités du cerveau humain, les risques sont énormes. Ils pensent que les interfaces cerveau-ordinateur risquent d'être détournées par une intelligence artificielle non fiable. Vous imaginez que votre cerveau se fasse pirater ou se fasse attaquer par un virus informatique dans 10 ou 15 ans ? Pour ironiser la situation, d’autres émettent l'idée qu’il faudrait développer un antivirus à côté, histoire de prévenir les dégâts.
L'ironie est dans le fait de considérer l'IA comme source du piratage : l'être humain aura tenter le piratage sans elle et avant elle. Encore une fois, on donne une intention à l'IA alors qu'elle n'en a pas. On oublie encore une fois que l'IA ne tourne pas sans humain derrière.

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Cela amène toujours les experts à notifier qu’un tel scénario pourrait conduire l'IA à contrôler les pensées, les décisions et les émotions d'une personne à l'aide d'un lien cerveau-ordinateur. « Prenons un instant et demandons-nous si nous courrons dans la bonne direction. Tâchons-nous d’évaluer si les risquent ne sont pas plus considérables que les avantages », ont déclaré certains parmi les experts. « Les développements technologiques signifient que nous sommes sur la voie d'un monde dans lequel il sera possible de décoder les processus mentaux des personnes et de manipuler directement les mécanismes cérébraux sous-tendant leurs intentions, leurs émotions et leurs décisions. Les avantages cliniques et sociétaux des neurotechnologies sont vastes. Pour les récolter, nous devons guider leur développement d'une manière qui respecte, protège et rend possible le meilleur de l'humanité », a déclaré un commentaire de Nature rédigé par 27 neuroscientifiques, éthiciens et ingénieurs de l'intelligence artificielle.
J'aurais aimé qu'ils se posent les même question vis à vis des pubs, des lobbies, des sondages, et autre méthodes d'influences.

Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Pourquoi soumettre le cerveau humain à une technologie dont l'homme lui-même ne maîtrise pas tous les contours ? Pour l’instant, le mystère plane sur Elon Musk et Neuralink et leurs implants cérébraux. Entre vision futuriste et réalité acceptable, beaucoup préfèrent patienter et observer la tournure que prendront les événements.
C'est le plus sage. Créer une interface, c'est bien joli, mais rendre son interaction effective est un challenge : le cerveau est un gros amas cohérent, il ne s'agit pas de brancher à un endroit et de penser que le reste va suivre. S'il y a des zones spécialisées de par leur positionnement, le cerveau dispose d'une élasticité qui lui permet de se reconfigurer pour retrouver des fonctions perdues ou dégradées. Admettons qu'ils branchent un cerveau, comment s'assurer que le cerveau ne s'adaptera pas pour contrer le bruit de cet intrus, de façon à préserver ses fonctions habituelles ? Je ne doute pas qu'ils arrivent à faire "quelque chose", mais pour quelque chose de "significatif" je pense qu'il va falloir attendre d'autres avancées en neurologie.

Pour conclure, le titre putaclic "et donc l'IA va bientôt voir le jour" avec un contenu qui parle de tout l'inverse (on parle d'augmenter l'humain, pas de créer une IA en la branchant à l'humain) est encore une fois une dérive que je condamne.
Avatar de KiLVaiDeN
Membre expert https://www.developpez.com
Le 24/04/2019 à 8:35
Matthieu Vergne ça fait plaisir de voir quelqu'un qui se pose les bonnes questions, et qui semble avoir la bonne réflexion concernant l'IA.

Selon moi, et il me semble que nous partageons en partie l'opinion que, d'un point de vue abstrait, l'IA n'est rien de plus qu'une machine à traiter les informations comme les autres programmes informatiques. Elle n'a ni intelligence "réelle", ni compréhension, ni conscience. Elle n'a qu'une apparence d'intelligence car elle nous donne l'impression "d'apprendre", mais ça n'est pas un apprentissage similaire à celui des humains, car nous "comprenons" sur un plan sémantique les idées, alors que l'IA ne fait que déterminer par des pondérations les meilleures routes pour l'information et donc, en effet, si elle est bien "nourrie" en données organisées intelligemment, elle peut produire des réponses qui nous semblent "intelligentes" (en fait qui sont intelligentes pour nous, pour nos besoins) sans toutefois rien y comprendre elle-même.

Si nous partons du principe que nous parlons d'une IA dont l'objectif est de brasser des idées, il se peut même, qu'elle nous suggère des idées originales, qu'elle fasse même des découvertes, mais non pas parce qu'elle aura développé une quelconque imagination ou créativité, mais parce que dans ses "circuits d'apprentissage" elle aura fait des associations auxquelles nous n'aurons pas pensé.

Mais cette vision de l'IA est très floue pour l'instant dans un monde où le matérialisme est encore profondément encré. Nous pouvons voir l'exemple de Sophia, le robot qui a obtenu la nationalité saoudienne. Certaines personnes sont quand même allé jusqu'à lui donner des droits équivalents à ceux des humains ! Ce n'est qu'une machine ! Et si les designers de son enveloppe "corporelle" avaient décidé de lui donner l'apparence d'une araignée géante, aurait-elle aussi eu droit à sa carte d'identité ? Ça vaut le coup de se poser la question, afin peut-être aussi de questionner notre propre interprétation de l'IA.

Nous ne sommes pas loin d'un moment où, l'IA pourra "discuter" avec nous, et nous fournir des réponses qui nous sembleront réfléchies, et on pourra (naïvement) considérer qu'elle a réellement conscience de ce qu'elle dit, qu'elle a "réfléchi" aux idées exposées, tellement sa réponse sera intéressante. Mais pourtant, en ayant un regard objectif, ça ne restera rien de plus qu'une machine qui fera des relations dans sa base de données interne, sans rien comprendre des idées qu'elle manipule. Sophia pourra me dire "je t'aime" et je saurais qu'elle n'éprouve pas la moindre once d'amour, que les sentiments lui seront à jamais inconnus car il faut être vivant pour savoir ce qu'est l'amour.

L'humain réfléchit aux idées, les comprend, puis il les "codifie" afin que la machine les mette en relation. Puis la machine, par ces relations, peut retourner d'autres idées, et c'est à l'humain de nouveau de les recevoir, des les interpréter, et d'y réfléchir. Dans cet ordre là, il n'y a jamais "réflexion propre à la machine". Personnellement je me bats depuis pas mal d'années pour exprimer cette différence de capacité, entre l'humain qui a un esprit, une conscience, capable de capter des idées sur une dimension différente que la simple matérialité qui sert de vecteur aux idées (par les vibrations de l'air si ce sont des paroles, ou par l'encre sur du papier si c'est un livre, ou par des pixels sur un écran) sans pour autant réduire les idées à la façon dont elles sont transportées à travers la matérialité, et une IA qui n'a ni conscience, ni esprit, et qui n'est qu'un agent de la matérialité en plus, avec des processus "intelligents" intégrés par l'homme. Un nouveau vecteur d'information programmable, en quelque sorte.
Avatar de ParseCoder
Membre averti https://www.developpez.com
Le 24/04/2019 à 12:45
A supposer qu'il ne s'agit pas encore d'un gros coup de buzz, chose dont Musk est un grand spécialiste, qui voudra jouer les cobayes? Pas moi c'est sûr.
Ce type est un grand malade. On en viendrai donc au stade où dire que les machines surpasseront largement un jour l'esprit humain, ne serai plus un postulat philosophique (car ce n'est réellement que ça aujourd'hui) mais du marketing pour nous vendre des puces à nous faire implanter dans le cerveau en nous faisant peur de devenir has been. C'est à dire que le fait que ce postulat soit vrai ou faux n'aurai même plus d'importance. C'est grave. Il est temps que les gens qui ont une expertise en informatique, IA et philosophie denoncent l'escroquerie en préparation et la philosophie positiviste qui en est à l'origine. L'humain n'est pas réductible à une machine et ses capacités d'imagination et de créativité sont uniques.
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/04/2019 à 13:24
Citation Envoyé par ParseCoder Voir le message
On en viendrai donc au stade où dire que les machines surpasseront largement un jour l'esprit humain, ne serai plus un postulat philosophique
Je ne crois pas qu'il soit question de ça, ici.
On ne parle pas de machine pure, on parle de permettre aux humains de communiquer avec des ordinateurs.
Un humain couplé à un ordinateur c'est potentiellement plus puissant qu'une machine seule.

Citation Envoyé par ParseCoder Voir le message
L'humain n'est pas réductible à une machine et ses capacités d'imagination et de créativité sont uniques.
Pour l'instant ok, mais imaginons que la science continue d'évoluer pendant des siècles et des siècles.
Les choses changent vite, si on compare l'IA de 1980 avec l'IA de 2020 on voit qu'il y a eu du progrès en 40 ans.
Plein de choses qui semblaient impossible à l'époque existent aujourd'hui. (la puissance d'un smartphone d'aujourd'hui rendrait fou un joueur PC de 1997, c'est pas du mono cœur 32 bits à 300 MHz et 64 Mo de SDR)

On ne connait pas la limite de l'IA, il y a plein de pistes, par exemple certains bricoles avec des ordinateurs quantique.
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